ISBN : 2867465826
Éditeur : Liana Lévi (2011)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Résumé:
Jusque-là sa vie était routinière, prévisible et rassurante.
Un bon job, un modeste pavillon de banlieue, une gentille famille. Mais la mondialisation frappe à Los Angeles comme ailleurs et Marcus refuse d'assumer la direction de Wazoo Toys en Chi... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 22 décembre 2011

    encoredunoir
    Marcus Ripps est un homme assez terne, sans beaucoup de caractère. Il occupe néanmoins un bon poste dans l'entreprise Wazoo Toys (qui a connu un grand succès grâce au concept des « présidents en prières », figurines parlantes de présidents américains déclamant des passages de la Bible) fondée par Roon, un de ses amis d'enfance, et possède une jolie maison dans un quartier plutôt cossu. Mais sa petite vie de routine banlieusarde touche à sa fin le jour où Roon lui donne le choix : émigrer en Chine où va être relocalisée son usine, ou perdre son job.
    Son épouse refusant de quitter Los Angeles, Marcus pointe donc rapidement au chômage et s'endette. le salut arrive quelques mois plus tard lorsque Marcus apprend que son frère, Julian, avec lequel il n'avait plus de contact depuis plusieurs années, est mort en lui léguant sa blanchisserie. Une blanchisserie qui, Marcus le comprend vite, n'est qu'une façade pour un autre type de commerce, bien plus rentable et bien moins légal : Julian était un mac. Et Marcus, financièrement acculé, décide donc de reprendre le flambeau en injectant tout de même dans l'entreprise un peu de déontologie.
    « Chez Wazoo, Roon s'était montré cupide dans ses rapports avec le personnel : salaires bas, avantages minimums, conditions de travail médiocres. Marcus, lui, serait bienveillant. Roon considérait ses employés comme des éléments interchangeables dans une machine économique. Marcus les considérerait comme des individus et les traiterait avec dignité. le style de management de Roon était tyrannique, dénué de compassion. Marcus serait attentionné. Il essaierait de comprendre sa main-d'œuvre et de travailler avec elle. Il fit le serment d'être un potentat éclairé, qui dirige son entreprise en fonction des critères les plus exigeants du management à l'américaine, et non pas comme Roon, qui dirigeait Wazoo avec des méthodes de mac ».
    On le voit, c'est un objectif ambitieux que se fixe Marcus, qui mettra petit à petit en place pour ses employées un plan d'épargne-retraite, une couverture santé et même un club de lecture. Et c'est bien là la facette la plus intéressante de ce roman : comment un employé timide, heureux de son confort, décide finalement, après avoir subi la loi du marché, de se relancer grâce à une entreprise a priori amorale en moralisant son rôle de patron. Bien entendu, cela a des répercussions sur sa vie de famille et en particulier sur ses relations avec sa belle-mère (qui soigne son glaucome en fumant de la marijuana et qui prend des cours de pole-dance) et, surtout, son épouse qui savoure son ascension sociale.
    On suit donc les péripéties de Marcus et de sa petite famille avec un regard d'autant plus amusé que Seth Greenland dispose d'un bon sens de la formule et mène plutôt bien sa barque même si le récit tend parfois à trop s'étirer et à pencher peut-être un peu trop par certains aspects (en particulier les efforts de Jan, la femme de Marcus, pour faire vivre sa propre entreprise et pour se faire accepter par les rupins du quartier) du côté des Desperate Housewives. Reste que, dans l'ensemble, Un patron modèle est un roman à la lecture agréable, au ton léger et détaché mais pas bête, et l'on est curieux de jeter un œil aux autres ouvrages de Seth Greenland.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-un-patron-modele-de-seth-g..
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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 23 mai 2012

    BVIALLET
    Marcus, directeur commercial d'une petite entreprise de figurines de « Présidents en prière », voit son destin basculer quand son directeur lui annonce qu'il va délocaliser sa dernière usine en Chine et qu'il va lui falloir quitter son petit pavillon de banlieue et son bonheur tranquille. Il se retrouve donc au chômage avec une femme qui tient une boutique qui perd de l'argent au lieu d'en gagner, un fils qui rêve d'une bar mitsvah ruineuse et d'une belle-mère chômeuse et sans assurance-maladie à charge. La mort de son frère aîné qui a mal tourné va peut-être le tirer d'affaire car elle lui permet d'hériter d'une laverie qui va se révéler la simple couverture d'une affaire autrement lucrative.
    Un roman social humoristique. le ton est décalé. On rit beaucoup de tous les déboires du pauvre Marcus, homme intègre se retrouvant à gérer un tas de situations inhabituelles pour lui. Les style est vif, agréable, l'intrigue bien ficelée (on verrait bien une adaptation pour le cinéma) et le suspens toujours présent. le livre peut donner à réfléchir sur notre société qui sanctionne avec la plus extrême sévérité les petits qui quittent le droit chemin alors qu'elle est pleine d'admiration et de mansuétude pour les gros truands, les délinquants en col blanc par exemple. A quoi tient la réussite d'un homme ? Petit reproche : le happy end détonne un peu.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Ness, le 27 novembre 2011

    Ness
    Marcus et Jane, couple de la classe moyenne américaine, ont une vie bien rangée qui laisse peu de place à l'imprévu jusqu'au jour ou Marcus refuse de suivre la délocalisation de son usine de jouet en Chine. Commence alors une longue période de chômage et d'accumulation de dettes. Ils leur faut à tout prix trouver de nouvelles ressources pour sortir la tête de l'eau. Cette opportunité va se présenter sous les traits d'une blanchisserie pas comme les autres.
    Avec beaucoup d'humour, l'auteur montre du doigt la société américaine. L'appât de l'argent peut transformer même les familles les plus banales. Mais un peu comme pour les films, on trouve ici un happy end qui fait sourire tant cela paraît grotesque.
    Un très bon roman que j'ai savouré avec beaucoup de plaisir. Certaines scènes sont vraiment des moments cultes et je me ferai un grand plaisir de découvrir les romans précédents de cet auteur qui m'a toujours tenté mais que je n'ai jamais pris le temps de lire.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par HLNE, le 17 mars 2012

    HLNE
    L'histoire de Marcus Ripps reflète l'Amérique d'aujourd'hui, avec toutes les contradictions d'un système économique libéral qui génère richesse mais aussi extrême pauvreté. Remercié par son patron après des années de bons et loyaux services, Marcus Ripps va choisir de devenir mac pour échapper au surendettement et à la descente aux enfers.Son choix est lourd de questionnements sur la différence entre le bien et le mal, deux valeurs fondamentalement binaires du bien-penser américain.
    Sur un ton caustique et critique, l'auteur nous confirme tout au long du livre une Amérique que l'on soupçonnait déjà, capable d'autodérision, d'humanité, de pensée philosophique et d'immoralité.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par sabbath, le 05 janvier 2012

    sabbath
    Que du bonheur, un roman très drôle et d'un décalage pertinent.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par encoredunoir, le 22 décembre 2011

    Chez Wazoo, Roon s’était montré cupide dans ses rapports avec le personnel : salaires bas, avantages minimums, conditions de travail médiocres. Marcus, lui, serait bienveillant. Roon considérait ses employés comme des éléments interchangeables dans une machine économique. Marcus les considérerait comme des individus et les traiterait avec dignité. Le style de management de Roon était tyrannique, dénué de compassion. Marcus serait attentionné. Il essaierait de comprendre sa main-d’œuvre et de travailler avec elle. Il fit le serment d’être un potentat éclairé, qui dirige son entreprise en fonction des critères les plus exigeants du management à l’américaine, et non pas comme Roon, qui dirigeait Wazoo avec des méthodes de mac.
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Vidéo de Seth Greenland

Les carnets de route, François Busnel, France 5, épisode 7/7, 26/04/2012
Rencontre avec Seth Greenland
Decouvrir une autre Amerique a travers le regard de ses ecrivains, voila ce que propose Francois Busnel, une fois par mois, avec ces 'Carnets de route'. Sept emissions de rencontres, de surprises et d'emerveillements, mais aussi d'interrogations et parfois meme de critiques impitoyables.
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