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> Nicole Casanova (Traducteur)

ISBN : 2867465087
Éditeur : Liana Lévi (2009)


Note moyenne : 2.82/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Femme de chambre dans un hôtel, Lynn y satisfait sa manie obsessionnelle du nettoyage.


Même les affaires personnelles des clients font l'objet d'une inspection approfondie et indiscrète.

Un soir, dans la chambre 303, la jeune femm... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par ssstella, le 07 avril 2014

    ssstella
    Un livre sans grand intérêt pour moi... heureusement il est très court (sa seule qualité).
    Une réécriture du "monstre sous le lit" ou le fantasme un peu bizarre d'une "maniaque/voyeuse/écouteuse" cachée sous les lits d'hôtels ?
    Comme une ancienne émission télévisuelle "strip-tease", on visionne quelques instants d'une personne étrange, pas trop bien dans sa tête... qui fait dire "dis-donc, elle est gratinée, celle-là !", sans comprendre ce qui l'a amenée à ces comportements. Heureusement, elle se soigne...
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 29 juillet 2011

    kathy
    Les jours secrètement fiévreux d'une jeune femme fragile. Troublant. Et même, délicieusement dérangeant ce roman d'un jeune auteur allemand.
    D'emblée, l'écriture exige le silence, impose une lecture qui serait recueillement. A pas de loup, on pénètre dans un univers où couve le feu, où tremble la raison. Subjugué par les pas hésitants de l'héroïne, Lynn, une toute jeune femme, on avance dans son histoire, tout à la fois spectateur attendri ou voyeur malmené, voleur de ses gestes, de ses pensées, de ses hésitations, de son mutisme, de sa folle obstination à s'inventer une destinée.
    Lynn, après des mois passés en isolement et rééducation dans une clinique, s'en revient dans le monde des vivants, de la norme, expérimente une liberté qui lui fait peur – se lever, traverser la ville, rejoindre l'hôtel qui l'emploie, travailler sans un mot, nettoyer sans relâche, faire de la propreté son salut, se donner au labeur comme on se laverait du péché, et retour le soir, dans une solitude complexe, sauvage et rédemptrice.
    Sur ses blessures, son passé – une mère tenue à distance de toute tendresse, un père mystérieusement absent –, Markus Orths reste pudique, à peine s'il donne quelques pistes. Comme s'il lui fallait bannir tout imaginaire, se tenir au plus près des tourments de son héroïne, jour après jour, déception après déception, désir après désir, l'écrivain s'en tient à une tranche de vie, tient ce qui pourrait être le journal d'une Femme de chambre peu ordinaire – quoique –, et ne réalise qu'une pure fiction, une histoire d'amour mort-née, récit d'un gâchis, d'un écoeurement existentiel.
    Les nuits pour Lynn sont « neutres ». Elles ne sont ni menace ni soulagement. Elles l'avalent et la recrachent le matin. Elle se réfugie dans le travail, s'y cache, s'y oublie, marque ses jours de choses anodines pour leur donner existence, consistance, se crée des repères comme pour se raccrocher au monde, jeter les heures vides. Elle chasse la moindre poussière, la moindre souillure réelle ou imaginée, passe au crible chaque chambre de l'hôtel, s'insinue dans chaque vie qui y séjourne. A l'affût des histoires des autres pour s'en inventer une, elle se crée des rites, cumule les gestes obsessionnels, récure, purifie, change la saleté en néant, la propreté en bonté, ose des interdits, se glisse tous les mardis sous le lit de la chambre 304, observe les souffles, devine les comportements des individus de passage, un mardi, une femme discrète, un autre mardi un homme infidèle qui se paye du plaisir avec Chiara, une belle de nuit. Chiara, une fille corps et âme en liberté, la seule qui saura offrir à Lynn quelques caresses...
    «Je voudrais qu'une seule fois quelqu'un soit couché sous mon lit, je voudrais qu'un jour seulement quelqu'un écoute ma vie », songe Lynn, submergée d'espérance. Comme Rimbaud qui coloriait les voyelles, Lynn, dans un ultime désir d'être, invente pour chaque jour de la semaine, une couleur : «Dimanche bleu pâle, lundi blanc sale, mardi coquille d'oeuf, mercredi gris brun, jeudi bleu cobalt, vendredi rouge vif, samedi noir velours. » Samedi, le jour de l'amour... Femme de chambre ou le roman fiévreux, sensuel, fulgurant de la rage de vivre.
    Critique,Telerama avril 2009
    J'ajouterai que la fin de ce court roman m'a laissée pantoise et pleine d'espérance pour Lynn..... Beau message d'espoir.
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    • Livres 3.00/5
    Par tulisquoi, le 25 octobre 2010

    tulisquoi
    On commence les premières phrases de ce livre et on comprend très vite qu'il ne faut pas faire de bruit, y aller doucement, sur la pointe des pieds. Car Lynn est de ces êtres fragiles. Elle sort d'ailleurs de six mois enfermée à l'hôpital. On ne sait pas vraiment ce qui la conduit là, mais « elle sait comme il est important d'avoir une tâche à effectuer, elle sait qu'elle court le danger de rechuter si elle ne fait rien, si elle se contente de tourner en rond ». Alors très vite elle trouve un emploi de Femme de chambre dans un grand hôtel. Là, elle va pouvoir être continuellement occupée à traquer la moindre poussière, à frotter les vitres, refaire les lits, quitte même à faire des heures supplémentaires que personne ne lui demande, mais juste pour être occupé…
    Et c'est là qu'elle commence, un peu par hasard, à se coucher sous le lit de la chambre 303. Et qu'elle commence à vivre une vie par procuration, au fur et à mesure des nouveaux clients passant par cette chambre. Jusqu'à ce qu'un jour, un client de l'hôtel fasse monter une prostituée, Chiara. Elle ne connait que sa voix, mais elle sent qu'elle doit la rencontrer. Peut-être est-ce grâce à cette femme qu'elle pourra enfin arrêter de vivre par procuration ? Commencer sa vie à elle ? Même si elle ne sait pas encore trop ce que cela voudrait dire…
    (lire la suite...)

    Lien : http://www.tulisquoi.net/femme-de-chambre-markus-orths
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    • Livres 2.00/5
    Par Alienor, le 19 mai 2009

    Alienor
    Lynn n'a qu'une obsession, celle de la propreté. Dans l'hôtel où elle travaille à entretenir les chambres des clients, elle traque le moindre grain de poussière, la moindre tache a priori indécelable. Cette monomanie est le signe d'un malaise chez cette jeune femme qui, on le sait dès le début du roman, vient de passer six mois dans un établissement de soins. Et si cela n'est pas précisé, on devine qu'il s'agit d'un hôpital psychiatrique.
    Un jour, sans réfléchir, Lynn se glisse sous le lit d'un client de l'hôtel pour y passer la nuit. Parce qu'elle n'a pas envie de rentrer chez elle. Peut-être aussi parce qu'elle veut pimenter un peu sa vie morne et répétitive. Cette expérience, elle la renouvellera dès lors chaque semaine. Car ce qui s'est passé cette première nuit a quelque peu modifié le cours de son existence.
    Le style de l'auteur peut surprendre et rebuter. Les phrases sont en effet courtes et sèches, et les dialogues très brefs. Sans doute pour exprimer la difficulté que ressent cette femme dans son rapport à autrui. Mais comme beaucoup d'éléments manquent à cette histoire pour comprendre le personnage de Lynn, le lecteur ne peut qu'émettre des hypothèses. D'où vient son malaise, nous ne le savons pas. Tout juste comprenons-nous que sa mère est en cause. Cette mère qu'elle appelle tous les jeudis mais ne va jamais voir.
    Sans doute Markus Orths a-t-il voulu que le lecteur ressente lui-même un certain malaise à l'issue de sa lecture, auquel cas il a atteint son but. Pour ma part, comme chaque fois qu'un livre me semble trop court et inabouti, je reste sur ma faim. J'aurais aimé en apprendre plus sur cette femme pour la connaître mieux.


    Lien : http://tassedethe.unblog.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par Matavem, le 01 juillet 2010

    Matavem
    Ce court roman met en scène une jeune femme dont la seule occupation, obsessionnelle, est le ménage, accompli à la perfection. Si les contours de l'héroïne sont flous quant à son passé, la précision est de mise quant à son activité quotidienne. du jour où elle décide de se dissimuler sous le lit d'une chambre de l'hôtel où elle travaille, elle se remet à vivre à travers la vie des autres, la vie de n'importe quel autre. Des phrases simples, voire sèches, décrivent tout ce qui fait l'objet de l'obsession de Lynn. L'écriture est un microscope ; pas une poussière ne lui échappe. Mais la plume de l'auteur reste légère dans la description de cette folie particulière, presque douce, et qui jamais ne dévoile le mystère de Lynn, tout en exposant le piège dans lequel elle est prise. le lecteur a toutes les raisons de s'attacher à cette figure humble et désespérée, solitaire, et dont la fragilité reste dissimulée aux yeux du monde.
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Citations et extraits

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  • Par tulisquoi, le 25 octobre 2010

    Désormais, chaque mardi, Lynn emporte un chiffon sous le lit et nettoie les lattes de sommier. Jamais les dessous ds lits n’ont été aussi propres. Les premières heures, Lynn y est seule. Alors elle écoute ce qui se passe en elle. D’abord, elle n’entend rien, sauf le battement de son pouls, parfois. Lynn devient toute vide, les yeux fermés, elle tombe dans un état de somnolence. Quand la porte s’ouvre et que quelqu’un entre dans la chambre, elle sursaute, revient à elle, pose les mains sur son ventre. Alors elle est éveillée. Alors elle est là.
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  • Par BMR, le 17 juillet 2011

    [...] Personne ne lui ordonne de s'arrêter. On la laisse faire. Et bientôt Lynn disparaît dans le décor de l'hôtel, on ne la remarque plus, c'est comme si elle en faisait invisiblement partie, une pièce de mobilier qui se meut de temps en temps de façon à peine perceptible, un esprit qui va et vient comme il veut, un lutin qui fait tout le travail en passant.
    Un objet tombe par terre : Lynn est là pour le ramasser. Une revue oubliée dans le bar : elle n'y reste pas longtemps. Les traces de pas boueuses d'un client qui a marché sous la pluie : avant que le chef de la réception ait pu s'en soucier, c'est déjà effacé.
    Mais Lynn passe la plupart du temps dans les chambres. Et là, c'est l'existence des choses, l'importunité des choses, l'omniprésence des choses qui enveloppe Lynn tout entière comme un drap.
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  • Par myriampele, le 26 septembre 2012

    le vendredi est rouge vif comme un ballon de football, il sautille toute la journée, ne s'arrête pas, partout règne une hâte fébrile, préparation pour la fin de la semaine, le vendredi les gens sont nerveux, ils courent plutôt qu'ils ne marchent, ils se réjouissent de ce qui vient, boivent le temps en toute hâte, le renversent, vite arriver au samedi, avec la perspective de deux jours de temps libre, deux jours d'interruption de la vie telle qu'on la connaît.
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  • Par michoko, le 14 mars 2012

    Chez elle, Lynn reste longtemps dans la salle de bains. Devant les miroirs, elle ne se retrouve jamais. Elle a toujours détesté les miroirs. Quand elle est devant des miroirs, elle ne se voit jamais elle-même. Elle ne voit que de grands yeux, une peau lisse, des cheveux attachés sur la nuque, des lèvres pleines et quelques grains de beauté. Qui est-ce ? pense-t-elle.

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  • Par kathy, le 30 juillet 2011

    Le vendredi est rouge vif, rond comme un ballon de football, il sautille toute la journée, ne s'arrête pas, partout règne une hâte fébrile, préparation pour la fin de la semaine, le vendredi les gens sont nerveux, ils courent plutôt qu'ils ne marchent, ils se réjouissent de ce qui vient, boivent le temps en toute hâte, le renversent, vite arriver au soir et ensuite faire ce que l'on veut faire, mais glisser enfin du vendredi soir au samedi avec la perspective de deux jours de temps libre, deux jours d'interruption de la vie telle qu'on la connaît.
    Samedi soir de velours, les gens se sont vêtus de joie, ils sont enfoncés jusqu'aux chevilles dans le temps libre, font ce qu'ils veulent, ils ont laissé les devoirs au vestiaire.
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