> Bernard Kreiss (Traducteur)

ISBN : 2843375312
Éditeur : Anne Carrière (2009)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.21/5 (sur 323 notes) Ajouter à mes livres
A la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l'Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison e... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 25 janvier 2012

    sandrine57
    A la mort de Bertha, ses trois filles et sa petite-fille se réunissent à Bootshaven, pour les obsèques. A leur surprise à toutes, c'est Iris, la petite-fille, qui hérite de la maison familiale. Mais la jeune femme a un emploi, un appartement, une vie à Fribourg. Elle s'installe néanmoins dans la maison pour quelques jours, le temps de ranger un peu et de prendre sa décision.
    Une maison de famille recèle des souvenirs, parfois doux, parfois amers, des odeurs, des sensations, des secrets, des non-dits. En s'installant dans la maison, Iris sera assaillie par la nostalgie qui accompagne les retrouvailles avec l'enfance perdue. A sa suite, on traverse les couloirs, on choisit un livre dans la bibliothèque, on essaye une robe de soirée. Et puis, sous le soleil ardent de Bootshaven, on s'égare dans le jardin, on goûte une pomme du verger, on va se rafraîchir dans la rivière. C'est l'occasion pour Iris de repenser avec tendresse à sa grand-mère, sa mère, ses tantes, ses amies perdues de vue. Cette famille, comme toutes les autres, a aussi connu le drame avec Rosemarie, trop tôt disparue. Elle a aussi ses secrets, amours contrariés, amours adultères. Et n'oublions pas que nous sommes en Allemagne, le spectre de la guerre n'est jamais loin, certains ont flirté avec le nazisme...
    Je me suis laissée emportée par ces histoires de femmes, par cette famille et je me suis glissée dans cette maison pour goûter à la nostalgie qui affleure entre les pages. Une lecture qui berce mais qui secoue aussi car elle renvoie à ses propres souvenirs d'enfance.
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    Critique de qualité ? (24 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par clamy, le 08 janvier 2012

    clamy
    Si vous avez connu la joie de cotoyer vos grands-parents quand vous étiez petits, vous devez lire ce livre. Si vous n'avez pas connu cette joie, vous devez le lire également : un peu du manque éprouvé sera comblé. Ce livre a effectivement le gout des pépins de pomme épluchés avec amour et savourés après le fruit lui-même, il a aussi celui des confitures de groseilles, des crêpes du goûter et de tout ce qui fait le régal des petits-enfants en vacances chez leurs grands-parents. A côté de ce côté délicieusement nostalgique, on assiste aussi à une histoire d'un passé qui se déroule, avec son lot de surprises, agréables ou non, où l'intrigue de ce passé se mêle au présent. Un ouvrage intime, voire intimiste, qui laisse un joli gout de nostalgie sur la pointe de la langue.
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    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 29 mai 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Le roman débute sur la mort de Bertha suite à une malade bénigne dont elle a oublié comment elle se soignait. Parce qu'il faut savoir que Bertha était atteinte de la maladie d'Alzheimer. Suite à ce décès, ses trois filles et sa petite-fille se retrouve pour la lecture du testament et à la grande surprise, c'est la petite-fille, Iris, qui hésite de la maison familiale.
    Et là, le livre prend vite une tournure qui ne m'emballe pas plus que ça.
    Comme prévu, je m'attendais à un livre sur les souvenirs. Avoir un proche qui souffre de la maladie d'Alzheimer est douloureux car ce sont des pans entiers de souvenirs qui disparaissent à jamais. Et avec cette maison, je m'attendais à ce qu'elle découvre des bouts de vie, des bouts de sentiments. Il faut avouer que c'est un peu le cas mais pas dans le sens dans lequel je m'attendais.
    Dès le début, on sent bien qu'un secret pèse sur la famille. Comme dans toutes les familles, il y a toujours des non-dits, des choses que l'on cache. Mais au fur et à mesure, j'ai eu l'impression que tout était arrivé à cette famille. Ou peut-être qu'un évènement en a entraîné un autre jusqu'à créer un effet « boule de neige ».
    Les personnages n'ont pas actionné ma corde sensible. Pour un roman relatant de la vie de trois générations de femmes d'une même famille, je trouve que le terme de famille n'est pas vraiment apprécié à sa juste valeur. Quant il s'agit de trahir, de jouer à des jeux malsains, de tromper, il y a du monde mais quand il s'agit d'aimer, c'est une autre histoire.
    Alors évidemment, ce livre n'est pas aussi glauque qu'il en a l'air. de l'amour, il y en a. de l'amour présent. Et de l'amour passé. Mais souvent sur fond tragique. de l'amour qui ne va jamais dans le sens naturel des choses.
    Un roman qui n'a pas répondu à mes attentes. J'aurai voulu voir plus de souvenirs heureux, des souvenirs qui mettent du baume au cœur et aident à faire son deuil.
    J'aurai voulu des personnages plus touchants, moins imbus de leur personne. En fait, j'aurai voulu du tragique avec parcimonie pour ne pas avoir l'impression que tout le malheur du monde était tombé sur cette famille.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 09 octobre 2011

    Lune
    Livre de toutes les mémoires d'une famille dont la grand-mère vient de partir pour un ailleurs définitif. La petite-fille hérite de la maison de famille qu'elle parcourt en tous sens, pièces et jardin.
    Le voyage est intense au pays des souvenirs, des dits et des non-dits. La vie de chacun est une histoire qui recoupe la vie de l'autre. Iris, la jeune héritière, pénètre profondément au cœur de chacune et de sa propre histoire. le fantôme de Rosemarie, sa cousine, hante continuellement les pages du roman jusqu'à la découverte, en fin de livre, de ce qui s'est passé.
    Une famille parmi tant d'autres, dans son contexte social et géographique, nous est présentée. Mais au-delà de leur histoire, il y a tous ces parfums, toutes ces odeurs, toutes ces évocations où chacun peut retrouver un peu de lui-même. Les émotions, les doutes et les peurs, tout ce grouillement de sentiments est universel et c'est en cela que « le goût des pépins de pommes » contient un goût que nous reconnaissons à travers les mots simples mais justes de ce livre.
    Il y a de très beaux passages (sur le dimanche, sur les mots, etc...) qui montrent une justesse d'observations plaisantes. Sans être d'une écriture particulièrement sensuelle, la sensualité est présente dans les descriptions de fruits, de nourriture, de jardins, d'odeurs...
    Les différents plans piquent notre curiosité et notre envie de savoir.
    Comprendre ce qui s'est passé, comprendre ces relations...
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 18 mars 2012

    cicou45
    Magnifique roman dans lequel trois générations de femmes se côtoient. Il est vrai que c'est dans les épreuves les plus dures que l'on se rapproche et que la douleur efface bien souvent de vieilles rancœurs. C'est le cas de ces trois soeurs, Christa, Inga et Harriet qui se rapprochent à nouveau à la mort de leur mère Bertha. En effet, Inga et Harriet n'avaient vraiment jamais pardonné à Christa d'être partie pour faire sa propre vie et fonder sa propre vie, les laissant là, avec pour charge la santé sans cesse dégradante de leur mère qui avait petit à petit sombré dans la folie et dans l'oubli...oubli de leurs propres noms, oubli de leur lien de parenté et tout simplement oubli de ce qu'est la vie.
    Dans ce roman, le lecteur est sans cesse confronté à des flash-back et, tout comme, la narratrice, Iris, doit alors reconstituer l'histoire et les drames qui ont frappés cette famille tout au long de leur vie. Telles des pièces d'un puzzle, Iris, qui s'est vu hériter de la maison de sa grand-mère, a alors des flashs tout au long de son séjour dans cette demeure et tente tant bien que mal de reconstituer les morceau manquants.
    Un roman d'amour, d'amitié mais avant tout un roman sur le souvenir et sur l'oubli. La question essentielle qui ressort de cet ouvrage est, selon moi, la suivante : Ne vaut-il pas mieux parfois ne pas chercher à savoir exactement ce qui est réellement arrivé en cherchant pourquoi et laisser certaines choses dans l'ombre pour pouvoir continuer à avancer ?
    Roman qui m'a énormément plu et que je recommande à tous et toutes qui ne l'ont pas encore découvert. le fait que je n'ai pas attribué la note maximale à cet ouvrage est simplement dû au fait que j'ai trouvé que par moments, le lecteur ne sait plus exactement s'il se trouve dans le temps de l'action où dans le passé. A découvrir et à faire découvrir !
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Citations et extraits

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  • Par babounette, le 17 mai 2012

    Il se passe si peu de chose ici que je vais parfois m'asseoir au cimetière pour y boire un coup de rouge, et je fais cela uniquement pour qu'il se passe enfin quelque chose. Je suis un type qui s'ennuie à mourir et qui est tout juste assez intelligent pour s'en rendre compte. Pas de chance pour moi.
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  • Par veronique55, le 01 septembre 2010

    Quand nous étions encore toutes petites, c'étaient les secrets cachés sous les dalles qui nous attiraient, plus tard ce fut le soleil couchant. Cet escalier extérieur était un lieu merveilleux. Il appartenait tout à la fois à la maison et au jardin. Il était pris d'assaut par un rosier grimpant, et quand la porte d'entrée restait ouverte, l'odeur des pierres du vestibule se mêlait au parfum des roses. L'escalier n'était ni en haut ni en bas, ni dedans ni dehors. Il était là pour assurer en douceur mais avec fermeté la transition entre deux mondes. Ainsi s'explique sans doute la prédilection des adolescents pour ce genre d'endroit, leur penchant à s'installer dans des escaliers comme celui-là, à se tenir dans l'entrebâillement des portes, à s'asseoir sur les murets, à s'agglutiner à des arrêts de bus, à courir sur les traverses d'une voie ferrée, à regarder du haut d'un pont. Passagers en transit, consignés dans l'entre-deux..
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  • Par saphoo, le 26 juin 2010

    A partir d’une certaine quantité de souvenirs, chacun devait finir par en être saturé. L’oubli n’était donc lui-même qu’une forme de souvenir. si l’on n’oubliait rien, on ne pourrait pas non plus se souvenir de quoi que ce soit. Les souvenirs sont des îles qui flottent dans l’océan de l’oubli. Il y a dans cet océan des courants, des remous, des profondeurs insondables. Il en émerge parfois des bancs de sable qui s’agrègent autour des îles, parfois quelque chose disparaît. Le cerveau a ses marées. Chez Bertha, les îles avaient été submergées par un raz-de –marée. Sa vie gisait-elle au fond de l’océan ?
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  • Par cicou45, le 16 mars 2012

    "L'oubli n'était donc lui-même qu'une forme de souvenir. Si l'on n'oubliait rien, on ne pourrait pas non plus se souvenir de quoi que ce soit. Les souvenirs sont des îles qui flottent dans l'océan de l'oubli. Il y a dans cet océan des courants, des remous, des profondeurs insondables. Il en émerge parfois des bancs de sable qui s'agrègent autour des îles, parfois quelque chose disparaît. Le cerveau a ses marées."
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  • Par SheepCeline, le 01 août 2011

    Christa, ma mère, avait hérité de la haute taille et du nez long et un peu pointu des Deelwater. Son épaisse chevelure châtaine, en revanche, lui venait des Lünschen, de même que les lèvres bien dessinées, les sourcils prononcés et les yeux gris fendus. Trop anguleuse, en somme, pour être considérée comme une beauté dans les années cinquante. Je ressemblais à ma mère, sauf que tout chez moi, ma tête, mes mains, mon corps, mes genoux même, tout était plus rond que chez elle. Trop potelée, en somme, pour être considérée comme une beauté dans les années quatre-vingt-dix.
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