Livre de toutes les mémoires d'une famille dont la grand-mère vient de partir pour un ailleurs définitif. La petite-fille hérite de la maison de famille qu'elle parcourt en tous sens, pièces et jardin.
Le voyage est intense au pays des souvenirs, des dits et des non-dits. La vie de chacun est une histoire qui recoupe la vie de l'autre. Iris, la jeune héritière, pénètre profondément au cœur de chacune et de sa propre histoire. le fantôme de Rosemarie, sa cousine, hante continuellement les pages du roman jusqu'à la découverte, en fin de livre, de ce qui s'est passé.
Une famille parmi tant d'autres, dans son contexte social et géographique, nous est présentée. Mais au-delà de leur histoire, il y a tous ces parfums, toutes ces odeurs, toutes ces évocations où chacun peut retrouver un peu de lui-même. Les émotions, les doutes et les peurs, tout ce grouillement de sentiments est universel et c'est en cela que «
le goût des pépins de pommes » contient un goût que nous reconnaissons à travers les mots simples mais justes de ce livre.
Il y a de très beaux passages (sur le dimanche, sur les mots, etc...) qui montrent une justesse d'observations plaisantes. Sans être d'une écriture particulièrement sensuelle, la sensualité est présente dans les descriptions de fruits, de nourriture, de jardins, d'odeurs...
Les différents plans piquent notre curiosité et notre envie de savoir.
Comprendre ce qui s'est passé, comprendre ces relations...