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> Bernard Kreiss (Traducteur)

ISBN : 2843375312
Éditeur : Anne Carrière (2009)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.28/5 (sur 543 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l'Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 25 janvier 2012

    sandrine57
    A la mort de Bertha, ses trois filles et sa petite-fille se réunissent à Bootshaven, pour les obsèques. A leur surprise à toutes, c'est Iris, la petite-fille, qui hérite de la maison familiale. Mais la jeune femme a un emploi, un appartement, une vie à Fribourg. Elle s'installe néanmoins dans la maison pour quelques jours, le temps de ranger un peu et de prendre sa décision.
    Une maison de famille recèle des souvenirs, parfois doux, parfois amers, des odeurs, des sensations, des secrets, des non-dits. En s'installant dans la maison, Iris sera assaillie par la nostalgie qui accompagne les retrouvailles avec l'enfance perdue. A sa suite, on traverse les couloirs, on choisit un livre dans la bibliothèque, on essaye une robe de soirée. Et puis, sous le soleil ardent de Bootshaven, on s'égare dans le jardin, on goûte une pomme du verger, on va se rafraîchir dans la rivière. C'est l'occasion pour Iris de repenser avec tendresse à sa grand-mère, sa mère, ses tantes, ses amies perdues de vue. Cette famille, comme toutes les autres, a aussi connu le drame avec Rosemarie, trop tôt disparue. Elle a aussi ses secrets, amours contrariés, amours adultères. Et n'oublions pas que nous sommes en Allemagne, le spectre de la guerre n'est jamais loin, certains ont flirté avec le nazisme...
    Je me suis laissée emportée par ces histoires de femmes, par cette famille et je me suis glissée dans cette maison pour goûter à la nostalgie qui affleure entre les pages. Une lecture qui berce mais qui secoue aussi car elle renvoie à ses propres souvenirs d'enfance.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R, le 19 octobre 2012

    Ellen-R
    A la mort de sa grand-mère Bertha, Iris revient à la maison familiale qui lui a été léguée. C'est l'été, et elle décide d'y passer quelques jours. Les souvenirs et les anciennes connaissances reviennent, la retiennent, encore quelques jours, encore un peu plus loin dans les souvenirs, entre mélancolie et bonheur perdu. Ce retour en arrière lui permet de mieux se connaître et de choisir son avenir.
    C'est un très beau roman, sur la mémoire, le souvenir et l'oubli. Bertha la grand-mère a vieilli en perdant progressivement la mémoire (Alzheimer sans doute) et c'est à travers les souvenirs de sa petite fille que nous découvrons trois générations de femmes, leurs vies faites de bonheurs rustiques et de drames qui reviennent et se répondent à travers le temps. le récit progresse ainsi par flash-back jusqu'à la révélation de la tragédie passée, dont le souvenir a pesé tout au long de la narration. Pommes, groseilles et herbes aromatiques sont pour Iris autant de madeleines de Proust qui la guident dans son exploration.
    A noter que la traduction française nous prive d'une symbolique un peu appuyée à travers le myosotis, couleur des yeux de Bertha, dont le nom allemand est « Vergissmeinnicht » soit en mot à mot « ne m'oublie pas. »
    Symbole aussi récurrent que les myosotis, il y a les pommiers derrière la maison, qui jouent pleinement leur rôle d'arbre du Bien et du Mal, d'arbres de la connaissance dont les révélations peuvent apporter le bonheur ou la mort.
    Au niveau style, j'ai aussi beaucoup aimé les descriptions imagées et littéraires, extraordinaires de sensibilité, que nous offre Katharina Hagena. Les sentiments et évènements les plus lourds sont évoqués avec justesse, délicatesse, par petites touches. L'humour avec lequel certains passages cocasses ou certaines situations embarrassantes sont évoquées n'en est que plus efficace.
    A lire, en faisant l'effort de passer les premières pages où on s'égare un peu entre les personnages et les évènements.
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    • Livres 2.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 29 mai 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Le roman débute sur la mort de Bertha suite à une malade bénigne dont elle a oublié comment elle se soignait. Parce qu'il faut savoir que Bertha était atteinte de la maladie d'Alzheimer. Suite à ce décès, ses trois filles et sa petite-fille se retrouve pour la lecture du testament et à la grande surprise, c'est la petite-fille, Iris, qui hésite de la maison familiale.
    Et là, le livre prend vite une tournure qui ne m'emballe pas plus que ça.
    Comme prévu, je m'attendais à un livre sur les souvenirs. Avoir un proche qui souffre de la maladie d'Alzheimer est douloureux car ce sont des pans entiers de souvenirs qui disparaissent à jamais. Et avec cette maison, je m'attendais à ce qu'elle découvre des bouts de vie, des bouts de sentiments. Il faut avouer que c'est un peu le cas mais pas dans le sens dans lequel je m'attendais.
    Dès le début, on sent bien qu'un secret pèse sur la famille. Comme dans toutes les familles, il y a toujours des non-dits, des choses que l'on cache. Mais au fur et à mesure, j'ai eu l'impression que tout était arrivé à cette famille. Ou peut-être qu'un évènement en a entraîné un autre jusqu'à créer un effet « boule de neige ».
    Les personnages n'ont pas actionné ma corde sensible. Pour un roman relatant de la vie de trois générations de femmes d'une même famille, je trouve que le terme de famille n'est pas vraiment apprécié à sa juste valeur. Quant il s'agit de trahir, de jouer à des jeux malsains, de tromper, il y a du monde mais quand il s'agit d'aimer, c'est une autre histoire.
    Alors évidemment, ce livre n'est pas aussi glauque qu'il en a l'air. de l'amour, il y en a. de l'amour présent. Et de l'amour passé. Mais souvent sur fond tragique. de l'amour qui ne va jamais dans le sens naturel des choses.
    Un roman qui n'a pas répondu à mes attentes. J'aurai voulu voir plus de souvenirs heureux, des souvenirs qui mettent du baume au cœur et aident à faire son deuil.
    J'aurai voulu des personnages plus touchants, moins imbus de leur personne. En fait, j'aurai voulu du tragique avec parcimonie pour ne pas avoir l'impression que tout le malheur du monde était tombé sur cette famille.
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    • Livres 4.00/5
    Par clamy, le 08 janvier 2012

    clamy
    Si vous avez connu la joie de cotoyer vos grands-parents quand vous étiez petits, vous devez lire ce livre. Si vous n'avez pas connu cette joie, vous devez le lire également : un peu du manque éprouvé sera comblé. Ce livre a effectivement le gout des pépins de pomme épluchés avec amour et savourés après le fruit lui-même, il a aussi celui des confitures de groseilles, des crêpes du goûter et de tout ce qui fait le régal des petits-enfants en vacances chez leurs grands-parents. A côté de ce côté délicieusement nostalgique, on assiste aussi à une histoire d'un passé qui se déroule, avec son lot de surprises, agréables ou non, où l'intrigue de ce passé se mêle au présent. Un ouvrage intime, voire intimiste, qui laisse un joli gout de nostalgie sur la pointe de la langue.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 09 octobre 2011

    Lune
    Livre de toutes les mémoires d'une famille dont la grand-mère vient de partir pour un ailleurs définitif. La petite-fille hérite de la maison de famille qu'elle parcourt en tous sens, pièces et jardin.
    Le voyage est intense au pays des souvenirs, des dits et des non-dits. La vie de chacun est une histoire qui recoupe la vie de l'autre. Iris, la jeune héritière, pénètre profondément au cœur de chacune et de sa propre histoire. le fantôme de Rosemarie, sa cousine, hante continuellement les pages du roman jusqu'à la découverte, en fin de livre, de ce qui s'est passé.
    Une famille parmi tant d'autres, dans son contexte social et géographique, nous est présentée. Mais au-delà de leur histoire, il y a tous ces parfums, toutes ces odeurs, toutes ces évocations où chacun peut retrouver un peu de lui-même. Les émotions, les doutes et les peurs, tout ce grouillement de sentiments est universel et c'est en cela que « le goût des pépins de pommes » contient un goût que nous reconnaissons à travers les mots simples mais justes de ce livre.
    Il y a de très beaux passages (sur le dimanche, sur les mots, etc...) qui montrent une justesse d'observations plaisantes. Sans être d'une écriture particulièrement sensuelle, la sensualité est présente dans les descriptions de fruits, de nourriture, de jardins, d'odeurs...
    Les différents plans piquent notre curiosité et notre envie de savoir.
    Comprendre ce qui s'est passé, comprendre ces relations...
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Citations et extraits

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  • Par Aurore666, le 12 mai 2013

    Anna mangeait lentement et consciencieusement, de bas en haut - tout. Les pépins, elle les mâchonnait durant des heures. Lorsque Bertha lui disait que les pépins étaient empoisonnés, Anna répliquait qu'ils avaient un goût de massepain. Elle ne recrachait que la queue. C'est Bertha qui m'a raconté cela un jour en constatant que je mangeais les pommes exactement comme elle. A l'en croire, c'était ainsi que la plupart des gens mangeaient les pommes.
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  • Par Aurore666, le 12 mai 2013

    L'escalier n'était ni en haut ni en bas, ni dedans ni dehors. Il était là pour assurer en douceur mais avec fermeté la transition entre deux mondes. Ainsi s'explique sans doute la prédilection des adolescents pour ce genre d'endroit, leur penchant à s'installer dans les escaliers comme celui-là, à se tenir dans l'entrebâillement des portes, à s'asseoir sur des murets, à s'agglutiner à des arrêts de bus, à courir sur les travers d'une voie ferrée, à regarder du haut d'un pont. Passager en transit, consignés dans l'entre-deux.
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  • Par Aurore666, le 12 mai 2013

    L'eau est prévisible, elle est toujours semblable à elle-même. (...) Et nager, c'est une manière de voler pour les pleutres. (...) J'aime ce moment où j'abandonne la terre, le changement d'élément, et j'aime ce moment d'abandon qui tient à la certitude que l'eau va me porter. Et d'une autre façon que la terre et l'air, l'eau vous porte A condition de nager.

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  • Par Aurore666, le 12 mai 2013

    Seul ne pouvait guérir celui ou celle que rien ne blessait.

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  • Par Aurore666, le 12 mai 2013

    Quiconque oublie le temps cesse de vieillir. L'oubli triomphe du temps, ennemi de la mémoire. Car le temps, en définitive, ne guérit toutes les blessures que s'alliant à l'oubli.

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