> Brice Matthieussent (Traducteur)

ISBN : 2264017139
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (1999)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
"Trois nouvelles. Des personnages qui n'ont rien de commun. Des copains de campus devenus sages volant au secours d'un des leurs dont l'enragement terroriste ne s'est pas élimé. Une femme mûre qui ne veut simplement que s'évader de sa vie pour en retrouver la source. Un... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Thyuig, le 01 mars 2012

    Thyuig
    Trois nouvelles composent ce recueil, chacune d'une centaine de pages, elles traitent toutes à leur manière d'un moment charnière de l'existence. Harrison est un écrivain éprouvant pour ses personnages, il les soumet inlassablement à sa propre évaluation : Chien Brun est-il bon ? Claire serait-elle seulement capricieuse ? Après quelle chimère Gwen court-elle ?
    Peu importe. Comment se comporter face à une intimité mouvante ? Comment vivre malgré la perte de l'amie et du chien, ceux-là même qui vous donnaient l'exquise sensation d'exister ? Comment respecter un monde qui prend plus qu'il ne donne et qui marque en souffrance chacun des êtres qui le parcourent ?
    Harrison est et restera à mes yeux comme l'écrivain qui aura le mieux parlé des femmes, peut-êre pas telles qu'elles sont vraiment, mais telles qu'on aime à penser qu'elles sont lorsqu'on les aime, subtile différence qui fait tout le sel de la relation homme-femme. Ici encore fois avec Claire et Gwen, il dresse le portrait de deux personnages à aimer, l'inflexibilité de Gwen, sa tendresse aussi, et puis la faiblesse maquillée De Claire, grande amoureuse cachée. Toutes deux font face à une réalité qu'elles ne peuvent esquiver, Gwen parce qu'elle a toujours fait face, Claire parce qu'elle s'est toujours réfugiée mais que la situation n'est plus tenable.
    Et les hommes alors ? Chien Brun ? Et cet imbécile de Donald ? Ils boivent trop, se préocuppent beaucoup d'eux-memes, oublient qu'ils partagent le monde avec d'autres, égocentriques égoistes vulgaires affamés destructeurs mais aussi parfois rêveurs exaltés et bonimenteurs. La balance d'Harrison ne penche pas vraiment du côté des hommes, mais regardant l'état du monde, qui oserait le lui reprocher ?
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par wictoria, le 14 février 2012

    wictoria
    Première nouvelle : "Chien brun"
    Plutôt marginal malgré ses 40 ans passés, CB surnommé "chien brun" n'a pourtant pas de sang indien pour ce qu'il en sache, quoique son père est inconnu. Plongeur-découvreur-voleur d'épaves dans le lac Michigan, il détrouve un jour le corps d'un vieux chef indien qui vaut une belle petite somme, mais l'opération de repêchage n'est pas aisée ni discrète et CB se fait attraper, d'autant qu'il n'en est pas à son premier méfait. En couple avec Shelley, une étudiante ethnologue spécialisée sur le peuple indien, il accepte d'écrire un journal, une sorte de thérapie zen, mais devine que la jeune femme n'est intéressée par lui que parce qu'il a découvert un ancien cimetière indien qu'elle veut voir à son tour. CB lui, garde l'espoir secret de revoir un jour Rose son amour d'enfance, qui elle est indienne.
    lire la suite :

    Lien : http://lecturesencontrepoint.blogspot.com/2012/02/harrison-jim-la-fe..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Innisfree, le 27 avril 2011

    Innisfree
    "La femme aux lucioles" est une des plus belles nouvelles qu'il m'ait été donné de lire. Une très belle façon d'intégrer le monde de Jim Harrison
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Citations et extraits

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  • Par Thyuig, le 24 février 2012

    Plusieurs années auparavant, Bob et moi avions rencontré quelques touristes assez mignonnes au bar, et nous étions allés dans leur chambre de motel pour sniffer un peu de cocaïne et boire du whisky. Je me sentais surexcité, mais rien à faire pour bander, si bien que je m'étais rabattu sur le whisky. Claquer cent dollars pour bander mou, voilà qui me dépasse.
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  • Par wictoria, le 14 février 2012

    Avant le base-ball Billy avait aimé les chevaux ; mais sa soeur, de deux ans son ainée, avait souffert d'une fracture spiroïdale suite à une mauvaise chute de poney un dimanche où Billy assistait à son premier match de base-ball. Aujourd'hui encore, la seule vue d'un manège pour enfant le remplissait de mélancolie ; lorsqu'il découvrit son premier manège forain à l'âge de cinq ans, il fondit en larmes, car il croyait qu'on avait empalé les poneys en leur milieu. (Sunset limited)
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    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par wictoria, le 14 février 2012

    Ce jour là, l'un de mes amis navigait sur le minéralier "Arthur Anderson" qui essaya de porter secours au bateau en détresse. Lorsque l'"Anderson" arriva à Soo, mon ami débarqua et ne remit plus jamais les pieds sur un navire. Les gardes-côtes le contestèrent, mais mon copain m'affirma que les hauts-fonds de Caribou éventrèrent la coque du "Fitzgerald" et que, malgré ses quatre pompes de cale débitant chacune vingt-cinq mille litres d'eau à la minute, le bateau reposait maintenant par deux cents mètres de fond. On ne retrouva pas un seul corps, pour les raisons que j'ai déjà dites. Ces trente-quatre hommes seront toujours au fond du lac lorsque le monde s'achèvera, ce qu'il fera sûrement un jour. Notre prêcheur disait souvent qu'aucun objet de fabrication humaine ne dure, hormis les trucs vraiment gros, comme les pyramides, et encore : même elles montrent des signes d'usure. (Chien brun)
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  • Par Thyuig, le 28 février 2012

    La réalité et la perception sont consensuelles ; au bout de trente jours de solitude, on risque d'oublier où s'arrête sa peau et où commence le monde. Lorsque vous refaisiez surface dans l'univers des hommes et des femmes, vous ne saviez plus comment vous comporter, en partie parce que pour commencer, vous ne l'aviez jamais vraiment su.
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  • Par wictoria, le 14 février 2012

    Une demi-douzaine de lucioles s'étaient réunies dans l'obscurité de sa caverne verte, dont les trajectoires minuscules paraissaient imiter les circonvolutions de ses pensées. (La femme aux lucioles)
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