ISBN : 2070362361
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 329 notes) Ajouter à mes livres
Qu'importe que la cantatrice soit chauve puisqu'elle n'existe pas ! Dans cette petite "anti-pièce", première oeuvre dramatique de Ionesco, il n'est fait référence que deux fois à la cantatrice chauve, personnage dont on ne sait rien et qui n'apparaît jamais. Il s'agit b... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 23 février 2012

    canel
    Après la page de garde, c'est déjà clair, on annonce une anti-pièce.
    En effet, on croit d'abord avoir ouvert un manuel d'apprentissage de langue pour débutants, ou un livre de maths avec description de théorèmes où tout est décrit, expliqué maintes fois.
    L'histoire ? Deux couples dans un salon, des dialogues surréalistes entre eux, auxquels s'ajoutent par moments les interventions d'une domestique et d'un pompier. Ca finit en fanfare hautement burlesque... Quatre-vingt pages loufoques et réjouissantes.
    De message caché, de second degré, je n'ai pas trouvé, mais je me suis bien amusée.
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Spleenlajeune, le 27 décembre 2011

    Spleenlajeune
    Théâtre de l'absurde. Comment parvenir en simplement un billet de blog à vous offrir une critique de cette pièce de théâtre ? Je ne sais pas si cela est réellement possible.
    Au premier niveau de lecture, nous rions. Nous rions d'un rire franc sans équivoque. Toutefois, lorsqu'on essaie de creuser davantage sous cette couche de rire qui n'est en réalité qu'un fard pour un message plus profond ; nous découvrons un Ionesco philosophe et critique de la langue. En effet, Ionesco souhaite nous parler des problèmes inhérents à la langue et toute sa pièce repose sur cette réflexion. C'est pour cette raison que les dialogues de la pièce ne sont en réalité que des monologues. Les personnages se parlent mais ne s'écoutent pas. Ils se contredisent parfois. Les conversations tournent à vide jusqu'à ne devenir que des sons. Les mots ne sont plus que des sons sans sens … nous assistons à l'assassinat du langage.
    M.Smith: Kakatoes, kakatoes, kakatoes, kakatoes, kakatoes...
    Mme.Smith: Quelle cacade, quelle cacade, quelle cacade...
    M.Martin: Quelle cascade de cacade, quelle cascade de cacade, quelle cascade de cacade...
    La cacophonie ambiante nous montre alors l'absurdité du langage. Nous parlons, nous n'entendons guère ou alors nous entendons uniquement ce que l'on souhaite bien entendre.
    Le contexte : une vie quotidienne, des scènes tirées d'un quotidien à nous arracher les cheveux du fait de leur absurdité. L'intrigue est difficile à trouver, à résumer et c'est tout à fait normal puisqu'il s'agit de théâtre de l'absurde. Il n'y a pas vraiment de logique à tout ce qui s'enchaine toutefois il y a du rythme. Ionesco est parvenu malgré l'absurdité du tout de la pièce à créer du rythme. le spectateur prend part à cette pièce et est captivé par celle-ci.
    Alors voilà il est difficile d'en dire plus et je pense que Ionesco ne voulait pas qu'on en parle trop, d'autant plus si c'est pour nous perdre dans des explications, des analyses … absurdes. le théâtre de Ionesco est un théâtre qui se voit, qui s'entend et qui se vit. J'ai eu la chance de me rendre au théâtre de la Huchette à Paris pour assister aux pièces La Cantatrice chauve et La Leçon qui sont magnifiquement interprétées. Je vous recommande ce théâtre qui ne fait que ces deux pièces : fous rires garantis !
    Je recommande cette pièce à des esprits éveillés, des personnes qui ne possèdent pas d'œillères et qui sont prêtes à aller au-delà du théâtre classique… En tout cas, moi je ris toujours autant devant des pièces de Ionesco.


    Lien : http://leslescturesdespleenlajeune.wordpress.com/2011/12/27/la-canta..
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 01 juillet 2010

    vincentf
    Théâtre de l'absurde, on croit avoir tout dit. En fait, Ionesco, c'est Molière, ou Labiche. Comique de mots, comique de situation. le langage assassiné. Comment voulez-vous que j'écrive après la lecture de cette pièce ? Je sais que je ne dirai rien. Il faut juste se laisser rire. Comique de répétition, aussi, je l'avais oublié, répliques sans liens les unes avec les autres (un peu comme mes phrases). Tout se déglingue et la cantatrice n'a toujours pas changé de coiffure. Tout recommence, ça ne veut rien dire et ça dit. Toute l'histoire du Théâtre comique au carré. On rit de la manière dont on croit qu'il faut faire rire et l'on rit parce qu'il est bête de rire des grosses ficelles. le langage n'est plus. Il n'y a plus rien (chanterait Léo Ferré) et tout est toujours là. Je n'écris moi non plus rien mais j'écris rien bien moins bien que Ionesco. Encore une chose. Dans La Cantatrice chauve, tout est dans le rythme, les mots ne sont que sons et bien plus que sons. Tais-toi, si ne trouve rien de mieux à te dire à toi-même, et mon discours, parce qu'il suit cette lecture, se mord la queue, comme la vache dont le père était un veau et qui ne savait pas comment l'appeler. Et il y a de quoi ne plus savoir que l'on s'appelle Bobby Watson, ma chère bonne. Moralité : "On peut prouver que le progrès social est bien meilleur avec du sucre". Absurdité d'écrire sur le Théâtre de l'absurde et absurdité d'écrire qu'il est absurde d'écrire sur le Théâtre de l'absurde. De tout façon, écrire... comme c'est curieux... quelle coïncidence... Ionesco écrivait. J'écris. Je me dis tais-toi sans succès parce voilà. Il faut toujours continuer. C'est absurde. Et j'aimerais trouver le mot qu'aurait trouvé Ionesco ici.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 24 mars 2009

    annie
    souvenir de lecture...
    Résumer la pièce est une chose presque impossible tellement l'absurde est omniprésent. Toutefois, on peut dégager un semblant d'histoire :
    Les Smith, famille traditionnelle londonienne, reçoivent les Martin. le capitaine des pompiers leur rend visite. Celui-ci reconnaît en Mary, leur bonne, une vieille amie.
    Cette œuvre se veut une autopsie de la société contemporaine, par le truchement des propos ridicules et banals que tiennent les deux couples au coin du feu.
    Le summum de l'absurde est atteint lorsque le pompier demande “Et La Cantatrice chauve ?” et qu'on lui répond “Elle se coiffe toujours de la même façon !”.
    Pièce absurde par excellence, il est tout de même intéressant de s'arrêter sur plusieurs points :
    Les relations entre les personnages peuvent être interprétées par la mise en scène, et tour à tour, ce seront les femmes qui deviendront complices ou encore les Smith contre Martin...
    Les phrases de la dernière scène, malgré leur apparente déconnexion, sont tout de même reliées par certains traits, sans pour autant rendre cohérent le passage.
    L'humour qui, a priori, n'était pas le but initial de l'auteur est bien présent.
    Déréglant le langage en le plaçant dans des situations qui en rendent absurdes les significations, Ionesco parvient à dénoncer le caractère factice des habitudes sociales, et l'absurdité même du monde où l'homme est jeté sans connaître le sens de sa vie et sans recours à Dieu.
    La pendule montre que tout est déréglé et Mrs et Mr Smith, nom très commun en Angleterre, parlent pour ne rien dire, sans vraiment s'écouter.
    L'absurde de Ionesco, c'est l'étonnement devant le quotidien, la banalité anodine des êtres[réf. nécessaire]. L'auteur, dans cette pièce, délivre un message fort (et même gênant en un sens pour son lecteur), dénonçant l'incompréhensibilité des hommes.
    En fait, il veut montrer que les êtres ne peuvent pas se comprendre.
    ***
    L'idée de la pièce est venue à Ionesco lorsqu'il a essayé d'apprendre l'anglais par le biais de la méthode Assimil. Frappé par la teneur des dialogues, à la fois très sobres et étranges mais aussi par l'enchaînement de phrases sans rapport, il décide d'écrire une pièce absurde intitulée l'anglais sans peine. Ce n'est qu'après un lapsus, lors d'une répétition, que le titre de la pièce est fixé : l'acteur qui jouait le pompier, devait parler, dans une très longue tirade, d'une institutrice blonde… qui devint une “cantatrice chauve”.
    wikipédia


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par livr0ns-n0us, le 28 décembre 2011

    livr0ns-n0us
    Un peu de théâtre en cette fin d'année 2011 avec un titre que j'ai récemment vu représenté au Théâtre de la Madeleine à Troyes par la compagnie Solantiname : La Cantatrice chauve. J'avais été totalement échaudée par le Rhinocéros, lu au lycée, pièce qui m'avait plongé dans des abîmes de perplexité et d'ennui. Pourtant je m'estime plutôt bon public et réceptive à l'humour, y compris absurde, lorsqu'il est justement dosé. Et c'est bien ça le problème car avec Ionesco, nous sommes dans l'excès ! La Cantatrice chauve ne déroge pas à la règle...
    Les Smith ont invité le couple Martin à boire le thé, mais ceux-ci sont en retard. S'y mêlent la bonne et l'étrange chef des pompiers : les conversations sans queue ni tête s'enchaînent entre les protagonistes. Tandis que les Smith dissertent sans fin sur la probabilité de la présence d'une personne derrière la porte lorsque l'on sonne, les époux Martin entretiennent un passionnant (!) dialogue car ils sont persuadés de s'être déjà croisés quelque part...
    Si quelques faits m'ont semblé accrocheurs et drôles, ce n'est malheureusement pas le cas de l'ensemble de la pièce qui m'a, une fois de plus, parue rébarbative. Je pense même que si j'ai réussi à aller au bout de cette lecture, c'est en grande partie grâce aux bons souvenirs que je garde de la représentation, qui m'a davantage plu que la lecture. le jeux des acteurs était en effet très vivant, et m'a permis de m'imprégner de l'humour de ce petit texte qui n'est pas toujours facile à déceler. A travers les postures, les mimiques, les jeux de voix, la Compagnie Solentiname donne véritablement corps à La Cantatrice chauve. le tout dans une ambiance Rock&Roll déjantée qui m'a conquise par son non-conformisme et son décalage, à l'image de ce qu'est cette "anti-pièce".
    Le théâtre de Ionesco est donc à mon sens un théâtre qui doit se voir et non se lire. J'ai apprécié la représentation, qui m'a permis de redécouvrir ce texte étrange, qui continue cependant à me laisser de marbre lors d'une lecture.

    Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot.com
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Citations et extraits

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  • Par cannibalector, le 13 mai 2011

    m smith:
    un médecin consciencieux doit mourir avec le malade.Le commandant d'un bateau perit avec le bateau,dans les vagues.Il ne lui survit pas

    Mme smith
    on ne peut comparer un malade à un bateau

    mr smith
    pourquoi pas?Le bateau a aussi ses maladies;d'ailleurs ton docteur est aussi sain qu'un vaisseau;voila pourquoi encore il devait périr en même temps que le malade comme le docteur et son bateau

    Mme smith
    Ah!Je n'y avais pas pensé....C'est peut être juste....
    Et alors ,quelle conclusion en tires tu?

    Mr smith
    C'est que tous les docteurs sont des charlatans.Et tous les malades aussi.
    Seule la marine est honnête en Angleterre

    Mme smith
    Mais pas les marins

    m smith
    naturellement
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  • Par Spleenlajeune, le 27 décembre 2011

    Mme. MARTIN
    Touche pas ma babouche!
    M. MARTIN
    Bouge pas la babouche!
    M. SMITH
    Touche la mouche, mouche pas la touche.
    Mme. MARTIN
    La mouche bouge.
    Mme. SMITH
    Mouche ta bouche.
    M. MARTIN
    Mouche le chasse-mouche, mouche le
    chasse-mouche.
    M. SMITH
    Escarmoucheur escarmouche!
    Mme. MARTIN
    Scaramouche!
    Mme. SMITH
    Sainte-Nitouche!
    M. MARTIN
    T'en as une couche!
    M. SMITH
    Tu m'embouches.
    Mme. MARTIN
    Sainte Nitouche touche ma cartouche
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  • Par LiliGalipette, le 26 janvier 2011

    « Intérieur bourgeois anglais, avec des fauteuils anglais. Soirée anglaise. M. Smith, Anglais, dans son fauteuil et ses pantoufles anglais, fume sa pipe anglaise et lit un journal anglais, une petite moustache grise, anglaise. À côté de lui, dans un autre fauteuil anglais, Mme Smith, Anglaise, raccommode des chaussettes anglaises. Un long moment de silence anglais. La pendule anglaise frappe dix-sept coups anglais. » (p. 11)
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  • Par Titoon, le 06 mars 2008

    Mme Martin : Vous avez un coeur de glace. Nous sommes sur des charbons ardents.

    Mme Smith : Le yaourt est excellent pour l'estomac, les reins, l'appendicite et l'apothéose.
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  • Par Distorsion, le 13 mars 2011

    Un médecin consciencieux doit mourir avec le malade s'ils ne peuvent pas guérir ensemble. Le commandant d'un bateau périt avec le bateau, dans les vagues. Il ne lui survit pas.
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)

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Entretien avec Ionesco. Il parle de son enfance, de ses études, de son besoin de solitude








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