> Noël Arnaud (Éditeur scientifique)
> Henri Bordillon (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070423549
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 124 notes) Ajouter à mes livres
Merdre. Ubu, monument de la dramaturgie française, s'ouvre sur ce juron étonnant qui trouve ses origines dans l'esprit moqueur d'un lycéen rennais. Jarry n'a en effet que quinze ans lorsqu'il compose, dans la veine des gestes médiévales, cette p... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par nastasiabuergo, le 15 mai 2012

    nastasiabuergo
    Cette pièce, si cela devait être son seul intérêt, est drôle. Des trouvailles du genre "Merdre! Mes phynances s'écroulent!" (NB: c'est de mémoire, je ne prétends pas que la citation soit authentique) rendent la lecture fort distrayante. Rien que pour cela, vous n'avez pas grand chose à perdre à la lire sachant qu'elle est fort courte. Les néologismes du père Ubu sont demeurés célèbres. L'histoire est burlesque, les personnages (surtout le couple star) grotesques, les situations bouffonnes, le style décalé et tellement particulier valent assurément le détour. Jarry utilise le gros gras qui tache pour ridiculiser nos dirigeants et leurs ambitions. le père et la mère Ubu cumulent à eux deux une somme de tares et de vices impressionnante, sont avides, incapables, poltrons, mais, et cela semble être la morale de la pièce, arrivent malgré tout au pouvoir et quand ils en sont chassés, arrivent à s'en tirer à moindre frais tandis que des hordes de pauvres bougres ont payé le prix fort à leur place. Ce pamphlet, un brin simpliste, est cependant efficace et transpire la gaieté jusqu'à ses lecteurs/spectateurs. Mais ce n'est là que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Nibelheim, le 09 janvier 2009

    Nibelheim
    Une pièce rangée parmi les classiques, mais dont on parle peu et qui commence par "Merdre !", cela a de quoi intriguer. Sous les encouragements d'un certain A.O, pas si démovélique qu'on ne serait tenté de le croire, je me suis procurée cette étrange pièce. Rien de plus approprié pour souffler entre deux dissertations poussives, en période d'examen !
    Étrangement, quand on dit Alfred Jarry, on songe en premier lieu à Ubu roi. Cette pièce n'est pourtant à l'origine loin d'être la sienne et son œuvre dépasse le cadre du cycle théâtral d'Ubu. Mais c'est ce que la postérité a retenu : la pièce et son scandale ravalés au rang du mythe ...En dehors des considérations sur son intertextualité, ses origines, sur le lien étroit qu'elle entretient avec les autres œuvres de Jarry, que dire de la pièce en elle-même ? Qu'elle est surprenante, tout d'abord. Et qu'elle doit l'être encore davantage sur scène, du moins de la façon dont Jarry l'a conçue. Il est intéressant de voir que la représentation de cette pièce constitue le point d'aboutissement de plusieurs années d'écrits, de réflexions, sera joué maintes fois au cours de spectacles privés, du grenier des parents aux milieux littéraires parisiens. Pour représenter les aventures du gros bonhomme improbable, Jarry et ses comparses ont recours à tous les moyens en leur possession, s'essayant même aux marionnettes et au théâtre d'ombre. Il faut dire qu'Ubu roi, par sa fantaisie, pose le problème de la mise en scène. Pour exemple, comment feriez-vous pour matérialiser sur les planches un passage comme :
    "Ubu - Ah ! Eh bien il va rencontrer un palmipède maintenant ! (Il lui jette l'ours)"


    Lien : http://carnets-plume.blogspot.com/2009/01/j-cornegidouille.html
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par vincentf, le 29 juin 2010

    vincentf
    Simple farce de potache ou révolution dans le théâtre ? On penche agréablement pour la première explication. Ubu détend. Comédie, parodie, fantaisie, rien de nouveau sous le soleil, le théâtre ridiculisé (Molière déjà...), quelques inventions verbales, de l'humour, on se prend au jeu. Et le scandale ? On ne voit plus trop. Merdre, c'est devenu banal. Ubu est partout aujourd'hui. La surprise est passée. On lit ça comme on va voir Franck Dubosc, pour rigoler un bon coup, intelligemment. On reste sur sa faim. Comme toujours au théâtre, tout ou presque dépend de la mise en scène. Pourquoi s'acharner à lire ?
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par olivberne, le 09 avril 2012

    olivberne
    Si vous voulez une pièce originale, décoiffante et surprenante, lisez ou allez voir Ubu, un personnage poltron, vil et couard qui obtient le pouvoir par la ruse et le perd par sa faiblesse et sa bêtise. La pièce peut paraître loufoque et absurde mais elle est aussi riche en réflexion sur le pouvoir, les rapports dans le couple, la faiblesse d'un homme face à ses rêves et ses capacités. Cette pièce reste un ovni littéraire, qui inspirera les surréalistes, le théâtre de l'absurde et Vian. Elle est plaisante mais il vaut mieux la lire plusieurs fois pour l'apprécier et la comprendre.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Sarah_DD, le 02 juin 2008

    Sarah_DD
    J'adore l'absurde, genre qui me séduit par de multiples aspects. C'est un travail total du sens, de la construction des personnages, de leurs répliques,... Je trouve qu'il est aussi savoureux à l'écrit que sur scène.
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Citations et extraits

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  • Par latrace, le 09 juin 2010

    Oh bien alors, en avant les Nobles, et comme je ne finirai pas de m’enrichir, je vais faire exécuter tous les Nobles et ainsi j’aurai tous les biens vacants. Allez, passez les Nobles dans la trappe. Dépêchez-vous plus vite, je veux faire des lois maintenant.
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  • Par petitours, le 15 novembre 2009 Première phrase du livre

    Ah! Oh! Je suis blessé, je suis troué, je suis perforé, je suis administré, je suis enterré. Oh, mais tout de même!
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  • Par Meduzantic, le 11 juin 2011

    PERE UBU : Qui de vous est le plus vieux ? (Un Paysan s'avance.) Comment te nommes-tu ?
    LE PAYSAN : Stanislas Leczinski.
    PERE UBU : Eh bien, cornegidouille, écoute-moi bien, sinon ces messieurs te couperont les oneilles. Mais, vas-tu m'écouter enfin ?
    STANISLAS : Mais votre Excellence n'a encore rien dit.
    PERE UBU : Comment, je parle depuis une heure.
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    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par brigetoun, le 13 août 2011

    Moi je commence : torsion du nez, arrachement des cheveux, pénétration du petit bout de bois dans les oneilles, extraction de la cervelle par les talons, lacération du postérieur, suppression partielle ou même totale de la moelle épinière (si au moins ça pouvait lui ôter les épines du caractère), sans oublier l’ouverture de la vessie natatoire et finalement la grande décollation renouvelée de saint Jean-Baptiste, le tout tiré des saintes Écritures, tant de l’Ancien que du Nouveau Testament, mis
    en ordre, corrigé et perfectionné par l’ici présent Maître des Finances ! Ça te va-t-il, andouille ?
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  • Par Meduzantic, le 11 juin 2011

    LE COMMANDANT : Amenez le grand foc, prenez un ris aux huniers !
    PERE UBU : Ceci n'est pas mal, c'est même bon ! Entendez-vous, monsieur l'Equipage ? amenez le grand coq et allez faire un tour dans les pruniers.
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