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Julie Wolkenstein (Éditeur scientifique)Jean Pavans (Traducteur)
ISBN : 2080711814
Éditeur : Flammarion (2004)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Sous ce titre métaphorique, Henry James devait composer, en 1903, un très singulier colloque sentimental qui est en même temps, l'une de ses nouvelles les plus abouties.
Au hasard d'une rencontre dans une somptueuse demeure londonienne où rayonne la poésie de l'histoire, John Marcher éprouve soudain face à May Bartram, le sentiment de retrouver le fil d'une histoire dont il aurait manqué le début. Pour quel mystérieux accomplissement Marcher a-t-il si soigneu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
GeraldineB
28 octobre 2015
  • 5/ 5
John Marcher se croit promis à un incroyable destin. C'est certain, un jour, il sera chaviré, bouleversé, peut-être même anéanti mais il va vivre quelque chose de fort! Et comme le dire autour de soi serait passer pour un fou, notre héros choisit le secret. Secret partagé pourtant, avec une amie qui, au fil des années d'attente, prendra de plus en plus de place dans sa vie...
Puissante et bouleversante nouvelle sur le thème de l'attente et des actes manqués car à l'automne de sa vie, alors que son amie se meurt, notre héros attend toujours et il lui faudra se confronter à la mort pour comprendre enfin que le grand bouleversement était là, à portée de main, dans la patience, la compréhension et la fidélité de cette douce femme qui l'aimait. Alors certes, notre héros est sans doute un idiot égocentrique, mais sa douleur est si profonde qu'elle nous bouleverse. Il fut aveugle, oui, pendant trop longtemps mais les regrets le feront enfin se sentir vivant. "Il n'est jamais trop tard" lui disait son amie....
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Marti94
26 février 2015
  • 5/ 5
Pour Henry James « Dépeindre la vie des gens n'est rien tant que l'on a pas décrit leurs perceptions ». de fait, il a écrit « La bête dans la jungle » en 1903, inspiré par la mort de Constance Fenimore Woolson, à Venise en 1894. Bouleversé, James se prépare à aller assister aux obsèques à Rome mais y renonce en apprenant qu'il s'agit d'un suicide. Solitaire et neurasthénique, elle était probablement amoureuse de lui. L'horreur de ce destin et de ce malentendu trouvera un puissant écho dans ce texte qui est sans doute le plus intime de l'auteur.
James nous emmène donc dans les méandres de la conscience. Un homme et une femme font connaissance. Ils s'étaient déjà rencontrés ; il pense s'en souvenir, elle s'en souvient très bien. Il lui avait alors confié son secret : il vit avec la conviction d'être promis à un sort mystérieux ; un événement extraordinaire, terrible peut-être, fondra sur lui un jour. Ils scellent un pacte étrange : elle sera la compagne de cette attente. Leur vie s'écoule, immobile, inquiète : la “bête” ne se montre pas. Mais, comme le suggère Henri James, n'aura-t-elle pas été, elle, cette femme, le destin qu'il n'a su saisir ?
Ce texte aux accents philosophiques est saisissant et Marguerite Duras en a fait une adaptation en 1962 que je vais m'empresser de lire.
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Vermeer
09 décembre 2015
  • 3/ 5
Toute sa vie Marcher a le sentiment qu'il est promis à un destin extraordinaire, qu'il va lui arriver quelque chose d'exceptionnel, qu'il est différent des autres à cause de "la bête dans la jungle" tapie en lui.
Ces interrogations incessantes l'empêchent de vivre et de porter attention aux autres. Sa quête égoïste et narcissique l'empêche de se rendre compte par exemple de l'amour que lui porte sa compagne. Ne serait-ce pas cela finalement sa "bête" qu'il attend vainement ?
Le héros, en plus d'être un personnage en chair et en os, peut aussi être perçu par le lecteur comme un personnage fictif de roman à qui il doit forcément arriver quelque chose ou comme tout autre chose car s'il n'y avait qu'une solution écrite noir sur blanc, qu'un niveau d'interprétation, on ne serait plus dans un roman de James.
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Sand94
29 janvier 2012
  • 4/ 5
Henry James n'est pas auteur facile, enfin je trouve. Il manie le non-dit, le suggéré avec art, déroutant un peu son lecteur (ou sa lectrice) lui donnant peu d'indices, le laissant se dépatouiller avec les quelques informations distillées dans le texte. Bien qu'aimant beaucoup cet auteur, j'ai toujours ressentie comme un malaise, le sentiment désagréable parfois que le texte résiste. Ce fut encore le cas avec ce roman : quel est donc ce secret, exactement ? Les hypothèses sont allées bon train, et je fus comme rassurée à la fin quand , enfin, ce que j'avais cru comprendre fut révélé comme vrai.
Lien : http://leslivresdegeorgesand..
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mmy
11 décembre 2012
  • 4/ 5
La vie du solitaire John Marcher est marquée par un terrible secret : il est convaincu qu'un jour, il lui arrivera quelque chose, comme s'il était traqué par une bête tapie dans l'ombre dont il ressent la présence menaçante. Avec son amie May, il va donc guetter la bête. Mais de quoi s'agit-il réellement ? Qu'a donc de si particulier la vie de John Marcher ? Une nouvelle vertigineuse du génial et troublant Henry James, qui vous mettra le cerveau tout à l'envers.
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
GeraldineBGeraldineB28 octobre 2015
Il aurait pu échapper à son destin en l'aimant, alors, oui, alors, il aurait vécu. May Bartram, elle, avait vécu - qui pouvait dire aujourd'hui avec quelle passion?- puisqu'elle l 'avait aimé pour lui-même alors que lui n'avait jamais pensé à elle qu'à travers le froid intérêt de son égoïsme et à la lumière de l'utilité qu'elle avait pour lui.
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Marti94Marti9428 février 2015
Aucune passion ne l’avait jamais touché, car c’était bien cela qu’exprimait le mot passion ; il avait survécu, il avait larmoyé et langui ; mais où était son profond ravage, à lui ? [...].
La chose extraordinaire dont nous parlons fut la soudaine irruption dans sa conscience de la réponse à cette question. La vision que ses yeux venaient d’avoir lui nommait, comme en lettres de flamme, la chose qu’il avait si totalement, si absurdement manquée. Et cette chose manquée faisait de toutes les autres une traînée de feu, les faisait se révéler, lancinantes, dans son for intérieur. Il avait vu hors de sa propre existence et non appris par le dedans, la façon dont une femme est pleurée quand elle a été aimée pour elle-même.
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KichigaiKichigai06 juin 2016

[ ... ] qu'est-ce qu'aimer sinon, comme
elle le fait, reconnaître en l'autre la part de son
être qui le tire de l'ombre, qui le tire au dessus de
lui-même et le sauve de sa médiocrité ?

p. VI
préface de Fabrice Hugot
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CorinneCoCorinneCo15 novembre 2013
Quelque chose se tenait embusqué quelque part le long de la longue route sinueuse de son destin comme une bête à l’affût se tapit dans l’ombre de la jungle, prête à bondir
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KichigaiKichigai08 juin 2016
[ ... ] Cette histoire semblait vraiment être trop idiote et trop plate. [ ... ]

p.82.
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Videos de Henry James (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry James
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