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ISBN : 2501110234
Éditeur : Marabout (30/11/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.9/5 (sur 300 notes)
Résumé :
Biographie d'Alexandre Jollien

Etranglé à la naissance par son cordon ombilical, Alexandre Jollien est un miraculé, mais il ne sortira pas indemne de ce périple. Handicapé, il brave les obstacles qui se dressent sur son chemin. Les écoles spécialisées s'imposent à lui mais elles sont loin de tarir la soif de connaissance qui sommeille en lui. Passionné de philosophie, Alexandre Jollien poursuit des études en la matière à la faculté des lettres de l'un... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
dgwickert
23 octobre 2016
Une sincérité exceptionnelle.
Ce petit livre est une maïeutique entre l'auteur né infirme en 1975 et Socrate pour faire un bilan philosophique à partir de la biographie de l'auteur.
Alexandre Jollien naît IMC (infirme moteur cérébral) et passe 17 ans dans un centre médical, où le personnel soigne sans aimer. Les patients, au mieux travaillent pour faire des boîtes à cigare. A force de volonté, il arrive pratiquement à l'autonomie physique, intègre une école de commerce "normale", puis fait des études de philosophie.
Ce dialogue imaginaire avec Socrate permet de soulever différentes émotions et questions :
-- le camarade handicapé total qui se soucie de la santé d'Alexandre : quelle empathie !
-- Quand il intègre le monde "normal", le mal que font les moqueries et la pitié, sur les handicapés : la philosophie peut elle leur être utile ?
-- Qu'est ce que la normalité et l'anormalité ? Socrate, qui "marche droit" mais dérange, condamné par 120 juges, est il anormal ? A contrario, la nageuse heureuse, qui rayonne, mais n'a ni bras ni jambes, est elle normale ?
Deux remarques par rapport à ce livre qui m'a touché :
-- J'ai eu une dissertation à l'agrégation sur "santé et EPS" : en introduction, j'ai posé la question : Stephen Hawking, le chercheur anglais complètement paralysé qui a découvert les "trous noirs", est il normal, est il en bonne santé ?
-- Au début de ma carrière, j'ai enseigné dans un établissement pour handicapés (cancer, myopathie, dégénérescence osseuse,...) à Flavigny-sur-Moselle. Les élèves étaient tous en fauteuil. C'est fou ce que ces gamins m'ont apporté :
moi qui instaurait "3 poussées de roue, et on passe la balle au basket", ou qui était de corvée de ramassage de balles au tennis de table, j'ai été choqué quand un gamin, une jambe coupée à cause d'un cancer, me confia :
"La prof d'anglais m'a mis zéro ce matin. Je m'en fous, je vais crever l'an prochain."
J'ai été touché quand ce même gamin, en fin d'année, me demanda en se levant sur sa jambe unique:
"Allez, prenez mon fauteuil, et faites une course avec les autres !"
Au bout de 50 m, moi le nageur de niveau national, j'étais loin derrière tous ces champions de roues arrières.
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Marple
03 avril 2016
La vie d'Alexandre Jollien est une leçon. de philosophie, de courage, de sagesse, de compassion, de liberté et même de bonheur. Car, de sa condition de handicapé moteur cérébral placé en institution spécialisée, il a réussi à faire une vie "normale' sans rien renier de ses faiblesses, de ses amis internés ou de son humilité...
Pour autant, cet Eloge de la faiblesse, son premier livre, est-il si riche en enseignements ? Je n'en suis pas sûre. Certes, il a le mérite de nous familiariser avec la vie de son auteur, de nous alerter sur nos préjugés par rapport aux a-normaux et de nous rappeler les merveilles de tendresse, de bonté et de joie dont peuvent faire preuve ces mêmes a-normaux victimes de nos préjugés.
Mais il n'a rien non plus de révolutionnaire ou d'abouti, que ce soit dans la forme ou le fond. le message de tolérance, bien que fondamental, n'est absolument pas original. La présentation de notions somme toute assez banales sous la forme d'un dialogue entre l'auteur et Socrate m'a semblé incongrue et trop dénuée de simplicité.
Les seuls moments véritablement intéressants sont à mon sens ceux où Alexandre Jollien nous livre un témoignage concret et personnel : son ressenti face aux éducateurs, l'amour indéfectible de sa mère, le sourire de ses amis devant ses progrès, ses rêves ou ses bêtises.
Challenge PAL et challenge Petits plaisirs 13/xx
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Piatka
04 mai 2013
En refermant ce livre, je me suis posée de nombreuses questions, entre autres :
Qu'est-ce que la normalité ? Et combien sont ceux qui croupissent dans des institutions, jugés " anormaux " ?
Le récit de son parcours, atypique et chaotique, témoigne avec humour mais sans complaisance, de l'extraordinaire force de vie de ce jeune philosophe qui tutoie Socrate sans complexe.
Bref, j'ai beaucoup aimé ce témoignage, au point d'envoyer par SMS la photo de la couverture blanche et rouge à quelques amis, pour faire partager visuellement ma découverte, mettant ainsi en pratique immédiatement les bienfaits de l'amitié soulignés par Alexandre.
Ce livre est précieux, et aide beaucoup à relativiser les petites misères du quotidien.
Un très beau moment de philosophie vivante.
Quelle force possède Alexandre malgré sa faiblesse apparente !
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canel
25 septembre 2014
Alexandre Jollien est 'infirme moteur cérébral', il a passé son enfance et son adolescence dans une institution pour handicapés. Il garde de bons souvenirs d'amitié et de solidarité entre les pensionnaires, mais déplore le manque de subtilité de certains éducateurs. Il estime que le centre était trop coupé de l'extérieur et regrette d'avoir été confronté aussi tardivement et brutalement au monde des 'valides'. Son arrivée dans la 'vraie vie' lui a semblé difficile lorsqu'il a quitté l'institut pour suivre des études. « Aujourd'hui, on prône l'intégration ; à mon époque [années 80], on préconisait l'immersion : un groupe plongé dans un autre groupe. »
Jollien évoque aussi le regard et le comportement des autres, les 'normaux' (l'occasion pour lui de revenir sur la notion de normalité), trop gentils ou pas assez. Moqueurs, condescendants ou trop attentionnés - surtout mal à l'aise et malhabiles, pour la plupart.
Cet ouvrage est présenté dans la collection 'Philosophie' des éditions Marabout. Je l'ai plutôt perçu comme un manuel 'de développement/épanouissement personnel', selon la formule consacrée. Plutôt une philosophie personnelle que de LA Philosophie, donc : conseils pour apprendre à s'accepter tel qu'on est, à avoir confiance en soi, à s'affirmer, à trouver sa place dans la société. Les problèmes liés au handicap de l'auteur sont d'ailleurs applicables à d'autres types de 'différences'.
Le choix de narration (dialogues fictifs avec Socrate) me semble un brin prétentieux. Je mets ça sur le compte de la jeunesse de Jollien, qui n'avait que vingt-quatre ans lorsqu'il a rédigé ce texte, de même que tous les poncifs, les bons sentiments et la naïveté du propos - une naïveté que l'auteur reconnaît en préface.
Témoignage certainement émouvant, mais gentillet, superficiel et décevant si on s'attend à lire de la "philosophie", même simplifiée.
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Iboo
05 décembre 2016
J'ai bien compris... c'est un peu prétentieux de dialoguer avec Socrate.
Mais, moi, je m'en fiche de l'irrévérence d'Alexandre Jollien. Je n'ai jamais fait de philo, de toute façon ! Alors, les grands philosophes antiques... pensez donc si je m'en cogne de savoir si c'est leur faire outrage que de les tutoyer et d'imaginer copiner avec eux.
Passionnée de lecture depuis ma plus tendre enfance mais n'ayant pas suivi d'études secondaires, le seul mot de "philosophie" évoquait pour moi une science bien compliquée qui ne m'était pas accessible.
Jusqu'au jour où, mon fils, à l'époque lycéen, m'a montré un sujet de philo :
"Une table n'est pas une table, c'est un esprit de table. Développez."
Je ne comprenais même pas l'énoncé ! Et aujourd'hui pas plus qu'hier.
À partir de ce moment précis, la philosophie est passée directement pour moi, du stade "compliqué" à celui de "complètement perché" et, de fait, résolument rédhibitoire en ce qui me concerne.
Par conséquent, je ne sais pas si "L'éloge de la faiblesse" est un texte philosophique - j'imagine que les puristes du genre diront que c'est une gentillette approche. Ce que je sais c'est que je l'ai compris et apprécié. Même si je n'y ai pas trouvé de grandes révélations et que, dans l'ensemble, il ne m'a pas subjuguée outre-mesure.
Quoiqu'il en soit, c'est, de mon point de vue, un essai autobiographique honnête et sincère.
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Les critiques presse (1)
LeFigaro29 septembre 2011
Alexandre Jollien réussit là où de nombreux philosophes ont échoué : donner envie de s'instruire, de réfléchir profondément sur soi [...]. C'est un petit manuel pour progresser avec pour guide : la joie.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (109) Voir plus Ajouter une citation
mandarine43mandarine4306 février 2012
S'affirmer me paraît vital. Un copain souffrait d'un léger handicap au pouce. Il gardait toujours la main dans la poche. Je lui dis : "Il ne faut pas fuir le handicap. Regarde-moi, pour cacher le mien, il faudrait que je sorte dans la rue emballé dans un sac poubelle !"
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claraetlesmotsclaraetlesmots18 mai 2010
Très vite, j’eus l’intuition qu’en fuyant le handicap, on s’isole. Il est là, il faut l’accueillir comme un cinquième membre, composer avec lui. Pour ce faire, la connaissance de ses faiblesses me semble primordiale
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dgwickertdgwickert21 octobre 2016
Pour moi, là encore, la raillerie trouve son origine dans une faiblesse mal orientée, mal gérée. En prendre conscience m'aide. Souvent les personnes en groupe manifestent plus de cruauté qu'un individu isolé, qui lui, se contentera de rire. En revanche, l'adolescent en compagnie de ses acolytes rit avec une agressivité aiguë. Peut être agit-il ainsi pour affirmer son assurance, sa force, sa supériorité. Il lui faut aussi occulter la peur qu'il éprouve devant "l'escargot". (1)

(1) Un escargot qui traverse l'herbe sous le regard intrigué , dégoûté presque, de l'enfant qui joue dans le parc. Mes camarades et moi, nous étions cet "escargot".
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LuniverLuniver30 mars 2012
[...] en face, Jérôme, au regard profond, qui m'observait attentivement. Une fois, il me lança, de sa voix éteinte, dans un effort surhumain un «Çaa bva ?»

La pensée que Jérôme, paralysé au fond de son lit, s'inquiétait de mes infimes soucis me bouleverse encore aujourd'hui. Il ne m'avait pas sermonné sur le courage, sur la nécessité de penser positif comme le prône la littérature édifiante, mais par de simples mots : «Çaa bva ?» il avait tout dit. Son soutien était total.
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luciolerlucioler02 juin 2011
" La douceur de la vie dans sa simplicité la plus pure rappelle qu'il faut profiter d'elle envers et contre tout. La vie n'était plus une rivale, mais une alliée. Alliée exigeant, sévère, mais alliée tout de même."

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>Philosophie occidentale moderne (755)
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