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ISBN : 2283022312
Éditeur : Buchet-Chastel (2008)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 52 notes)
Résumé :
« Les Santoire vivaient sur une île, ils étaient les derniers Indiens, la mère le disait chaque fois que l'on passait en voiture devant les panneaux d'information touristique du Parc régional des volcans d'Auvergne, on est les derniers Indiens. »
Les Santoire, le frère et la sœur, sont la quatrième génération. Ils ne se sont pas mariés, n'ont pas eu d'enfants. En face de chez eux, de l'autre côté de la route, prolifère la tribu des voisins qui ont le goût de... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
charlottelit
charlottelit13 septembre 2012
  • Livres 3.00/5
écrit intimiste : nous entrons dans la vie et les pensées de paysans qui résistent à l'effervescence de la modernité.
Poignant, humaniste, ressenti de l'intérieur : du vécu.
j'apprécie le style de Marie Hélène Lafon.
à lire !
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carre
carre15 février 2012
  • Livres 3.00/5
Ce roman de Marie-Hélène Lafon parle d'un frère et d'une soeur enfermés dans leur silence de vieux paysans regardant par la fenêtre un monde qu'ils ne connaisse pas et qui représente l'avenir (des enfants qui jouent, qui rient, des couples qui vivent). Eux, n'ont rien connu de tout ça, leur vie n'est qu'une longue suite de journées ou rien ne se passe, si ce n'est le temps. Des taiseux, des paysans enracinés dans le passé, la fin d'une époque. Pas d'espoir, pas d'envie, un monde qui se terminera avec leur disparition.Dans un style très sec, qui décrit le quotidien dans ce qu'il a de plus banal, Marie-Hélène Lafon rend hommage à ce monde rural d'un autre temps avec un grand respect et une écriture subtile et juste. A découvrir.
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denisarnoud
denisarnoud13 décembre 2014
  • Livres 4.00/5
Les derniers indiens ce sont les Santoire. La mère, le père, Pierre, Marie et Jean. de cette famille ne restent plus que les deux derniers tous les autres sont morts les uns après les autres mais leur présence les hante. Marie et Jean sont à la retraite, la soeur et le frère vivent ensemble dans la maison familiale ou rien n'a changé depuis la mort de la mère. Dans cette famille de paysans auvergnats on a des principes, on vit comme il faut selon des règles ancestrales, on tient son rang. Pas comme ces voisins descendants d'ouvriers journaliers qui croissent et se multiplient, qui s'étendent sous leurs fenêtres. Marie à travers des yeux de laquelle nous revivons l'histoire de la famille passe son temps à les regarder vivre. Car chez les Santoire on ne vit pas, on se contente de travailler et de se conformer au règles édictées par la mère.

La mère, personnage despotique, vivant dans l'ombre d'un père qui restera à jamais le seul homme de sa vie, ne s'est mariée que pour assurer la descendance, pour asseoir la dynastie. Fière de son rang, elle ne veut être appelée que Madame Santoire, n'acceptant pas le nom de son mari qu'elle considère juste comme un ouvrier, et un géniteur. C'est elle qui possède tout. Elle a trois enfants mais seul Pierre, l'héritier reçoit son amour. La mère dirige son petit monde d'une main de fer. Elle aime que les choses et les gens restent à leur place, pas comme c
es voisins qui sont sortis du rang. Elle crée ainsi un vase clos ou ce qui se passe à l'extérieur n'a pas sa place. La modernité on ne fait que l'observer chez ces voisins qui ont su s'adapter au monde actuel, mais l'adopter serait déchoir.

Ce roman est la chronique d'une mort annoncée. La mort d'une famille, la mort d'un monde vivant dans le passé, replié sur lui même et sur son histoire, hanté par ses morts. Ce roman est un huis-clos étouffant, nous ne quittons pas la pièce principale de la ferme des Santoire. Nous ne quittons pas les souvenirs de Marie, cette femme qui ne vit que dans le passé, dont la vie s'est arrêtée à la mort de la mère. Cette mère toute puissante qui l'a empêchée de vivre. Sa vie se passe dans la contemplation du monde qui change, ce monde représenté par ces voisins honnis. Un roman intimiste passionnant servi par la plume envoûtante de Marie-Hélène Lafon.
"Les expressions faisaient le tour du monde et le mettaient en ordre, elles donnaient les règles, elles prévoyaient tout ; la mère avait régné par leur puissance qui coulait avec son sang, qui était son héritage à l'égal des terres des bâtiments , de la maison et du nom."
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ay_guadalquivir
ay_guadalquivir23 mars 2015
  • Livres 4.00/5
Conseil amical, quelqu'un qui me connaît assez pour viser juste (ce que j'aime dans la transmission des livres), Les derniers indiens constituaient mon premier contact avec Marie-Hélène Lafon. Je l'avais écoutée dans une émission littéraire, avais été touché par sa poésie du réel. La lecture des derniers indiens confirme cette impression. Littérature sans artifice, cohérente avec ce que renvoie l'auteure. Marie-Hélène Lafon décrit le quotidien d'un vieux couple (frère et soeur), dans une maison du Cantal. Leur vie, mais aussi le regard qu'ils portent sur leurs voisins, si différents. Leur vie en creux. Des regrets, des nostalgies. Leurs voisins si vivants, agiles et rapides, tandis qu'ils deviennent immobiles, lents. D'un autre temps? Un monde qui change sans eux. Des histoires ombres aussi, non-dits, personnages taiseux. L'écriture est fluide, de mots simples, mais sonne infiniment juste, outil précis (comme un artisan coutelier du centre de la France) au service des personnages.
A la lecture des derniers indiens, je pense aux Vies minuscules de Pierre Michon.
Joseph sur ma table, prochain livre de Marie-Helene Lafon...
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myriampele
myriampele18 juin 2013
  • Livres 4.00/5
dans la famille, la mère s"appelle La Mère, le père le Père et seuls les enfants sont nommés Pierre, Marie et Jean.
Ces cinq-là vivent sous le même toit, à l'écart du monde mais observant sans cesse "les voisins" qui, eux, vivent avec leur temps, alors ils les critiquent, les détaillent, sans doute les envient-ils?
Puis Pierre meurt, un cancer généralisé et Marie et Jean ne quitteront jamais la maison familiale, au-delà des deuils des parents, ils ne se marieront pas, ils vieilliront ensemble...
Curieux roman écrit en phrases serrées, oppressantes, comme l'est la vie de ces "derniers indiens" que le progrès ne touche que de loin.
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Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
ay_guadalquiviray_guadalquivir10 février 2015
Longtemps avant la mort de la mère, quand elle ne choisissait rien, elle avait compris que personne ne pouvait l’empêcher de suivre ses pensées. A condition de se taire, tout était possible : on pouvait écarter ce qui ne faisait pas plaisir, ou qui donnait envie de pleurer, ou qui coupait le goût et la force pour le travail. Quand elle était occupée, quand la mère parlait sans poser de questions, elle pouvait décider, ça ne se voyait pas sur sa figure, de penser à ceci ou cela, aux colchiques, au fils de la tante Léontine, aux voisins, à l’affaire de l’Alice, ou à Jeanne cette fille du pensionnat.
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carrecarre15 septembre 2012
L’Alice bramait étrangement, la bouche ouverte, rose, le visage enduit de larmes luisantes. La mère avait dit, elle pleure ça connaît pas le vrai malheur, ça pleure pour un chien la vie lui apprendra.
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ay_guadalquiviray_guadalquivir13 mars 2015
Elle comprenait que les voisins ne les voyaient pas, eux, le frère et la sœur, parce qu'ils étaient vieux, lents et minuscules. Les voisins allaient vite, ils savaient qu'ils auraient des terres, en fermage d'abord, ensuite elles se vendraient, ils les achèteraient, et la maison aussi [...]. (P91)
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ay_guadalquiviray_guadalquivir22 août 2014
Elle avait compris que ses prières étaient vides parce qu'elle ne croyait plus. Voilà. C'était tombé d'elle. Comme un fruit, elle avait pensé, et les fruits ne remontent pas sur les arbres. C'est pour toujours. Pas de Dieu pour elle. Vide.
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fanfanouche24fanfanouche2428 janvier 2014
....Il ne parle pas, la télévision dit les mots en quantité, il prononce seulement des paroles utiles, il est posé dans la cuisine, ramassé et rangé à la place qui avait été celle du père, une place d'homme au bout haut de la table, du côté du tiroir à pain...(p.13)
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Videos de Marie-Hélène Lafon (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie-Hélène Lafon
Marie-Hélène Lafon - Histoires .Marie-Hélène Lafon vous présente son ouvrage "Histoires" aux éditions Buchet Chastel. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/lafon-marie-helene-histoires-9782283029039.html Notes de Musique : Pure Swell by Podington Bear. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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