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> Vincent Raynaud (Traducteur)

ISBN : 2221096541
Éditeur : Robert Laffont (2004)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 128 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Tandis qu'un de ses collègues chirurgiens opère sa fille Angela, victime d'un grave accident de la route, Timoteo, fou de douleur, lui raconte la trouble passion vécue des années auparavant et qui, enfouie en lui, a modelé ses relations avec les trois femmes de sa vie: ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lululifat, le 28 juillet 2010

    lululifat
    Ecoute-moi, Non ti muovere en italien (ne bouge pas, convenant bien mieux au livre, je ne sais pas pourquoi ils ont choisi une autre traduction) se lit d'une traite. Je l'ai d'ailleurs lu en une journée. Margaret Mazzantini, tout comme dans son dernier roman Venir au monde, réussit à créer une ambiance lourde, parfois dérangeante, mais qui donne envie de savoir la suite.
    Ce roman est la confession d'un homme qui craint de perdre sa fille, et qui révèle une part sombre de lui-même. Timoteo ne m'a pas parut sympathique. Ce n'est pas le genre d'homme que je fréquenterai dans la vie « réelle ». Il est infidèle, violent et égoïste. Par contre le personnage d'Italia est attachant et émouvant. Sa fragilité transparait dans l'écriture de Margaret Mazzantini. C'est en fait elle la véritable héroïne du roman. Une jeune femme abîmée par la vie.
    Ecoute-moi est également un film, adapté du roman de Margaret Mazzantini et réalisé et interprété par son mari, Sergio Castellitto. Pénélope Cruz y incarne magistralement Italia.
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    • Livres 3.00/5
    Par mireille.lefustec, le 10 août 2013

    mireille.lefustec
    Un jour de pluie et d'étourneaux qui souillent les rues,une voiture qui glisse, une fille de quinze ans,sans casque,qui tombe de sa Vespa. Une course en ambulance vers l'hôpital,ce même hôpital où exerce le père,chirurgien.
    C'est lui qui raconte l'encerclement terrible et minutieux du destin.Il parle à sa fille,(en pensée),il se parle à lui_même, dans un salon contigu à la salle d'opération.
    Ce père qui attend dans sa blouse verte et son angoisse,est un homme qui,depuis des années semble s'être accommodé de son existence paisible de professionnel estimé,
    Ce tiède mari d'une brillante journaliste,ce père distrait et fade d'une adolescente comme il y en a tant, est brusquement mis à nu,décortiqué,contraint à évoquer une vérité étrangère et violente ..Il révèle le secret douloureux d'un autre lui-même,désarmé et obscène.
    Margaret Mazzantini a écrit un roman sur la précarité et l'ambivalence des sentiments,sur la difficulté d'aimer,d'une écriture sensible,capable de noter les nuances psychologiques .
    C'est une histoire dure, crue,mais qui m'a accrochée et fait tourner les pages .
    Toutefois,je partage l'avis de lululifat . J'ai trouvé improbable l'attachement irrésistible du chirurgien pour une femme sans attrait,terne et prématurément flétrie.
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    • Livres 1.00/5
    Par zorazur, le 14 novembre 2011

    zorazur
    Un père de famille à l'existence plate et rangée utilise le coma de sa fille pour revenir sur l'évènement, le seul peut-être, qui a réellement marqué sa vie : une liaison avec une femme qui n'est pas de son monde et qu'il va utiliser d'une façon presque outrageante. Regrette-t-il ? On ne parvient pas à le savoir. Revient-il sur cet évènement parce que c'est ce qu'il a connu de mieux ou presque dans sa vie, parce que c'est le seul écart qu'il s'est permis ? le roman part d'une idée qui pourrait être intéressante : comment quelques jours peuvent bouleverser une vie. Mais le héros n'est pas sympathique, l'amante est passive et sans relief, la liaison n'est pas si brûlante ni si bouleversante que çà, et au final il n'en reste pas grand-chose. Dommage.
    "Venir au monde" du même auteur, est d'une autre dimension.
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    • Livres 4.00/5
    Par AnaMa, le 08 avril 2014

    AnaMa
    Un texte dérangeant de prime abord mais passionnant ensuite.
    Timoteo remonte le fil de sa vie alors que sa fille adolescente, Angela, se trouve entre la vie et la mort, suite à un accident de scooter. Son récit évoque avec dureté une liaison commencée violemment avec une femme de condition modeste, Italia, rencontrée comme par accident... Au fil du temps, cette histoire âpre, crue, se teinte d'éclat de tendresse, de lucidité, d'interrogation. Ce récit est la mise à nu d'un homme entre deux rives, pris dans les mailles des sentiments, sondant le mystère de l'attachement et de l'attirance sexuelle, évoquant douloureusement cette part obscure de nous-même, là où se niche notre vérité, alors que la vie se montre soudain si fragile...
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    • Livres 2.00/5
    Par Ludivine, le 09 août 2010

    Ludivine
    J'ai été déçue, je pensais que la confession de Timotéo concernerait sa relation avec sa fille, ses erreurs, ses doutes tout ce qu'il pense mais ne lui a pas dit, mais il avoue et parle essentiellement de sa passion pour Italia. Dans ses paroles, je n'ai pas réussi à ressentir son amour pour cette femme fragile. Tout, comme ses mots, ses gestes et son comportement sont violents, vulgaires et méprisants envers Italia. Plus j'avançais dans la lecture, moins j'appréciais le personnage de Timotéo, égoïste et lâche.
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Citations et extraits

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  • Par Ludivine, le 09 août 2010

    Et déjà tu es là, entre nous, Angela. M’aurais tu choisis comme père si tu avais su dans quel état d’esprit je t’accueillais ? Je ne crois pas. Je ne crois pas t’avoir méritée. Tu étais déjà là, une mouche glissée dans le ventre de ta mère et je ne t’ai même pas gratifiée d’une pensée tendre, ne crois pas que je l’ai oubliée. Tu es apparue dans cette maison le soir ou j’avais décidé de la quitter et tu n’as fait qu’une bouchée de mon destin. Pour toi, petite mouche innocente, pas même une pensée. Pour toi, égarée dans la poudrière de ces cœurs adultes qui ne sont surs de rien, qui ne savent pas qui ils sont ni ce qu’ils veulent, qui ne savent pas où ils iront.
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  • Par mandarine43, le 17 avril 2011

    Je pourrais te dire, Angela, que les ombres des réverbères semblaient me tomber dessus comme des oiseaux morts et que, dans cette chute sur le pare-brise, je voyais s'abattre tout ce que je n'avais pas. Je pourrais te dire que, tandis que je roulais trop vite et que les ombres plongeaient de plus en plus vite, montait en moi le désir de combler ce manque par un quelconque bouche-trou. Je pourrais te dire beaucoup de choses qui, maintenant, sonneraient juste, mais qui alors ne l'étaient peut-être pas. La vérité, je ne la connais pas, je ne m'en souviens pas. Je sais seulement que je roulais vers elle sans aucune pensée précise. Italia n'était rien. Elle était la petite mèche d'une lampe à pétrole. Le feu était au-delà d'elle, dans cette lumière huileuse qui baignait mes besoins et tout ce qui me manquait.
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  • Par mireille.lefustec, le 11 août 2013

    J'étais heureux,on ne réalise jamais qu'on l'est, Angela,et le me demandai pourquoi le fait de prendre conscience d'un sentiment si bienveillant nous trouve toujours mal préparés ,peu attentifs,si bien que nous ne connaissons que la nostalgie du bonheur, ou son éternelle attente.

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  • Par mandarine43, le 17 avril 2011

    D'une certaine façon, c'est vous qui m'avez protégé de moi-même. Moi je ne me suis jamais senti "naturel". Je me suis efforcé de l'être, tentatives grinçantes tant s'efforcer d'être naturel constitue déjà une défaite. Ainsi ai-je accepté la silhouette que vous avez découpée pour moi dans le papier de soie de vos attentes.

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  • Par mandarine43, le 21 février 2012

    Elle était devant moi, mais elle avait déjà disparu dans sa propre vie. Distraite, anonyme, comme une de ces mains humides qui rendent la monnaie au marché.

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La Mer, le matin - Margaret MAZZANTINI - Interview de l'auteur
Deux mères et deux fils que la Méditerranée sépare. Deux rives, deux pays, deux histoires que l'Histoire avec un grand H relie pourtant.











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