ISBN : 2262023867
Éditeur : Perrin (2010)


Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
En 1679, à l'apogée du règne de Louis XIV, éclate l'une des plus vastes affaires criminelles de tous les temps : l'affaire des Poisons. D'un seul coup se révèle l'envers sinistre du décor : les crimes de la Voisin, les sortilèges, les conjurations démoniaques, les messe... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par snybril, le 15 mars 2010

    snybril
    Alors que je repose l'ouvrage sur mon bureau, je n'arrive pas à retenir le frisson qui caresse mes vertèbres. le froid qui sévit n'est en rien responsable de mes tremblements. J'ai bradé mon âme au diable pour quelques centaines de pages de papier brochées et une goutte de célébrité dans l'océan numérique. Maintenant que j'ai signé, il me faut assumer les conséquences et honorer ma part du contrat.
    Encore une fois pris au piège de la toile, je me suis inscrit voilà quelques mois sur un site de partage de bibliothèques, une sorte de communauté en ligne de lecteurs. J'y trouvais l'avantage de pouvoir référencer facilement la plupart de mes livres, de partager mes goûts et mes dégoûts, de découvrir d'autres horizons littéraires. Bref, que du bon. Tant qu'a céder son âme au malin, j'en profite pour faire la publicité de ce sympathique endroit qu'est babelio.com. Ce site organise régulièrement une opération nommée Masse Critique, probablement parrainée par Lucifer. L'opération est simple, il s'agit de s'inscrire le jour de l'opération pour recevoir gratuitement un livre en échange d'une critique. De nombreux éditeurs y trouvent leur compte, à faire connaître leur production à moindre frais. Je me suis inscrit et j'ai bien reçu l'ouvrage, je dois donc soumettre revue de lecture. Voilà donc que je n'exerce plus ma plume gratuitement pour l'édification des curieux perdus sur mon blog, je le fais contre rétribution de cellulose. Me voilà soumis aux chaines de la publicité. J'aurais du sentir l'odeur de souffre, car lors de mon inscription j'avais sélectionné une demi-douzaine de livres de genres variés et le sort m'a octroyé L'affaire des Poisons : Crimes et sorcellerie au temps du Roi-Soleil, de Jean-Christian Petitfils.
    Le facteur m'a donc apporté de bon matin un petit colis contenant le livre convoité. Premier contact, premiers indices. La première de couverture représente un petit dragon bicéphale symbolisant le poison, extrait d'un tableau représentant Saint Jean et la coupe empoisonnée. L'image est belle, mais la mise en page est révélatrice, le choix des polices d'écritures et les couleurs, jaune et blanc, la matière et la qualité du papier, tout converge. Je jette un coup d'œil au catalogue de l'éditeur, plus de doutes. Je n'ai pas en main un roman destiné aux masses consuméristes, mais un ouvrage d'universitaire. Me voilà en possession non pas d'un roman historique mais d'un livre d'histoire. Mes connaissances dans le domaine sont profondément immergées dans ma mémoire, le temps à fait son œuvre et érodé les souvenirs des monotones heures de cours d'une matière honnie. Humblement, j'attaque donc la lecture.
    Qui dit livre d'histoire, dit histoire. Et la période qui sert de toile aux intrigues du livre est certainement l'une des plus riches de notre passé. La fin du XVIIe Siècle cristallise dans l'inconscient collectif la France classique. Malgré les ambitions bellicistes du grand monarque, le pays est alors un phare qui illumine l'Europe et préfigure le siècle des lumières. Un parfum de chauvinisme inhabituel me pousse à énumérer les auteurs dramatiques comme Corneille, La Fontaine, Molière ou Racine qui ont habité cette époque. C'est enfin et surtout le règne de Louis XIV, le plus souvent associé aux adjectifs de grand roi ou de roi soleil. Personnalité remarquable qui aura dompté la noblesse d'épée et les seigneurs de guerre dans une parade courtisane des apparences.
    Mais derrière l'opulence de la cour, notre livre évoque la sorcellerie en reniant l'héritage de Descartes, de Pascal ou de Fermat. Car la fin du XVIIe Siècle est une période de paradoxe, ou la guerre côtoie la raison, la superstition fricote avec la science, l'intelligence politique s'exprime dans une monarchie absolue. Sous le luxe et le raffinement va éclater l'un des plus grands scandales de l'obscurantisme, la fameuse affaire des poisons. Jean-Christian Petitfils se plonge dans les archives pour nous faire le récit éclairé de cette affaire. Si les séries télévisées américaines excitent l'audimat en présentant des enquêteurs chargés de résoudre les fameuses affaires "classées", le travail de l'historien par comparaison est titanesque. Surtout lorsque le dossier est embrumé par les siècles et élagué par la censure d'un roi craignant les éclaboussures.
    En effet, vu des hauteurs de la cour, lorsque les petites gens s'entretuent gaiement ou s'adonnent à des niaiseries comme l'astrologie ou recherche de la pierre philosophale cela reste quantité négligeable. Malheureusement derrière les voiles de l'alchimie se cache souvent une assez grande connaissance dans la chimie ou la biologie, voire d'autres procédés plus ou moins exotiques pour faire périr son prochain. le poison reste une formidable invention pour faire valoir les droits de successions. A cela s'ajoute qu'il ne faut pas grande force physique pour verser une poudre dans une coupe ni grand courage pour épicer un plat. Ces dames avaient donc enfin une arme à leur disposition pour revendiquer un féminisme ambiteux face à l'hégémonie masculine, brutale et carnassière. Lorsque l'on parle des dames, outre le bas peuple, il reste ces Dames que l'on désigne avec une majuscule et dont le patronyme s'affuble de particules précieuses et de titres. Celle-là même qui pavanent à la cour du monarque solaire, soupirant une attention royale.
    Dès lors comment s'étonner que le roi connu pour son penchant pour la bagatelle n'aie eu quelque maitresse décue. L'empoisonement et son cortège de messes noire et de pactes avec le malin doivent alors être passées sous silence pour éviter de troubler une population prompte à la fronde. Il faut cacher la justice sous le sceau de la raison d'état pour permettre à la politique de dicter le bien de la cité.
    Malgré une volonté du secret et la destruction des dossiers de l'affaire des poisons, l'historien a réussi à reconstituer le drame. Grâce notamment à) la découverte fortuite des "dossiers de la Bastille" au XIXe siècle et notamment des dossiers d'instruction du lieutenant général de la police qui avait mené l'affaire.
    On découvre donc dans ce livre les complots des petites et des grandes gens relaté presque au jour le jour. Il n'est pas question de fiction, mais de fait. c'est tout juste si l'auteur interprète un peu les réactions chez les protagonistes. Seule la fin présente un argumentaire sur la culpabilité ou l'innocence des favorites du roi dans cette affaire.
    Si les faits sont relatés chronologiquement et que l'écheveau de l'intrigue de dévoile petit à petit à mesure que la justice la découvre, l'histoire reste assez difficile à lire. Be aucoup trop de personnages sont impliqués pour tous les retenir, après quelques dizaines de pages la confusion guette. Certaines conclusions des enquêteurs manquent de clarté. Tout cela ne rend pas la lecture facile.
    Alors même si ce livre m'a ouvert les yeux sur les pratiques de l'époque, le fonctionnement de la justice ou les jeux de pouvoir. Il reste que ce livre s'adresse plus à des amateurs éclairés ou des hommes de l'art qu'à un modeste oiseau curieux.

    Lien : http://oiseauchanteur.blogspot.com/2010/03/loiseau-signe-un-pacte-et..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par myloubook, le 25 avril 2010

    myloubook
    Je lis assez peu de livres historiques (à savoir un par an les années de pointe), mais j'ai le don de choisir des sujets pour le moins particuliers, comme "L'Affaire des Poisons, Crimes et Sorcellerie au temps du Roi-Soleil".
    Jean-Christian Petitfils y rend tout d'abord compte de plusieurs faits divers, avec les procès retentissants de plusieurs empoisonneurs, précurseurs d'une enquête aux ramifications interminables.
    Le 16 juillet 1676 est exécutée en place de Grève la Marquise de Brinvilliers (qui, par égard pour sa condition, aura simplement la tête coupée). Coupable d'avoir envoyé son père et ses frères au Paradis avant l'heure, la marquise est un personnage assez fascinant, dont les crimes ont été mis au point avec une rigueur et un calcul qui feront sans doute sourire les plus cyniques : ayant expérimenté un poison sur des animaux, "elle se fit alors infirmière bénévole, rendant visite aux pauvres de l'Hôtel-Dieu, s'asseyant à leur chevet, sourire aux lèvres, et les réconfortant avec des tisanes aux vertus calmantes, des pâtés, un peu de vin ou des friandises, comme de la confiture de groseille" (p36). Lorsqu'elle peut enfin mettre en pratique ses talents d'empoisonneuse sur un sujet plus intéressant, la marquise se rend au chevet de son pauvre père et l'assiste avec une piété toute filiale alors qu'une maladie l'emporte brutalement, lui laissant tout de même le temps de "coucher sur son testament sa chère enfant". Plus tard, lorsqu'elle est arrêtée, elle tente de mettre fin à ses jours par divers moyens, dont un des plus curieux: "Elle s'était fichée un bâton, devinez-où, écrivait Emmanuel de Coulanges à Mme de Sévigné" (p44).
    Ce cas constitue en quelque sorte une introduction avant que n'éclate le scandale de l'affaire des poisons. Suite à plusieurs arrestations et quelques séances de question extraordinaire, les langues se délient et les empoisonneurs dénoncent leurs complices, leurs rivaux et leurs clients, accusant plusieurs membres de la noblesse, y compris une suivante de Madame de Montespan, de s'être approvisionnés chez eux pour parvenir à leurs fins et, dans certains cas, pour s'approcher de la couche du Roi. Suivie par une commission d'enquête spéciale, l'affaire prend une importance inattendue.
    Outre l'affaire en elle-même, qui ne manque pas d'intérêt, ce livre permet de découvrir l'époque de Louis XIV sous un autre angle, plus sociologique. On découvre ainsi une société extrêmement superstitieuse, qui se montre à l'Eglise le dimanche pour se rendre le lundi auprès d'une diseuse de bonne aventure quelconque, où l'alchimie est "pratiquée" au sein des différentes couches de la société. Les messes noires ne manquent pas et les complots familiaux sont eux aussi légion. Puisqu'il est facile de se procurer du poison, le réglement des conflits familiaux et l'élimination des rivaux ont une solutiont toute trouvée.
    Au final, un livre qui se lit très facilement et qui offre un panorama assez complet sur le contexte dans lequel s'est déclenchée l'affaire des poisons, et sur les tenants et aboutissants de l'affaire en question. Si le sujet vous intéresse, n'hésitez pas à vous procurer ce texte !
    http://www.myloubook.com/archive/2010/04/18/petitfils-affaire-poisons.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par dabYo, le 02 avril 2010

    dabYo
    L'affaire des poisons est un livre historique rédigé par Jean-Christian Petitfils édité par les éditions Perrin, historien. Cet auteur a déjà publié plusieurs livres sont un sur L'assassinat de Henri IV. J'ai reçu ce livre grâce a l'opération Masse Critique. L'affaire des poisons est un fait divers que j'affectionne beaucoup (j'ai toujours été passionnée par la sorcellerie, alors vous comprenez…) alors quand je l'ai vu dans la liste, je n'ai pas hésité une seule seconde. Ce livre porte donc sur l'affaire des poisons, normalement, c'est connu comme histoire, mais vu qu'un de mes camarades de classe, que je ne citerais pas, a cru que je lisais un roman, je vous fais un résumé (je ne peut pas appeler ca un synopsis).
    1679, nous sommes en plein faste du règne du roi Louis XIV. Mais sous les belles parures et les beaux châteaux, éclate une affaire policière aux ramifications effarantes. On découvre un commerce de poisons (de poudres de successions) mais aussi d'ensorcellement, de messes noires (ces messes à l'envers pratiquées sur le corps nu d'une femme), d'avortements, de sacrifices humains, bref, la totale. Les accusés sont en premier lieu des personnes du peuple, mais bientot elles citent les noms qui fâchent. Notamment celui de Mme de Montespan la maitresse en titre du roi.
    Le roman se partage en deux parties (enfin, trois si on compte les annexes). La première est une exposition de l'affaire, de manière plutôt chronologique, la deuxième partie fait la part belle aux analyses et aux thèses soutenues dans le milieu historique.
    La première partie ne m'a pas appris énormément de choses, étant donné que je me suis intéressée depuis longtemps à cette affaire et que je la connaissais plutôt bien. Elle est en tout cas exposée de manière simple et compréhensive. Si vous ne connaissez pas, c'est la manière idéale d'aborder cette trouble période historique. Il faut dire que l'affaire dura trois bonnes années et créa un climat de suspicion dans le royaume.
    Le récit est parsemé d'extrait de sources d'époques, et l'auteur expose les faits tout en émettant les réserves qu'il faut. On sent l'importance de l'affaire monter petit a petit, passant de simple affaire d'empoisonnement à affaire d'État. Les différents protagonistes de l'histoire sont présentés a leur tour, leurs origines. On notera notamment le rôle important de La Reynie le premier des inspecteurs de police si on peut dire. Obstiné et pas dupe, le monsieur a laissé de nombreuses sources permettant aux historiens aujourd'hui de reconstituer correctement le déroulement de l‘affaire des Poisons.
    Cette affaire mets aussi en exergue les us et coutume de l'époque. Si vous ne connaissez pas bien l'époque, nul doute que vous apprendrez des éléments intéressants sur cette époque historique. le livre est accessible à tous, que vous soyez novice ou que vous ayez déjà une culture dans l'affaire, personne ne sera lésé. Il est évidemment passionnant de voir les trafics qui se déroulaient mais aussi les machinations et l'imagination des gens de l'époque, certes très chrétiens mais un christianisme somme toute très proche du paganisme.
    L'auteur s'intéresse ensuite de manière objective à l'affaire. Il relève les erreurs qui ont rendu cette affaire si difficile à éclaircir, notamment la disparition prématurée d'une accusée d'importance, la Voisin. Entre cela, le fait que La Reynie soit passé à coté de certains éléments toute la lumière ne fut pas faite à l'époque, et la relecture par les historiens de notre siècle (ou de celui d'avant d'ailleurs) ont permis d'innocenter quelques personnes.
    L'auteur reprend des thèses soutenues par des confrères, notamment certains défenseurs de la Montespan, il les analyse, et montre quels points sont faibles et quels points sont en effet fort troublants. Ceci dit, il ne statue pas, c'est à nous de faire notre opinion si on le veut. Il avance dans le tout dernier chapitre, après être revenu sur la mort de Mlle de Fontanges, une hypothèse plausible selon lui qui expliquerait plusieurs zones d'ombres. J'ai trouvé cette partie absolument passionnante. L'auteur fait preuve de recul et a fait un travail titanesque pour retrouver des notes parfois bien antérieures à l'affaire des poisons elle même.
    On notera à la fin aussi une chronologie bien utile pour se repérer entre toutes ses dates, ainsi qu'une rapide biographie des personnages impliqués dans l'affaire, ainsi que de nombreuses notes et une bibliographie complète.
    J'ai trouvé cette lecture tout a fait palpitante et la fin absolument passionnante. Petitfils rend palpitante cette enquête et ses parts d'ombres. Il a un style agréable et neutre comme il se doit dans ce genre de livres. Je vous le conseille que vous connaissiez ou non cette affaire. Je me procurerais peut être son ouvrage sur L'assassinat de Henri IV, qui ce coup ci est une affaire que je ne connais que partiellement.

    Lien : http://ifisdead.net/livres/laffaire-des-poisons-de-jean-christian-pe..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par athena1, le 07 avril 2010

    athena1
    Une fois de plus JC Petitfils m'a comblée !
    L'affaire des Poisons débute par l'exécution en place de Grève, en 1676, de la Marquise de Brinvilliers. Elle est condamnée à mort pour avoir empoisonné, avec l'aide de son amant Godin de Sainte Croix, son père, et ses deux frères.
    La Reynie désigné par Colbert comme Lieutenant Général de Police est chargé de cet affaire et ne sera pas au bout de ses peines. En effet les procès au sein de la juridiction spéciale pour les affaires d'empoisonnement et de sorcellerie vont s'enchaîner. Au cours des auditions vont surgir des noms tels que Olympe, nièce de Mazarin accusée par La Voisin d'avoir fait appel à ses services afin d'attenter à la vie de Mlle La Vallière, favorite du roi. Ou bien encore Racine, accusé lui aussi par La voisin d'avoir fait appel à ses services afin d'empoisonner sa maîtresse la du Parc
    Mais au coeur de ces sombres histoires d'empoisonnements, de sorcellerie ou bien encore d'avortements, se trouve l'Affaire. Il s'agit des témoignages accusant La Montespan d'avoir participé à des messes sacrilèges conduisant à la mort d'enfants sacrifiés, d'avoir administré au roi, à son insu, des filtres d'amour pour qu'elle reste sa favorite. Mais surtout elle est accusée d'avoir tenté de tuer Mlle de Fontanges ainsi que le Roi, ne supportant pas d'avoir été évincée par cette première.
    JC Petitfils dans ce magma de crimes traite avec brio le thème de la culpabilité de La Montespan et explore la piste de la Des Oeillets , dame de compagnie de la Marquise, et à ses heures perdues maîtresse de Louis XIV.
    Il met également l'accent sur la volonté de Louis XIV d'étouffer le cas de La Montespan. Ce dernier n'ayant pas hésité, à la fin du procès de l'affaire des Poisons, à condamner à l'enfermement à perpétuité tous ceux qui auraient été tentés de divulguer des informations sur la Marquise et ces accusations.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par StephaneA, le 14 janvier 2011

    StephaneA
    Ce livre écrit par historien reconnu, nous offre un compte rendu précis et objectif de l'affaire des poisons. Cette affaire commence par l'arrestation de la Marquise de Brinvilliers (en 1675), et dans un deuxième temps (en 1679) de ‘La Voisin', une ancienne accoucheuse, qui fournissait à une partie de la bonne société parisienne des filtres, onguents et des « poudres de succession » ; et finira (en quelque sorte) par la promulgation d'un édit en 1682 de la réglementation rigoureuse et efficace, limitant la diffusion et l'usage des substances toxiques. le livre se découpe en différentes partie, qui font d'abord exposées l'affaire (voire les affaires d'empoisonnement) pour finir par présenter l'Affaire des Poisons, à proprement parler, qui impliquera Mme de Montespan (maitresse du Roi) dans une tentative de meurtre sur Louis XIV. La dernière partie de l'ouvrage présentant la thèse (solide, argumentée avec les pour et les contres) de l'auteur sur la culpabilité (réelle ou supposé) de Mme de Montespan dans ce mystère de l'Histoire.
    Ce livre est formidable pour ses explications claires, bien que plutôt ciblé pour des amateurs ‘avertis' en histoire, toutes personnes curieuses et voulant apprendre plus sur l'époque et l'affaire seront comblés. le seul défaut que je lui trouve est que, bien que possédant en annexe une chronologie et biographie des intervenants, la multiplicité de ceux-ci (sur plus de 10 ans, c'est normal) laisse quelque fois un peu perdue, j'aurais apprécié les notes biographiques en bas de page plus qu'à la fin.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par StephaneA, le 27 décembre 2010

    En 1679, à l'apogée du règne de Louis XIV, en un siècle réputé pour son sens de la mesure, de la raison, mais aussi pour sa foi profonde - le siècle de Descartes et de Pascal -, dont on admire les splendeurs et le raffinement des clairs ordonnancements, un siècle où les Lettres et les Arts brillent éclat incomparable, éclatait, par un surprenant contraste; l'une des plus vastes et des plus sordides affaires criminelles de tous les temps.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (3)

Videos de Jean-Christian Petitfils

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Jean-Christian Petitfils

Jean-Christian Petitfils : Jésus (Festival de la Biographie). - 7,33 mn











Acheter sur Amazon

Faire découvrir L'affaire des Poisons : Crimes et sorcellerie au temps du Roi-Soleil par :

  • Mail
  • Blog

Lire un extrait

> voir plus

Lecteurs (26)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz