Ce roman se déroule au pied du Golden Gate.
Lieu : la Californie. Les années quatre-vingt.
Quelques Américains, sous l’œil de Vikram Seth,
Cherchent le grand amour et bravent le destin.
Cette épopée moderne, où satire et romance ... > voir plus
L'auteur nous livre la vie de quelques personnages dans le San Francisco des années 80. Un joli portrait de génération dans une ville toujours aussi romanesque mais quand même un peu creux. Car, oui, il faut l'avouer, l'histoire n'a rien d'extraordinaire. Certes, il donne un aperçu de la vie que quelques amis, leur devenir près de ce pont mythique... Les personnages sont décrits, à leur apparition dans l'histoire, par un ou deux sonnets. L'auteur nous laisse libre des les imaginer. Puis, peu à peu, les personnages se précisent et on peut commencer à s'attacher à eux. À la fin de ce livre, lu en quelques jours, de par la forme, j'ai eu l'impression de quitter de vieilles connaissances.
...
Pourquoi les éditeurs français ont-ils patienté 22 ans avant de publier Golden gate, premier roman chef d'œuvre de Vikram Seth ? Découragés d'avance, sans doute, par la difficulté de traduire plus de 300 pages de sonnets. Frileux, peut-être, à l'idée de proposer à leurs lecteurs ce qui serait – dixit Gore Vidal – « le plus grand roman californien écrit en vers… ».
Je suis jeune, ambitieux, en parfaite santé.
Autonome et sensé, solvable et sûr de moi.
Mais mes symptômes sont une calamité,
Et le Dow Jones de mon coeur est au plus bas ;
Le tournesol de ma jeunesse est tout fané.
Mes rêves d’autrefois sont gris et cabossés.
Le zoom de mon ardeur est complètement flou.
Ma vie est un roman rédigé par un fou.
A quoi attribuer ce déclin névrotique ?
Je fais beaucoup de sport et prend de la levure,
Mais chaque heure du jour me semble une imposture.
J’attends de toi, Janet, un savant diagnostic.
Je meurs ! défaille ! expire ! et pour de bon me noie !”
“Il te faudrait quelqu’un, John, cela va de soi.
5.4 (Note du traducteur : Pourquoi l'alexandrin
Et non, fidèlement, le vif octosyllabe
Puisque le tétramètre apparemment contient
Suffisamment de pieds pour imiter le crabe ?
Mais j'ai dû convenir que pour chasser huit pieds
Il fallait trop souvent tordre le chausse-pied
Du tempo et insérer, de force, la forme,
Au risque de causer une allure difforme.)
Vikram Seth : Deux vies Dans le cadre du "Salon du livre" dont le pays invité est l'Inde, Olivier Barrot présente cette semaine des livres d'auteurs de ce pays depuis le collège franco-britannique à la Cité Internationale Universitaire de Paris. Olivier Barrot parle du livre de Vikram SETH , " Deux vies" aux éditions Albin Michel. Photos extraites du livre.