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Un ogre en cavale
  13 août 2018
Un ogre en cavale de Paul Beorn
Jeanne est à l'hôpital dans un état critique, quand un ogre surgit dans sa chambre et mange son cœur ! Aussitôt après, un mousquetaire accompagné d'un chat apparaissent aussi et se lancent à la poursuite de l'ogre. Ni une ni deux, ragaillardie par une poudre magique, Jeanne s'élance à leur suite pour tenter de retrouver son cœur. Rien d'étonnant dans tout cela pour Jeanne qui croit encore au monde fantastique et à la magie.

Au fur et à mesure de sa fuite, alors qu'il dévore tous ceux qu'il croise, l'ogre ne cesse de grandir et semble chercher quelqu'un. Mousquetaire, chat et Jeanne, secondée d'un fantôme bienveillant, vont s'allier pour arrêter l'ogre et sauver Paris.
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Et après...
  13 août 2018
Et après... de Guillaume Musso
Nathan est un personnage très attachant, Mallory, Bonnie et même Jeffrey aussi. Un peu de surnaturel, tout en restant réaliste. J’ai trouvé que ce livre traîne un peu en longueur malgré une bonne histoire et un très bon dénouement.
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Kissing the Witch
  13 août 2018
Kissing the Witch de Emma Donoghue
Une nouvelle version de certains contes, racontés par les héroïnes concernées. J'ai aimé le style de l'écriture, les connections entre chaque histoire. Il a parfois une référence aux dessins animés, plus souvent à leur forme d'origine, et c'est tout. L'auteure prend les bases que tout le monde connaît et les complète avec sa propre version. L'une cherche l'homme de son cœur, l'autre la femme, ou celle-ci sa liberté, ou un meilleur destin.
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Le rocher de Tanios
  13 août 2018
Le rocher de Tanios de Amin Maalouf
Son écriture fluide et érudite se lit comme un conte, Amin MAALOUF nous plonge au cœur d'un village montagnard dans le Liban du XIXe siècle. Tout y est, les puissances féodales (Cheikh, Emir, Sultan) en place et la valse des compromis qui tournent inlassablement autour des usages, pris entre les combats que se livrent les Égyptiens et les Ottomans, et manipulées par les puissances colonisatrices en arrière fond (France, Grande Bretagne). Autour d'un fait réel, l'assassinat d'un Prélat catholique, Amin MAALOUF tisse la toile de son récit et nous immerge dans les querelles de religions entre catholiques et musulmans. Et dans cette toile d'araignée, le petit peuple ne sait que faire tant il lui est difficile d'imaginer dans quel jeu il joue.



Au cœur de ces batailles, Tanios enfant des montagnes libanaises, sera le pion involontaire de choix qui dépasse son existence. L'auteur nous livre aussi quelques magnifiques pages sur la vision pure de l'Amour de Tanios, tout juste quittant l'enfance sans encore être vraiment adulte.



Un vrai bonheur de lire et suivre un conteur tel qu'Amin MAALOUF! Sans hésitation, je recommande volontiers la lecture de ce livre ayant obtenu le Prix GONCOURT en 1993!
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Du côté du bonheur
  13 août 2018
Du côté du bonheur de Anna McPartlin
Livre surprenant ...sujet triste mais mène avec légèreté

Très beau
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Le chagrin des vivants
  13 août 2018
Le chagrin des vivants de Anna Hope
Novembre 1920. La première guerre mondiale est terminée depuis deux ans, mais pour ceux qui restent, les rescapés, les endeuillés, le glas n’en finit pas de sonner. Anna Hope nous livre dans Le chagrin des vivants, les portraits particulièrement touchants de trois femmes marquées par la perte. Un frère, un fiancé, un fils. C’est toute une nation qu’elle raconte, engluée dans la difficulté d’aller de l’avant. La cruauté inimaginable de la guerre.



Très documenté, Le chagrin des vivants se passe sur cinq jours, du 7 au 11 novembre 1920. Les chapitres alternent à Londres entre Hettie, Evie, Ada, et de courts passages en France autour du rapatriement du corps du soldat inconnu. Tous ceux noyés dans la boue des tranchées, tous ces corps qu’on n’a jamais retrouvés, et les autres, enterrés en France mais sur les tombes desquels les familles ne peuvent pas aller se recueillir car le voyage coûte trop cher. C’est eux, leurs familles, leurs amis, que l’on croise dans ce roman.



La plume d’Anna Hope est élégante et son analyse des tempéraments, très fine. Cela rend certaines scènes d’autant plus violentes. Élans, détresse, colère, amertume, elle nous livre ses personnages dans leur entière humanité. Ceux pour qui c’est devenu un crime d’être heureux ; ceux qui veulent espérer en l’avenir.



Un premier roman poignant, une très belle réussite.



« Alors que le silence s’étire, quelque chose devient manifeste. Il n’est pas là. Son fils n’est pas à l’intérieur de cette boite. Et pourtant elle n’est pas vide, elle est pleine d’un chagrin retentissant : le chagrin des vivants. »
Lien : https://lettresdirlandeetdai..
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À la Croisée des Mondes : Intégrale
  13 août 2018
À la Croisée des Mondes : Intégrale de Philip Pullman
Une superbe épopée à travers les mondes qui dépasse le simple conte pour enfants. Derrière ça, il y a une réflexion sur la religion, une guerre est menée, guerre symbolique qui transcende la fiction. Le combat de la connaissance et de l'avenir contre l'obscurantisme et l'ordre éternel du conservatisme.

Philip Pullman nous entraîne dans un monde fascinant rempli de divers créatures avec une mention spéciale aux daemons car depuis la fin de ma lecture, je rêve d'en avoir un :D

Dommage que l'adaptation cinématographique n'ai pas été à la hauteur.

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Agatha Raisin enquête, tome 1 : La quiche fat..
  13 août 2018
Agatha Raisin enquête, tome 1 : La quiche fatale de M. C. Beaton
Après la lecture de ce roman, je reste assez mitigée quand à l'impression qu'il m'a laissée. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans cette lecture, un peu fastidieuse à mon goût avec un personnage principal trop superficiel et quelque peu désagréable.

On apprend peu à peu à connaître Miss Raisin mais je n'ai pas réussi à m'attacher à cette enquêtrice du dimanche. J'essaierai peut-être un 2eme volet pour voir si cette impression persiste mais bon je reste sur ma faim.
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Magda
  13 août 2018
Magda de Roxane Dambre
Pour son nouveau roman Roxane Dambre nous présente Magda, jeune fille d'une vingtaine d'année qui est affligée d'un handicap assez encombrant : elle est maudite. Sa malédiction héréditaire, remonte, selon son père qui en est lui-même affligé, à plus de 2000 ans... autant dire que cela ne date pas d'hier. Pour Magda, passer une bonne journée, c'est donc quand aucun incendie, dégât des eaux, invasion d'insectes ou météorite n'est venu s'inviter dans sa vie. La Malédiction, Magda a appris à vivre avec. Elle n'a ni animaux de compagnie, ni amis et encore moins de petit ami. Elle a un assurance habitation à toute épreuve et n'a jamais vraiment quitté Paris.

La vie de Magda va prendre un tournant nouveau en rencontrant Ruben, jeune thésard plein d'optimisme qui, en tant que scientifique étudie les personnes maudites pour tenter de contre-carré les malédiction. Et si ce jeune homme tenait la solution pour que Magda puisse vivre comme tout le monde ?



Roxane Dambre nous propose un roman dans la lignée d'Aurora paru l'année dernière aux éditions de l'épée. Un personnage principal féminin plutôt solitaire, une sujet religieux, traité par un coté fantastique original et une quête qui traduit une recherche d'identité de l’héroïne. Magda est un peu plus sombre que des romans comme Un karma (presque) parfait mais l'humour, qui est et reste le point fort de cette jeune autrice, rend ce roman plus attachant que triste. Comme d'habitude, Roxane Dambre dévoile des personnages sensibles et optimistes, ce qui est toujours extrêmement agréable à lire.

J'ai peut être un peu moins accroché à Magda car comme pour Aurora, je trouve qu'il manque un petit quelque chose au roman pour qu'il soit un coup de cœur. Il manque de cette magie que l'on retrouve dans Scorpi, Animae ou même Un karma (presque) parfait avec des personnages secondaires importants et très travaillés (perso Arthur comme Daniel ou Philippa, je les ai trouvé extra). L'intrigue est peut être aussi trop linéaire et même si la fin est inattendue et surprenante, le reste de l'intrigue du livre manque un peu de profondeur.Cependant, je ne regrette pas d'avoir lu Magda. Comme avec chaque roman de Roxane Dambre j'ai passé un très bon moment. L'humour de l'autrice y étant pour beaucoup ! Mais j'ai aussi aimé le message que ce court roman transmet : éviter les mauvaises pensées car le karma existe et vous retournera tout le mal que vous pouvez y mettre.



Au final, une chouette lecture. Ce n'est certainement pas le meilleur roman de Roxane Dambre mais c'est tout de même un livre sympathique qui ,avec son format court, se lit tout seul. De l'humour, des personnages attachants et une intrigue originale qui en font une belle lecture pour l'été !
Lien : https://chutmamanlit.blogspo..
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Charisma
  13 août 2018
Charisma de Ryan Jeanne
Je remercie Netgalley et Laffont de m'avoir envoyé ce livre.

J'ai trouvé le propos (l'expérimentation ) intéressant, l'idée de départ innovante. Je reste cependant sur ma faim, et un peu déçue.



Je pense que ma déception provient du fait que j'ai du mal à croire aux personnages. Qu'une personne soit timide au point où en est l'héroine ne semble très exagéré. Admettons. Admettons aussi qu'elle accepte de se faire faire une injection en deux seconde sans réfléchir.

On a sans cesse l'impression que l'héroïne vit à côté de son corps, et qu'elle n'est jamais aussi impliquée que ses camarades.

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Les jolies choses
  13 août 2018
Les jolies choses de Virginie Despentes
Alors là, c' est la découverte de l' été ! Une écriture percutante pour un roman qui l' est tout autant. Pour découvrir l' auteure, j'ai opté pour ce roman publié en 1998. Faut dire que le sujet m' a tout de suite accrochée : 2 soeurs jumelles que tout oppose. L' une meure et l' autre décide de prendre sa place pour lancer sa carrière musicale. L' écriture de V. Despentes est sans fioritures, c' est cash. Comme ses personnages, écorchés de la vie même dans la réussite. Elle évoque le milieu sordide du show-business, la drogue, le sexe, l' argent, les fausses apparences. Et puis il y a Pauline, révoltée et forte qui va se transformer à coup d' artifices, va se perdre un peu et finalement, tardivement, mieux comprendre sa soeur. A travers Pauline et sa soeur Claudine, il y a aussi la question de la construction identitaire : des parents destructeurs aux désirs des hommes en passant par les rivalités féminines, les 2 soeurs vont se fondre plus ou moins aux attentes de leur entourage. Elle écrit de jolies choses Virginie Despentes.
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Projet Sin
  13 août 2018
Projet Sin de Lincoln Child
J'aime beaucoup Preston et Child réunis.

Ici j'ignore si c'est l'écriture de Child ou du traducteur mais il m'a fallu atteindre la 100ème page pour que cela commence à m'intéresser.

Enormément de termes pseudo-scientifiques et une certaine lenteur dans la moitié du bouquin, ensuite comme un second souffle ça devient enfin passionnant. Il y a une course contre la montre mais on devine la fin avant la fin.

Donc un peu déçu pour une fois par ce demi couple d'écrivains.
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Le Trône de Fer, Intégrale 3 : A Storm of Swords
  13 août 2018
Le Trône de Fer, Intégrale 3 : A Storm of Swords de George R.R. Martin
Ce livre est tellement plus profond que la série ! J'y ai retrouvé tellement d'anecdotes historiques cachés allant des Borgia aux rois maudits. C'est un vrai régal pour les férues d'histoire et de romans fantastiques. Certains personnages comme Belwas le fort m'ont paru si marquants que j'ai regretté de ne pas les voir dans l'adaptation télé. Je me suis terriblement attachée à Arya et Tyrion, Daenerys semble bien fade à côté (contrairement à la série). J'ai apprécié que Rob épouse sa femme par devoir et piégé par la ruse de sa famille (et non pas essentiellement par amour). On le sent tomber dans une toile d'araignée qui se referme sur lui. Tyrion est touchant dans son amour pour Shae qui apparaît comme une femme mystérieuse malgré ce qu'elle laisse voir en apparence. J'ai redécouvert certains personnages. Je n'imaginais pas Daenerys recouverte d'un hrakkar (lion blanc) de la tête aux pieds suite à la mort de Drogo. Quelle prestance ! On comprend également mieux le rapport entre Mélisandre, Stannis et Daenerys. En fait, Mélisandre se trompe juste de souverain :D Super livre, très bon moment de lecture
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Le Trône de Fer, Intégrale 2 : A Clash of Kings
  13 août 2018
Le Trône de Fer, Intégrale 2 : A Clash of Kings de George-R-R Martin
Ce livre est tellement plus profond que la série ! J'y ai retrouvé tellement d'anecdotes historiques cachés allant des Borgia aux rois maudits. C'est un vrai régal pour les férues d'histoire et de romans fantastiques. Certains personnages comme Belwas le fort m'ont paru si marquants que j'ai regretté de ne pas les voir dans l'adaptation télé. Je me suis terriblement attachée à Arya et Tyrion, Daenerys semble bien fade à côté (contrairement à la série). J'ai apprécié que Rob épouse sa femme par devoir et piégé par la ruse de sa famille (et non pas essentiellement par amour). On le sent tomber dans une toile d'araignée qui se referme sur lui. Tyrion est touchant dans son amour pour Shae qui apparaît comme une femme mystérieuse malgré ce qu'elle laisse voir en apparence. J'ai redécouvert certains personnages. Je n'imaginais pas Daenerys recouverte d'un hrakkar (lion blanc) de la tête aux pieds suite à la mort de Drogo. Quelle prestance ! On comprend également mieux le rapport entre Mélisandre, Stannis et Daenerys. En fait, Mélisandre se trompe juste de souverain :D Super livre, très bon moment de lecture
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Aux vents mauvais
  13 août 2018
Aux vents mauvais de Elena Piacentini
Autant le dire d'emblée, j'ai adoré ce roman noir.Je connaissais un peu l'auteur pour avoir lu et apprécié "des forêts et des âmes "et j'avais été transporté dans ce récit par une écriture de grande qualité et très efficace, mais pas le moins du monde pompeuse.Il est donc tout à fait naturel de retrouver cette "facilité d'expression écrite "dans cet ouvrage et c'est un grand bonheur.

Ensuite,il y a l'intrigue ou plutôt les intrigues qui vont se démêler sous nos yeux.Pas des intrigues destinées à "noircir du papier",non,des intrigues sordides ou passionnelles, mises en place comme des notes de musique sur une partition.Malgré les déplacements,les changements de lieu,d'époque, de contexte,aucun risque de confusion tant la maitrise de l'auteur est parfaite,on quitte un chapitre pour retrouver son thème un peu plus tard, subjugué par ce qui vient de se passer,impatient de savoir ce qui va arriver.Du début à la fin....

L'un des grands thèmes abordés, c'est le "déplacement forcé "(!!!!) de jeunes réunionnais dans quelques départements français dont la Creuse,cadre d'une partie du récit. Déplacement officiellement réalisé pour repeupler des zones géographiques victimes de désertification, Officieusement,pour des raisons sans doute moins avouables...Etant creusois,ayant connu certains de ces jeunes,vous comprendrez mon intérêt pour ce douloureux sujet.

Enfin,il y a ces personnages,éblouissants ou odieux, en tout cas magnifiquement dépeints dans le rôle qui leur est dévolu. Léonardi,le Corse au grand coeur et son adorable grand-mère ,Rémi ,l'adolescent si proche de sa mamie Simone,dite "Pythagore" et,en écho,Jean Toussaint séparé sans vergogne par des lois iniques de sa tendre grand-mère Mamilouise....Et Thierry?ange ou démon?je garderai pour moi ma petite idée mais qu'il est difficile de rester objectif quand la fiction se confond avec sa propre histoire. Et quelle belle équipe de policiers...Et Eliane...

La qualité d'un roman noir est de mettre en avant l'homme dans tout ce qu'il a de pire et le challenge est relevé avec brio dans" ces vents mauvais".Ce roman n'est pas violent,brutal,il est plus que ça, humain....tristement humain,hélas.

Ne le laissez pas passer,ce serait dommage,car on en sort vraiment "enrichi",interpellé, questionné, bousculé dans nos convictions humanistes.

1960,c'était hier,j'avais 7 ans ,et des petits réunionnais .....





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Madame Bovary
  13 août 2018
Madame Bovary de Gustave Flaubert
Ecriture magistrale, d'une précision extrême (style cinématographique) unique et inoubliable et pleine d'ironie. Charles est "triste comme une maison démeublée", ses discussions "sont plates comme des trottoirs de rue", etc.

Madame Bovary est un livre étonnant qui nous offre l'histoire d'une femme piégée par son idéal et qui n'arrive pas à transposer cet idéal dans le monde réel. C'est l'histoire émouvante d'une femme rêvant de passion sans savoir l'éprouver. C'est l'histoire d'une femme, qui n'a pas choisi son mari, et qui rêve de gala de charité ou de bal de débutante, alors qu'elle se retrouve condamné à regarder le cloché de l'église de son petit village.

Une grande sensualité et un érotisme certain en on fait un ouvrage censuré. Le grotesque des personnages fait sourire. Emma est égoïste, dépensière, pathétique. Charles est stupide, Rodolphe un idiot, Léon un doux rêveur un peu niais...
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L'appel de la forêt
  13 août 2018
L'appel de la forêt de London Jack
L'Appel de la forêt (ou L'Appel sauvage dans sa plus récente traduction) est chronologiquement le premier roman de Jack London ayant pour personnage principal un chien. Il y aura ensuite Croc-Blanc ; Jerry, chien des îles et enfin Michael, chien de cirque. Ce premier ouvrage est resté probablement le plus célèbre (quoique talonné de fort près par Croc-Blanc).



L'Appel de la forêt raconte comment, après moult péripéties, un chien californien, arraché à ses maîtres, finira par redevenir sauvage dans les montagnes arctiques d'Alaska à l'époque de la ruée vers l'or, au tout, tout début du XXème siècle.



À de très multiples égards, Croc-Blanc est un symétrique inversé de cet Appel de la forêt : la situation finale de l'un étant le début de l'autre et réciproquement. J'imagine que suite au succès rencontré par le premier (et donc aux rentrées d'argent subséquentes), grande était la tentation pour Jack London — qui entendait vivre de sa plume —, de resservir le couvert sur un thème équivalent. C'est ce qu'il fit avec Croc-Blanc et il le fit très bien car, selon moi, il a su gommer dans le deuxième roman bon nombre des petites maladresses qui émaillaient ce premier opus.



En premier lieu, le côté « super héros » du héros. Ici, le héros se prénomme Buck, c'est un croisé saint-bernard et berger écossais, qui vit paisiblement dans une sorte de grande hacienda californienne, jusqu'au jour où… sa vie bascule. Et là, de rudoiement en périple, d'odyssée en calvaire, Buck va s'avérer, dans le grand nord américain situé entre Alaska et Canada, être un super athlète du genre canin, un colosse d'airain, plus intelligent, plus puissant, plus endurant, plus résistant, plus menaçant, plus je-ne-sais-quoi encore en « ant » que tous les autres, huskies et loups compris. Bref, tellement plus « plus » que cela en devient peu crédible, et c'est selon moi un défaut que l'auteur corrigera quelque peu avec son héros dans Croc-Blanc.



En second lieu, la succession un peu artificielle des différents propriétaires de Buck. Car Buck, il faut bien le reconnaître, en ces contrées hostiles du Klondike, où la découverte de l'or faisait tourner les têtes au tournant du XXème siècle, comme tous les autres chiens de traîneau, était ravalé au statut de marchandise, et, en qualité de marchandise, avait non pas un maître mais un propriétaire. Et on peut tout de même considérer que de propriétaires, Buck en a eu beaucoup : j'en ai dénombré au moins six sans compter l'infâme Manuel, l'assistant jardinier, par l'entremise duquel tout arrive. Ça fait peut-être un peu trop, six propriétaires dans une vie de chien, sachant que sa vie est encore loin d'être terminée en fin d'ouvrage. Jack London se limitera à trois pour Croc-Blanc.



En troisième lieu, j'ai tendance à être assez mitigée, voire très, lorsqu'à plusieurs reprises l'auteur nous fait état d'un supposé atavisme, à mi-chemin entre le chamanisme et la génétique, qui ferait que Buck « ressentirait » au fond de son être une disposition primitive et aurait comme « en mémoire » une représentation de l'homme préhistorique et de ses attributs, ce qui faciliterait son retour à la vie sauvage. Ça ne correspond ni à ce dont j'avais l'intuition auparavant, ni à ce que dit la recherche actuelle après vérification, c'est même tout le contraire : les chiens sont de plus en plus adaptés à la sphère anthropique et plus loin que jamais de leur ancêtre sauvage, le loup. Des compétences nouvelles apparaissent (comme suivre le pointage du doigt d'un humain) et d'anciennes disparaissent (comme se déplacer dans une même direction sur des centaines de kilomètres) : on est sur la voie d'une spéciation. le portrait comportemental de Croc-Blanc me semble beaucoup plus réaliste sur ce point : même à la fin, il demeure « handicapé » des attributs propres au chien.



Ma quatrième remarque, quelque peu en lien avec la troisième, a trait à une espèce de destinée qui transparaît en fil conducteur tout au long de la narration et qui ferait état d'une manière de prédestination de Buck à la vie sauvage. En fait, ce qui me pousse à croire qu'il s'agit d'une maladresse, c'est que cela n'est présent que pour étayer la symbolique et le message que souhaite distiller Jack London : faire l'éloge du côté brut de la nature, du retour à la force originelle, loin de l'affaiblissement généralisé de la vie civilisée. Buck est fort et il a le caractère franc, il fait les choses par conviction et non par intérêt ; bref, tout le contraire de l'image que se faisait London du citadin moyen. Donc le roman sonne à mes oreilles comme un message à l'adresse des humains, où l'animal n'est que le moyen de véhiculer ce message. C'est tout à fait différent dans Croc-Blanc et surtout dans les deux derniers romans sur les chiens où la relation homme-chien est réellement au coeur des ouvrages et me semble tellement plus pertinente.



J'imagine qu'il n'est pas utile de continuer plus longuement ce bilan « à charge » de L'Appel de la forêt comparativement aux autres romans de l'auteur dédiés aux chiens. Cela avait juste pour objectif (et non pour prétention) de comparer et peut-être de rééquilibrer les « valeurs » supposées des uns et des autres pour des lecteurs qui n'auraient lus aucun de ceux-là. L'Appel de la forêt est extrêmement célèbre, les deux derniers comparativement beaucoup moins alors que leurs qualités respectives ne m'apparaissent pas significativement inférieures, c'est même, à mes yeux, tout le contraire.



Pour le reste, c'est tout de même un roman très agréable à lire, même s'il est un tout petit peu téléphoné par moments, on ne s'y ennuie guère. Toutefois et ce sera mon dernier mot, si vous n'aviez qu'un seul roman de cet auteur à choisir concernant les chiens, et en dépit de sa popularité, j'aurais tendance à ne pas vous conseiller celui-ci. Mais comme d'habitude, vous savez à présent que ceci n'est que mon avis, qu'il n'engage absolument que moi (et encore) et surtout que comme chacun de nous possède un avis différent, celui-ci, à lui tout seul ne signifie pas grand-chose.
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Il est déjà demain
  13 août 2018
Il est déjà demain de Henri Lopes
Henri Lopes revient non seulement sur son enfance, mais aussi sur sa généalogie.

A travers son histoire et celle des siens, on visite ainsi une tranche de l'histoire de l'Afrique, et de la colonisation belge. Je connais bien mieux la colonisation française. Ce petit pas de côté vers nos voisins (en liaison avec le rôle de la France) permet de mieux comprendre comment l'Afrique est amenée à fonctionner aujourd'hui
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Vie de ma voisine
  13 août 2018
Vie de ma voisine de Geneviève Brisac
Un livre délicat sans atermoiements, une rencontre entre deux femmes, l'autrice et sa voisine. Mais une voisine spéciale, qui livre peu à peu le récit d'une vie parsemée d'épisodes tragiques (la perte de ses parents déportés), des rencontres enrichissantes avec de vrais héros de la résistance, son engagement politique à faveur de la liberté.



Un témoignage court mais dense qui nous émeut et nous émerveille par la grande force que la vie peut donner à des êtres qui ont vécu le pire.



Et nous, qui nous plaignons quotidiennement de nos petits maux, c'est une leçon d'humilité à découvrir et à méditer.
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Baby Doll
  13 août 2018
Baby Doll de Overton Hollie
Une lecture qui a fait parler d’elle au sein du Picabo River Book Club (club dédié à la littérature Nord-Américaine) à sa sortie. Des avis aussi enthousiastes que timorés.









Je ne te cache pas que le résumé a tout pour intriguer. Je pense avoir imaginée une dizaine de scénario et j’étais loin, très loin du compte.







Hollie Overton ne ménage pas son lecteur et fait vivre à ses personnages toutes les misères du monde. Un thriller psychologique étonnamment sombre où les moments de plénitude sont très rares.







Il ne me semble jamais avoir lu un thriller traitant sur l’après d’un kidnapping, de séquestration et d’une libération. A contrario j’ai déjà visionné plus d’un film sur le sujet. Mais c’est d’autant plus remuant quand tu lis. N’est ce pas ? Pour ma part je suis plus sensible aux mots.







Lily a été captive pendant huit longues années. Enlevée à l’âge de 16 ans, elle a subi de nombreuses tortures, privations, abus sexuels, viols et j’en passe. D’ailleurs l’auteur a eu la gentillesse de ne pas nous décrire toute cette partie, laissant les suggestions faire le travail. Lily, sous ses airs de femme soumise, bafouée, esclave, a toujours nourri des rêves d’évasion et de liberté. Espoir qu’elle partage avec sa petite fille, Sky.









Lorsque l’impensable se produit, c’est avec toute sa rage qu’elle prend la fuite. Retrouver les siens, son premier amour, sa jumelle, sa maison, ce sont tous ces éléments qui la tirent vers le haut, pour se surpasser, pour éviter de s’écrouler.







Seulement si la liberté est enfin là, palpable, son tortionnaire derrière les barreaux, le gout à la vie, son paradis si chéri s’écroule car le monde, son monde a continué d’avancer sans elle. Elle ne comprend plus ce qui se déroule sous ses yeux, et l’adaptation est aussi une épreuve insurmontable que son enfermement.









C’est sur ce point là que Overton excelle. C’est cette manière de mettre en scène une liberté qui n’en est pas forcément une. L’emprise psychologique, la phobie de l’inconnu, la réappropriation d’elle même, l’acceptation de ce nouvel entourage, tout autant de points qui façonnent la trame de l’histoire. C’est sans contexte remuant. L’auteure n’hésite à aucun moment de corser son histoire en y rajoutant ces petits éléments perturbants qui font au final un grand tout subjuguant.







La psychologie des personnages est parfaitement maitrisée et saisissante. J’ai suivi toutes les réflexions, les décisions, les doutes et le peurs de chaque protagonistes et le texte à 4 voix facilitent l’imprégnation de ces derniers. J’ai tour à tour, découvert les pensées de Lily, de sa sœur jumelle, de sa mère et de son tortionnaire. De fil en aiguille, les éléments composent un ensemble tonitruant reflétant les profondeurs de l’âme humaine et de ce qu’elle a de plus pervers. Des personnes détruits par ces épreuves qui font face à leur manière qu’elle soit bonne ou mauvaise. Des actes impardonnables, insoupçonnés, inconsidérés et d’amours.









Ce thriller est petit coup de cœur. Il me manque un quelque chose au sujet du tortionnaire, et là c’est mon côté machiavélique qui parle. Dommage que l’auteur n’a pas développé son ressenti, notamment au niveau du final. Ca reste en soit un point stratégique pour lui voler la vedette, je pense que j’aurai aimé voir, plutôt lire, sa fureur et son apitoiement.









Ce premier roman est une sacrée claque pour ma part. Emotionnellement intense, l’histoire ne peut pas te laisser insensible. Ca remue les tripes et c’est effroyable. A découvrir si t’aime cette atmosphère.
Lien : https://lesmisschocolatinebo..
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