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Injustice - Les Dieux sont parmi nous, tome..
  10 mai 2021
Injustice - Les Dieux sont parmi nous, tome 1 : Année 1, 1ère partie de Taylor/Raapack
Après un drame, Superman pète les plombs et devient un tyran. Tandis que la plupart des super-héros se rangent à ses côtés pour maintenir la paix sur terre coûte que coûte, d’autres choisissent de le combattre sous l’impulsion de Batman.



Les thèmes abordés dans ce comics l’ont souvent été dans d’autres histoires de super-héros: avoir de super-pouvoirs implique-t-il de s’en servir et si oui, à quel escient? Faut-il prendre des décisions à la place des humains ordinaires et donc leur confisquer leur libre-arbitre pour le bien commun? A quel moment passe-t-on de héros à dictateur? Est-il vraiment possible de maintenir la paix sur Terre? Peut-on être du « bon côté » si on utilise les mêmes méthodes que les criminels? En bref, la fin justifie-t-elle les moyens?



Oui, selon Superman et quelques autres. Non, selon Batman et ses alliés.



Se posent aussi les questions de la peine de mort, des dérives religieuses ou encore du deuil. Mais aussi des questionnements propres à chacun-e des super-héro-ïne-s impliqué-e-s.



Il y a beaucoup d’action, de batailles et de retournements de situation. Les liens entre les personnages sont explorés sous divers angles, ce qui est également l’occasion d’en découvrir plus sur les démons et motivations de certains d’entre eux.



Les dessins et couleurs sont typiques du genre. C’est parfois un peu inégal du fait que beaucoup d’artistes ont travaillé sur les dessins. J’ai plus accroché au style de certains et moins à celui des autres, question de goût personnel. Il y a beaucoup de décors différents et des personnages variés, avec pas mal de détails dans les visages et les costumes. Dans l’ensemble c’est très dynamique.



Le comics est assez épais, on n’échappe pas à certaines longueurs. Par moments j’avais l’impression de tourner un peu en rond, du fait que le même genre d’évènements se reproduisait pour toujours aboutir aux mêmes conclusions au lieu d’avancer dans le développement de l’intrigue. Mais ç’a vraiment été une très bonne lecture et j’ai très hâte de lire la suite.
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Le coup de grâce
  10 mai 2021
Le coup de grâce de Marguerite Yourcenar
Ce n’est pas le contexte historique et géographique (que j’ai eu beaucoup de mal à situer : 1919, guerre civile aux confins des Pays baltes et de la Russie) qui attire l’attention ici, mais la prodigieuse étude de caractère des personnages, surtout celle du narrateur Eric von Lhomond.



Quel personnage incroyable, froid, calculateur, insondable parfois, colérique, en parfaite harmonie avec la guerre qu’il essuie. Ne sachant véritablement plus distinguer les valeurs humaines, ni croire en l’homme ou en la femme.



C’est depuis le château délabré de Kratovicé, devenue forteresse assiégée, où il a passé ses vacances avec Conrad et sa soeur Sophie, que Lhomond est en garnison pour combattre les bolchéviques.

La guerre est longue, lassante. Les conditions climatiques difficiles. La faim, l’ennui règnent pesamment sur ce décor lugubre. Mais le combat le plus intense est celui qui oppose Sophie à Lhomond. Sophie est amoureuse, prête à se donner, capable des pires folies pour faire réagir son bel officier. Et celui-ci la dédaigne, la repousse, la méprise aussi...



Les trois héros de ce court roman sont jeunes, beaux et issus d’une vieille aristocratie ruinée. Les descriptions de Conrad et Sophie ne reflètent pas leur genre. Conrad est quelqu’un de doux et gracieux alors que sa soeur est plutôt volcanique et lourdaude. Du moins est-ce ainsi qu’Eric nous les dévoile. Ce qui laisse penser que celui-ci est bien plus attiré par le frère que par la soeur, mais sans jamais se l’avouer vraiment.

Eric von Lhomond, au-delà de ce cynisme voulu et cultivé, est d’une infinie lucidité sur lui-même et combat autant l’ennemi guerrier que l’amour qui pourrait le faire fléchir.



Ce récit prend le lecteur pour témoin de cette longue montée émotionnelle jusqu’au drame final, de ces ravages psychiques et physiques causés par la guerre. Un récit poignant qui laisse dans la mémoire une trace marquante bien après la fin de la lecture.

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Dahliya, artisane magicienne, tome 3
  10 mai 2021
Dahliya, artisane magicienne, tome 3 de Hisaya Amagishi
Cette série est toujours aussi intéressante, originale et cool. Personnellement j’adore. C’est un isekai qui change, qui surprend, qui fait réfléchir, et nous en met plein la vue. J’imagine que tout le monde ne sera pas aussi conquis que moi, mais moi je suis ravie de pouvoir avoir accès à des pépites de ce genre là.



Dahliya est toujours aussi formidable. J’ai également été très touchée par les parties qui remettent sur le devant de la scène son passé dans ce monde et dans notre monde, celui d’origine pour elle. Dans ce nouveau monde entre autre avec son mari. Nous voyons totalement qu’elle n’a pas la même stature, sourire, confiance en elle, mais également par celui dans notre monde, qui continue à lui donner des idées, mais où nous voyons aussi certains problèmes épineux traversés les mondes.



J’adore également la voir dans son activité de créatrice, d’inventrice, d’artisane. Mais j’aime et je félicite également sa prise de recul, son envie d’être au plus juste. Elle fait au mieux, elle réfléchit, elle demande des retours sur ses produits, réfléchit au meilleur prix, mais elle sait également s’entourer, et demander de l’aide si besoin. Dans le sens, nous n’avons pas tous le même domaine de compétences, nous ne pouvons « malheureusement » pas tout maîtrisé par nous-mêmes.

Elle sait également malgré la souffrance faire la part des choses, et ne pas faire payer tout le monde pour la cruauté d’une personne.



Nous pouvons également apprécier les moments d’amour ou d’amitié, telle est la question quelque part, entre Dahliya et Wolf. En tout cas, ils partagent repas, conseils, vies, inventions, dans la joie et la bonne humeur, et ont fait au moins naître de l’amitié. Les voir ensemble donnent le sourire 🙂

Evidemment, il y a aussi des moments où nous les suivons chacun de leur côté. Entre autres, Wolf va avoir une expédition pour éliminer des grandes grenouilles, et des petites surprises vous attendent pendant celle-ci.



Nous apprenons également à connaître ce monde de fantasy petit à petit.



Un isekai de qualité, avec un très beau graphisme, qui change. Une artisane magique géniale. Le plaisir de découvrir cet autre monde, et de très belles réflexions que ce soit sur ce monde, ou son monde d’origine.
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Tir Nan Og, Tome 2 : L'héritage
  10 mai 2021
Tir Nan Og, Tome 2 : L'héritage de Fabrice Colin
Ce second tome s’ouvre exactement là où se refermait le précédent. Comme dit au-dessus, c’est surtout en arrivant là qu’on comprend mieux ce qui se passe et que les enjeux nous sont un peu plus expliqués.



Les dessins sont toujours aussi beaux, bien plus que ce que laissent voir les couverture, je trouve. Les couleurs sont subtiles, elles varient selon les personnages qu’on suit et l’aspect de l’intrigue qu’on aborde.



Le problème de cette série, c’est qu’elle s’arrête là. Elle est notée comme toujours en cours sur les sites que j’ai consultés, mais vu que la parution date de 2006, je doute fortement qu’on connaisse le fin mot de l’histoire un jour. Ce qui est bien dommage, car cette histoire était vraiment intéressante et j’ai beaucoup aimé l’univers visuel. Mais je ne vais pas vous conseiller une série qui n’a pas de suite (ce qu’évidemment j’ignorais en me lançant dans cette lecture, je pensais avoir affaire à une duologie)…



Dommage!
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Dahliya, artisane magicienne, tome 2
  10 mai 2021
Dahliya, artisane magicienne, tome 2 de Hisaya Amagishi
Dahliya parmi tous les isekai, donc une personne de notre monde transposée dans un autre monde, ici suite à sa mort dans notre monde, est vraiment à part.

Il est différent, le graphisme est magnifique, il me fait ressentir des émotions très vives, à fleur de peau par moment.

Il donne aussi un côté « Life », un côté tranche de vie adulte et mûr.

C’est pour un bijou à l’état brut que nous polissons au fur et à mesure, une lecture qui nous change et nous bouscule.



On est d’accord sur le côté sublime de la couverture ? Nous voyons Dahliya devant nous, comme magique, un jeune homme en arrière plan que nous allons apprécié de revoir, et toute la magie de ce monde où on a tout à découvrir, mais où tout ce qui est position sociale, statut, semblent vraiment traversé les mondes.



Le graphisme est sublime, ces moments où elle crée, où c’est utile, sont tellement magiques.

Et elle utilise également quelque chose qui me ravie dans les isekai c’est sa connaissance de notre monde, ainsi plein d’objets avec des noms différents nous rappellent notre technologie, cela me fait toujours autant sourire.



Son père, quel sacré personnage, plein de surprises, qui a anticipait pas mal de choses.



Nous allons rencontré pas mal de personnages, mais également sentir le poids social par moment. De plus, nous reverrons le personnage qui m’a énervé dans le tome 1, et qui va encore en rajouter une couche dans le tome 2.



Quand nous revoyons l’homme que nous avons connu dans le tome 1, il fait là une très belle apparition, et a de très beaux échanges avec elle. C’est vraiment très intéressant d’apprendre à plus le connaître, lui, sa famille, ce poids qu’il porte, et leur belle amitié qui se développe.



Dahliya peut compter sur son métier pour bâtir sa vie, mais également des objets magiques qui embellirons la vie des gens.



Elle fera des rencontres de toutes sortes, heureusement il y en a aussi de belles et de bonnes dans le lot, par comme l’autre crétin qui me sort par les yeux.



PS : Nous commençons avec une magnifique page couleur qui reprendre l’image de la couverture

PS 2 : Ce n’est pas merveilleux de commencer la semaine avec une artisane magicienne ?

PS 3 : L’objet de la quatrième de couverture a toute son importance et son charme, à découvrir dans votre tome.

PS 4 : Ces yeux, ces ombres, ce jugement qui s’abat, c’est terriblement bien représenté et glaçant.
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L'infini des possibles
  10 mai 2021
L'infini des possibles de Lori Nelson Spielman
UN DOUX ROMAN... 🇮🇹



Paulina Fontana, invite ses petites nièces à découvrir son pays natal, l'Italie. Elle l'a promis: le jour de ses 80 ans, elle retrouvera l'amour de sa vie et mettra fin à la malédiction. Pendant des siècles, aucune des deuxièmes filles de la famille Fontana n'a trouvé l'amour. En voulant briser ce sort, Paulina va révéler des secrets de famille qui étaient restés enfouis bien longtemps...



J'ai beaucoup aimé ce roman qui m'a fait passer un joli moment. Une saga familiale italienne comme on les aime : des secrets de famille, un voyage et beaucoup d'amour ! Parce qu'après tout, la vie est plus intéressante quand on arrive à dire "c'est possible"... 💫



Au cours de ce voyage, les deux nièces vont surtout partir à la rencontre d'elles-mêmes et découvrir un secret de famille qu'elles étaient loin d'imaginer... Poppy va t'elle réussir à retrouver l'homme de sa vie? Y a t'il vraiment une malédiction au sein de la famille Fontana? Ou est-ce une simple coïncidence?

À vous de le découvrir...



Une lecture où tout est possible, une jolie ôde à l'amour à la vie, à l'espoir (ça fait peut être un peu cliché dit comme ça !). C'est fluide et facile à lire, l'histoire familiale est prenante, on déambule dans des villes italiennes.



J'ai passé un bon moment mais -petit bémol- j'ai trouvé le tout un peu trop "gentillet", plus de nuances auraient été les bienvenues ! Une lecture rafraîchissante mais qui sera vite oubliée pour moi !
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Tir Nan Og, tome 1 : L'exode
  10 mai 2021
Tir Nan Og, tome 1 : L'exode de Fabrice Colin
Un groupe d’enfants des rues essaie tant bien que mal de survivre dans le New York du 19e siècle, après l’exode de milliers d’Irlandais et des créatures magiques qui peuplent leur île vers le Nouveau Monde.



Le propos de ce premier tome m’a semblé assez confus et j’avoue que je ne comprenais pas vraiment ce que les auteurs essayaient de raconter. Mais les dessins et les couleurs, magnifiques, ont été une raison suffisante pour m’accrocher, jusqu’à ce que finalement ça devienne un peu plus clair. Même si, pour être franche, c’est surtout avec le tome 2 que ça commence à s’éclairer…
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La douce nuit qui marche
  10 mai 2021
La douce nuit qui marche de Iris Oscar Vega
Je vais tâcher d'être impartiale car je connais particulièrement bien Iris et sa famille depuis très longtemps. Sous un nom de plume revendiquant ses origines ibériques, cette jeune femme dynamique transmet par son écriture simple, claire et sensible tout le mal-être vécu par son héros confronté à l'incompréhension de son entourage.



Avant même avoir tourné la première page, ma première critique a été celle du titre que j'ai eu du mal à retenir, ce qui me semble être un handicap pour un ouvrage mais j'avais oublié l'attachement de cette autrice pour la poésie, digne héritage paternel.



Le combat titanesque que livre Gaspard contre l'alcool, Iris le connaît bien pour s'être documentée auprès d'associations et pour avoir assisté à la descente aux enfers, sans retour, d'une jeune ado puis adulte de son entourage dont elle était très proche. Son livre est d'autant plus touchant quand on connaît les personnes réelles qui ont, sans aucun doute, été la palette que le pinceau d'Iris a caressée pour brosser quelques uns des traits de caractère des personnages qui l'habitent.



Ce premier roman est écrit dans un langage actuel, direct et franc. Pas de faux-semblants. Uniquement du ressenti, de la souffrance ravageant tout sur son passage dans une spirale descendante vertigineuse. Le lecteur assiste impuissant à cette fuite en avant effrénée, tout comme la famille et les amis de Gaspard. Sa planche de salut sera certains compagnons d'infortune qui ont connu le même parcours. Seuls l'Amitié et l'Amour seront capables de tenir tête à ses démons et de le sauver de son addiction meurtrière.



Si ce récit a une chute plutôt optimiste, il n'est pas sans laisser les traces d'un combat contre soi-même. Il décrit la difficulté des êtres fragilisés, non seulement à voir le bout du tunnel mais aussi à accepter l'aide d'autrui. Accepter son statut de "malade" est difficile tant le monde irréel créé par l'alcool devient le quotidien. Mais il est nécessaire et représente le premier pas vers une guérison possible.



Afin de clôturer dignement cette chronique, voici le poème de Charles Baudelaire provenant de son œuvre prodigieuse "Les fleurs du Mal" (édition posthume) dont le titre du livre est extrait, illustrant magistralement la douleur de Gaspard et légitimant ce choix:



Recueillement



Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.

Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:

Une atmosphère obscure enveloppe la ville,

Aux uns portant la paix, aux autres le souci.



Pendant que des mortels la multitude vile,

Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,

Va cueillir des remords dans la fête servile,

Ma Douleur, donne-moi la main; viens par ici,



Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,

Sur les balcons du ciel, en robes surannées;

Surgir du fond des eaux le Regret souriant;



Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,

Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,

Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.
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Dahliya, artisane magicienne, tome 1
  10 mai 2021
Dahliya, artisane magicienne, tome 1 de Hisaya Amagishi
La première chose qui me vient à l’esprit, c’est « je ne m’attendais pas à ça ». J’ai également traversé un mélange d’émotions à fleur de peau. Vu que j’ai poussé des cris par moment devant mon manga.Oups.

En vrai, c’est pas facile de me faire forcément réagir, ou du moins en vraiment le sortant de mon corps.

Ce manga, cette histoire, ce graphisme, cette couverture, avait tout pour me plaire. Alors quel est le verdict ? Oui, c’est très bien, coup de coeur, et j’ai hâte de le continuer.



Le graphisme. Oui, arrêtons nous cinq minutes sur cette merveille qui sublime le manga, sans parler des soucis du détail sur certaines pages. Nous commençons par une page couleur, et le graphisme en met plein les yeux. C’est une pure merveille.

Le premier chapitre nous présente Dahliya, et c’est là dès la première page que nous apprenons être dans un isekai, Dahliya vient de notre monde, où sa fin de vie est bien triste.

Son travail l’a quelque part anéantie, toujours à baisser la tête.

Elle espère profiter de cette opportunité et faire mieux dans sa nouvelle vie, née fille d’un artisan d’objet magique, elle est vite intéressée, captivée. Elle a des étoiles dans les yeux et nous avec.

La première partie montre donc Irma, qui est sa meilleure amie, lui dis les choses franchement, et la soutient dans ses inventions, et Dahliya en train d’apprendre plein de choses, de faire des essais.

Comme beaucoup d’autres fois, la magie et la science semble se confondre. Elle utilise ses connaissances de notre monde, des idées venues de celui-ci, pour les appliquer à ce monde ci.



Elle a une belle et trendre relation avec son père. Elle fait des études et grandit. Progressivement ce monde, ces règles nous sont expliquées.

Elle s’entend bien avec le disciple de son père.

Et c’est qu’elle en a des idées, mais elle ne doit pas oublier de les protéger.



La dernière partie est la plus difficile, mais aussi ce qui va sans doute lui permettre de s’émanciper totalement et de grandir. Elle rappelle également l’importance de discuter, de communiquer, de se protéger, de sécuriser ses biens etc.

Et de manière plus brutale, ce qui lui permet de faire le tri, se débarrasser des gens nocifs, de se respecter pour son travail.



Dahliya est très investie dans son travail et elle l’apprécie beaucoup. Elle a aussi toute une partie commerciale et contrats à gérer. Elle donne le meilleur d’elle-même, mais elle vit dans une société où la place des femmes est compliquée.

D’ailleurs, à certains moments de l’histoire, malheureusement, elle se laisse un peu trop faire (d’où mes cris).



En tout cas, elle nous fait plaisir car elle a décidé de ne plus s’abaisser, et qu’elle pourra vivre par elle-même, nous serons ravie de la suivre dans la suite de ses aventures.

Je suis également curieuse de revoir un des personnages qu’elle a rencontré vers les derniers chapitres.



Comme dans la petite faiseuse de livres, le monde on le découvre au fur et à mesure, il nous est expliqué, ainsi que la partie commerciale et clairement celui-ci aussi va sans doute devenir un grand coup de coeur, et sera lu au plus vite dès qu’il sort.



Selon comment on le vit, il est possible que ce côté descriptif en ennuie certains (guilde, …) mais je trouve cela intéressant et tout aussi important que le reste.

Mais généralement ce genre fonctionne bien sur moi, et je pars du principe que je peux lui accorder toute ma confiance.



PS : Avec la postface à la fin, on apprend en même temps que le manga est tiré d’un light novel, du coup j’aimerai bien le lire aussi.



En tout cas, le manga m’aura mis à mal une partie du temps, mais heureusement cela rebondit ensuite. Même si ce n’est pas totalement de son fait. Allez courage Dahliya .
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Idéalis : À la lueur d'une étoile inconnue
  10 mai 2021
Idéalis : À la lueur d'une étoile inconnue de Christopher Paolini
La série Eragon a longtemps été pour moi un ouvrage doudou, je les ai lu, relu et encore lu ! Alors savoir que Paolini allait sortir un livre qui s’éloigne du fantasy, forcément que je suis emballé ! J’ai pu recevoir Idéalis dans le cadre d’un partenariat avec Babelio.



Christopher Paolini le dit : Idéalis est une lettre d’amour au genre de la science-fiction et il a bien raison ! On y retrouve le fatras d’information propre au genre mais sans perdre le lecteur, c’est un pari réussit ! Ainsi, nous avons un roman qui fera connaître au lecteur novice la science-fiction mais qui intéressera malgré tout l’adepte qui a déjà tout lu.



Et parlons-en de cette écriture ! On est dans la tête de Kira, Kira terriblement résiliente face à toute la merde qui lui tombe dessus. On nous jette dans ce monde étrange, plein de technologies que l’on ne comprend pas de prime abord. On se perd dans ce flot d’informations continue, comme si on avait nous-même un implant directement dans le cerveau. Mais c’est bien mené, on se perd qu’en apparence ! Les descriptions que nous offrent Paolini sont incroyablement imagées et tout son style d’écriture change par rapport à Eragon. On a accès à un vocabulaire plus contemporain, moderne, avec tout un tas de termes inventés comme le futur pourrait le faire. Mais le lecteur n’est pas perdu, c’est pour cela que le pari est entièrement réussi !



L’histoire m’a prise au tripe directement et ce malgré le certain agacement que m’a fait ressentir Kira pendant les premières pages – agacement qui disparait vite, je vous rassure ! Si on croit venir l’intrigue, j’ai été surpris que non, celle-ci nous prend vite à revers. J’ai eu beaucoup d’empathie pour Kira qui, comme je l’ai dit plus tôt, fait preuve de beaucoup de résilience face aux épreuves nombreuses qu’elle traverse. Chacun des personnages développés par Paolini ont tous la flamme qui leur est propre et j’ai été agréablement surpris de la certaine diversité insufflée entre les pages du roman. On dit régulièrement que la science-fiction est un genre écrit par les hommes pour les hommes, mais Paolini réussit à donner un grand coup de pieds dans cette fourmilière sexiste en faisant de Kira une héroïne forte, pleine d’humanité, entourée d’hommes et de femmes tout aussi mémorables, sans distinction de genre. Ça fait plaisir à lire !



La science-fiction est également connue pour porter une critique de la société moderne. Ici, Christopher Paolini se fait plaisir : les grandes corporations, les militaires, le gouvernement, la colonisation, l’autorité… tout y passe ! Je pense qu’on pourrait bien en trouver d’autres, de critiques, mais celles-ci sont les principales que j’ai retenues.



Donc oui, que vous soyez novice et amateur de science-fiction, je vous recommande Idéalis vivement ! Ce roman a été pour moi un véritable coup de cœur et j’ai hâte d’être en septembre pour lire la deuxième partie du livre !
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Le moine mort, tome 1 : Le manuscrit condamné
  10 mai 2021
Le moine mort, tome 1 : Le manuscrit condamné de Jean-David Morvan
Le récit prend la forme désormais classique du narrateur monastique modèle Le Nome de la rose qui témoigne de la croisade fondamentaliste d’une Église imaginaire mais bien inspirée du pire de notre Histoire. Sous des pinceaux réellement inspirés du jeune ScieTronc (qui avait déjà impressionné sur le premier Boris Vian, déjà scénarisé par Morvan), on en restera donc là après 48 pages où l’on ne fait que découvrir l’univers tout en architectures et contre-plongées visiblement inspiré par les dessins du Piranese (qui donne son nom au héros). C’est beau mais c’est maigre. C’est vraiment dommage car graphiquement l’univers mis en place accroche réellement notre intérêt en s’appuyant peut-être sur le design semi-historique de la série Game of Thrones, mais surtout sur un sens du cadrage qui permet de donner un cachet fou à la plupart des cases. Il n’aurait fallu que quelques séquences de plus pour semer l’envie de découverte au lieu de quoi l’effet retombe un peu comme un soufflet en oubliant l’envie. Difficile donc de se prononcer sur une série pas vraiment commencée. Il faudra donc attendre le second tome pour se faire réellement un avis.



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Harceler n'est pas jouer
  10 mai 2021
Harceler n'est pas jouer de Delphine Pessin
... Un sujet interpelant mais essentiel car encore trop courant dans nos écoles. Il est abordé avec bienveillance et douceur, pour les lecteurs dès 10 ans, afin de sensibiliser dès le plus jeune âge. Delphine Pessin fait également intervenir son héroïne du roman pour adolescents La carotte et le bâton, Emilie, qui était également victime de harcèlement. Une histoire touchante, choquante, qui marquera les esprits et, je l'espère, sensibilisera les lecteurs pour ne plus que ces situations arrivent au sein de nos établissements. Lisez-le et venez en aide à Léonie, vous allez apprendre comment sortir de ce cercle vicieux.
Lien : https://booksetboom.blogspot..
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Héros de l'Olympe, tome 2 : Le fils de Neptune
  10 mai 2021
Héros de l'Olympe, tome 2 : Le fils de Neptune de Rick Riordan
Si j’avais plutôt bien apprécié le premier tome et faire la rencontre de Leo et Piper, je dois avouer que ce tome m’a bien plus emballé ! Est-ce que c’est l’effet Percy Jackson ? C’est possible, mais il est vrai que celui-là est bien meilleur pour moi !



D’entrée avec ce tome, on retrouve notre Percy Jackson qui est quasiment complètement amnésique. Il se souvient de seulement deux ou trois choses et c’est encore pas mal flou pour lui. Il va faire la découverte du Camp Jupiter qui est le camp de demi-dieux romains dont on avait entendu parler à la fin du premier tome.

Percy ainsi que nous faisons la découverte de plusieurs nouveaux personnages, certains déjà croisés dans la première saga Percy Jackson. D’autres qui sont complètement nouveaux dont Hazel qui est la fille de Pluton et Hadès chez les grecs, et Franck un demi-dieu qui ne connait pas du tout le Dieu qui est son géniteur.



Ces deux nouveaux personnages ont vraiment été très sympathiques à découvrir. L’auteur ne manque pas de développer leur histoire à chacun, qui sont très touchantes aussi. Hazel qui a ses secrets, et un passé qui n’est pas des plus faciles. Elle a même récupéré un pouvoir de son père qui donne envie, mais au vu du retour de bâton ça calme un peu. C’est une jeune fille forte et indépendante, elle ne se laisse pas faire, et ça plait de pouvoir suivre un personnage qui n’est pas une jeune fille en détresse ! Et Franck de son côté est un personnage très touchant aussi, qui n’a compté que sur sa mère et sa grand-mère. Il est très doué à l’arc et manque vraiment de confiance. Deviner son père n’a pas été facile, mais après quelques indices j’ai pu deviner.

Donc nos trois protagonistes vont partir pour une quête avec l’approbation du Dieu Mars, et ils vont devoir libérer le Dieu de la Mort Thanatos, qui s’est fait capturer. Sa disparition a des conséquences assez graves puisque les morts reviennent à la vie et sont immortels, en effet ce n’est pas la joie. Cette quête va vraiment être semée d’embûches ! Ils vont avoir droit à quelques aides mais surtout à beaucoup de difficultés et ils vont devoir chacun faire appel à leurs capacités pour se sortir de ces situations et réussir.

Entre les personnages va naître une romance, elle ne sera pas le centre du roman et heureusement d’ailleurs ! Bien que j’adore avoir quelques petites histoires comme ça, ici j’ai trouvé assez lourd et redondant la manière dont c’était traité…

Arrivée à un peu moins de la moitié du livre, il m’a été très difficile de lâcher le livre, je voulais savoir ce qui allait se passer. Les scènes de combat sont fluides, prenantes et elles ont toujours leur petite dose d’humour qui vient alléger le tout. Mention spéciale à Terminus à la fin du tome, qui aura vraiment su me faire rire !



Ce tome par rapport au premier a été pour moi bien meilleur. J’ai vraiment été bien plus prise par l’histoire et plus réceptive à l’humour de l’auteur notamment. J’ai même préféré ce trio que j’ai trouvé bien plus touchant encore que celui du premier. Même si je les ai beaucoup aimés aussi ! Bien que Percy est de retour, il a sa propre place, et ne vient pas voler la vedette à tout va aux deux autres. Il reste modeste malgré ses exploits c’est vraiment un super personnage principal.

Durant leur quête, on rencontre beaucoup de personnages comme Nico que l’on connaissait déjà et qui a été super cool de retrouver. Mais d’autres présents dans la précédente saga, et qui m’ont malheureusement moins marqué, une petite relecture de Percy Jackson n’aurait sûrement pas été de trop pour encore plus apprécier l’univers !

Une autre chose qui m’a énormément plu c’est découvrir le Camp Jupiter ! En effet, j’ai adoré voir comment se débrouillait les demi-dieux romains. Ils sont vraiment différents des demi-dieux grecs, et prennent les choses différemment. Ils sont vraiment plus violents, plus durs, pas tendres du tout et je pense que ça m’a plu de les voir comme ça. Cela permet de vraiment faire une différence avec le camp des Sang-Mêlés, que je n’avais pas finalement dans le premier. C’était je pense la nouveauté que je recherchais dans ce titre.
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La forêt sombre
  10 mai 2021
La forêt sombre de Cixin Liu
Après avoir tourné la dernière page de ce roman, une phrase résume parfaitement cette intrigue complexe : « Aucune civilisation ne doit annoncer sa présence au cosmos sous peine d'être détruite par une civilisation plus avancée aux aguets par prévention d'une compétition à l'expansion ».

C’est bien là tout l’enjeu de cette trilogie, enjeu qui vient conclure magistralement ce deuxième tome.

Dans La forêt sombre, nous suivons plusieurs parcours et notamment celui de Luo Ji, rencontré à la fin du Problème à trois corps. Cet astronome sans envergure fera partie, à son corps défendant, d’un projet destiné à contrecarrer les plans d’anéantissement de l’espèce humaine de Trisolaris.

Si le premier tome était ancré dans la réalité avec pour toile de fond, la révolution communiste chinoise, ce deuxième opus est beaucoup plus abstrait et conceptuel. Vaisseaux spatiaux démesurés, ascenseur spatial, rayons à particules, manipulation de la matière… tous les ingrédients de la Hard-SF sont réunis, et ça marche.

Ajoutez à cela la plume toujours poétique de Liu Cixin, et un sens du suspense incroyable, et vous obtenez un chef-d’œuvre brillant et intelligent.

Grandiose !
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A coeur ouvert
  10 mai 2021
A coeur ouvert de Marie Val
C'est par l'intermédiaire de Babelio que j'ai fait la connaissance de Marie Val que je tiens à remercier ici pour m'avoir permis de découvrir son recueil de poèmes intitulé "A cœur ouvert".

Ce titres est extrêmement bien choisi car ici, l'auteures n'hésite pas à se mettre à nue (même si parfois, certains de ses poèmes sont écrits au masculin, peut-être est-ce un moyen pour se distancier un peu pu faire intervenir d'autres personnages, fictives ou réelles qui entourent sa vie) pour nous faire partager ses "idées noires".



Comme elle le dit si bien (ou du moins le poète, elle ne se veut pas "pessimiste" mais simplement réaliste" et elle ou (il (selon si l'on parle de l'auteure ou du poète qui sommeille en elle) envie celui qui est optimiste sans cesse et sur tout, même si cela revient à se voiler la face pour mieux tomber par la suite.



Ce recueil de poème est un appel à l'aide, un cri de détresse qui ne peut qu'interpeller le lecteur et surtout, ce qui est sûr, ne le laissera pas indifférent ! Mettre des maux sur des mots afin d'extérioriser son mal-être, même si, attention, il ne faut pas confondre auteure et poète, Marie Val excelle dans cet art-là ! Un recueil loin d'être gai, vous l'aurez compris mais qui est à lire et à relire plusieurs fois je pense afin d'en déceler tous les messages et d'en décrypter le sens. Rassurez-vous, ce dernier se termine avec un poème un peu plus gai, comme si l'auteure-poète avait parcouru un long cheminement à travers cet ouvrage et faisait en quelle sorte la paix avec elle-même, tout comme le lectuer d'ailleurs ! A découvrir sans faute !
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Al Andalus, l'invention d'un mythe
  10 mai 2021
Al Andalus, l'invention d'un mythe de Serafin Fanjul
Une amie m'ayant engage a ecrire sur ce livre, je ne peux qu'obtemperer.

J'avertis: ce sera long parce que je veux donner quelques exemples.



Serafin Fanjul, un des plus grands arabisants espagnols vivants, s'y eleve contre la mythification de l'occupation musulmane de l'Espagne, qu'on presente souvent comme un paradis perdu, paradis de culture, paradis de tolerance, et qu'on se plait a opposer aux societes chretiennes de l'epoque et du lieu, qualifiees de barbares et d'intolerantes.



J'avais deja lu en v.o. “Al-Andalus contra Espana, la forja de un mito". le livre que je recense, publie en France, est plus complet. Il reunit en un seul volume deux livres, “Al-Andalus contre l'Espagne” et “La chimere d'Al-Andalus" et contient en plus, comme introduction, un long et tres acheve article de l'historien et politologue Arnaud Imatz: “La cohabitation pacifique d'Al-Andalus, une mystification historique".



Fanjul nous fait d'abord comprendre que le nom Al-Andalus est celui que donnaient les arabes a tous les territoires de la peninsule iberique qu'ils ont regis, plus ou moins longtemps, le long des siecles. Ce sont des ecrivains romantiques qui l'ont identifie, longtemps apres le depart des musulmans, avec la seule Andalousie. Ce sont ces memes ecrivains qui ont forge le mythe d'un Eden, un jardin d'abondance et de delices, d'un terroir culturel inegale ou tous les composants sociaux, et aussi toutes les religions, vivaient en parfaite symbiose. De ce mythe se sont empares, au XXe siecle, des politiciens pour qui la resurrection d'un Andalus legendaire sert de baguette magique afin de masquer les graves problemes socio-economiques actuels de la region; d'autres qui s'en servent, en ce debut du XXIe, pour precher un demembrement de l'Espagne; des promoteurs touristiques qui n'ont que faire des etudes historiques serieuses; et enfin des intellectuels, de gauche pour la plupart, pour qui toute mise en question du mythe est forcement tachee de racisme.



Or, qu'en est-il? Les conquerants arabes, en 711, sont peu nombreux. Ils laissent les juifs et une minorite de chretiens garder leur religion, en tant que “dhimmis", moyennant impots speciaux et toutes sortes de restrictions degradantes. Pour la grande majorite ce sera, avec le temps, la conversion forcee. Et peut-on parler de convivencia? Il y a eu des epoques de tolerance, mais toujours restreintes dans le temps (jamais plus d'une generation) et toujours restreintes dans l'espace (jamais dans tout Al-Andalus). La plupart du temps c'est l'isolement entre groupes, la discrimination et la haine entre communautes.

Meme entre musulmans, les tenants de la doctrine malikite combattent et haissent les chafites et les zahirites; les arabes meprisent les berberes et les noirs; les luttes pour le pouvoir politique font exploser le califat centraliste des Omeyades en une multitude de petites principautes, les taifas, qui se combattent entre elles et souvent pour cela font appel aux rois chretiens qui ont entame la Reconquista, la reconquete chretienne du territoire; des que les muses semblent se sentir a l'aise et que la poesie et la musique prennent une importance sociale, des hordes de berberes fanatiques font invasion et reinstallent un islam radical, pointilleux et severe (ce seront les Almoravides en 1086 et les Almohades en 1147). Quant aux relations entre les differentes religions, la mefiance, le mepris et la haine sont de regle la plupart du temps. Ibn Hazm, un des inspirateurs de l'amour courtois en Occident, a laisse deux livres antijuifs, deux qui ont survecu a la destruction de nombreuses de ses oeuvres par des fanatiques musulmans (et ce n'est peut-etre pas par hasard que justement ceux-la aient survecu). Dans l'un d'eux, Kitāb al fiṣal fī'l-milal wa'l-ahwā' wa'l-niḥal (= le separateur des religions, des heresies et des sectes) il ecrit que les israelites se sont tournes vers des dieux etrangers apres la mort de Moise, que la Tora a ete corrompue par les juifs le long des siecles, qu'elle n'est donc plus valide et doit etre abrogee. Dans l'autre, Radd ‘alā bn al-Naghrīla al-Yahūdī (= Refutation d'Ibn Naghrila le juif), il s'en prend a celui qui tenait alors le role de grand vizir dans la taifa (la principaute) de Grenade et enjoint les croyants a oeuvrer pour le faire tomber et pour que plus jamais un juif ne puisse acceder a un poste de domination sur des musulmans. Il ne reussit pas a faire limoger Ibn Naghrila, mais apres leur mort de tous deux, son libelle provoque des emeutes contre le fils d'Ibn Naghrila, Joseph, qui est crucifie par la foule, emeutes qui evoluent en tuerie collective: quelques 4000 juifs sont massacres, selon une source tardive, chiffre surement exagere. Mais Ibn Hazm n'est pas seul. Abdallah ben Bologhin de Grenade, qui ecrivit au XIe siecle l'histoire de la dynastie ziride de sa ville, y multiplie les habituels cliches anti-judaiques: avarice, immoralite, mesquinerie, duplicite. Ibn Abdun d'Evora, au XIIe siecle, compare Juifs et chrétiens aux lépreux, aux crapules et, de façon générale, à tous ceux qui mènent une vie peu honorable. Il prescrit leur isolement en raison de leur nature contagieuse.



Les chretiens ne sont donc pas mieux loges que les juifs. Vers 850 s'intensifie une campagne d'islamisation forcee a Cordoue, qui poussera l'eveque Euloge (Saint Euloge) a preferer le martyre, comme 48 de ses ouailles.

Les Almoravides forceront des communautes entieres de chretiens et de juifs a s'exiler vers le Maroc, a Malaga en 1106, a Grenade en 1126. Les Almohades apres eux feront la meme politique de transfer force, qui en fait conduisait une fois en Afrique a l'islamisation forcee, leurs chefs se vantant d'avoir detruit grand nombre d'eglises et de synagogues.



Je passe du mythe de la convivencia a celui du paradis de la culture. Oui, une grande culture s'est developpee en Al-Andalus, dans pratiquement tous les domaines, mais les penseurs et les artistes ont ete desavoues, attaques, poursuivis, pendant de nombreuses periodes, plus longues que celles ou ils ont pu creer en paix. Je cite Fanjul: “Il est aussi surprenant que la riche production litteraire d'al-Andalus ait aussi du souffrir de nombreuses destructions et de nombreux autodafes, et ce a toutes les epoques – songeons a Almanzor au Xe siecle , ou encore a des victimes comme Ibn Hazm au XIe siecle ou Ibn al-Khatib dans la Grenade du XIVe siecle. Tous ces exemples d'intolerance n'ont rien a voir avec les Almoravides ou les Almohades, auxquels on a l'habitude d'attribuer de maniere exclusive l'intransigeance, en vertu de l'excuse bien commode qui consiste à transferer le problème vers des causes exogenes qui seraient venues troubler le paradis de la concorde”.



Et j'ajoute mon grain de sel: Ibn Rouchd, le grand Averroes, sera aussi exile hors de la peninsule et son oeuvre ne sera en fait connue et citee (jusqu'a nos jours) que par des occidentaux. Parce que toute philosophie qui pouvait questionner la theologie devait etre non seulement bannie mais effacee. de plus, si on doit une partie de la philosophie grecque aux arabes, on ne doit pas oublier que ceux qui ont declenche et developpe une grande entreprise de traductions d'oeuvres philosophiques en latin et romans ce sont justement ceux qu'on qualifie de barbares, les chretiens des royaumes du nord de la peninsule. La premiere initiative vient d'un archeveque de Tolede au XIIe. Siecle, Raymond de Sauvetat, et elle a ete continuee et amplifiee par un roi qu'on designe par “le sage", Alphonse X, qui octroya un statut perenne a l'Ecole de traducteurs de Tolede. L'ecole a ete tres ouverte a la culture arabe, traduisant Avicenne, Averroes, et les juifs Avicebronne et Maimonide. Pas mal pour de soi- disant barbares qu'on se complait a opposer aux lumieres d'Al-Andalus.



Je vais conclure ave une citation de Fanjul: “Les cliches qui visent a idealiser al-Andalus tombent bien vite dans des generalites ou dans la defense de mythes que l'on ne peut plus decemment soutenir aujourd'hui : la « liberte » des femmes andalousiennes ; le traitement affectueux reserve

aux esclaves (même si les achats massifs d'eunuques devraient nous inciter a plus de prudence) ; l'idee fondee sur les premieres conquetes de l'islam selon laquelle « personne n'a jamais ete force à se convertir à l'islam car les musulmans etaient certains qu'ils seraient nombreux a se convertir par pure attraction » ; la certitude ridicule selon laquelle toute la population jouissait d'un degre d'instruction sans pareil ; l'image d'une « cohabitation etroite entre musulmans, juifs et chretiens, entre culture arabe,

culture juive et culture occidentale sur le sol iberique » , etc. Cet etalage de bons sentiments repose surtout sur des confusions”.



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Unsung Cinderella, tome 1
  10 mai 2021
Unsung Cinderella, tome 1 de Mamare Arai
Je continue ma découverte du catalogue des éditions Meian avec un nouveau titre qui n’est autre que Unsung Cinderella comme vous avez pu le lire. Et encore une fois c’est un sans-faute, l’éditeur a complètement visé juste, j’ai eu un coup de cœur pour ce premier tome !



Dans ce tome, on découvre le monde hospitalier et plus précisément les pharmaciens qui travaillent à l’hôpital. Alors, je vais passer pour l’inculte de service, mais pour moi les pharmaciens, bah ils travaillaient en pharmacie, et c’était les infirmiers qui préparaient tout dans les hôpitaux. Et apparemment je me trompais bien, il y aurait bien un service pharmacie dans les hôpitaux. Vous m’excuserez, je ne suis absolument pas dans ce domaine, donc les pharmaciens qui passaient par là, veuillez accepter mes excuses.



Trêve de plaisanteries, et reconcentrons-nous si vous le voulez bien. On fait la rencontre de Midori qui est du coup une pharmacienne mais dans un hôpital, et on va la suivre dans son quotidien. On ne s’attend pas à de grands rebondissements, ce n’est pas le but, par contre, pour ma part, j’ai tellement été prise par l’ambiance, les personnages que j’avais autant la pression qu’eux. J’ai vraiment été très agréablement surprise par ce titre, et par ce qu’il pouvait me faire ressentir.

Avec ce premier tome, on rencontre déjà beaucoup de personnages, que ce soit des patients, ou encore des salariés de l’hôpital. Certains collègues de Midori seront d’ailleurs plus mis en avant, plus travaillés que d’autres. Ce qui m’a beaucoup touché aussi avec ce tome, c’est sa diversité, encore une fois de part les patients ou même des acteurs de cet hôpital. Certains sont du même service que Midori en pharmacie et d’autre sont chirurgiens, médecins, infirmiers ou encore sages-femmes.



La construction de ce manga est intéressante, on suit principalement Midori qui prend très à cœur son métier, c’est même une passionnée des médicaments, peut-être au grand désarroi de sa supérieure. Mais cette passion la pousse à donner le meilleur de soi-même, à être à l’écoute, et attentive aux patients, ce qui lui donnent presque la place de médecin. Mais elle sait où est sa place, elle fait juste en sorte de bouger ses collègues médecins pour qu’ils soient plus attentifs. Je pense que ce titre est le reflet d’une certaine réalité, triste mais réelle… Midori est jeune, passionnée et se donne à fond, elle veut être proche de patient. Et à côté, on rencontre des personnages qui sont plus âgés qu’elle, presque proche de la retraite, et qui ne prennent plus trop leur métier à cœur, ou même au sérieux. L’exemple est flagrant avec un médecin qui dit ouvertement qu’il s’est trompé sur la prescription et il lui dit de changer elle-même la dose. Tous les médecins ne sont pas comme ça, mais certains doivent être lassés et doivent très certainement agir comme celui-ci.

Ou encore un autre exemple, quand on découvre le passé de Seno, le collègue et supérieur de Midori avec une femme enceinte. Encore une fois le médecin a trop pris à la légère cette histoire, et cela aurait pu être beaucoup plus dramatique. Je pense qu’il y a un reflet intéressant de notre société, ou du moins, je l’espère une minorité de ces personnes qui sont comme ça. Qui perdent un peu leur empathie, leur humanité.



Chaque chapitre est différent du précédent, on retrouve les mêmes personnages ce qui lui donne un petit fil conducteur pour que l’on ne soit pas perdue. Et chaque chapitre est dédié à un patient, une maladie, un traitement, une interrogation sur ce patient. Midori et ses collègues sont toujours présents pour assurer, et il y a une réelle prise en charge du patient, son bien-être, son confort notamment. Un monsieur proche de la retraite qui a peur pour son emploi, il a peur de tout perdre, une maman célibataire qui doit jongler entre son travail et son enfant malade mais qui ne veut pas prendre son antibiotique. Ou encore une jeune fille qui prend mal son traitement parce qu’elle se sent mieux à l’hôpital qu’à l’école, à cause de ses camarades. Midori m’a vraiment touché de par son humanité et sa conscience professionnelle.



On sent que ce titre, il n’est pas là pour faire que de la parlotte, le ou la mangaka qui est derrière, c’est un intéressé, peut-être pas un passionné comme Midori et les médicaments, mais il a porté beaucoup d’attention à son titre. Déjà, il est noté qu’il est aidé par un conseiller médical et il a vraiment un rôle important à jouer, ce qui rend ce titre beaucoup plus crédible et important. Les termes aussi qui sont utilisés sont vraiment techniques, il y a aussi un travail de traduction impressionnant. Certes les termes sont un peu compliqués quand on n’y connait rien, mais tout est bien expliqué pour que l’on ne soit pas perdu, et encore une fois c’est un vrai plus à ce titre très humain avant tout !
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American Dirt
  10 mai 2021
American Dirt de Jeanine Cummins
J'en ai tellement marre des séries, livres, films sur les grands noms des narcotrafiquants (on dirait qu'ils sont presque devenus des héros !), que quand j'ai vu passer ce livre dans mes suggestions à découvrir, j'ai acheté tout de suite. Et je n'ai pas été déçue du tout. Enfin quelque chose sur les victimes !



Nous suivons Lydia et son fils, des mexicains lambdas, qui voient leur destin bouleversé suite au meurtre de tous leurs proches lors d'une fête de famille, tués pars des membres du cartel Los Jardineros. S'en suit une course poursuite à travers le pays, dans la chaleur, la crasse, mais surtout la peur terrible de se faire rattraper.

Le lecteur découvre un exemple de ce que vivent les migrants sud américains, qui, la peur au ventre, tentent de survivre en espérant atteindre la frontière de El Norte, les USA.

Ce livre, bien qu'il soit une fiction, rappelle au lecteur à quel point vivre au mauvais endroit sur Terre est injuste, comment le Mexique est devenu un pays où les citoyens ne peuvent faire confiance à personne, même pas aux policiers ou aux représentants de la sécurité parce que ce sont les narcos qui font la loi et qui ont prit le pouvoir. A quel point c'est terrible d'être un migrant (dans son propre pays !) et comment ceux qui cherchent à survivre sont maltraités mais espèrent quoi qu'il arrive.



J'ai beaucoup aimé ce livre. L'auteure nous met tout de suite dans l'action. On le sait dès les premières pages : on a pas le temps de trainer ! Il faut fuir la mort. Lydia et son fils font preuve d'un sang-froid incroyable. J'ai eu si peur pour eux et pour leurs camarades de route. Je pense que ce roman ferait un très bon film d'ailleurs. On s'y croit, on voit bien les scènes, c'est très bien décrit. Ça m'a d'ailleurs un peu fait penser à la série Reine du Sud (sur Netflix, avec Alice Braga, Hemky Madera).



Par contre, j'ai trouvé que l'histoire entre Javier et Lydia était décrite un peu trop rapidement. J'aurais aimé un truc en plus à la fin, je ne sais pas trop quoi mais j'ai trouvé la fin un peu trop rapide à mon goût.
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La rivière des disparues
  10 mai 2021
La rivière des disparues de MOORE LIZ
Deux sœurs sont au cœur de ce roman. Mickey, l'aînée, depuis toujours la plus raisonnable, est devenue policière. Elle élève seule son petit garçon. Kacey, plus exubérante, mais fragile, est devenue dépendante aux drogues, et sa soeur n'a plus de nouvelles que de loin en loin. Jusqu'au jour où un corps de jeune femme est trouvé, et où Mickey réalise que cela fait quelques temps qu'elle n'a pas croisé sa jeune sœur. Dès lors, elle cherche à tout prix à la retrouver, allant jusqu'à renouer plus ou moins avec des membres de sa famille qu'elle évitait. Plus qu'un roman policier, le livre de Liz Moore constitue une histoire de famille sur fond d'addiction aux drogues et de perpétuation des schémas de dépendance. L'auteure plonge dans les racines des tourments qui ont terni les relations dans la famille de Mickey et Kacey, qui ont été élevées par une grand-mère dévastée par la mort de sa fille. Elle dresse aussi un sombre portrait de la ville de Philadelphie, qui n'est pas sans évoquer, pour ceux qui connaissent, la série The wire, située à Baltimore, les deux villes n'étant d'ailleurs éloignées que de 150 kilomètres. Certains quartiers semblent échapper à toute présence policière, ce n'est pas très reluisant.



Si j'ai trouvé très bien rendus les caractéristiques des personnages et la situation de la ville, j'ai été moins emballée par le style. Une narration au présent, très plate, encadre des dialogues nombreux et plutôt bien composés. Heureusement, je ne suis pas fan de thrillers trépidants et angoissants, ce que pourraient laisser imaginer couverture et quatrième de couverture, ce qui fait que j'ai lu avec plaisir et intérêt ce roman où la psychologie des personnages a une belle part.
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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La face cachée de l'écureuil
  10 mai 2021
La face cachée de l'écureuil de Erwan Balança
Un beau livre d'images, des clichés insolites qui nous entraînent dans les sous bois, à la poursuite de l'insaisissable lutin roux.

Ambiance de pénombre mystérieuse où se cachent une multitude de petites bêtes affairées, en quête de nourriture, d'un partenaire, protégeant leurs petits ou fuyant un prédateur.

Il attire toutes les sympathies, notre acrobate, avec sa petite bouille aux yeux vifs, ses quenottes à croquer et ses menottes habiles. Presque humain dans ses attitudes, campé sur ses pattes arrière, occupé à décortiquer sa pomme de pin, toujours vigilant, prêt à filer derrière un tronc.



Tous ceux qui ont vu Merlin l'Enchanteur se souviennent de la séquence des écureuils, où le jeune Moustique subit l'épreuve de la métamorphose pour déchiffrer les mystères de la vie. Le voilà qui séduit malgré lui une demoiselle écureuille qui déploie tous ses charmes pour lui plaire. Et voilà comment l'écureuil, déjà célèbre avec Tic et Tac, rejoint les stars d'Hollywood.



Mais pas besoin d'ajouter des effets spéciaux pour ce cascadeur qui surpasse largement les exploits de James Bond ou de Bébel ! L'école du cirque, c'est son truc: clown, jongleur, trapéziste, magicien, il sait tout faire !



Un bel album de la collection "Histoires d'images " de la maison d'édition franco-suisse La Salamandre, dédiée à la faune sauvage. Bravo pour leurs ouvrages et revues de vulgarisation tout public.
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