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Le secret du mari
  15 novembre 2018
Le secret du mari de Liane Moriarty
Je pensais lire un thriller et j'ai donc été fort surprise par les premiers chapitres.

En fin de compte, j'ai bien aimé ma lecture : on se retrouve avec des femmes très différentes les unes des autres, qui se retrouvent à un tournant de leur vie, prise dans une spirale qui nous amènera jusqu'à un dénouement très fort en émotion.
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L'amie prodigieuse, tome 1 : Enfance, adole..
  15 novembre 2018
L'amie prodigieuse, tome 1 : Enfance, adolescence de Elena Ferrante
C'est une histoire d'amitié entre deux petites filles que nous raconte ce livre. On les suit jusqu'à ce qu'elles aient 16 ans.

J'ai apprécié l'écriture d'Elena Ferrante, la description du Naples des années 50 et la relation ambiguë à la "je t'aime moi non plus", entre Lila et Elena.

La fin du livre m'a donné envie de lire la suite.
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Blacklistée
  15 novembre 2018
Blacklistée de Cole Gibsen
J'aime beaucoup parce que ça refléte la plupart des adolescentes prêtes a tout pour avoir ce qu'elles veulent. Cela captive encore plus parce qu'il y a du harcelement et qui peut donc toucher des personnes. Et ce que j'aime c'est que c'est facile à lire et à comprendre.
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Les Animaux fantastiques, tome 2 : Les crim..
  15 novembre 2018
Les Animaux fantastiques, tome 2 : Les crimes de Grindelwald (le texte du film) de J.K. Rowling
Ce livre même si comme le premier tome ce n'est que le texte du film, il est clairement digne d'être dans la sage de HP. Ne vous inquiétez pas, j.K.Rowling c'est exactement ce qu'elle fait. Pour rappel dans Harry potter 1 elle mentionne déjà Grindewald ! et de nombreux chapitre sur le passé de Dumbledore et Grindelwald. Je pense que les lignées Flamel et lestranges ont été très importante dans la suite et notamment le côté obscure des lestranges . Ce livre et ce film sont vraiment génial, il explique aussi les questions laissé en suspend du 1, surtout la probabilité pour que dragonneau croise grindelwald à New-York et tout se tient, dumbledore ne peut pas combattre Grindelwald pour une raison extrêmement simple et inviolable, ce livre est fst très convaincant, pleins de questions en suspends mais aussi tellement de référence à la saga HP par exemple Certains diront qu'il y a des facilités narratif, Grindelwald s'échappe, c'est l'un des sorciers les plus fort logique, il a quand même la baguette de sureau la deuxième relique de la mort. On à hâte de voir la suite, les personnes qui disent qu'il y a trop de personnages, et que l'on comprend rien, à un moment donné ils ont prévu 5 films donc 5 livres, ils vont en parler plus tard, et surtout si on commence à tout expliquer pour chaque famille ça serait long, ennuyant . Ce condensé semble bien, certaines choses seront révélés dans les futurs films. avec la naissance de Voldemort qui est née l'année où se déroule ce film, la seconde guerre mondiale, la bataille épique entre Grindelwald et Dumbledore, qui lui vaudras la célébrité et l’ascension en tant que directeur de Poudlard et considéré par beaucoup comme le plus grand sorcier des temps modernes, Dumbledore s'est notamment rendu célèbre en écrasant en 1945 le mage Grindelwald, de sinistre mémoire. il travailla en étroite collaboration avec Nicolas Flamel et on lui doit la découvre des propriétés du sang de dragon. Il n'y a pas d'incohérence, ni brouillon, faut juste savoir que J.K.Rowling a crée un monde magique, énorme et foisonnant.



Note : 9.5/10
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Malboire
  15 novembre 2018
Malboire de Camille Leboulanger
Du post-apocalyptique poétique et écologiste

*

Les éditions Atalante sont toujours un gage de qualité. Je ne suis jamais déçue quand je lis une de leurs publications.

Celui-ci m'a interpellé surtout pour son thème. Il y a quelques années déjà, j'ai eu un réel coup de coeur avec le "Les derniers hommes" de Pierre Bordage, qui imaginait une France exsangue en eau. Une saga qui contait comment tout un peuple est réduit à marcher et errer en quête de ce précieux liquide.

Ce roman lui ressemble un peu. Et puis avec un titre qui illustre bien ce qu'on va y trouver.

*

Un récit post-apocalyptique qui nous plonge dans un univers où la boue est reine, qui mêle écologie, foi et amour dans un monde dévasté. Le nôtre.

Des êtres humains qui ont l'air d'avoir régressé, vivant comme des bêtes, condamnés à errer dans cette boue toxique nommée bien justement "la malboire".

Un jeune qui sort du lot (de la boue) est Zirare, ce Candide sauvé par un vieil ermite Arsen, détenteur d'une machine à extraire l'eau souterraine.

Un roman d'apprentissage puisque Zirare va cheminer tout le long de cette rivière empoisonnée pour chercher son Graal, cette substance plus rare que l'or, l'Eau avec un grand E.

C'est aussi un récit écologique puisque le thème de la technologie est abordé avec la destruction de tout l'écosystème. Une allusion non cachée du groupe industriel Monsanto. Il y a également le jugement d'une humanité révolue, de fascination pour pas grand-chose (culte d'un barrage par exemple), de la bêtise humaine et son auto-destruction.

*

L'auteur a aussi montré, avec Zirare et son groupe, que l'entraide et la foi sont les meilleurs moteurs pour re-créer une vie meilleure. Prendre conscience de l'autre et surtout de croire à un espoir lumineux.

*

La plume de l'auteur est poétique , noire certes mais d'un puissance d'évocation assez forte. J'ai bien aimé les pensées (ses mémoires) que le narrateur nous narre . Au début, ils sont naïfs, balbutiant, hésitants -tel un Golem - puis au fur et à mesure de son cheminement, ils deviennent sûrs, précis et clairs. (malgré tout de même une certaine inquiétude et de la résignation)?

*

Malboire , un éco-roman, malgré sa cruauté et son ton sombre, "réveille" notre responsabilité envers l'eau. Ne la gaspillons pas. Il n'est plus le temps de se résigner, mais plutôt faire changer les mentalités.

Au final, récit optimiste ou pessimiste? A nous, Humains de faire le bon choix...

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L'anneau de Moebius
  15 novembre 2018
L'anneau de Moebius de Franck Thilliez
Super livre! Zéro temps mort, l'enquête avance toujours, on ne s'ennuie pas une seule seconde.

Polar mâtiné de surnaturel, j'y ai cru et j'ai adoré.

Bravo!
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Allô sorcières, tome 1 : Viser la lune
  15 novembre 2018
Allô sorcières, tome 1 : Viser la lune de Anne-Fleur Multon
C'est l'histoire de quatre jeunes filles qui se sont rencontrées sur un réseau social. Elles sont devenues inséparables. Pour encore plus se rapprocher, elles comptent créer une chaine Youtube et se rencontrer, mais vont-elles réussir ?



J'ai adoré ce livre, surtout quand les quatre filles essayent de convaincre leur parent pour se rencontrer.



Je recommande ce livre à ceux qui aiment les histoires de filles

MAN
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Terminus Elicius
  15 novembre 2018
Terminus Elicius de Karine Giebel
Je suis assez déçue par ce livre alors que j'aime beaucoup cet auteur. Certes, il y a du suspens mais pas autant de tension que dans les autres et aussi moins d'originalité.
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La foire aux vanités
  15 novembre 2018
La foire aux vanités de William Makepeace Thackeray
Un roman qui porte bien son titre. Les trois-quarts des personnages sont vaniteux, même les plus timides. Mais c’est aussi une vraie foire au niveau des personnages secondaires, il y en a beaucoup. J’avoue m’être désintéressé d’eux à partir du moment où l’on fait connaissance avec la « deuxième société », la société aristocratique. De toute façon, ce sont les personnages de la « première société », la société de la bourgeoisie, qui sont au premier plan dans cette satire sociale de l’Angleterre de 1815, avec deux jeunes filles aux caractères opposées dont on suit le parcours jusqu’à leur vie adulte.

Je me rends compte que le problème de la mixité sociale au dix-neuvième siècle, les mariages entre personnes de classes sociales différentes, était un problème qui intéressait tout le monde, Anglais, Français, Russes, on le trouve dans des romans de tous les pays. Evidemment, c’était un bon sujet pour la littérature romantique, avec des mariages d’amour, envers et contre tout.

Mais là ce sont les mariages intéressés qui sont au centre de l’attention. Point de romantisme ni d’amour, que de la vanité. Les vaniteux sont ici compris dans le sens de prétentieux, et la malhonnêteté règne – ce que Thackeray nomme une « hypocrite diplomatie », dans le meilleur des cas – pour arriver à ses fins. S’il caricature beaucoup les bourgeois et les aristocrates (et les juifs aussi, au passage), c’est surtout un certain ordre social qu’il critique, ou plutôt désordre. Il professe une morale bourgeoise dirigée contre les gens qui vivent au-dessus de leurs moyens, avec un humour qui m’a paru presque aussi cynique que le pire de ses personnages : Rebecca Sharp.

Cet unique registre de l’humour m’a un peu lassé dans la première partie, et je me disais que l’intérêt du roman aurait gagné à moins de caricature, plus de mystère et de drame. Toutes ces histoires d’argent, de mariages, de rentes, de testaments, de legs… à la fin ce n’est plus très passionnant ; parce que les personnages ne sont pas attachants, soit trop naïfs, soit trop corrompus, et souvent les deux en même temps.
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Le journal d'Anne Frank (Roman graphique)
  15 novembre 2018
Le journal d'Anne Frank (Roman graphique) de Ari Folman
Ce livre est un roman graphique du journal d'Anne Frank.

Anne Frank est une jeune fille juive, elle raconte dans son journal intime sa vie et celle de sa famille lors de la deuxième guerre mondiale.



J'ai beaucoup aimé ce roman graphique car les dessins aident à comprendre certaines choses que juste avec un texte sont difficile à comprendre. Elle est aussi émouvante, elle aide à comprendre la deuxième guerre mondiale et la vie des Juifs à ce moment là.
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Les Lames du Cardinal, Tome 1
  15 novembre 2018
Les Lames du Cardinal, Tome 1 de Pierre Pevel
Grand amateur de Dumas, l’approche fantastique de la Renaissance Française et de ses mousquetaires a tout pour me plaire. Même approche, plume de qualité, retranscription historique fidèle et transparente, description scénique parfaite, les mêmes ingrédients pour la même recette.

Tout n’est pas pareil, le roman est moins contrasté que « les Trois mousquetaires ». Dans « les lames du Cardinal », peu d’humour, des intrigues dès les premières lignes et une absence de légèreté chronique, comme une lourdeur macabre, du sang et des larmes. Alors que Dumas, de son coté, jouait sur la légèreté et le rire pour imprimer son rythme et planter son décor, avant de sombrer dans une noirceur folle en fin de roman. Ne vous attendez pas à retrouver la joyeuseté propre à Porthos et Aramis, vous passerez du temps avec la rigueur et le calme froid d’Athos.



J’ai dévoré ce livre au bout du 3ème essai, les deux premiers s’étant soldé par des échecs à cause de la complexité de la mise en scène. Trop d’intrigues et de personnages dans les deux cents premières pages, scènes et personnages ne montrant d’ailleurs aucune corrélation entre eux. Malgré la qualité de l’écriture, on se noie. C’est bien là la seule problématique du livre selon moi. Une fois cette interminable introduction passée, le plaisir revient grâce à d’incroyables scènes d’actions et une remarquable ingéniosité dans la trame et les intrigues. Certes, le plaisir ne dure quant à lui que deux cents pages. Mais il suffit à aiguiser mon appétit pour les deux tomes suivant.

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Viktor
  15 novembre 2018
Viktor de Nicolas Elie
Je remercie tout d'abord Evidence Editions pour m'avoir gentiment envoyé ce roman en échange d'une chronique.

Je n'ai pas pour habitude de lire des thrillers mais avec celui-ci j'ai eu envie de tenter. L'histoire de Viktor m'a interpellée et je dois dire que je n'ai pas été déçue de l'intrigue.

Tout au long du roman nous suivons Viktor, un enfant plus qu'intelligent, mais aussi un terrible tueur en série depuis son enfance jusqu'à aujourd'hui. Au début on s'attache à cet enfant maltraité par son père et dont la mère est impuissante face à cette violence. On est très rapidement plongé dans la tête de Viktor et on finit vraiment par « penser comme lui ». Quand survient le premier meurtre on est en quelque sorte complice de Viktor et on approuve son geste.

Puis au fil des pages, je me suis surprises à en redemander, j'ai vraiment été prise par l'histoire et j'avais hâte de découvrir les meurtres de Viktor et son cheminement intellectuel. Comme Alexandra, psychologue qu'il rencontre en prison, j'ai cherché des excuses à Viktor, cet enfant, puis cet adolescent maltraité par la vie devenu tueur en série.

Les nombreux allers et retours entre le présent et le passé donnent une dimension particulière au roman, car par le biais de flashback ou du journal de Viktor on découvre au fur et à mesure toute son histoire. De même, j'ai aimé avoir différents points de vue tels que celui de Viktor et celui d'Alexandra.

Par ailleurs, les chapitres sont courts et cela nous incite davantage à prolonger notre lecture, à un certain moment ce livre pourrait presque devenir addictif.

Cependant, même si j'ai adoré l'histoire, j'ai eu beaucoup de difficultés avec ce roman, notamment avec le style de l'auteur. En effet, à plusieurs reprises j'ai été perdue entre les changements de points de vue et les allers retours dans le temps qui ne sont pas toujours explicites. Plusieurs fois j'ai lu une page entière avant de pouvoir me situer dans le temps ou de comprendre de quel personnage il s'agissait. Le comble a été quand j'ai découvert que deux personnages avaient le même prénom : Alexandra. Sauf que l'une de ces deux femmes est la psychologue qui vient voir Viktor en prison et se situe donc dans le présent alors que la seconde est la mère adoptive de Viktor et se situe dans le passé. Mon esprit a été complètement embrouillé...

Enfin, le gros point noir de ce roman a été le style d'écriture de l'auteur. En effet la négation n'est presque jamais présente, le « ne » est très souvent enlevé et il ne reste que le « pas » ce qui m'a, à de très nombreuses reprises, obligée à relire plusieurs fois une phrase ou un paragraphe. Cela m'a vraiment beaucoup dérangée dans ma lecture à tel point qu'à plusieurs reprises j'ai eu envie de poser le livre, voire même de l'abandonner...

Cela est, il me semble, très regrettable car l'histoire est vraiment top et c'est dommage que ce style vienne perturber le lecteur...

En bref, l'histoire m'a vraiment beaucoup plu, j'ai été captivée du début à la fin par Viktor et sa vie, mais le style de l'auteur m'a vraiment dérangée... C'est donc un avis mitigé que j'ai sur ce livre qui aurait, je pense, pu être un coup de cœur si le style avait été différent...
Lien : https://stories-of-books.sky..
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Liann, l'enfant faune
  15 novembre 2018
Liann, l'enfant faune de Suzanne Max
L'histoire en elle-même est intéressante, elle se déroule comme un conte classique : le petit Liann ne suit pas les recommandations de son père et décide de s'aventurer en dehors de la forêt pour voir le monde de ses propres yeux. Bien évidemment il croisera la route de personnes peu fréquentables et se retrouvera en danger. Son seul souhait sera de retrouver sa famille mais de nombreuses péripéties et de belles rencontres l'attendent.

De ce côté-là c'est bien mené, il y a de l'action et des rebondissements bien sympathiques. Les personnages sont attachants et ils permettent de se projeter facilement dans l'aventure. On peut souligner l'originalité de la nature du petit Liann. Ce n'est pas courant de mettre en scène le peuple faune dans la littérature jeunesse, c'est agréable de pouvoir croiser ces créatures si mystérieuses.

Au travers cette histoire, l'auteur fait aussi passer un message, elle aborde des thèmes importants comme le respect de l'autre ou tout simplement l'amitié et la bienveillance.

Concernant le récit, j’ai une préférence pour la narration au présent pour les jeunes lecteurs, toutefois le style de l’auteur reste fluide et simple à lire. Le vocabulaire est riche et varié, c’est un bon point, par contre quelques mots auraient nécessité une note en bas de page.

J'ai également été agréablement surprise par l’illustrateur car Alain Benoist n'est pas en reste, sa touche apporte un charme particulier au récit. On trouve de nombreuses illustrations en couleurs et d'autres en noir et blanc qui égaient à merveille ce mini-roman.

J’ai juste une remarque à faire concernant la mise en page, j'ai été étonnée de trouver des pages blanches au cours de ma lecture, sans que cela soit justifié.

Sinon ce livre est parfait pour les enfants qui débutent la lecture, c'est un bon compromis entre les contes pour les tout-petits et les romans de grands. Il a tous les atouts pour leur donner le goût de lire. Cette histoire fera travailler leur imagination et les amènera à réfléchir sur le respect de la nature et des différences, ce qui est important à mon sens.

Voir son enfant s'épanouir et dépasser ses limites grâce à la lecture n'a pas de prix. Ce sont des moments de partage que j'affectionne tout particulièrement. N'hésitez pas à faire découvrir le petit Liann à vos enfants, je suis certaine qu'ils apprécieront autant que mon fils.



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Les plus beaux contes de notre enfance
  15 novembre 2018
Les plus beaux contes de notre enfance de Boris Cyrulnik
un recueil de contes classiques choisis et présenté par Boris Cyrulnik, neuro-psychiatre, rangé dans des thématiques.

Nous retrouvons ici les contes de C. Perrault illustrés par Doré, des frères Grimm illustrés par Rackham, d'Andersen illustrés par Dulac et des contes Nord illustré par Kay Nielsen. Pour chaque thématique le médecin nous parle de celle-ci et du rapport à l'homme.
Lien : http://www.bnf.fr/documents/..
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La petite femelle
  15 novembre 2018
La petite femelle de Philippe Jaenada
Le 17 mars 1951 vers dix heures, trois détonations sourdes et rapprochées retentissent dans un immeuble situé au 25 rue de la Croix-Nivert à Paris. Pauline Dubuisson, 24 ans, vient d’abattre son ancien amant au pistolet avant d’ouvrir le gaz pour mettre fin à ses jours. Les secours la sauvent in extremis de l’asphyxie. La police a à peine investi l’appartement que déjà un groupe de curieux s’agglutine devant les grilles de la résidence. Ce fait divers va - sans que l’on sache très bien pourquoi - fasciner l’opinion publique dès les premiers jours. Les médias vont plonger tête en avant dans le sensationnalisme ; les policiers et les magistrats vont mener une instruction exclusivement à charge. L’affaire tourne à la cabale. Pour que la sauce monte, il faut une bonne victime et un bon coupable. Le disparu était jeune, beau, fils d’une famille aisée, futur médecin ; la méchante a contre elle son éducation, son comportement pendant la guerre, ses mœurs qui vont être jetées sur la place publique et réécrites sous un angle largement défavorable. Tout est analysé à charge, sans nuance. On ne retient des dépositions que les éléments qui l’enfoncent, on n’hésite pas à reformuler des propos pour les détourner de leur sens premier. Lors du procès, les magistrats humilient jusqu’à l’écœurement.



Philippe Jaenada va analyser les rouages de cette affaire, éclairer les erreurs, les interprétations et les insuffisances du dossier d’instruction. Dans les affaires criminelles, les passions mystifient l’esprit, le procès se transforme en curée où tous souhaitent la tête de la hyène. Jaenada démontre que ce qui accable Pauline Dubuisson aux yeux de l’opinion, son émancipation dans une société patriarcale. Vous connaissez la règle : l’homme qui multiplie les conquêtes est un coq, la femme, elle, est une vulgaire salope. Par exemple, si l’on ne tiendra pas rigueur à son père d’avoir fait des affaires avec l’occupant, il ne lui sera jamais pardonné d’avoir eu des liaisons avec des soldats allemands.



Philippe Jaenada prend fait et cause pour l’accusée au risque de manquer parfois de lucidité. Derrière ses lignes, on devine son « Pauline Dubuisson, c’est moi ». Je me suis parfois ennuyé à la lecture de certaines démonstrations (Pauline a-t-elle découché la nuit du 7 mars ?) et j’ai donc bien accueilli les anecdotes personnelles et les digressions qui émaillent le texte. J'ai appris beaucoup de choses sur les années de guerre de la ville de Dunkerque, les conditions de détention des femmes et les grandes affaires criminelles de l'après-guerre. « La petite femelle » est un manifeste passionné qui cherche à rétablir l’honneur d’une femme au destin tragique derrière lequel on devine l'ironie et toute l'humanité de l'auteur.
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Au risque de se perdre
  15 novembre 2018
Au risque de se perdre de Cathi Unsworth
Le personnage principal Diane est un peu l'alter ego de Cathi Unsworth. Comme l'auteure, ex-critique musicale, elle est journaliste et écrit dans un nouveau magazine culturel d'avant-garde. Son job l'amène à fréquenter les milieux où se retrouvent en cette année 1992 tout ce que la scène londonienne comptent de célébrités, actuelles, anciennes ou à venir, du monde de la musique, du cinéma et du roman. La description des endroits branchés de ce Londres underground est d'ailleurs très réussie. Pour Diane, son collègue Barry et son boss Neil, la vedette du moment qu'il ne faut pas rater est le réalisateur Jon Jackson dont le dernier long métrage vient de révolutionner le film noir. Diane se passionne également pour un roman particulièrement réussi mais dont l'auteur est une énigme à ses yeux.

Alors que tout semble bien s'annoncer pour nos journalistes, le cinéaste est assassiné dans des circonstances rappelant son dernier film. Une certaine opinion publique y voit l'oeuvre d'un esprit impressionnable que la violence à l'écran à poussé à commettre un geste horrible. le récit bascule alors vers le roman noir, sans réelle enquête, mais avec une tension qui va crescendo à mesure que se dévoilent les personnalités. le suspense n'est cependant pas vraiment au rendez-vous, le rythme reste assez lent et l'intrigue, qui tarde à se mettre en place à mon goût, pas super passionnante.
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La cicatrice
  15 novembre 2018
La cicatrice de Bruce Lowery


Voilà un roman jeunesse ( mais pour moi tous publics) poignant et porteur de thèmes à forte résonance : la différence,le regard des autres, la solitude, le deuil.



Le titre est tout à fait représentatif de l'histoire, il s'agit bien de blessures mal refermées, de marques indélébiles. Pour Jeff, le personnage principal, cette cicatrice est double, physique d'abord, à cause du " bec de lièvre" , infirmité qui l'isole des autres enfants, et bien sûr morale, en raison des méchancetés et des moqueries qu'il subit.



Il a l'espoir de se faire un ami, Willy, le seul qui le défende à l'école et avec lequel il partage une passion: la collection de timbres. Mais il va commettre de mauvaises actions qui vont le replonger dans sa solitude et mèneront, de façon indirecte et sans qu'il le veuille, au drame final...



Le livre présente subtilement aussi d'autres cicatrices: celles par exemple de Monsieur Sandt, vieil allemand vivant aux Etats-Unis et mal considéré . De cet ami collectionneur, Jeff dit:" Je devinais bien qu'en ce temps de guerre, sa nationalité était un peu ,pour lui, comme ma cicatrice." Il y a aussi celles de Willy et de sa mère, en raison du grand frère tant aimé, mort au combat.



Un livre touchant, qui montre bien le désarroi et l'impuissance d'un enfant face à l'injustice , la cruauté des autres. Les adolescents sont sensibles au sort de Jeff , à la discrimination dont il est la victime. A faire lire!
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Je ne serai plus jamais seul
  15 novembre 2018
Je ne serai plus jamais seul de Ena L.
Fin Août, j'ai craqué. J'ai commandé "Je ne serai plus jamais seul" de Lena L parce que le résumé me plaisait.

De plus je ne connaissais pas la plume de l'auteure. Donc découvrir , pourquoi pas ! Je commence le livre, année 1750, un

château en construction. Ena L. nous raconte les esclaves, les enfants qui travaillent, la dureté, les propriétaires , la lecture

commence très bien, je suis très à l'aise. Le premier chapitre débute, lui, en 2026 aux Etats-Unis. Le début nous offre une description

du paysage très imagé et sublime. J'arrive à l'hôtel-retraite Campbell avec Juliette, une aide-soignante de vingt-quatre ans. Je

visite le château en même temps qu'elle, je prends confiance dans cette vieille demeure qui démontre pourtant un charme certain.

Grâce à Juliette et surtout à l'écriture d"Ena L. je revis le moment où l'on commence son premier emploi, la sensation de responsabilité

à la minute même lorsque notre travail commence. L'arrivée de Jared est agréable dans l'histoire, il est positif, enthousiasme, il est

exceptionnel ! L'humour entre lui et Juliette est agréable à lire. Toute l'ambiance que peut régner dans une maison de retraite est racontée ici.

Les repas, l'accompagnement, la présence dans les dernières minutes de vie sont incroyablement réels. J'ai particulièrement aussi aimé la

sortie en bus style écolier. Le roman d'Ena L. est mêlé d'humour, d'intrigue, de style de vie tellement réel que l'on suit pas à pas les jours

de Juliette dans son appréhension, son dévouement aux autres et sa curiosité à savoir une tranche de vie d' une vieille dame jusque-là retranchée dans son silence. La fin est complètement géniale, je ne m'attendais pas à ça ! Ce roman est sorti le 1 septembre 2018

un très agréable compagnon pour une lecture automnale prenant toute notre attention. Il n'y a pas vraiment quelque chose que je n'ai

pas aimé, bravo pour cette histoire Ena L.
Lien : https://aupaysdesbooks.wixsi..
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Les tribulations d'une jeune divorcée
  15 novembre 2018
Les tribulations d'une jeune divorcée de Agnès Abécassis
J'adore les livres de cette auteur. Elle a une façon d'écrire si légère et si drôle que l'on prend beaucoup de plaisir dans notre lecture. Ses livres ont été très addictif pour moi. Les personnages de ses livres font preuves de beaucoup d'auto-dérisions, on s'attache énormément à eux. Je les conseille à toutes celles et ceux qui ont envie de passé un pur moment de plaisir sans avoir envie de trop réfléchir puisqu'il est vraiment très facile de rentrer pleinement dans ces univers.
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Promets-moi d'être heureux
  15 novembre 2018
Promets-moi d'être heureux de Célestin Robaglia
♪ ♫Il en faut peu pour être heureux

Vraiment très peu pour être heureux

♫ Il faut se satisfaire du nécessaire

Un peu d'eau fraîche et de verdure♪

Que nous prodigue la nature

Quelques rayons de miel et de soleil ♪ ♫



Ajoutez quelques Breizh, histoire de maintenir une petite flamme quoi qu’il arrive, comme une veilleuse, une source de lumière, de chaleur. Un Panoramix local et une très jolie Bretonne, quelques menhirs ou dolmens, des gros cailloux quoi, des fest noz ( on s’éclate dans la ronde au son mélodieux du biniou et de la bombarde) et des abeilles. Bienvenu en Bretagne profonde.



Je ne raconte jamais l’histoire dans mes billets mais là, disons que…

C’est l’histoire d’un Parisien qui, le jour de son anniversaire (comme ça il retiendra la date, c’est bien foutu le scénario), perd sa sœur dans un accident. La nuit de l’accident il lui promet en rêve d’être heureux. Il va s’occuper de sa nièce (et d’un cousin névrosé qu’il a recueilli il y a plusieurs années) et tout quitter pour aller en Bretagne. N’étant pas fan du bonheur ni même sympathisant, il va pourtant tenter de tenir la promesse faite à sa sœur. Y arrivera-t-il ? Suspens suspens.



Si on ne m’avait pas gentiment offert ce « Promets moi d’être heureux », je n’aurais probablement jamais ouvert ce bouquin. Les recettes du bonheur et leurs produits dérivés, j’ai un peu de mal. Les belles phrases toutes faites et les grands principes, là aussi je suis assez hermétique. Quant aux ouvrages de développement personnel, tant mieux si ça peut aider quelqu’un, je passe mon tour. Alors ?

Alors pourquoi je n’ai pas détesté ce livre rempli de bons sentiments, pourquoi ne pas « fracasser » cette histoire cousue de fil blanc et ce happy end qui nous prend au dépourvu dès la page… 12 (page 11 ligne 7 pour les plus perspicaces d’entre nous).

Tout simplement parce que cette histoire m’a fait du bien. Un peu comme un instant de fraîcheur au cœur de cette canicule d’été indien qui se prolonge du coté de Lorient. Je crois aussi que j’y retrouve un écho à ma lecture précédente qui, si elle n’a rien d’un conte elle, tend aussi vers une certaine vision de la vie beaucoup plus épanouissante que celle que nous menons en général.

Ca va bientôt être cette foutue période de fin d’année alors pour être dans le ton, ce petit conte de no hell, je vais le faire circuler car la vie est courte et que si j’arrive à appliquer (me souvenir sera déjà un bon début) deux trois trucs du druide, d’autres aussi basiques que moi le pourront, parce qu’en fait, ça à l’air pas mal le bonheur selon Célestin Robaglia.



Merci Pierre pour ce cadeau qui m’a rappelé certaines conversations nocturnes de septembre dernier lors de ton séjour Lorientais. Un ami qui vous offre ce genre de livre est quelqu’un qui forcément vous veut du bien et ça aussi il faut toujours savoir l’apprécier. Bon j’arrête avec les phrases toutes faites. Pour résumer, ce bouquin n’est pas une Krout (vade retro carembar) mais un bien beau moment de « mise en conscience », d’éveil ou plutôt de réveil à la vie.

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