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Eleanor Oliphant va très bien
  16 janvier 2018
Eleanor Oliphant va très bien de Gail Honeyman
Eleanor est en apparence une jeune fille ordinaire avec une vie ordinaire. Elle est comptable dans une société de Design, vit dans un petit logement social et sa seule compagnie est une plante verte qu'elle considère presque comme une personne. Eleanor a beaucoup de mal avec les codes de bonne conduite en société et avec les relations humaines en général. Oui, sa vie nous semble banale sauf qu'aux fil des pages, on se rend compte que c'est tout le contraire. Eleanor est une survivante dans tous les sens du terme, cette jeune trentenaire va découvrir au hasard de différents petits événements qui vont modifier sa triste vie ce que c'est d'être amoureuse, d'avoir un ami, de se faire coiffer, de se maquiller...elle va tout simplement renaître de ses cendres tel le Phoenix. J'ai adoré ce roman et cette héroïne hors du commun, la subtilité avec laquelle l'auteur nous livre les indices avec parcimonie et l'humour omniprésent malgré la souffrance.
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Le Horla (suivi de) L'Héritage
  16 janvier 2018
Le Horla (suivi de) L'Héritage de Guy de Maupassant
Longue nouvelle de Guy de Maupassant, Le Horla conte l'histoire d'un homme angoissé par "quelque chose", ou "une chose" qui semble le suivre et le hanter. Il consigne le tout dans un journal. Est-il vraiment attaqué par une apparition irrationnelle? Ou est-il simplement fou, malade et en proie à des hallucinations? Un récit qui rappelle certains moments de la vie de l'auteur, lui-même atteint de ces troubles. Une nouvelle vraiment intéressante qui suscite pas mal d'interrogations, même lorsque l'on ferme l'ouvrage ;)
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Trois jours et une vie
  16 janvier 2018
Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre
Très bon roman.

Ce n'est pas un thriller ... meurtre accidentel qui va ronger la vie d'un enfant toute son existence en toutes circonstances.

Du très bon Pierre Lemaitre, je le recommande vivement.



Ma note : 8/10
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La passe-miroir, tome 3 : La mémoire de Babel
  16 janvier 2018
La passe-miroir, tome 3 : La mémoire de Babel de Christelle Dabos
Quel bonheur de retrouver Ophélie et cet univers complètement fou construit par Christelle Dabos!

C'est pour moi le meilleur des 3 tomes! On rentre plus vite dans l'action, ce qui m'avait manqué dans les deux précédents, et les mystères de cette histoire se font encore plus grands.

J'ai adoré l'évolution d'Ophélie, qui s'affirme à mesure des épreuves qui lui tombent dessus. On découvre également Victoire qui reste encore une énigme et promet un dernier tome toujours plus riche.

Que dire de plus à part que cette fin nous laisse un suspense insoutenable! J'avais beau en avoir entendu parler, je n'avais pas pensé être autant touchée.

Aux septiques, qui comme moi n'avaient pas totalement été envoûtés par le premier tome, celui-ci ne vous laissera pas de marbre!
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La Fille à la voiture rouge
  16 janvier 2018
La Fille à la voiture rouge de Philippe Vilain
Il suffit parfois de peu pour que naisse l’amour : un parfum, une silhouette, un mot, un geste. La rencontre avec La Fille à la voiture rouge commence par un moment de politesse, une porte ouverte. C’est à la bibliothèque de la Sorbonne que le narrateur rencontre Emma Parker. Elle est belle, Emma, ainsi plongée dans ses pensées, c’est d’abord toute sa jeunesse qui touche, au premier regard, le romancier.



Emma a vingt ans, le narrateur, presque le double. Étudiante en lettres modernes, elle aime les voyages, faire la fête et les grands magasins. Elle vit dans l’urgence, dans l’insouciance. Au volant de sa Porsche rouge, elle emmène l’écrivain pour une balade de nuit à Paris. Enivrante, mystérieuse, il n’en faut pas plus pour le narrateur qui tombe fou amoureux d’elle.



Dans ce récit à la première personne, où narrateur et auteur se croisent jusqu’à ne faire, finalement, plus qu’un, l’atmosphère est à la confidence. Imaginons-nous un soir pluvieux de novembre, dans un café parisien. À nos côtés, Philippe Vilain raconte, avec tenue et nostalgie, cette histoire d’amour passée. Par ses dires, les personnages s’animent, la rencontre est faite, la terrible nouvelle est annoncée : Emma Parker souffre d’un mal incurable, fatal. Sous les mots de l’auteur, « l’étudiante » devient « la petite miraculée », celle qui, malgré des séjours fréquents à l’hôpital – où elle refuse toute visite de son amant – continue de vivre intensément. « C’est ainsi qu’Emma Parker entra vraiment dans ma vie, avec la peur qu’elle n’en ressorte bientôt », confie le narrateur. Désormais, tout pour ce dernier tourne autour de son amour si bien qu’il en délaisse même l’écriture. Emma le hante, est omniprésente.



La Fille à la voiture rouge présente une ultime variation de Vilain sur l’amour, un récit intimiste, révélateur de ce que Proust nommait élégamment, « les intermittences du cœur ». Empruntant une nouvelle fois la voie autofictionnelle, Vilain questionne le sentiment amoureux, ses illusions et ses mensonges. La réalité vacille quand s’y instaure la fiction : auteur – et lecteur – veulent croire en cette histoire d’amour, malgré les inattendus, les énormités, la cocasserie – qui ne manqueront pas de surprendre le lecteur. Finalement, tout est remis en question, jusqu’à Emma Parker elle-même, dont le nom semble droit sorti d’un roman. Ainsi flottent, autour de l’étudiante, les ombres de Flaubert et d’Emma Bovary.



Sous les souvenirs reconstruits de Philippe Vilain, le personnage féminin questionne, en s’effritant, il laisse entrevoir une autre figure, une différente personnalité. « Ici commence une nouvelle histoire », un amour différent, une autre narration, qui poussent l’auteur à questionner les raisons d’aimer. Qu’est-ce qui fait que nous tombons amoureux ? Qui est l’Autre et quels sont ses secrets ? Pourquoi souhaite-t-on autant croire à nos histoires d’amour ? Finissons sur ces mots de Rémy de Gourmont, autre écrivain de l’amour : « l’illusion est une vérité et la vérité est une illusion ».
Lien : https://mastereditionstrasbo..
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Alice : De l'autre coté du miroir
  16 janvier 2018
Alice : De l'autre coté du miroir de Lewis Carroll
Il est des personnages qui forcent l'admiration par leur éclectisme et leur inventivité. L'un des plus emblématiques d'entre eux a vécu à Oxford à la fin du XIXème siècle, mathématicien, logicien, écrivain, photographe et même diacre, il s'agit bien sûr de Charles Lutwidge Dogson, plus connu sous le nom de Lewis Carroll. Un anglais très "British" que je place, sur mon étagère des gens doués, à côté de l'italien Léonardo da Vinci et du français Charles Cros.

L'idée du miroir est venue, paraît-il, d'une petite expérience que Charles Dogson se plaisait à soumettre aux petites filles qui l'entouraient, leur plaçant une orange dans la main droite et leur demandant dans quelle main leur reflet dans un miroir la tenait alors.

Ce livre aurait pu s'appeler "Alice 2" s'il était paru de nos jours, tant il est dans la continuité du fameux "Alice", sans pour autant chercher à exploiter les mêmes sillons, bien au contraire. On y fait la connaissance de Tweedeldum et Tweedeldee, de Humpty-Dumpty, sans parler des nombreuse pièces de l'échiquier magique concocté par l'auteur, reines bien sûr, mais aussi rois et cavaliers… Dans ma mémoire restera surtout le somptueux poème Jabberwocky commençant par : "'Twas brillig, and the slithy toves…" O combien difficile, voire impossible à traduire en français..; En voici tout de même une version : "Il était reveneure: les slictueux toves…" je vous laisse découvrir la suite dans ce délicieux d'aventures extravagabondelles.

Le miroir et son autre côté est bien évidement source d'inspiration au gré des accrocs que peut parfois faire la réalité dans notre quotidien, d'où cette idée de couverture que je vous propose d'aller voir sur mon site.
Lien : https://www.lisiere.com/phot..
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La Horde
  16 janvier 2018
La Horde de Sibylle Grimbert
Je t’avais dit qu’après le dernier Sandrine Collette, j’allais me faire un roman facile, dans le sens où je voulais pas trop réfléchir, et passer un bon moment de lecture.

«La horde», c’est la couv qui m’a appelé. La couv, le titre, et le premier paragraphe. Je t’ai dit déjà, je lis pas souvent les quatrièmes. Les éditeurs ont tendance à raconter des conneries dessus, un peu comme des marchands de lessive.

Sibylle Grimbert, je la connais pas. Jamais rien lu d’elle. J’ai cru comprendre qu’elle faisait plutôt dans le blanchâtre mais quand t’auras lu (si tu l’as pas encore fait) «La viande des chiens, le sang des loups» de Misha Halden (Justine Niogret), tu sauras pourquoi ça me fait pas peur les auteurs qui font dans le blanc ou la littérature jeunesse... Parfois, tu tombes sur une pépite, et elle te marque pour les trois mois qui suivent.

En plus Anne Carrière, elle est pas connue pour ses romans noirs, donc la surprise pouvait être totale.

Dès les premières lignes, je me suis dit que c’était une sacrée bonne idée. Décider de vivre une histoire par la voix d’un démon qui s’incarne dans un Playmobil, c’est juste osé. On est à un million de kilomètres de «L’exorciste» et de ses dérivés, et j’aime bien ça. De plus l’héroïne est une petite fille, et depuis un certain roman d’une certaine auteuse, où j’ai pas franchement adhéré à la dithyrambe générale, je fais gaffe... Les petites filles, en littérature, ça peut être tout mais aussi n’importe quoi. Bon, j’exagère. Mais tu me connais, j’ai tendance à exagérer.

Je te dis de quoi ça cause, ce roman.

D’abord, il y a Laure. Laure, elle a dix ans, et c’est une chouette môme. Gentille, avec des copines, elle va à la piscine (clin d’œil à Éric Maravélias, j’me comprends) et franchement, on voit pas trop ce qui pourrait changer ça. Mais l’autre personnage, c’est Ganaël. Ganaël, ça fait quelques milliers d’années qu’il fait la planche sur son marécage, et il en a marre. Il voudrait bien vivre sa vie. Ganaël, c’est un démon. Un vrai, comme t’en a sûrement croisé plein, mais juste t’as pas fait gaffe.

Ganaël a repéré Laure, et il décide de prendre possession de cette petite fille et de lui apprendre les trucs que t’apprends pas aux petites filles d’habitude.

Genre, la cruauté, l’indifférence à la souffrance... Le Mal.

Une langue vive, au ras du sol, parce que Laure, elle est petite, comme toi quand t’avais dix ans, et que tu jouais à «t’es pas cap».

Et puis tu vas devenir Laure, et te souvenir, ces trucs de mômes, ces histoires de fées et de fantômes qui frappaient aux portes ou qui faisaient démarrer les mobylettes.

Donc c’est une histoire, bien racontée, mais pas que.

Pas que parce que celui qui cause, celui qui dit «je», c’est le démon. Et c’est juste génial. Parce que la possession, c’est comme les frites, si tu fais pas deux bains, c’est raté. Un premier bain dans de l’huile à 220° (c’est la température de l’enfer, tu savais pas ?) et un second bain, plus long, à 180°(c’est la température du purgatoire).

Ce qui est vraiment étonnant, c’est de voir le démon qui s’approche de la condition humaine, et qui finit par... Je te dis pas, je déconne.

J’ai aimé l’ironie, présente tout au long du texte, j’ai aimé Laure, qui se rend compte que finalement, être méchant, c’est pas idiot, ça peut aider à vivre plus confortablement. T’en connais des comme elle, je le sais.

Comment lier un démon et une petite fille ? Comment faire de cette relation pas franchement simple au départ, une vraie relation, presque amoureuse, la même que celle qui perdure au sein d’un couple, quand l’autre accepte l’un, malgré...

T’as rencontré des pervers narcissiques ?

Tu sais ceux qui sont incapables, ou presque, d’empathie, mais tu t’en es pas rendu compte tout de suite, ceux qui ne parlent que d’eux, tout le temps, et que tout ramène à eux, en permanence, ceux qui détruisent ceux qui les entourent, et notamment dans le cadre du duel, représenté par le couple.

Ceux là.

La soumission, elle est dans ce roman.

La lutte contre la volonté de l’autre, elle est dans ce roman.

La violence psychologique, elle est dans ce roman.

La tentation, l’envie, elles sont dans ce roman.

L’innocence des enfants (t’y crois toi ?), elle est dans ce roman.

Mais voir l’humanité de l’extérieur, en bronzant sur son marécage (ça te rappelle des gens ?) et en faire partie, c’est pas pareil...

J’ai cru tomber sur un roman sympa, facile à lire, et distrayant, je me suis pas trompé.

C’est ce que je te disais. Parfois, dans le blanc, il y a du noir, et ça fait du gris.

Foncé, le gris.


Lien : http://leslivresdelie.org
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Boccace
  16 janvier 2018
Boccace de Marina Marietti
Une biographie et une enquête authentique sur le poète qu'était Boccace mais également l'homme en lui-même. Cet ouvrage m'a beaucoup servi pour mon premier mémoire sur l'auteur:)
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Kraa, tome 3 : La colère blanche de l'orage
  16 janvier 2018
Kraa, tome 3 : La colère blanche de l'orage de Benoît Sokal
[Cette critique concerne les trois tomes de Kraa].

La nature / l'homme, l'état sauvage / la civilisation, l'intellect / l'instinct, l'adaptation en détruisant / l'adaptation en respectant... C'est tout cela qui constitue l'arrière-plan de l'histoire imaginée par Benoît Sokal. Loin d'une opposition uniquement manichéenne, il nous montre que beaucoup de choses dépendent du point de vue que l'on adopte. Ainsi, d'une histoire en grande partie approchée dans les deux premiers tomes du point de vue de l'aigle, les choses changent dans le troisième tome avec le regard d'Emily sur les événements, Emily qui constitue une sorte de trait d'union entre les deux mondes et donc d'équilibre. Alors certes, il y a une histoire de vengeance (dont les ressorts sont un peu attendus), il y a le jeune Yuma, tiraillé entre humanité et nature, et son rapport au chamanisme hérité de son peuple, il y a des personnages de méchants tout droit sortis d'un western... mais cette BD ne se limite pas à cela et c'est ce qui en fait une réussite. En tout cas, de mon point de vue.
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Reine d'Egypte, tome 1
  16 janvier 2018
Reine d'Egypte, tome 1 de Chie Inudoh
J’ai déjà par le passé lu des romans historiques tentant de retracer plus ou moins bien la destinée unique d’Hatchepsout. Je n’ai donc pas été en terrain totalement inconnu historiquement parlant. De plus, l’histoire des différentes dynasties de l’Egypte Antique m’a toujours intéressée.



Dans ce premier tome, on replonge dans les jeunes années de la princesse, véritable garçon manqué au caractère bien trempé, ainsi que dans celle de son demi-frère Sethi qui deviendra son époux et le pharaon Thoutmosis II. Les deux jeunes gens sont parfaitement opposés sur bien des points et sa condition de femme rend folle Hatchepsout car elle la limite dans ses ambitions, ses droits et même dans son existence. De là à dire que ce manga est féministe, il n’y a qu’un pas qui est aisément franchissable car oui, il y a de cela. Appartenir à l’un des deux sexes, quelque qu’il soit, ne devrait jamais être un frein.



Graphiquement, c’est joli et bien fait. Il y a la touche Shojo, mais ce n’est pas trop mièvre. Il y a un peu de poigne et j’avoue que j’ai apprécié. Certains passages pourraient même être drôles également. C’est un début de saga qui pose les jalons, le potentiel est là, reste juste à voir si la suite sera aussi prometteuse.



Le côté historique est là bien que très romancé. On peut noter des faits parfaitement vérifiables, connus (pour qui s’intéresse à la période), mais pour les intégrer dans le récit, ces derniers ont été simplifiés grandement. Rien que du très logique car cela reste un manga, pas un écrit universitaire.

Des efforts louables sont faits aussi pour les aspects culturels, vestimentaires et sociétales. Les explications données pour que les néophytes puissent saisir ces points sont claires et bien menées.



Belle présentation de cette saga que je vais poursuivre car j’ai bien envie de voir comment la mangaka va poursuivre le récit.
Lien : https://espace-temps-libre.b..
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En attendant Bojangles
  16 janvier 2018
En attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut
Quelle belle découverte !



Chronique douce-amère d'une famille hors du commun.

Voici l'histoire d'une famille pas comme les autres, marginale, excentrique, pleine de vie et d'amour. Et de folie aussi.



Le récit alterne entre le point de vue du fils, sa vision innocente et naïve des choses, et celui du père, à travers ses carnets intimes, idéaliste, rêveur et follement amoureux de son épouse, mais parfois aussi plus réaliste.



C'est aussi l'histoire d'un couple qui met de la fantaisie dans toute chose, pour fuir la tristesse du quotidien et embellir le monde, pour continuer la fête, encore et toujours. On comprend l'amour et l'admiration d'un enfant pour ses parents, pour sa mère en particulier ("comment font les autres enfants pour vivre sans mes parents ? ") mais aussi l'amour des parents pour leur fils.



L'auteur propose une belle galerie de personnages, peu nombreux mais savoureux. Ce livre est à la fois drôle, émouvant, poétique (avec une belle écriture chantante) mais aussi inattendu et bouleversant.



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Raghnarok, Tome 3 : Terreurs de la nature
  16 janvier 2018
Raghnarok, Tome 3 : Terreurs de la nature de Boulet
Troisième tome des aventures de Raghnarok et de ses amies, Najette et Roxane. On sort un peu plus de la forêt pour explorer la ville des humains grâce à Najette qui a eu la bonne idée - ou pas - de tester la taille humaine.



Toujours drôle et visuellement satisfaisante, cette histoire continue de m'enthousiasmer. Ce que j'aime beaucoup dans cet univers, c'est la façon qu'a l'auteur de pointer du doigt certains aspects de notre humanité derrière des gags faciles mais toujours bien trouvés.
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Ma petite poésie ne connaît pas la crise
  16 janvier 2018
Ma petite poésie ne connaît pas la crise de Jean-Pierre Verheggen
« La poésie, de toute façon, on n’y comprend jamais rien. »



S’il vous est déjà arrivé de penser cela, voire même d’oser le dire à haute voix, alors le recueil du poète belge Jean-Pierre Verheggen est fait pour vous.



Sans tomber dans l’exercice de style, Jean-Pierre Verheggen offre au lecteur des poèmes écrits avec une prouesse rare. Il invente et réinvente la langue française et ce, semble-t-il, sans le moindre effort. Et pourtant, rien de compliqué à comprendre, si ce ne sont les nombreuses références qui parsèment les pages. Tantôt obscures, tantôt limpides, la lecture se transforme rapidement en jeu. De Hapax à Jean de la Fontaine ou Tintin, tous y passent, petits ou grands, connus ou non. Mais il ne s’arrête pas là. Les repères sont brouillés, détournés, retournés : En attendant Godot se transforme en « En attendant Gigolo », « l’arche de Noé » devient « L’Arche de Nommé », James Bond lui-même en prend aussi pour son grade…



Rien n’est à l’abri de la plume acérée de Jean-Pierre Verheggen, surtout pas les mots qu’il déconstruit, décortique et réarrange selon son humour (et son humeur), et encore moins l’actualité, le quotidien, le monde en général, sur lesquels il y aura toujours quelque chose à dire.



Jean-Pierre Verheggen s’efforce de défendre la poésie, la « petite », « toute petiote », dans des pamphlets d’abord, contre ceux qui la dénigrent, « pseudo-marginaux 100% académiques », « speedés textuels secoués de spasmes déclamatoires », puis dans le reste du recueil en mettant en œuvre sa « musique de mots urticants », en exprimant « une saine colère exprimée avec des mots / droit sortis de notre commune viande primale ». Recettes de cuisine pour assaisonner ses ennemis et les servir à ses meilleurs ennemis (à savourer avec quelques personnes en tête, peut-être), poèmes acerbes contre la terreur et la guerre, « petit journal » constitué d’une série de brèves observations, pensées, réflexions, toutes plus jubilatoires les unes que les autres, poèmes en prose, en vers, il y en a pour tous les goûts.



Il ne reste qu’une chose à dire, amateurs de poésie, d’humour, amoureux de la langue française, curieux, et tous les autres :



« Comme disait Shakespeare, voici un ouvrage Hamlet entre toutes les mains ! »
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La Compassion du Diable
  16 janvier 2018
La Compassion du Diable de Fabio M. Mitchelli
âmes sensibles s'abstenir



ce livre, basé sur l'histoire d'un célèbre tueur en série cannibale, est néanmoins romancé bien sûr

il se lit très vite et on se rentre rapidement dans l'histoire

j'aurais aimé peut-être un peu plus de détail sur Victoria et sur certains évènements mais je n'ai pas été déçue par cette lecture !!!

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Derrière les portes
  16 janvier 2018
Derrière les portes de B a Paris
Voilà: Jack est un brillant avocat, habile défenseur des femmes battues, qui n’a jamais connu l’échec. Pour ne rien gâcher, il est aussi bel homme. Un dimanche, Jack rencontre Grace et sa sœur trisomique, Millie. Jack va courtiser Grace, qui va rapidement tomber sous son charme. Et puis, il la demande en mariage, après quelques mois seulement de relation. Grace accepte, trop heureuse que l’idée de devoir assumer Millie à sa majorité ne l’ai pas fait fuir. Grace aurait-elle rencontré l’homme parfait?



Ce thriller psychologique m’a complètement embarquée et m’a tenue en haleine jusqu’au bout. Si vous n’y trouverez pas un rythme effréné, la montée de la tension est palpable et très bien maîtrisée. Le stress, l’angoisse s’installent doucement pour mieux se refermer sur nous.



Car ce couple si parfait cache un lourd secret. Leurs connaissances les considèrent avec envie: maison magnifique, entente idyllique. Grace est un vrai cordon bleu. C’est une femme charmante et attentionnée. On ne la voit jamais sans son mari. Leur vie semble minutieusement calculée, les détails sont soignés, les soirées chez eux rigoureusement préparées. Pourtant, leur attitude n’interpelle personne. Seule Esther tique devant cette surprenante perfection.



Le récit est mené par Grace. Elle raconte son histoire en alternant des moments de sa vie aujourd’hui, et des chapitres de son passé qui vont nous montrer comment Jack a construit leur vie. C’est un vrai page-turner. C’est une histoire sombre et glaçante. J’ai tour à tour ressenti désarroi, consternation, confusion, effroi, découragement et espoir parfois quand même.



Un bon thriller.


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Le Rouge et le Noir
  16 janvier 2018
Le Rouge et le Noir de Stendhal
Le Rouge et Le Noir de Stendhal a été un bon livre à lire.

Même s'il est long à lire, l'histoire est intéressante.

Un jeune homme du nom de Julien Sorel tombe amoureux d'une femme mariée du nom de Mme De Renal. Il va la quitter lors d'une mission à Paris et ensuite il va tomber amoureux de Mathilde De La Mole. Le fait qu'il tombe amoureux de deux femmes, l'une mariée et l'autre célibataire issue d'une famille de marquis fait tout le charme de ce livre. Des événements multiples vont se produire ce qui nous empêche de nous ennuyer.

Un livre que je vous recommande de lire.

Ruben
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Âme à Âme
  16 janvier 2018
Âme à Âme de Christian Perrot
Public averti, 18ans +





AVERTISSEMENT AU(X) LECTEUR(S)



Ce roman est particulièrement angoissant, voire profondément dérangeant par les thèmes qu’il aborde : la mort, la haine, le meurtre, les violences sexuelles et morales. De nombreuses scènes psychologiquement et moralement éprouvantes attendent le lecteur.



En vertu de quoi, cet ouvrage est fortement déconseillé aux enfants et aux adolescents pouvant se voir choqués. Parents, merci de prendre garde à ne pas laisser ce livre entre les mains des plus jeunes.



John est au bout du rouleau. Il a tout perdu. Sa femme et ses enfants sont décédés dans un accident de la route. Ensuite, tout s’est délité, sa vie est partie à vau-l’eau: il perd ses amis, sa famille, son travail, son logement. Alors John a pris une décision: il en a fini avec la vie. Le roman s’ouvre sur son suicide: il se jette du toit d’un immeuble de cinq étages.



Mais voilà: au même moment passe un piéton. Pas de bol, hein! John va tomber sur Nathalie. Le choc est bien sur d’une extrême violence. Quand John « se réveille », il ne sait pas où il est ou ce qu’il est. Est-il mort? A-t-il survécu? Est-il dans le coma? Sous médicaments à l’hôpital? Et la jeune femme qu’il a percuté?



Pendant un temps, leur âmes vont se rencontrer. Et la surprise va être de taille…



C’est… particulièrement sombre et glauque, glaçant. C’est un récit très dur, cru. un récit percutant et très dérangeant. En effet, il évoque le suicide, le meurtre mais surtout les violences tant sexuelles que morales. Les scènes décrites soulèvent le cœur. Ames sensibles s’abstenir!



Je ne sais pas trop comment définir ce roman, roman d’épouvante, d’horreur, mais pas que. Il ouvre une porte terriblement morbide sur la folie humaine dans ce qu’elle peut recéler de pire.



Au départ, on se croit un peu dans un récit fantasmagorique, on s’imagine devant la porte des enfers. Avant de réaliser ce que l’auteur dévoile. Nous sommes plongés dans les profondeurs les plus noires de l’âme. Y règnent la perfidie, l’horreur, le machiavélisme, l’abjection, l’ignominie, le dégoût, l’écoeurement mais aussi un petit peu quand même l’empathie et l’héroïsme.



Bref, j’ai adoré!


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Ta deuxième vie commence quand tu comprends q..
  16 janvier 2018
Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une de Raphaëlle Giordano
Alors, soyons clairs depuis le départ : je déteste les livres de « développement personnel » et autres joyeusetés du genre, je n’avais absolument pas l’intention de lire ce roman… qui est arrivé entre mes mains suite à un billet gagnant d’une tombola d’une des activités des enfants.



Et, finalement, j’en ressors plutôt positivement surprise.



Certes, ce n’est pas de la grande écriture, ni le livre de l’année mais il a le mérite de se laisser lire et, même, à mes yeux, d’être bien construit en proposant pas mal de concepts sympathiques et zens.



C’est donc l’histoire de Camille qui, un soir, après une longue et harassante journée de travail se retrouve, suite à une crevaison, en pleine forêt et se rend dans la première maison afin de pouvoir contacter son dépanneur. Elle y rencontre Claude, routinologue.



Cette rencontre va être le point de départ d’une réelle réflexion du personnage principal qui « a tout pour être heureuse mais ne parvient pas à l’être » afin de profiter de son bonheur, de prendre le temps de vivre l’instant présent et de recentrer ses priorités.



Bon, le livre manque, tout de même, de crédibilité en ce sens que son mentor lui organise un tas d’activités et que, moi, petite personne ne vivant pas dans le monde des bisounours, je doute qu’un thérapeute dans la vie réelle le fasse à titre gratuit et, d’autre part, comment quelqu’un - qui prétend manquer de temps pour tout - trouve comme cela, d’un claquement de doigts, le temps de courir à gauche et à droite, tout en continuant de bosser, de s’occuper de sa maison, de son enfant, etc.



Mais, comme j’écrivais plus haut, le roman propose également quelques pistes sympas afin de se poser, de prendre des petits moments pour soi et de mieux profiter de la vie de famille – avec un récapitulatif de toutes les « théories » abordées à la fin du roman.



Et, surtout, surtout, ce livre est déculpabilisant au plus point : le personnage bosse à 4/5 et a un enfant de 9-10 ans et frôle le pétage de plombs en début de livre. Je trouve qu’avec mon temps plein et mes 4 enfants (de 14 à 6 ans), je m’en sors finalement vraiment pas si mal que cela !!! MDR



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Hasard
  16 janvier 2018
Hasard de Sofia Perez
La narratrice de cette nouvelle fait la rencontre de Frédérique sur son lieu de travail. Cette femme est sure d’elle et intelligente, elle capte l’attention de ses collègues sans s’en rendre compte. Elle exerce une fascination irrésistible sur la narratrice. Cette dernière pressent que Frédérique n’est pas tout à fait cette personne confiante, audacieuse qu’elle paraît être.



Il y a chez Frédérique un petit quelque chose qui la rend envoûtante, magnétique. C’est sur ce petit quelque chose, sur cette sensation, que va se tisser le lien étroit qui va unir les deux femmes. Un lien instantané, et qui va vite devenir exclusif, absolu.



Pourtant ce n’est pas l’amour qui les relient, comme on pourrait le croire. Non, il y a autre chose. Frédérique est mariée et mère de famille. La narratrice a une compagne. Chacune mène sa vie de son côté.



L’écriture est fine, on sent la narratrice s’aliéner dans cette relation avant d’enfin comprendre ce qui les rapproche toutes les deux. On sent les regards extérieurs peser sur elles. On sent les jugements, les reproches, la désapprobation. Et puis, Sofia Perez nous confie ce qu’elles ont senti l’une chez l’autre. Ce qui a motivé cette surprenante attirance, cette projection de l’une vers l’autre.



Une très jolie nouvelle, captivante, presque fascinante. Malgré la souffrance évidente, Sofia Perez ne juge pas, ne culpabilise aucune des parties., bien au contraire. Une nouvelle à lire, puis à relire avec les derniers éléments appris; elle prend alors une autre dimension.



Merci Sofia.


Lien : https://lyseelivres.wordpres..
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A la lumière de nos ombres
  16 janvier 2018
A la lumière de nos ombres de Estelle Mary
Secrets de familles, histoires d’amour et d’amitié, effervescence parisienne et calme breton… Estelle Mary signe un premier roman fabuleux !



Cela faisait un moment que je ne m’étais pas immergée à ce point dans un roman. A la lumière de nos ombres est un régal à lire. J’ai adoré suivre Charlotte dans son retour aux sources, dans la maison de sa défunte grande-mère, à Ker Rosen. Une façon de faire son deuil, mais aussi d’échapper à son couple fragilisé et à une vie parisienne épuisante.



Mais son retour en terre bretonne va exhumer des souvenirs douloureux, longtemps refoulés. Et avec eux, de nombreuses questions.



Je ne rentrerai pas dans les détails pour vous laisser le plaisir de la découverte (car, oui, il mérite vraiment d’être lu). Mais je peux vous assurer que les personnages sont vraiment attachants. Charlotte, forte et fragile à la fois, sa mère une acharnée du boulot superficielle, Vincent, l’ostréiculteur bourru mais sensible, Lucie et Grégoire, un couple au bord du gouffre… Et là, en toile de fond, Agathe et Manou, qui, malgré le fait qu’elles ne soient plus de ce monde, sont omniprésentes parmi les vivants.



Le fond, la forme… Tout y est pour nous régaler ! L’histoire est extrêmement bien écrite, l’intrigue est bien dosée. Cet ouvrage nous embarque. On le dévore avec appétit et on s’immerge au point de voir les scènes se dérouler sous nos yeux (cela faisait quelques temps que ça ne m’était pas arrivé à ce point avec un livre).



En bref : j’ai adoré commencer l’année avec ce roman coup de cœur d’Estelle Mary et je vous conseille vivement de faire de même !
Lien : http://merveilleuses-escapad..
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