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ISBN : 2264069465
Éditeur : 10-18 (20/10/2016)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Eraste Fandorine a mis un point d'honneur à capturer un dangereux terroriste révolutionnaire, particulièrement habile et retors. Il découvre vite que l'homme s'est réfugié à Bakou, la ville la plus riche de l'Empire russe, aux mains de quelques magnats du pétrole de toutes nationalités (des Russes, des Arméniens, des Géorgiens, des Azéris...). En cette veille de Première Guerre mondiale, Bakou constitue aussi un nid d'espions particulièrement actifs. La femme de Fan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
morin
  09 avril 2018
Comme tous les ans je me suis rendue au salon "Livre Paris" 2018. Russie, premier stand visité en sa qualité de pays invité. Je suis à la recherche d'un roman policier.
Un peu perdue j'interroge une responsable qui me conduit près des tables sur lesquelles se mêlent des livres en français et en russe sur des sujets variés. Elle me donne le nom de deux écrivains de roman policier, Alexandra Marinina et Boris Akounine.
Peu de livres de Marinina sur les tables, de toute façon je pense avoir lu tous ses ouvrages traduits en français. Je choisis alors un peu au hasard "la Ville Noire" d'Akounine.
Je découvre le personnage d'Eraste Pétrovitch Fandorine, fonctionnaire à la retraite du ministère de l'intérieur. "La ville noire" est le 13eme volume de la série qui lui est consacrée. Il semble qu'il y ait un 14eme volume, non traduit en français à ce jour.
Nous sommes en juin 1914. Fandorine est à Yalta. Se trouve également dans cette ville un dangereux révolutionnaire surnommé Ulysse. Après l'assassinat d'un colonel, Ulysse se serait rendu à "la ville noire".
Fandorine découvre que la ville noire n'est autre que la ville de Bakou, ville très riche grâce à son pétrole. Accompagné de son serviteur japonais, Massa, il prend le train direction Bakou.
Nous sommes à la veille de la grande guerre, L'attentat de Sarajevo vient de se produire. Dans la ville noire se croisent un monde plus ou moins cosmopolite comme Claire Delune, actrice et femme de Fandorine en compagnie de l'équipe du filme, des magnats du pétrole dont une femme, la belle Saadat, des bandits plus ou moins sympathiques comme Gassym, des politiques comme le consul d'Autriche, et bien sûr des révolutionnaires comme Ulysse.
Je ne me suis pas ennuyée à la lecture de ce livre que je classe plutôt dans la catégorie des romans d'aventure, type XIXe siècle, avec ses rebondissements et ses personnages plus ou moins sympathiques ou patibulaires, que dans la catégorie roman policier.
La lecture des dernières pages est une vrai surprise et un choc pour le lecteur.



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SophieLesBasBleus
  10 novembre 2017
J'ai retrouvé Eraste Fandorine avec grand plaisir ! En cet été 1914, les complots et manigances autour du tsar prennent une dimension apocalyptique. Les factions révolutionnaires tendent des toiles qui semblent se resserrer inexorablement. Dans Bakou, la ville noire, le pétrole fait et défait les fortunes alors que l'attentat de Sarajevo suscite les pires craintes. Alors que Massa, son fidèle ami, se meurt à l'hôpital, Fandorine découvre les innombrables visages de la trahison.
Cette nouvelle aventure du célèbre détective a le goût de la fin. Fin d'une époque qui va sombrer dans les horreurs de la guerre, fin du tsar et de l'Empire russe, fin aussi - peut-être - du héros. L'intrigue est complexe et enchevêtrée comme devait l'être la situation politique de l'époque. Fandorine se découvre faillible et c'est avec appréhension que j'ai suivi ses pérégrinations sans jamais me douter du mot de la fin. Un Akounine comme j'aime ! Avec des rebondissements, d'invraisemblables péripéties, un suspense à perdre le souffle et l'ironie amère qui marque le personnage.
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Granna21
  09 août 2018
Un Eraste Fandorine haletant qui finit un pas dans le vide. Y en aura-t-il un suivant ??? Rien n'est moins sûr. Traduction de qualité.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
morinmorin   09 avril 2018
" Qu'elle aille au diable ! Qu'elle se débrouille toute seule avec son adorateur !" eut envie de répondre Fandorine. Nom d'un chien, le monde est au bord de la catastrophe, chaque heure est précieuse, et il faudrait à nouveau se traîner dans cette ignoble Ville Noire, délivrer Claire de sa prison et la ramener à Bakou. Et puis perdre encore du temps en scènes d'hystérie et en discours consolateurs. Impossible !
Mais avait-t-il le choix ?
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rkhettaouirkhettaoui   20 janvier 2017
Comment pouvait-on devenir aveugle au point de perdre la tête pour une poseuse inconstante, frivole et sans cervelle ? Son inconstance, hélas, n’était pas synonyme d’infidélité conjugale. Claire n’avait aucun goût pour les petites intrigues. Son plus grand plaisir, le sens de toute son existence, était non pas de se livrer à l’amour, mais de le provoquer. Et le cinéma se prêtait à merveille à cette folie. Son beau visage sur l’écran affolait les hommes, créant une illusion d’intimité, mais le lien, bien sûr, restait immatériel.
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rkhettaouirkhettaoui   20 janvier 2017
Cet officier de trente-sept ans, qui avait fait une carrière fulgurante d’abord dans le corps de la Gendarmerie, puis au Département de la Sécurité, était l’un des hommes les plus détestés de Russie. Les révolutionnaires condamnés à la potence grâce à ses efforts se comptaient par dizaines ; ceux expédiés aux travaux forcés, par centaines. À quatre reprises, on avait tenté de l’assassiner, mais le colonel était prudent et adroit.
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rkhettaouirkhettaoui   20 janvier 2017
Il est de règle de tenir son nikki chaque jour. Il n’est pas de motif valable qui autorise à l’interrompre. Ni la maladie, ni le chagrin, ni le danger ne peuvent être invoqués pour excuse. Si vous vous trouvez en plein désert, sans papier ni pinceau, écrivez sur le sable avec un bâton. Si vous avez été victime d’un naufrage et que vous flottez sur la mer, étendu sur une planche, promenez votre doigt sur la surface de l’eau.
Le style est d’une extraordinaire importance, en aucun cas on ne saurait en changer.
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rkhettaouirkhettaoui   20 janvier 2017
L’un des sentiments les plus indignes susceptibles de s’emparer d’un être humain est l’impression d’être incapable de soulever le fardeau qu’on a pris sur ses épaules et d’atteindre le but qu’on s’est fixé. Dès lors qu’on accepte de plein gré de se charger d’un faix, il faut considérer qu’on le porte déjà ; quant au but qu’on s’est assigné, rien ne saurait empêcher de l’atteindre, hormis la mort – et encore seulement de manière temporaire, puisqu’en sa vie suivante on l’atteindra de toute façon.
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Video de Boris Akounine (1) Voir plusAjouter une vidéo

Boris Akounine : Le Gambit turc
Depuis le canal Krioukov à Saint Pétersbourg en Russie, Olivier BARROT présente "Le Gambit turc" de Boris AKOUNINE. le présentateur lit un très court extrait du livre.
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