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La Rose de Djam tome 1 sur 3
EAN : 9782367935140
363 pages
L'Atalante (25/04/2019)
3.53/5   19 notes
Résumé :
1186 de l'ère chrétienne…Le royaume de Jérusalem tombe sous les coups du sultan Saladin qui règne au Caire et sur la Syrie musulmane. La Quatrième Croisade se prépare.

Mais c'est une toute autre bataille que mènent les Quarante, ces initiés qui servent en secret un maître unique, le Pôle du Monde, et tentent de préserver la cohésion de l'univers quand s'étend l'ombre du grand dragon de la nuit.

Une quête aventureuse et fantastique qui,... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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boudicca
  13 juin 2019
Décidément, la fantasy historique a le vent en poupe chez l'Atalante, et ce n'est pas moi qui m'en plaindrait ! Après la parution du dernier roman de Guy Gavriel Kay qui s'inspirait du contexte des Balkans de la fin du XVe (« Enfants de la terre et du ciel »), et plus récemment encore de la suite de « La cour d'Onyx » de Marie Brennan qui revenait sur l'histoire de l'Angleterre à partir du XVIe siècle (« Minuit jamais ne vienne » et « Gît dans les cendres »), voilà que la maison d'édition donne sa chance à une auteur méconnue, Sandrine Alexie, qui nous propose une vaste fresque historique au temps des croisades. Nous sommes à la fin du XIIe siècle, et le Moyen-Orient n'en finit pas de se morceler : les états francs sont minés par des querelles internes et prêts à tomber sous les coups du conquérant Saladin (qui vient d'ailleurs tout juste de reprendre Jérusalem) ; quant aux musulmans, ils sont eux aussi divisés entre arabes, kurdes, turcs, sans oublier la secte des nizârîs d'Alamut menés par le Vieux de la Montagne qui forge tour à tour des alliances avec les différents belligérants. C'est dans ce contexte plus que troublé que l'on fait la connaissance de Sibylle, une noble normande héritière des premiers croisés et devenue châtelaine de Terra Nuova (une place-forte située au nord d'Antioche) suite au décès de son oncle et de son époux. Sommée de se trouver un mari afin qu'il assure à sa place le contrôle de la région, la jeune femme feint de céder mais a d'autres plans en tête que de rester sagement à l'abri des murs en attendant que Saladin vienne s'emparer de la forteresse. Formée depuis son plus jeune âge par un fâqir aux pouvoirs étranges, Sibylle sait en effet que le moment ne tardera pas où son ancien maître lui demandera d'entreprendre une quête périlleuse à laquelle une tâche de naissance sur le poignée la prédestine : elle est celle qui devra retrouver la rose de Djam, un objet légendaire détenant tous les secrets de l'univers et dont la préservation est essentielle au maintien de l'équilibre dans la région.
Le roman repose sur une reconstitution historique particulièrement soignée qui permet une immersion des plus agréables. Difficile de ne pas penser à un autre roman paru récemment, « Djinn » de Jean-Louis Fetjaine, qui se déroulait un peu plus tôt dans le temps mais mettait lui aussi en scène ce Moyen-Orient médiéval à la fois familier et exotique. L'approche de Sandrine Alexie n'est toutefois pas tout à fait la même dans la mesure où le décor relève moins du fantasme que de la réalité historique, le surnaturel occupant dans ce premier tome une place très limitée. Ne vous attendez donc pas à voir débarquer des djînns ou autres créatures tirées du folklore oriental, vous seriez déçu. On comprend cela dit sans mal le parti pris de Sandrine Alexie qui maîtrise de toute évidence le sujet sur le bout des doigts puisque sa biographie fait mention d'études de l'art de l'Islam ainsi que de la langue et de la culture kurdes. Cette expertise, l'auteur s'en sert pour poser les bases qui nous permettent de comprendre le contexte générale et les enjeux dont il est question, avant d'enrichir ensuite son récit grâce à une multitude de détails qui nous permettent d'appréhender progressivement la complexité de la situation politique de la région. L'auteur met notamment en lumière de façon très habile l'important brassage culturel qui n'a pas manqué de se faire entre chrétiens, musulmans, kurdes, turcs, arabes…, tous s'influençant mutuellement, que ce soit au niveau du mode de vie, des traditions ou même de la langue. le style employé reflète d'ailleurs cette diversité puisque l'auteur n'hésite pas à mêler des termes tirés de l'ancien français, de l'arabe, du gascon, du persan ou encore du turc. Elle parvient heureusement à résister à la tentation des notes de bas-de-pages, ne prenant pas la peine d'interrompre la lecture par une définition d'autant plus inutile que la plupart des termes étrangers se comprennent parfaitement à l'aide du seul contexte (un lexique récapitulant tous les termes pouvant poser problème est néanmoins présent en fin d'ouvrage). L'auteur ne tombe pas non plus dans un écueil pourtant fréquent qui consisterait à en faire beaucoup trop au risque d'alourdir le récit : la narration est au contraire très fluide et les dialogues percutants. le franc parler de certains personnages est d'ailleurs assez rafraîchissant, comme c'est le cas du gascon Peir Esmalit grâce auquel le lecteur aura le plaisir de se familiariser avec les meilleures injures du gascon médiéval, ainsi qu'avec de petites histoires ou chansons particulièrement imagées.
On retrouve la même diversité du côté des personnages qui possèdent tous des profils très différents. Sibylle, l'héroïne, est le parfait exemple de ce mélange des cultures occidentales et orientales puisque, en tant que noble franque ayant toujours vécu en Orient, elle a inévitablement été imprégnée dès son enfance par une multitude de cultures. Marcelin et Peir sont pour leur part plus à cheval sur tout ce qui touche à la religion et aux traditions chrétiennes, tandis que des personnages comme Shudja, Yahya ou Süleyman respectent un mode de vie plus proche de celui des musulmans. Parmi toute la galerie de personnages mis en scène, ceux qui retiennent l'essentiel de l'attention du lecteur restent Sybille et Peir qui forment un duo détonnant. Leur relation, basée autant sur l'affection que sur la rivalité et la rancune, constitue en effet sans aucun doute l'un des plus grands attraits du roman. Tous deux bénéficient d'un traitement soigné et nuancé, à commencer par Sibylle, héroïne atypique, présentée à la fois comme butée et hautaine, mais aussi dure au mal, pleine d'humour et indépendante. Il est toujours délicat de mettre en scène un personnage féminin dans un tel contexte historique car la tentation est évidemment grande de la part de l'auteur de la dépeindre comme en avance sur son temps afin de faciliter l'identification du lecteur contemporain. L'auteur échappe toutefois là encore à cet écueil, si bien qu'on a effectivement l'impression de côtoyer une femme de l'époque et non du XXIe transposée au XIIe. A ce titre, certaines de ses réactions peuvent paraître surprenantes ou déstabilisantes mais s'avèrent néanmoins parfaitement cohérentes étant donné le contexte. La plus grande faiblesse du roman vient certainement de son intrigue dont la construction se révèle parfois un peu brouillonne et qui souffre de quelques maladresses. Parmi elles, on peut notamment reprocher la manie de certains personnages de sans arrêt repousser les révélations qui éclaireraient pourtant les autres et faciliteraient leur périple. de même, on peut regretter que les quelques rares élément surnaturels présents soient traités de manière trop superficielle pour parvenir à vraiment capter l'intérêt du lecteur (même si on devine qu'ils seront amenés à prendre bien plus d'importance dans les tomes à venir). En dépit de ces quelques bémols et de petites baisses de rythme, le récit reste malgré tout très agréable à lire, voire véritablement captivant lors de certains passages.
Ce premier tome de « La rose de Djam » pose les bases d'une trilogie de fantasy historique prometteuse qui séduit à la fois par la qualité de la reconstitution du contexte de l'époque mais aussi par la personnalité atypique de son héroïne dont on prend plaisir à suivre le périple. Sandrine Alexie nous propose une plongée immersive dans l'Orient du XIIe siècle dont elle nous permet d'appréhender ici toute la richesse et la complexité. Vivement la suite !
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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LeScribouillard
  12 octobre 2019
Ouloulou, c'est qu'avec tout mes space ops et compagnie, j'ai pas beaucoup regardé ce qui est sorti cette année en fantasy française. L'occasion pour moi de se plonger dans le cycle de La rose de Djam par Sandrine Alexie, spécialiste des cultures arabes, qui signe son incursion dans la fantasy historique en mettant en scène l'équivalent de notre Graal dans le monde musulman, une coupe surnommée la Rose, dans laquelle se cacheraient tous les secrets du monde. Bon, je vous avoue, si je l'ai choisi, c'est surtout parce que ça me faisait penser aux Lions d'Al-Rassan avec un peu plus d'epic.
Pour le petit placement de produit, Les Lions d'Al-Rassan c'est une superbe fresque de fantasy historique de Guy Gavriel Kay au même éditeur, transposant la Reconquista dans un monde imaginaire, avec une reconstitution historique minutieuse du monde arabe, que des personnages incroyablement bien écrits, des tas de péripéties différentes, d'évènements inattendus Histoire oblige (au point de devoir sacrifier parfois un ou deux personnages prometteurs), de l'humour et une espèce d'onirisme doux-amer qui plane sur l'ensemble parce que comme dans la vraie vie on sait jamais vers quoi on se dirige, le tout rapporté par un style magnifique s'attardant toujours sur les petits détails sans jamais en faire trop. Il y a bien quelques scènes de, vous savez la lettre entre le P et le R, mais même ça c'est superbement bien écrit sans tomber dans le voyeurisme ou le cliché rose bonbon.
Du coup, quand arrive un petit roman français qui sort de l'autoédition pour se faire publier même avec des bêtes de l'Imaginaire comme L'Atalante, forcément ça va souffrir en comparaison. Alors est-ce que La Rose de Djam reprend les éléments qui faisaient la saveur des Lions d'Al-Rassan ? Non, mais est-ce que ça en fait un mauvais roman pour autant ?
Du très bon cru...
Fin du règne de Baudoin VII. Tout l'héritage de la Première Croisade est en train de se scratcher et les musulmans reprennent le contrôle du Moyen-Orient (parce que c'est pas pour dire, hein, mais avec tous ces français qui viennent nous envahir, on sait plus à qui se fier... ^^). Quand le frère du seigneur normand de Terra Nuova disparaît, on le croit mort alors qu'il est passé dans l'Entre-Deux, un lieu énigmatique qui relierait les mondes matériel et spirituel. Jusqu'au jour où le cousin oriental de Gandalf vient toquer à la porte de Sybille, sa nièce, qui n'apprécie pas franchement son destin de femme au foyer et aimerait bien partir découvrir le vaste monde...
On est direct immergés dans le monde des croisades avec toute sa complexité, sans jamais chercher le simplisme ni concession, mais au contraire à immerger complètement le lecteur dans l'univers arabe qu'il croit connaître alors qu'on se rend compte à la lecture qu'on en est, mais alors très, très loin. Pareil pour la condition de la femme à l'époque : c'est tout bonnement une vie de chien, et rien ne nous est épargné. En temps que pur roman historique, c'est une la porte d'entrée de l'excellence niveau documentation. Côté fantasy, le surnaturel est très en retrait, mais ça ne me pose aucun problème.
Passées les 100 premières pages, l'humour commence à pointer son nez et on finit par s'attacher à des personnages malgré leurs actes à la limite de ce que nous lecteurs du XXIe pourrions qualifier d'infâme ; le capitaine Pèir Esmalit est ainsi plus crédible et plus humain que 99,9% de ces bad boys qui ont parasité la littérature Young Adult. On finit par se prendre au jeu, à l'aventure, sans forcément savoir où on va, et même si comme on va le voir, pas mal de défauts auraient pu être allégés du récit.
Oui, mais...
Il y a le problème d'une grande part de la littérature SFFF française, à toujours vouloir rajouter des archaïsmes inutiles dès lors qu'il s'agit d'une époque révolue (problème d'autant plus curieux qu'il est propre exclusivement à la littérature SFFF, quand même des films historiques sérieux comme ceux de Bertrand Tavernier, s'ils utilisent un phrasé plus complexe que celui courant, ne tombent jamais dans l'écueil du trop-en-faire). On se retrouve ainsi avec des soties, vêtures, bréhaigne, adamantine, se paonnant, francolin, chanteplore, benoîtement, enfançons, escarbouiller, parentèle, adonc, ect. Bref, ça rend pas le style franchement fluide ; je veux dire, quand t'as une phrase dans ton bouquin comme "Agoni de tous les anathèmes (...), le subordonné recula", le lecteur débutant a tendance à se signer en se demandant quel est ce langage diablerique. Au point que quand des gens se mettent à parler un langage volontairement plus fleuri que les autres, on remarque à peine la différence. Après, oui, ça pourrait donner un côté pesant et ancestral comme pour Clarke Ashton Smith, mais encore faut-il jouer la carte à fond. Vous connaissez les tue-l'amour ? Eh bien "la caboche d'un Gascon vola" est un vrai tue-la-tension !
Et puis il y a ce passage, en plein milieu du chapitre 1, où on passe de la première personne avec un narrateur inconnu à la troisième pour tout le reste du bouquin. Pourquoi commencer avec un parti pris pour aussitôt le laisser tomber ? Ne parlons pas non plus des scènes de sexe et autres allusions graveleuses peu empiétantes sur le récit mais pas franchement ragoûtantes non plus... Enfin, le personnage de Mascelin, s'il offre un contrepoids à la tolérence religieuse de Sybille et ses joyeux compagnons, montrant ainsi comment pensaient les personnes de son temps, n'est vu que par le prisme de son intégrisme ; espérons qu'il sera plus développé dans les tomes à venir.
Conclusion
Malgré tout, j'ai pas boudé mon plaisir, faut bien l'avouer, et j'ai vraiment pas envie de dire du mal de ce livre. Certes, la documentation n'excuse pas le style ou la qualité des personnages, mais il n'y a vraiment rien de flagrant non plus. On s'attache aisément à presque tous et on découvre une époque révolue qui nous apprend un peu plus de choses sur l'islam que ce qu'on pensait, mais aussi les gascons, les cagots ou même les fakirs (en tout cas bien plus que dans Astérix chez Razahãde). Alors que je me demandais si j'allais tenir au début, j'ai finalement passé une lecture très agréable que je recommande à tous les amateurs d'histoire arabe, experts comme néophytes. Après, je dis ça, c'est pour votre culture...
Lien : https://cestpourmaculture.wo..
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Lenocherdeslivres
  19 janvier 2020
Sandrine Alexie est passionnée. À la lecture de L'appel des Quarante, premier tome de la trilogie de la Rose de Djam, on ne peut qu'en être persuadé. Elle se délecte de mettre en scène des personnages tous plus truculents les uns que les autres, dans des situations hautes en couleurs. Ah, les envolées lytiques de Peir, le Gascon !
Elle en ajoute une couche en utilisant des mots proches de ceux de l'époque (l'action se déroule au XIIe siècle l'époque des croisades) et des termes aujourd'hui disparus (d'ailleurs, on trouve un petit lexique en fin d'ouvrage). On est en plein dans l'ambiance et on se trouve transporté dans le temps...
...et dans l'espace, puisque l'autrice nous entraine dans les territoires des actuels Syrie, Irak ou Kurdistan. Et sa maitrise de ce lieu et de cette période fait qu'elle nous plonge avec brio dans son monde.
Mais, malgré toutes ces qualités, il lui manque l'étincelle littéraire qui donnerait vraiment vie à son histoire. Je n'ai pas réussi à m'immerger, du début à la fin, dans cette histoire, décrochant par moments. D'ailleurs, j'ai dû arrêter la lecture et y retourner, ensuite, pour aller au bout. J'avais envie de savoir ce qu'il advenait des personnages, mais la narration était trop lente pour moi, trop artificielle d'une certaine manière. Et la multiplication des lieux et des personnages ne m'a pas aidé.
Je vais sans doute tenter le deuxième tome, mais avec une légère réticence.
Challenge multi-auteures SFFF 2020
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TheOtter
  05 octobre 2019
Je suis assez perplexe après avoir tourné la dernière page de ce livre. Parce que l'ambiance était vraiment là, que j'ai été complètement entraînée dans ce Moyen-Orient du XIIe siècle, que j'ai appris diverses choses sur ce lieu et cette période, et que ça m'a donné envie d'aller fouiner plus loin. Mais j'ai pris plus de plaisirs à lire les informations historiques en fin d'ouvrage plutôt que le roman en lui-même. Parce qu'il était long, et que vraiment, je me suis fichée des personnages et de leur quête. Et croyez-bien que ça me rend triste.
Nous suivons Sybille, qui passée les premiers chapitres nous permettant de nous la présenter, se retrouve rapidement en quête. En quête de son futur, de son mentor de fâqir, de son destin, gravé sur sa main sous la forme d'une rose. Son pèlerinage la mènera bien loin de chez elle, elle rencontrera des alliés, mais également des ennemis mortels.
Ça parait flou ? A moi aussi. J'avoue que dans mon ignorance je me suis perdue au milieu des noms de tous les personnages. Mais j'ai moins honte de dire que Sybille ne m'a jamais été sympathique, que son maître à penser était insupportable de mutisme sur sa mission, que les deux chevaliers accompagnant Sybille était tellement lourds que je les ai autant méprisé qu'elle (ce qui était probablement voulu, mais ça m'a rappelé le collège où tout le monde est obligé d'être ensemble peu importe les affinités (ce qui est une bonne école de la vie et aussi un merveilleux condensé de cruauté (CE NE FÛT PAS PLAISANT))), et que j'ai quand même du mal à apprécier le seul personnage apportant un souffle d'humour, de contradiction et de volonté, Peir, parce qu'il a l'air d'être l'équivalent du beauf du XIIe siècle. Et ça reste le personnage le plus sympathique.
Je suis fâchée de ne pas avoir aimé ce roman parce que l'univers avait tout pour me séduire. Il y a bien de l'action, mais la lenteur des révélations m'a lassée passé un temps. Ce n'était pas une lecture pour moi, et je doute de lire la suite.
Ceci étant dit, j'encourage quand même les gens à jeter un coup d'oeil à cette lecture. Parce que le style était particulièrement riche, parfois lourd, mais qu'au moins il changeait. Passées les premières pages, le temps de m'habituer, il était plaisant dans son originalité. Parce que l'ambiance sableuse traverse les pages, que le roman est immersif, invite au voyage et à la découverte. Je ne suis pas convaincue, mais pas déçue d'avoir tenté le voyage.
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Maureenbooks
  08 avril 2022
Dépaysement garanti au coeur du Moyen-Orient moyenâgeux...
Sibylle est une gamine quand son oncle Bastian l'accueille et l'adopte à la mort de son père sur demande de sa mère qui est la soeur de celui-ci. Lors de son enfance, elle fait la connaissance de Shudjâ qui la prends sous son aile. Sauf que lors d'une attaque son oncle meurt et Sibylle se retrouve à être la châtelaine de Terra Nuova. Mais son mentor lui a fait part d'une demande très étrange, retarder au maximum son mariage prochain ou sinon de donner sa main mais faire patienter le temps qu'il revienne la chercher car son destin lié aux Quarante et à la Rose de Djam l'attends. Un soir, elle n'a d'autres choix que de devoir partir avec deux acolytes, bien vite ils se retrouvent à être rattraper par la dure réalité, ils perdent l'un des leurs.
À travers la Syrie de 1187, elle va devoir accorder sa confiance ou non, faire des choix mais toujours veiller à retrouver un indice sur la localisation de Shudjâ.
Ce roman historique a été plutôt décevant pour moi dans le sens où le style d'écriture n'était pas fais pour moi.
En effet ici beaucoup d'argot, de phrases sans vraiment de sens mais surtout un rythme assez lent. En effet, l'autrice mets en place un rythme qui se veut rapide dans les déplacements de Sybille mais lent dans sa retranscription à l'écrit.
J'ai aussi eu beaucoup de mal avec le très grand nombre de personnages, tous avec des noms arabes. de ce fait, il était compliqué pour moi tout d'abord d'essayer de prononcer ceux-ci mais aussi de les remettre dans leur contexte.
À contrario j'ai adoré voyager en Syrie à travers les souks, les maisons des personnages mais aussi à travers les montagnes qui jalonnent le chemin parcouru par Sybille.
Ici nous sommes en pleine guerre de Religion entre les Chrétiens et les Musulmans, où les femmes n'ont pas leur mot à dire alors que Sybille se situe entre ces deux.
Ici pas de scènes de batailles, ni de combats ensanglantés mais plutôt de la stratégie et de des trahisons.
On parle aussi de dragon, ce côté-ci m'a beaucoup intriguée malheureusement on ne les caresse que de la surface.
J'ai adoré les personnages de Sybille et de Pèir Esmalit. La première est une femme forte, qui ne se laisse pas faire par les hommes, qui a un humour fort douteux en compagnie d'Esmalit. En effet, celui-ci a une partie sombre en lui que l'on à du mal à discerner tellement son humour noir prends le dessus, mais aussi son approche auprès de Sybille est touchante. Il cherche à la
protéger tout en essayant de prendre le dessus sur elle, sans succès.
Le côté historique m'a intriguée, le sujet des guerres de Religion est un méconnu de mon côté et malgré le côté Fantasy du roman j'ai aimé les petites notes à la fin de celui-ci qui nous aide à comprendre les choses.
En bref, un roman qui ne m'a pas plu du côté plume mais avec des personnages et un contexte historique intéressant.
Une quête et une aventure qui saura dépayser.
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critiques presse (2)
LeMonde   17 juin 2019
La romancière Sandrine Alexie revisite la légende iranienne du Djam-i Djam dans une saga de six tomes qui débute avec L’Appel des Quarante.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Elbakin.net   31 mai 2019
Une belle découverte. Bien que ce soit un premier tome d’introduction, l’auteure sait nous happer dans son récit et nous donner envie d’en découvrir plus !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
boudiccaboudicca   27 mai 2019
Vous m’avez dressée, toute mon enfance, en vue de cette mission ! Je me suis fait botter le cul par mon maître d’armes, jusqu’à ce que je sache danser sur ma selle et abattre un moucheron en plein vol, yeux fermés en lui tournant le dos. Je me suis fait tanner le cuir par Bastian, qui estimait nécessaire de m’élever en garçon et, donc, de me corriger en garçon. Shudja peut témoigner du nombre de leçons que je dus écrire allongée sur le ventre, tant les coups de fouet me cuisaient l’arrière-train ! Et c’est maintenant que tout est prêt, qu’il n’y a plus de retour possible, que je suis enfin sur le point de m’élancer sur la route – route que vous m’avez tracée, je vous le rappelle !-, c’est maintenant que vous me dites que j’ai le choix ?
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LunalitheLunalithe   06 novembre 2019
Il y a des voyageurs qui n'espèrent qu'en une fontaine. Et des fontaines qui ne donnent leur eau qu'à un voyageur, dût-il ne jamais venir. [...] Mais je me dis aussi... qu'il se peut que certaines fontaines n'aient pas de voyageurs à attendre, ou que certains caravaniers erreront pour toujours dans leur désert, et que jamais une fontaine n'étanchera leur soif d'amour.
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armand7000armand7000   25 mai 2019
Imagine que tu retrouves la coupe ? Une fois la Rose de Djam en ta possession, serais-tu tentée d’en user ?– Euh... Tu veux dire pour voir dedans ?– Évidemment ! Pas pour y boire un cru syrien ! »Elle eut soudain l’impression que quarante esprits la sondaient.Yokhannân insista :« Hé bien ! Si tu pouvais accéder à tous les secrets de l’univers, d’un seul coup d’oeil, n’y succomberais-tu pas ?– Je ne crois pas, dit Sibylle, en rejetant une mèche de son front et en lui rendant son regard. Je ne suis pas certaine qu’ils soient tous agréables à regarder. »
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LenocherdeslivresLenocherdeslivres   01 novembre 2019
Elle leva les yeux au ciel, semblant chercher sa réponse dans les étoiles pâles et, apparemment, l'y trouva quelque peu. (p.182)
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