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Éditeur : Bibliothèque Russe et Slave (02/03/2011)

Note moyenne : 4.56/5 (sur 8 notes)
Résumé :
La même atmosphère que dans C’était… Comme cet écrivain a dû souffrir d’être habité sans cesse par la hantise de la mort ! Seul un petit rayon de soleil, incarné par un bébé, illumine ce récit…
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Ambages
  20 février 2017
Surprenantes et glaciales ces quelques pages de Leonid Andreïev. Il y règne un froid austère et inamical, l'hiver est terrible.
Dans une sombre maison cohabitent trois individus, deux hommes et une femme, aidés d'une servante. le solitaire, Kijnakof, est le personnage principal, entouré d'un voleur et d'une prostituée. Kijnakof vit dans la pauvreté et ne quitte presque jamais son lit quand bien même le froid s'immisce dans sa chambre. Il est terrifié par ces cauchemars qui prennent vie dès que la nuit tombe et l'usent, au point de n'en plus vouloir vivre. Mais « il fallait vivre. » C'est un tourment pour lui que de voir le jour poindre car il sait qu'alors « se dressait devant lui cette chose affreuse : la conscience impitoyable et lucide qu'un jour nouveau était venu, que lui Kijnakof devrait bientôt se lever et reprendre sa lutte contre la vie sans espoir de vaincre. »
L'auteur nous livre une vision terrifiante de la vie qui ressemble tant à la mort. Paradoxe étonnant, il utilise une prose qui donne vie aux éléments naturels en les rendant encore plus inquiétants et féroces, telle une flaque d'eau qui semble regarder une jeune fille « comme un oeil noir et terne, très profond, et ce regard était énigmatique et terrible », la nuit qui « vint, noire et méchante » ou encore le vent qui « enfonça ses griffes d'acier dans ses joues froides. »
Le seul moment où j'ai ressenti un peu de chaleur lors de cette lecture fut la venue d'un nourrisson dans cette maison.
« Alors, le cou tendu, le visage inconsciemment illuminé par un sourire de bonheur singulier, le voleur, la prostituée, l'homme solitaire et perdu restèrent là, autour de cette petite vie, chétive comme un feu dans la plaine, qui les appelait vaguement pour les mener on ne sait où, promettant quelque chose de beau, de lumineux, d'immortel. »
Mais hélas, rien ne dure bien longtemps et « la mort avide s'était déjà assise, sans bruit, et elle attendait, calme, patiente et obstinée. »
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mh17
  16 mai 2020
Un récit bouleversant d'une effroyable poésie
Kijmanov est venu se terrer dans un sous-sol en compagnie de voleurs et de prostituées. Son corps est usé, ravagé par la souffrance et l'alcool. La mort le guette comme un oiseau de proie. La nuit, elle s'assoit à son chevet, obstinée, persévérante, tranquille. Aux premières lueurs du jour, il voit onduler des formes grises, informes, effrayantes. Et puis peu à peu, il prend conscience de sa profonde solitude et sa propre lucidité l'effraie plus que la mort. Mais, ce jour-là, une fragile petite allumette d'humanité va venir éclairer le sous-sol...
Lu sur le site de la bibliothèque russe et slave ( 20 pages)
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HORUSFONCK
  11 octobre 2016
Quand on lit Andreïev, que j'ai découvert, en e-book, avec les Sept pendus et autres nouvelles dont celle-ci, on a bien froid et l'on sent que la mort n'est pas loin...qu'elle rôde tout prêt.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AmbagesAmbages   20 février 2017
Elle allait, et le vent jouait méchamment autour d’elle. Lorsqu’elle arriva sur le pont, il se jeta avec violence contre sa poitrine et enfonça ses griffes d’acier dans ses joues froides. Vaincu, il tomba du pont avec fracas, tourbillonna sur la surface neigeuse et unie de la rivière et s’élança de nouveau en l’air, barrant la route de ses ailes glacées et mouvantes.
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AmbagesAmbages   20 février 2017
(...) la mort, oiseau de proie, aveugle à la lumière du soleil et clairvoyant seulement dans les ténèbres, le guettait déjà. De jour, elle se cachait dans les coins sombres, et la nuit, elle venait silencieusement s’asseoir à son chevet, y passait de longues heures, jusqu’à l’aurore, avec une persévérance calme et obstinée.
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Video de Leonid Andreïev (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Leonid Andreïev
Le Mur, fable symbolique, fait frissonner : un mur inébranlable se dresse avec cruauté devant des lépreux et des affamés se pressant à ses pieds et leur interdit l’accès à une vie heureuse. Ils représentent l’humanité dans sa lutte pour le bonheur et la liberté. Lecture de Judith Beuret.
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