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Serge Persky (Traducteur)Théodore de Wyzewa (Traducteur)
EAN : 9782841420216
96 pages
Éditeur : Ombres (25/11/1998)

Note moyenne : 4.44/5 (sur 8 notes)
Résumé :
« Le 11 décembre 1900, le médecin Anton Ignatiévitch Kerjentsev commit un assassinat. Les circonstances du crime, de même que certains faits qui l’avaient précédé, portèrent à soupçonner quelque chose d’anormal dans l’état mental du meurtrier. Conduit à l’établissement de psychiatrie Elisabeth pour y être examiné, Kerjentsev fut soumis à la surveillance minutieuse et sévère de plusieurs spécialistes expérimentés, parmi lesquels se trouvait le professeur Djémnitski, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
ninamarijo
  08 octobre 2015
Médecin, Anton Ignatiévich Kerjentsev commet un assassinat, il tue son ami Alexéi Constantinovitch en simulant la folie, ainsi, il ne pourra être déclaré responsable. le crime accompli, il est arrêté et interné. Pour son procès, il livre son journal : « La Pensée » dans lequel il explique son geste pour guider l'enquête.
Dans ce récit le Dr Kerjentsev explique ce qui l'a poussé à tuer, nous fait découvrir une homme froid, cruel, inhumain, simulateur, se décrivant intelligent avec un pensée « claire lucide, brillante ». Cette pensée méprise les mesquineries, les terreurs et les croyances des hommes : « et je voyais tout en bas, grouiller les hommes, avec leurs passions animales, et mesquines, leur terreur éternelle de la vie et de la mort, avec leurs églises, leurs messes et leurs Te Deum ». Cet homme donc, imbu de lui-même, lucide, calme, témoigne sur son crime, guide et éclaire l'enquête. Au passage, il écorche les tribunaux, les bouscule, se moque, et leur pose cette question, cette énigme : « Ai-je feint la folie pour tuer, ou bien ai-je tué parce que j'étais fou ? » Ce coupable confesse comment il a appris à simuler la folie pour tuer en toute impunité. Mais, à force de simuler le fou ne risquait-il pas de tomber dans la folie ou n'était-il pas déjà fou pour tuer ?
Dans ces 90 pages Léonide Andréiev explore les bas-fonds de l'âme humaine dans un espace entre raison et folie. Léonide Andréiev nous interroge aussi sur la liberté, la lâcheté, la solitude et finalement sur la vie dans ce monde : « Monde fou, heureux dans ta folie, ton réveil sera terrible ! »
Ce petit livre est dense, noir, il faut prendre le temps de le lire et "peser" les phrases qu'il nous livre telle : « Car personne n'est plus fort que moi, et c'est moi, moi, qui suis l'ennemi unique de mon « moi » ! »
Assurément, je vais continuer à découvrir cet auteur qui m'interpelle !
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Apikrus
  19 mars 2012
En 1900, le médecin Anton Kerjentsev est interné dans un établissement psychiatrique, pour observation après un assassinat qu'il a commis un mois plus tôt.
Cette nouvelle est constituée du mémoire que l'assassin rédige à l'attention des experts qui doivent se prononcer sur son état mental au moment des faits. Kerjencsev y dévoile peu à peu les pensées qui l'ont animé, non seulement au moment de son geste mais aussi longtemps auparavant. Son mémoire aidera-t-il les experts à statuer sur son cas ?
L'omniprésence des pensées introspectives du personnage principal et narrateur m'a beaucoup rappélé le personnage de Raskolnikov de Crimes et châtiments, d'ailleurs cité dans la nouvelle. Ce récit est cependant beaucoup plus court, plus direct, et plus clair que le roman de Dostoïevski, malgré des pensées là aussi très tortueuses.
Une nouvelle originale, malgré cette impression d'imitation. Je relirai volontiers d'autres écrits de cet auteur, pour m'en faire une idée plus précise (alors que je n'ai pas pu terminer Crimes et châtiments, qui comporte trop de longueurs pour moi).
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Francharb3
  26 septembre 2014
Une ombre d'effroi plane sur ce récit, l'histoire d'un homme qui s'entraîne à simuler la folie pour tuer. Mais qui sera le plus fort : l'homme ou la folie ? Andreïev était pessimiste (plusieurs tentatives de suicide, sa femme morte en couches, il avait de quoi). Plusieurs choses sont effrayantes : qu'on puisse tromper et s'entraîner à maîtriser la folie, mais plus encore que cette folie puisse nous maîtriser, en quelque sorte que la pensée puisse prendre le pouvoir. de manière consciente, en l'occurrence, on n'est pas chez Freud. Des années plus tard, on scanne le cerveau et, au moins pour un certain nombre de pathologies, on est presque sûr que la chimie prend le dessus. le livre prophétise un peu mais le plus important, en tant que spectateur (puisqu'il y eut des adaptations théâtrales très réussies), c'est que cela peut à tous nous arriver ! (brrr...)
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ninamarijoninamarijo   04 octobre 2015
Le croire-vous ? Je pleurais d’amères larmes sur « La Case ce l’Oncle Tom »…
Qu’elle est merveilleuse, cette aptitude de l’esprit flexible et affiné par la culture à pouvoir s’incarner sans fin ! Il semble qu’on vit mille vies, qu’on descend dans l’obscurité de l’enfer, ou qu’on s’élève sur les clairs sommets d’où l’on embrasse d’un seul coup d’œil l’univers infini. S’il est dans la destinée de l’homme de devenir Dieu, c’est le livre qui sera son trône…
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ninamarijoninamarijo   08 octobre 2015
Il y a tant de ténèbres dans la vie de l'humanité et elle a si grand besoin de talents pour éclairer sa voie, qu'il faut prendre soin de ceux-ci comme des gemmes les plus précieuses, afin de justifier ainsi l'existence de millions de coquins et de sots.
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ninamarijoninamarijo   03 octobre 2015
La parole de l'écrivain doit être aiguë comme une lame et ardente comme le feu.
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ninamarijoninamarijo   08 octobre 2015
Monde fou, heureux dans ta folie, ton réveil sera terrible !
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ninamarijoninamarijo   08 octobre 2015
La folie est un jeu avec lequel il est périlleux de jouer.
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Video de Leonid Andreïev (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Leonid Andreïev
Le Mur, fable symbolique, fait frissonner : un mur inébranlable se dresse avec cruauté devant des lépreux et des affamés se pressant à ses pieds et leur interdit l’accès à une vie heureuse. Ils représentent l’humanité dans sa lutte pour le bonheur et la liberté. Lecture de Judith Beuret.
Dans la catégorie : Littérature russeVoir plus
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