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Iawa Tate Giuliani (Autre)
EAN : 9782277118701
255 pages
Éditeur : J'ai Lu (26/02/2001)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 117 notes)
Résumé :
Forer des nuages... Confier son destin à un adolescent-computer... Déplacer tout un peuple à travers l'espace par téléportation...
Entre Terriens et Martiens, une entente s'est instaurée... Fragile. Des échanges commerciaux aussi. Précaires. Jusqu'au jour où la Terre exerce le chantage suprême : priver Mars de l'eau qui lui manque et sans laquelle elle ne pourrait vivre... Les Martiens relèvent le défi. Par une expédition héroïque, jamais tentée : à 1 500 000... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  28 février 2015
La voie martienne :
Le pitch : Suite à un embargo démagogique de la terre pour l'importation d'eau, vitale pour mars, cette dernière organise une expédition vers saturne pour y ramener un énorme astéroïde aqueux.
Indéniablement la meilleure des quatre nouvelles. Elle aurait pu, aurait du, faire l'objet d'un roman à part entière. Très vivante (mais il y a un truc, tout ce qui est écrit par Asimov est doté une vie propre), les personnages sont crédibles et attachants, l'histoire originale, très optimiste.
Ah jeunesse :
Le pitch : Deux adolescents "trouvent" deux petits animaux qui s'avèrent très vite être les rescapés d'un vaisseau spatial qui était attendu par les "autorités" sur la planète.
Une très mignonne petite histoire, qui se lit toute seule avec la surprise qui va bien à la fin....
Les profondeurs :
Le pitch : Un peuple en perdition envoie un émissaire sur la terre pour préparer son exode salvateur. L'émissaire fait connaissance, avec "horreur", avec les humains.
A mon sens, la moins bonne du recueil, mais elle amène la réflexion sur la condition humaine.
L'attrape nigaud :
Le pitch : Un vaisseau est envoyé sur la planète Troie pour comprendre pourquoi cette dernière "a tué" la première vague de colon qui s'y est installée. A bord, un autiste prodige, mais très agaçant, qui découvrira le "pourquoi" de l'affaire damant le pion à l'équipe hyperspécialisée.
Une histoire assez sombre, sur les interactions entres les membres d'une équipe, l'acceptation de la différence, la collaboration et les défauts d'une hyperspécialisation...
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LeLecteurAugmente
  12 février 2021
La voie martienne est un recueil de quatre textes, quatre nouvelles, publié une première fois en 1955 aux Etats-Unis et parues en France à la fin des années 1970. Et euh… La quatrième de couverture n'est pas très fidèle au contenu, donc j'espère que vous comptez sur mon sens du résumé pour savoir de quoi il s'agit !
La nouvelle éponyme La voie martienne se déroule dans un futur où la Lune, Vénus et Mars ont été colonisées et où les vaisseaux spatiaux se déplacent en projetant des millions de tonnes d'eau. Ce n'est pas trop pour plaire à la Terre, et notamment Hilder, un tribun qui défend un discours sur le gaspillage d'eau causé par les voyages spatiaux, scandaleux en pleine période de sécheresse. Problème : son discours, ultra-populiste, ne se base sur aucune rigueur scientifique et s'assoit sur le fait que lesdits voyages ne pompent qu'une toute partie de l'eau présente sur Terre. Mais les Terriens ne se préoccupent que de la quantité nécessaire à faire décoller un vaisseau, et ils trouvent ça monstrueux.
Les vaisseaux ont besoin d'embarquer quelques réservoirs d'eau pour leur trajet, et les délaissent dans le vide spatial quand ils sont vides. Des Martiens, les Récupérateurs, partent récupérer ces réservoirs dont ils tirent profit. le fait est que ce métier n'est pas très bien perçu par la population et qu'il engendre une consommation d'eau importante, ce qui n'est pas pour plaire à Hilder, qui menace finalement de ne plus approvisionner Vénus, Mars et la Lune. Un Récupérateur et un ingénieur ont alors une idée : ramener sur Mars un bloc de glace issu d'un des anneaux de Saturne, ce qui leur vaudra une indépendance vis-à-vis de la Terre et une profonde reconnaissance de la part des Martiens.
Je dois admettre que passer d'un roman hard science à un science-fiction plus onirique comme celle-ci est un peu dur. Pourtant, la Voie martienne pose sur le papier beaucoup de questions importantes, telles que la dépendance ou non des planètes et des lunes qui seront colonisées par la Terre en matières premières, informations, divertissements, et la débrouillardise qui sera de mise si jamais il est question d'indépendance entre les différents astres.
Ah ! Jeunesse… est une nouvelle dont la fin a de quoi retourner le cerveau. Un astronome et un industriel attendent d'un instant à l'autre l'arrivée d'un équipage qui ne vient pas. Moustique et Carotte, leurs fils respectifs, capturent deux animaux qui leur sont inconnus. Quant à l'équipage, il est bien arrivé, mais de manière peu conventionnelle : n'ont survécu qu'un explorateur et un marchand. Je ne peux pas en dire davantage, car j'en viendrai à dévoiler plein d'informations concernant la nouvelle. Elle a des allures de métaphore, puisque l'humanisme et le pacifisme sont les thèmes les plus abordés. Vous ne pouvez pas être frustrés plus que moi, vraiment ! Il faudrait que vous la lisiez.
Les profondeurs débute sur une planète inconnue orbitant autour d'une étoile mourante. Les habitants sont contraints de vivre dans la Caverne et de puiser les ressources de la planète, elles aussi en déclin. Un jour, les astronomes remarquent la Terre, et y voient le salut de leur avenir. Il est décidé d'y envoyer l'esprit de Roi, qui se retrouve dans la peau d'un nouveau-né, sur Terre ! de là, il va être confronté à la psychologie terrienne qu'il trouve horrible, révulsante ; l'atmosphère de la planète lui paraît également trop violente, du fait de nombreux orages, pluies, vents violents. Son rapport, une fois revenu sur sa planète, n'en est que très pessimiste. La conclusion de son peuple est de vivre dans les profondeurs de la Terre, pour éviter tout contact avec les humains.
Difficile de ne pas voir un texte antiraciste, prônant la tolérance ! le peuple de Roi se croit intouchable, appliquant sur une autre civilisation sa propre grille de valeurs, invalide. C'est une situation que l'on trouve dans bon nombre de domaines, qu'ils soient politiques, artistiques ou tout simplement sociaux.
Enfin, la plus longue nouvelle du recueil, L'Attrape-nigaud, est une enquête scientifique. Sur la planète Troie, mille colons sont morts dans des circonstances étranges. Une équipe est dépêchée sur place, d'autant plus que ce génocide n'est connu que de quelques personnes. Alors avant qu'une seconde vague de colons n'arrivent sur la planète, il convient de faire la lumière sur cette drôle d'histoire. Parmi les enquêteurs, il y a Mark, un autiste à la mémoire prodigieuse, désagréable au possible, qui n'aime pas spécialement ses collègues, pas assez performants intellectuellement selon lui.
Assez comique par ses situations, cette nouvelle peut aussi être considérée comme une métaphore de la tolérance, cette fois-ci intellectuelle, d'autrui. A l'heure où beaucoup estiment que lire rend plus intelligent (faux : ça cultive, ça divertit, c'est tout), L'Attrape-nigaud a une résonance toute particulière. C'est la nouvelle la plus longue du recueil, mais elle figure parmi mes préférées avec La voie martienne. Vous me direz, il n'y a pas beaucoup de choix.
C'est une première rencontre avec Asimov que je fais sur ce blog, et évidemment qu'elle ne dit pas grand chose de l'auteur, si ce n'est sa volonté de replacer une humanité, plus qu'un humanisme, au centre de tout. Il n'y a aucune morale, ses textes ont plusieurs niveaux de lecture et incitent à réfléchir, un peu, sur notre condition. « Partir, c'est mourir un peu », dit-on. A moi, maintenant, de faire mon philosophe du dimanche : « Partir, c'est se retrouver ». Ok. On dirait une phrase prononcée par ces « citoyens du monde » qui vont à l'autre bout de la planète faire « de l'huma » auprès de ces gens qui « n'ont rien mais donnent tout, tu vois ». Ce que je veux dire, c'est que la science-fiction, au-delà de nous faire rêver, est aussi un outil formidable pour questionner l'humanité. Et un recueil comme La voie martienne est un bon exemple. Bon, cela dit je ne me suis pas autant éclaté à le lire comme je l'avais imaginé ! Non, je me suis même un peu ennuyé, passé les deux premières nouvelles, et je me suis forcé à finir ces quelques 220 pages. Je dois reconnaître la qualité poétique de l'écriture d'Asimov, tout de même. C'est une véritable belle plume et il me tarde de la retrouver dans des oeuvres majeures telles que le Cycle des Robots ou le Cycle de Fondation.
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Prudence
  25 août 2019
Recueil de 4 nouvelles:
- La voie martienne. L'indépendance d'un territoire anciennement colonisé et dépendant d'une autre planète, comment acquérir l'autonomie? Quelle sera la voie martienne?
- Ah Jeunesse. Deux jeunes garçons et leurs deux pères, chacun formant un duo face à un autre duo extraterrestre, comment vont-ils réagir et interagir face à cette nouveauté?
- Les profondeurs. S'enfoncer au fil des générations, de plus en plus profondément sous terre, oublier la surface, le soleil mort, le ciel, les tempêtes, la mer... descendre toujours plus profond jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible de descendre, et alors... remonter?
- L'attrape-nigaud. La plus longue elle porte sur l'exploration planétaire, les relations sociales entre personnes très différentes, une vision de spécialiste VS généraliste, et le "trop beau pour être vrai".
Très bon recueil, avec des nouvelles variées, très différentes, tant par les thèmes que par leur longueur, leurs atmosphères.
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Rusen
  17 janvier 2016
La Voie Martienne, d'Isaac Asimov, est un recueil de 4 nouvelles datant du début des années 50.
La première, donnant son titre au recueil, se déroule sur Mars, récemment colonisée par la Terre à l'aide de vaisseaux consommant de l'eau de mer. Les politiques terriens, hostiles aux colons Martiens, cherchent à leur interdire l'accès cette ressource malgré les arguments des scientifiques qui affirment que cette eau retourne sur Terre sous forme de pluie.
Cherchant à obtenir leur indépendance, les Martiens organisent un voyage vers Saturne afin de découper un bloc de glace dans ses anneaux...
Une nouvelle très sympa, valant surtout pour son aspect politique assez appuyé.
La seconde "Ah ! Jeunesse", sans doute ma préférée du recueil, vaut surtout le coup pour son twist final que, pour ma part, je n'avais absolument pas vu venir.
"Les Profondeurs" s'intéresse aux derniers habitants d'une planète sans soleil mourant à petit feu. Au fil des générations, leur peuple s'enfonce de plus en plus dans les profondeurs afin de profiter de la chaleur restante du noyau. Alors que la Terre passe à proximité de leur planète, les savants cherchent un moyen d'y migrer.
Une nouvelle plutôt originale, traitant avant tout de la maternité et de l'aveuglement des scientifiques.
La dernière nouvelle, L'Attrape-nigaud, est également la plus longue du recueil et nous transporte à bord d'un vaisseau scientifique en route vers la planète Junior, sur laquelle tous les colons sont morts de façon mystérieuse. Au voyage s'ajoute Mark, un Mmemonic pouvant enregistrer n'importe quelle information...
Une bonne sélection de nouvelles, donc, originales et variées, par un auteur certes majeur mais dont, je dois bien l'avouer, je ne suis généralement pas grand amateur.
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Cronos
  11 juin 2020
J'ai moins aimé que Les robots ou Cailloux dans le ciel mais Asimov reste une valeur sûre.
Il y a des chapitres, eux-mêmes entrecoupés de sous chapitres, cela reste clair et permet d'être au même instant à deux endroits différents. La petite étoile qui sert de séparation donne aussi le rythme, ce n'est pas tout de suite un enchaînement d'actions. L'auteur pose ses personnages, sont univers et les bases de l'intrigue avant de vraiment donner matière à son intrigue. Chez lui ça passe car c'est bien écrit et pour quelqu'un comme moi qui s'ennui vite, c'est un beau compliment.
Il y a des thèmes qui reviennent, la robotique et les industries nouvelles en général, l'écologie, la colonisation de l'espace, et ce roman reste plutôt optimiste. Ce que j'aime par-dessus tout c'est l'universalité du livre, que vous ayez déjà du vécu dans le monde de la SF ou non, peu importe votre âge ou l'époque à laquelle vous vivez, Asimov reste d'actualité, c'est fou !
Il emploi un ton qui n'est pas moralisateur, bien au contraire, il cherche à apprendre au lecteur, à lui faire trouver par lui-même la solution avant que le héros ne la trouve, il met en question la condition humaine. Les personnages sont crédibles, humains (pour ceux qui le sont), vivants. J'écris pour la globalité du livre car il y a en faite quatre nouvelles, qui reste dans un même univers.
Pour conclure rapidement, je recommande l'un des deux titres notés plus haut mais si vous avez l'occasion de tomber sur celui-ci, vous pouvez y aller les yeux fermés. La qualité est au rendez-vous, l'immersion est excellente, Isaac Asimov me régale toujours par sa plume.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
KalganKalgan   03 juin 2020
Je me souviens de certaines descriptions de gens couchés dans l’herbe (...) Souvent, je me suis demandé: À quoi cela ressemble-t-il? Serais-je capable de ressentir la même émotion ou bien est-elle le privilège des Terriens? Il me semblait qu’il manquait quelque chose de vital. À présent je sais ce que c’est: l’équivalent de la paix infinie que nous ressentons en ce moment, au milieu des beautés de l’univers.
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KalganKalgan   05 juin 2020
Nous avons déjà eu affaire à d’autres espèces qui n’avaient pas su maintenir leur équilibre après l’étape de la guerre atomique. Vous connaissez la suite. Repli sur soi. Retraite. Décadence progressive et placidité croissante.
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PrudencePrudence   25 août 2019
- Commissaire, les Alliés interplanétaires ont riposté en citant ces chiffres, mais que peuvent les mathématiques en face d'une formidable mobilisation inspirée par la passion?
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Radwan74Radwan74   11 juin 2019
Vous croyez qu’un virus ou une bactérie qui se développe pendant un milliard d’années sur une autre planète, avec d’autres amino-acides, d’autres systèmes d’enzymes, un autre schéma métabolique va se jeter sur l’Homo sapiens comme un sucre d’orge. Eh bien, permettez-moi de vous le dire, ce sont des gamineries.
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lecassinlecassin   02 juin 2012
Le système de communication se colora en rouge, puis la soute, les piles à protons, les circuits cybernétiques...
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Videos de Isaac Asimov (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isaac Asimov
"Prélude à Fondation, le cycle de Fondation, VI" d'Isaac Asimov lu par S. Ronchewski. Parution numérique le 28 avril 2021.
https://www.audiolib.fr/livre-audio/prelude-fondation
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