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EAN : 9782367628431
Éditeur : Audiolib (13/03/2019)
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Note moyenne : 4.2/5 (sur 2933 notes)
Résumé :
En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la Galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici cinq siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (209) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  14 septembre 2012
Un monument ! Voilà comment considérer la toute première pierre apportée par Isaac Asimov à sa fabuleuse entreprise de science-fiction qu'est la Fondation !
Fondation, c'est une vision novatrice au sein de la science-fiction, pour son époque comme pour la nôtre. Fondation, c'est un concept ô combien tentant : la psycho-histoire, c'est-à-dire la prescription potentielle des événements à venir par le biais de calculs mathématiques correspondant aux grandes tendances économiques et sociétales de l'Histoire humaine. À cette imagination féconde, Isaac Asimov ajoute toute sa verve et son talent de narrateur, car incontestablement, on ne peut lui enlever son talent certain pour le récit et Fondation en est le meilleur exemple !
Des textes courts, presque des nouvelles en somme, viennent ainsi ponctuer ce premier volume de l'Histoire de la Fondation (qui prend place dans l'Histoire du Futur écrite par l'auteur). La force de cette entrée en matière réside dans le fait que la forme du récit a un rapport double avec le fond de ce même récit. En effet, la psycho-histoire met en avant les grandes tendances invariables de l'Histoire au détriment de l'action des individus, et cela est confirmé par ce choix du format « nouvelles » puisqu'on quitte des personnages une fois leur aventure terminée, sans avoir idée qu'on ne les reverra plus.
Pourtant, à l'inverse, chaque nouvelle montre bien que les individus agissent malgré tout, malgré ces « invariants ». Voilà d'ailleurs le seul bémol de ce premier tome, s'il faut en trouver un : l'habitude systématique prise par le lecteur à voir le plan de Seldon et la Fondation en général se réaliser et se préserver à chaque fois (tout petit spoiler en fait par cette phrase…) ; c'est dommage de s'attendre ainsi à ce que certaines choses arrivent sans possibilité de variations quelconques.
Cette inéluctabilité est d'ailleurs un jeu latent, orchestré par l'auteur, pour mettre en place ses deux ouvrages suivants dans le Cycle de Fondation : Fondation et Empire, puis Seconde Fondation, deux ouvrages pleinement dans la continuité talentueuse de ce début de cycle…
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CasusBelli
  26 janvier 2020
Le cycle "Fondation" d'Asimov est à la science fiction ce que le "Seigneur des anneaux" est à la littérature fantasy, ou encore "James Bond" au roman d'espionnage.
Je cite la quatrième de couverture : "Récompensé par le prix Hugo de la -meilleure série de science-fiction de tous les temps-, le cycle de Fondation est l'oeuvre socle de la SF moderne, celle que tous les amateurs ont lue ou liront un jour."
L'histoire débute à Trantor, capitale de l'empire galactique où Hari Seldon, inventeur de la psychohistoire (science se basant sur les statistiques), prédit la chute de l'empire, chute qui sera suivie de 30 000 ans de barbarie due au déclin de la science et des connaissances.
Afin d'anticiper au mieux cet événement inéluctable et réduire à 1000 ans seulement cette régression, il propose et obtient que soit créée une Fondation dont le rôle sera de rassembler le savoir de toute l'humanité dans une Encyclopédie, le lieu choisi est "Terminus", une petite planète à l'extrémité de la Galaxie.
Très vite une ambiance oppressante s'installe, les oracles ne sont pas toujours les bienvenus, surtout quand ils annoncent des désastres, et Hari Seldon doit disparaître...
Voilà pour l'introduction, ce premier tome va s'étaler sur 150 ans d'histoire post empire galactique et instaurer le mythe de "Fondation", car Hari Seldon a su voir loin, très loin même.
A intervalles réguliers, sur Terminus, il apparaîtra sous forme d'hologramme pour continuer à prédire l'avenir.
Il y a une rumeur, une rumeur qui dit qu'une seconde Fondation épaulerait secrètement la première et serait située à l'autre bout de la galaxie, aux confins, là où finissent les étoiles...
Le premier de cinq tomes qui constituent une saga haletante, riche, pleine de mystères et magnifiquement écrite, le tout s'étalant sur des centaines d'années, un must !
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Ichirin-No-Hana
  16 novembre 2017
Il m'aura fallu le temps, mais enfin, je me suis lancée dans la découverte de l'auteur Isaac Asimov, considéré par beaucoup comme un pilier de la science-fiction. Et ce fut une véritable révélation !
Dans les années 12 000, les humains sont entrés depuis de nombreux siècles dans l'ère galactique (au point où ils ont complètement oublié leur planète d'origine). Les psychohistoriens sont un groupe de psychologues qui ont la capacité de prévoir le futur en se basant sur des données principalement psychologiques et sociologiques. Grâce à leurs travaux, ils prédisent la chute de l'Empire au bout de trois siècles pour enchainer sur une longue période de révolution et de précarité. En vue d'empêcher ce chaos ou en tout cas de réduire sa durée, les psychohistoriens ont l'idée de conserver le savoir de toute la civilisation dans une immense encyclopédie. Hal Seldon, le dirigeant des psychohistoriens propose alors d'emmener les 100 000 personnes qui composent son groupe sur une planète éloignée pour créer Fondation, une planète complètement dédiée à cet immense travail.
La principale raison du temps que j'ai mis à découvrir Isaac Asimov est que j'avais dans l'idée que les différents ouvrages écrits par l'auteur étaient complexes et scientifiques (malgré mes efforts, moi et la science avons toujours eu beaucoup de mal à se comprendre…) alors oui, l'intrigue est complète et la science n'est jamais très loin mais ce premier tome du cycle de fondation est fluide, addictif et très compréhensible. Publié au départ sous forme de nouvelles, Fondation nous propose à chaque nouvelle « partie », de nouveaux personnages, une nouvelle époque, un nouveau contexte et une nouvelle problématique et malgré cela, on n'est jamais perdu et on se retrouve très facilement sur le fil principal de l'intrigue et c'est ça un des gros talents d'Asimov pour moi. Les questionnements posés dans ce roman sont également forts intéressants et donnent envie de relire le roman une fois le cycle terminé pour peut-être avoir une meilleure vue d'ensemble de la réflexion de l'auteur. L'écriture d'Asimov est loin d'être lourde de descriptions comme j'avais peur avant de me lancer, mais au contraire, le tout est très fluide et s'appuie énormément sur des dialogues superbement écrits. Je ne rentrerai pas trop dans les détails dans cette critique, car les 108 critiques qui m'ont précédé le font beaucoup mieux que moi mais n'hésiter plus, lancez-vous !
Ce premier tome du cycle de Fondation a été une réelle découverte pour moi et m'a enfin prouvé qu'il faut que je mette mes préjugés de côté et qu'enfin je découvre les nombreux classiques de science-fiction. Je pense (j'en suis même quasi certaine) qu'il y aura un après-Asimov dans ma vie de lectrice, voilà c'est dit !
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Srafina
  10 mars 2021
1er tome d'une longue saga réputée classique dans le monde de la science-fiction, cela faisait longtemps que je voulais la découvrir. Il aura fallu le chouette challenge de Fifrildi pour me décider à le faire.
Ce premier tome de la saga, paru en 1951 est en fait un recueil de cinq nouvelles publiées initialement entre 1942 et 1944. Il nous transporte dans une société futuriste sur le déclin. Harry Seldon invente une science, la psychohistoire qui est basée sur les calculs statistiques. Il prévoit la décadence et la chute de l'Empire Galactique qui gouverne et dirige une multitude de planètes.
Il décide donc de réunir des scientifiques afin de créer une encyclopédie qui minimisera la période de barbarie et de chaos à la chute de Trantor.
Ce recueil est une succession des événements qui sont prévus par Harry Seldon. A chaque crise Seldon, un homme émerge pour résoudre le chaos qui s'annonce. Les principaux bouleversements seront décrit dans chacun des courts récits qui constituent "Fondation".
Tout d'abord Salvor Hardin maire de la planète Terminus où ce sont réfugiés les encyclopédistes chargés de compiler toutes les connaissances de l'Empire. Puis Hober Mallow, de la caste des Marchands.
Première approche donc du cycle de Fondation. Ces cinq nouvelles se passent sur des décennies et peuvent sembler rébarbatives au vu de tous les personnages qui se succèdent. Différents thèmes sont abordés : celui de la gouvernance à travers la religion, les manipulations à grande échelle, la dépendance à l'économie de marché.
Je découvre Asimov et j'aime bien. Je trouve que l'auteur a fait preuve pour l'époque, d'innovation et d'imagination. On ressent déjà les prémices de la guerre des Étoiles et de l'Empire. Certaines descriptions peuvent paraître désuètes pour nos yeux habitués à tant d'effets spéciaux et surtout l'évolution des technologies mais n'oublions pas que Fondation a commencé dans les années 1940.
L'écriture est directe, fluide sans fioritures, et va droit au but. Quoi de mieux en science-fiction. J'en redemande !!!
A très bientôt pour la suite
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Fifrildi
  28 janvier 2021
Cela faisait longtemps que je voulais commencer ce cycle, me voilà donc lancée !
Ce premier tome est divisé en 5 histoires qui se déroulent à un certain nombre d'années d'intervalle.
Gaal Dornick arrive sur Trantor pour rejoindre l'équipe de Hari Seldon. Celui-ci a développé une manière de connaître l'avenir à long terme, c'est la psychohistoire « une science statistique aux bases inébranlables... »
Quand il prédit la chute de l'Empire, ce n'est bien évidemment pas au goût des dirigeants même si c'est très loin dans le futur. Seldon et tout son petit monde sont exilés sur Terminus, une très lointaine planète où ils vont entamer l'écriture de l'Encyclopedia Galactica.
J'avais imaginé que Hari Seldon était le personnage principal mais il partage l'affiche avec Salvor Hardin et Hober Mallow. Deux personnages qui ont de la suite dans les idées pour parvenir à leurs fins. Je me suis régalée de leur petite entourloupe.
Dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment de lecture. Bien sûr tout ce qui tourne autour de l'énergie atomique sonne un peu vieillot mais il suffit de jouer le jeu.
À suivre…


Challenge SFFF 2021
Challenge cycles/séries 2021
Challenge mauvais genres 2021
Challenge duo d'auteurs SFFF 2021
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   17 janvier 2013
Cette première brique fait partie intégrante d'un chef-d'oeuvre de la science-fiction, une œuvre aux multiples thèmes abordés avec une très grande justesse, et ce sans jamais oublier ce petit souffle narratif qui nous pousse à faire défiler les pages avec plaisir.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (164) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   25 août 2012
Un cheval, qui avait pour ennemi un loup aussi puissant que dangereux, vivait constamment dans la hantise de périr sous les crocs du féroce animal. Poussé par le désespoir, l’idée lui vint de s’attirer les faveurs d’un puissant allié. Il alla donc trouver un homme et lui proposa de faire un pacte avec lui, arguant que le loup était également l’ennemi de l’homme. L’homme accepta aussitôt et proposa de tuer le loup sans tarder, à la condition que le cheval mît sa vélocité, qui était considérable, au service de son nouvel allié. Le cheval y consentit volontiers et permit à l’homme de lui passer une bride au cou et de mettre une selle sur son dos. L’homme enfourcha le cheval, partit aussitôt en chasse, retrouva le loup et le tua.
Le cheval, tout à la joie d’être débarrassé de son ennemi, remercia l’homme en ces termes : « Maintenant que notre ennemi commun est mort, retire cette bride de sur mon cou, ôte cette selle de mon dos, et rends-moi ma liberté. »
Ce à quoi l’homme répondit en éclatant de rire : « N’y compte pas ! » Et il l’éperonna derechef.

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VALENTYNEVALENTYNE   06 janvier 2013
« Je vais vous raconter une histoire, dit-il, une légende si ancienne que les plus vieux ouvrages qui en font état se contentent en fait de citer des sources plus anciennes encore. Je crois que ça devrait vous intéresser.
« Un cheval, qui avait pour ennemi un loup aussi puissant que dangereux, vivait constamment dans la hantise de périr sous les crocs du féroce animal. Poussé par le désespoir, l’idée lui vint de s’attirer les faveurs d’un puissant allié. Il alla donc trouver un homme et lui proposa de faire un pacte avec lui, arguant que le loup était également l’ennemi de l’homme. L’homme accepta aussitôt et proposa de tuer le loup sans tarder, à condition que le cheval mît sa vélocité, qui était considérable, au service de son nouvel allié. Le cheval y consentit volontiers et permis à l’homme de lui passer une bride au cou et de mettre une selle sur son dos. L’homme enfourcha le cheval, partit aussitôt en chasse, retrouva le loup et le tua.
Le cheval tout à la joie d’être débarrassé de son ennemi, remercia l’homme en ces termes : « Maintenant que notre ennemi commun est mort, retire cette bride de sur mon cou, ôte cette selle de mon dos, et rends moi ma liberté. »
« Ce à quoi l’homme répondit en éclatant de rire : N »y comptes pas ! » Et il l’éperonna derechef »
Le silence se fit dans la pièce. Wienis, ombre parmi les ombres, ne bougea pas.
Hardin poursuivit tranquillement : « Vous voyez l’analogie, j’espère. Dans leur désir de s’assurer à jamais la domination sur leurs peuples, les rois des quatre royaumes ont accepté la religion de la science, laquelle leur octroyait un statut divin. Mais cette religion leur a ôté la liberté car elle plaçait l’énergie atomique entre les mains du clergé, lequel, vous l’avez oublié prenait ses ordre de nous, et non de vous. Vous avez tué le loup, mais vous n’avez pas pu vous débarrasser de l’’h… »
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fanfan50fanfan50   17 octobre 2016
Pherl leva vivement les yeux et considéra le Marchand avec attention. Il semblait à la fois surpris et satisfait.
« Pas bête. Et maintenant expliquez-moi pourquoi vous teniez tellement à attirer mon attention.
- Voilà. Dans les brèves périodes que j’ai passées ici, j’ai observé des faits utiles qui vous concernent et qui, moi, m’intéressent. Ainsi, vous êtes jeune, fort jeune pour être membre du Conseil, et, de plus, votre famille elle-même n’est pas très ancienne.
- Critiqueriez-vous ma famille ?
- Absolument pas. Vos ancêtres sont grands et saints, tout le monde le reconnaît. Mais certains disent que vous n’appartenez pas à l’une des Cinq Tribus. »
Pherl se renversa sur son siège. «Avec tout le respect que je leur dois, dit-il sans chercher à cacher sa haine, les Cinq Tribus ont du sang de navet. Il n’en reste pas cinquante membres vivants.
- Il n’empêche qu’il y a des gens pour affirmer que le pays n’acceptera pas de Grand Maître autre qu’originaire des Cinq Tribus. Et le nouvel arrivé et si jeune favori du Grand Maître que vous êtes ne peut que s’attirer des ennemis acharnés parmi les grands personnages de l’Etat ; c’est du moins ce que l’on dit. Sa Grâce vieillit et sa protection ne durera pas au-delà de sa mort : elle cessera sûrement quand un de vos ennemis deviendra celui qui interprète les paroles de son Esprit. »
Pherl parut furieux. « Vous entendez beaucoup de choses pour un étranger. Des oreilles comme les vôtres sont faites pour être coupées.
- C’est une décision que vous pourrez prendre par la suite.
- Voyons. » Pherl s’agita sur son siège. « Vous allez m’offrir la puissance et la fortune grâce à ces petites machines diaboliques que vous avez à votre bord. Et alors ?
- Supposons-le. Quelles seraient vos objections ? Vos idées sur le Bien et le Mal ? »
Pherl secoua la tête. « Pas du tout. Ecoutez, l’opinion que quelqu’un du dehors comme vous, c’est-à-dire un homme sans foi, peut avoir de moi est ce qu’elle est ; mais, quoi qu’il y paraisse, je ne suis pas entièrement esclave de notre mythologie. Je suis un homme cultivé, monsieur. La religion telle que vous la voyez, c’est-à-dire rituelle plutôt qu’éthique, est pour les masses.
- Quelles sont vos objections, alors ? insista Ponyets très calme.
- Les masses, justement. Moi, je peux être prêt à traiter avec vous, mais, pour être utiles, il faudrait encore que vos petites machines puissent être utilisées. Comment pourrais-je devenir riche s’il me fallait me servir d’un de ces rasoirs que vous vendez, par exemple, seulement dans le plus grand secret et en tremblant de peur ? J’aurai beau être mieux rasé que les autres et plus vite, comment acquerrais-je la richesse ? Et si l’on me surprenait en train de me servir d’un de ces engins, comment éviterais-je de périr dans la chambre à gaz, ou sous les coups d’une populace déchaînée ? »
Ponyets haussa les épaules. « Votre raisonnement est juste. Je pourrais vous faire remarquer que le remède consisterait à enseigner à votre peuple l’usage des objets atomiques pour leur confort et votre profit. Ce serait un travail gigantesque, je n’en disconviens pas, mais les bénéfices en seraient plus gigantesques encore. Enfin, c’est vous que tout cela concerne et non moi, pour l’instant. Car je ne suis en train de vous offrir ni rasoir, ni couteau, ni vide-ordures mécanique.
- Que m’offrez-vous alors ?
- L’or lui-même. Directement. Vous pouvez entrer en possession de la machine dont je vous ai montré le fonctionnement la semaine dernière. »
Pherl se raidit et se mit à plisser le front par mouvements quasi spasmodiques. « Le transmutateur ?
- Exactement. Votre réserve d’or égalera votre réserve de fer.
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LilionieLilionie   10 février 2017
Question. - Voyons, docteur Seldon, combien d'hommes travaillent actuellement au projet que vous dirigez ?
Réponse. - Cinquante mathématiciens.
- Y compris le Dr Gaal Dornick ?
- Le Dr Gaal Dornick est le cinquante et unième.
- Alors, cela nous en fait cinquante et un ? Un petit effort de mémoire, docteur Seldon. Peut-être sont-ils cinquante-deux, ou cinquante-trois. Ou peut-être même plus ?
- Le Dr Dornick n'appartient pas encore officiellement à mon organisation. Lorsque ce sera le cas, l'équipe comptera cinquante et un membres. Pour l'instant, ils sont cinquante, comme je vous l'ai dit.
- Ils ne seraient pas plutôt voisins de cent mille ?
- Cent mille mathématiciens ? Non.
- Je n'ai pas parlé de cent mille mathématiciens. Votre groupe comporte-t-il cent mille hommes, toutes activités confondues ?
- Toutes activités confondues, il se peut que votre estimation soit correcte.
- Il se peut ? Je l'affirme : je prétends que votre projet occupe quatre-vingt-dix-huit mille cinq cent soixante-douze individus. Cessons d'ergoter.
- J'accepte ce chiffre.
(consultant ses notes) - Mettons cela de côté pour le moment, voulez-vous. J'aimerai à présent revenir sur un point que nous avons déjà abordé tout à l'heure. Voudriez-vous nous répéter, docteur Seldon, ce que vous pensez de l'avenir de Trantor ?
- Je l'ai dit, et je le répète, que, dans trois siècles d'ici, Trantor ne sera plus que ruines.
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ACdeHaenneACdeHaenne   22 août 2014
Lundin Crast, fronçant son long nez d'un air mécontent, déclara : " Si vous proposez la militarisation de la Fondation, je ne veux pas en entendre parler. Ce serait nous jeter dans la politique. Nous sommes une communauté scientifique, monsieur le Maire, rien d'autre.
- Il ne se rend pas compte, ajouta Sutt, que la fabrication d'armements priverait l'Encyclopédie d'un personnel précieux. Il ne saurait en être question, quoi qu'il arrive.
- Parfaitement, renchérit Pirenne. L'Encyclopédie d'abord... toujours."
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"Prélude à Fondation, le cycle de Fondation, VI" d'Isaac Asimov lu par S. Ronchewski. Parution numérique le 28 avril 2021.
https://www.audiolib.fr/livre-audio/prelude-fondation
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