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EAN : 9782266305488
352 pages
Pocket (10/03/2022)
4.13/5   83 notes
Résumé :
Le cadavre d’un ostréiculteur est retrouvé près d’un étang. Puis un second. Coïncidence mystérieuse : les deux ont le même tatouage sur le bras.
Il n’en fallait pas plus pour relancer Lizzie et Niels. Accompagné de Vieux Bob et du capitaine Malkovitch, le couple va tenter de mettre la lumière sur cette affaire sordide.
Une enquête qui les conduira sur les traces d’un vieux groupe de rock local dont les membres semblent appartenir à l’extrême droite loc... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
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celine85
  27 avril 2021
J'ai pris plaisir à retrouver Niels Hogan dans ce nouveau polar de Charles Aubert (Tomes précédents : Bleu Calypso et Rouge Tango. Ils peuvent être lus de façon indépendante).Niels pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est un homme qui a décidé de tout quitter et de se retirer du monde en venant vivre dans une cabane dans le sud de la France. Il ne supportait plus la violence, son métier… Il fabrique maintenant des leurres qu'il vend sur Internet. Très peu de monde dans sa vie, son père et Lizzie et son propre père. Quelques amis se sont greffés mais il est plutôt solitaire et souhaite simplement vivre une vie tranquille… Sauf que dans son petit coin sauvage, deux ostréiculteurs vont être retrouvés morts. Un tatouage sur le bras fait le lien entre ces deux meurtres. Ce tatouage semble faire référence à un vieux groupe de rock local dont les membres appartiendraient à l'extrême droite. Avec sa compagne Lizzie qui exerce le métier de journaliste, il ne va pas avoir le choix, il va devoir l'aider à mener l'enquête. En plus, le père de Lizzie et son amie directrice de l'ESAT semblent savoir des choses.
Avec Charles Aubert vous savez que le polar qui vous attend ne sera ni violent, ni gore. On nous indique en quatrième de couverture qu'il s'agit d'un « polar doux » et c'est tout à fait le cas. Pas de sensation forte au rendez vous, juste un polar bien ficelé, au style fluide, où les évènements s'enchainent sans accroc. Pour moi Charles Aubert apporte une touche de sérénité dans son polar, son style est apaisant, peut être le coté nature, l'eau, la pêche et la situation géographique de l'histoire, un lieu isolé, près d'un étang. L'auteur évoque également des thèmes autour de son enquête. Ici l'amour, les secrets/non-dits, la différence, le retour à l'essentiel, la nature,…
Je ne sais pas si une suite est vraiment prévue mais la lecture laisse sous entendre que oui et évoque une piste de titre mais chut je vous laisse le découvrir…
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Pat0212
  13 juillet 2022
Une fois de plus, j'ai commencé une trilogie par la fin, il paraît qu'on peut la lire indépendamment mais normalement je préfère commencer par le début. Donc je lirai prochainement les deux premiers tomes.
Niels vit avec Lizzie au bord de l'étang de Thau, elle anime un site d'information avec son collègue Vincent, alors qu'il a plaqué sa situation à Paris depuis longtemps pour vivre de la confection de leurres pour pêcheurs, d'où le titre du roman. Son père Paddy est venu passer quelques semaines chez son fils, la cabane voisine est occupée par Vieux Bob, le père de Lizzie, qui tient un restaurant proche. Il emploie des résident handicapés de l'ESAT, une institution du quartier. Paddy de son côté apprend à pêcher à Tao, un jeune handicapé du centre. La vie pourrait s'écouler ainsi, heureuse, si Niels n'était pas si mal dans sa peau et surtout si l'un des ostréiculteurs de l'étang n'avait pas été retrouvé mort dans son exploitation, abattu au fusil à bout portant. Puis un autre ostréiculteur. Lizzie ne peut s'empêcher d'enquêter sur ces meurtres, même si leur ami Malkovitch, un policier intègre essaie de la tenir à distance.
Ce livre est qualifié de policier doux, c'est une sorte de cosy mystery, en dehors de la campagne anglaise. Il y a l'enquête avec des rebondissements, Niels s'y trouve entraîné contre son gré par la remuante Lizzie, mais le centre du roman n'est pas l'aspect polar. Cette période est racontée par Niels, qui voit sa vie sur le point de s'effondrer, du moins le pense t'il. Son père montre des signes de démence qui l'inquiètent au plus haut point, il sent la distance se creuser avec sa compagne et ne sait que faire, il se sent totalement impuissant. Il fuit ses problèmes en se réfugiant dans son monde intérieur peuplé de poésie japonaise et de cérémonies du thé. Je trouve que le mal être de Niels est le vrai sujet du livre et j'ai trouvé cela vraiment lourd, d'où ma notre très moyenne. Je n'ai pas beaucoup d'empathie pour ce personnage, sorte d'adolescent attardé qui se noie dans un verre d'eau, sans doute parce qu'il me rappelle trop de personnes que je côtoie dans la vraie vie et qui me donnent vraiment l'envie de les secouer un bon coup.
A part ce personnage lourdaud, les autres sujets abordés dans le livre sont très intéressants. La nature joue un grand rôle c'est un personnage à part entière et j'ai eu grand plaisir à redécouvrir cette région visitée il y a bien longtemps. La nature est douce, mais peut aussi se montrer implacable, avec la canicule, la malaïgue et les feux de forêts. La pêche est une image de la vie idéale, mais Niels apprend à Tao à relâcher les poissons. Ceci dit, je ne vois pas à quoi sert de blesser cruellement ces animaux avec des hameçons si on prétend les aimer, autant leur ficher la paix, encore une contradiction de Niels. le thème de la différence est vraiment très bien traité par l'auteur, travaillant aussi dans le domaine du handicap, j'ai apprécié sa délicatesse. Tao et Nathalie sont les contrepoids de la société, avec une vision poétique et innocente de la vie. Personnellement je pense comme Camus que l'innocence est au placard depuis longtemps, mais j'ai apprécié ces deux personnages lumineux, qui s'aiment de manière simple et sans drame, contrairement à Niels et Lizzie. On y parle aussi de politique, de corruption, de secrets, la violence de la société s'oppose au microcosme (plus) apaisé de Niels et de son petit monde.
Le style est fluide et agréable, l'écriture poétique. Même si je n'ai pas beaucoup apprécié Niels dans cet opus, je vais découvrir le début de cette trilogie prochainement.
Un grand merci à Delphine des Editions Slatkine pour ce roman.
Lien : https://patpolar48361071.wor..
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Ogrimoire
  22 mars 2021
Avec Charles Aubert, on a désormais l'habitude de romans policiers dont l'intrigue n'est qu'un élément de l'histoire. Et, cette fois encore, cela fonctionne remarquablement. On a toujours notre compte de cadavres, de coups tordus, de manipulations. On a également notre dose de tensions entre Lizzie, qui ne peut pas s'empêcher d'enquêter, en bonne journaliste, et Serge Malkovitch qui, en bon policier, voudrait voir ses amis ne pas empiéter sur ses enquêtes.
Mais, ici, et c'est sans doute l'originalité de ce troisième tome, nous sommes aussi les témoins des affres dans lesquelles Niels se débat, alors qu'il voit des pans entiers de sa vie menacer de s'effondrer. Paddy, avec lequel il parvient enfin à entretenir une relation apaisée, commence à présenter de curieux troubles de la mémoire, de l'équilibre ; Lizzie parait par moment bien lointaine ; et Niels, lui-même, se pose beaucoup de questions, alors que tous ceux qui l'entourent l'appellent à faire face à ce qu'il est vraiment.
De nouveaux personnages apparaissent, comme Nora, la directrice de l'ESAT ; on retrouve avec plaisir les anciens – ceux qui ont survécu aux aventures précédentes, évidemment -. Et l'on retrouve également avec joie les paysages que Charles Aubert nous fait découvrir, à pied, en canoé ou en voiture, depuis le début de cette série.
Mais, même dans ce petit coin reculé, loin des hommes et du monde, notre réalité reste présente. Entre violences faites aux femmes et virus menaçant le monde – hein, quoi, de quoi parlez-vous ? -, c'est bien au coeur de nos vies que cette histoire s'ancre.
Niels, en pleine introspection, va devoir trouver un nouveau chemin. Saura-t-il s'inspirer de l'exemple de Tao et Nathalie, deux des pensionnaires de l'ESAT, qui posent sur le monde un regard joliment décalé et profondément poétique ? Osera-t-il modifier le cours de sa vie ? Il faudra sans doute que la trilogie devienne une quadrilogie pour que nous ayons toutes les réponses…
Lien : https://ogrimoire.com/2021/0..
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sylvaine
  15 avril 2021
Retrouver Niels Hogan, sa cabane, Lizzie sa compagne est à chaque fois un immense plaisir. L'été est là , tout semble aller bien mais lorsqu'il y a mort d'homme , que cet homme est un ostréiculteur, que ce sont les compagnons de l'ESAT, un centre pour des jeunes différents qui trouvent le corps, que Nora leur directrice est la chérie de Vieux Bob le père de Lizzie., que Paddy vieillit.....
Le monde change, le présent se vit à l'aune du passé. La violence s'installe, la mort s'invite !
Et Niels dans tout cela? va t'il arriver à gérer ses émotions, ses ressentis, son envie de fuite ?
Parce que Charles Aubert nous fait visiter cette splendide région occitane autour de l'Etang de Thau, parce qu'il s'attache à décrypter les personnalités de ses personnages, leur mode de pensée sans oublier les arcanes du polar, ce roman a une tonalité originale et particulière, de là à parler de douceur ...
Un grand merci à Delphine des éditions Slatkine pour ce partage.
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Stelphique
  18 avril 2021
Ce que j'ai ressenti:
Le trouble en Vert
Dégringole sur l'étang
Et va vers sa nuit…
✨Stelphique✨
Je cherchais dans l'azur une réponse que je ne trouvais pas.
On cherche tous des réponses. Des réponses à la vie, à nos émotions, à nos troubles, à la mort. Souvent, regarder le ciel peut aider. Pas toujours, mais des fois, oui. Méditer aussi, ou encore aller pêcher. Juste histoire de se reconnecter à la nature, au ciel et à la terre, tenter de retrouver le fil. le fil de la vie, de nos conversations, de nos rêves. Depuis maintenant, trois polars aux saisons différentes, j'ai un fil magique avec Niels, où certes, je n'ai pas, encore, toutes les réponses à mes questions, mais j'ai quelques heures de douces rêveries et cela, c'est précieux. C'est un fil puissant qui me relie chaque année à la douceur du Sud, aux plaisirs authentiques de l'amitié et à mon penchant pour le polar. J'aime le trouble que Charles Aubert met dans ces histoires qui nous rappelle que la vie est pleine de surprises, de dégâts et de dissimulations. J'aime qu'il y ait des flottements, des demi-vérités et de l'amour en profondeur, qu'il faut aller dénicher sous la surface des choses. Alors bien sûr, même s'il y a des meurtres sordides, des actes ignobles et une affaire de liens mystérieux qui sont là pour nous tenir en haleine pendant 300 pages, je veux garder ce fil très particulier avec Niels. le nouer de bleu, rouge et vert, autour de mon coeur.
Je ne savais pas de quoi j'étais assoiffé. de vie, d'amour, de vérité. de paix sans doute.
J'aurai pu rajouter, de poésie. Parce que la poésie accompagne cette intrigue, elle se glisse un peu partout, comme de l'eau, elle s'infiltre. Elle infuse son pouvoir au fil des pages. C'est pour cela, que j'aime autant la plume de cet auteur, parce que malgré les ténèbres, les meurtres, les doutes, les mensonges, il fait ressortir de ces polars, une beauté pure et simple qui vient à chaque fois, me saisir. Niels oscille entre passé douteux et avenir incertain, il se laisse balloter par les événements présents, mais il ne perd rien de son charme. On le sent parfois, flancher dangereusement, mais ça le rend d'autant plus attachant. Malgré les leurres et la dérive, malgré les tourments et la canicule, « Ki fréko si XoXo », j'ai aimé vivre ces quelques heures auprès de ce groupe d'amis, où la tolérance est de mise, et la pêche, un art de vivre. le temps d'une lecture, juste vivre en paix, avec eux, c'est tellement réconfortant. Juste vivre, et se retirer loin du monde…Se complaire dans la cérémonie du thé et la déconnexion…
Mais la lumière brillait toujours, derrière la nuit, derrière la pluie.
Parce qu'il aborde les rivages imprécis de la vieillesse, des secrets douloureux, de la fuite du bonheur… Parce qu'il est ancré dans des problématiques actuelles, des sujets brûlants et si proche de la déliquescence… Parce que rien n'est totalement certain, mais l'entre-deux encore essentiel…Charles Aubert arrive encore avec ce tome Vert Samba à m'émouvoir. Les marges ont ceci de fascinant, c'est qu'elles sont tsunamis de sensibilités, et l'auteur s'emploie à sublimer la différence, à faire rejaillir la lumière dans la nuit…Un petit « crush » pour Tao, d'ailleurs, qui est tel un rayon de soleil sur les rives de l'étang de Thau. C'était encore un polar lumineux comme on les aime tendrement, et j'en reviens avec un coup de coeur, parce que en ces temps troubles, il n'y a rien de plus bouleversant, que la douceur…
Lien : https://fairystelphique.word..
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critiques presse (2)
LaProvence   28 avril 2021
Charles Aubert conclut son polar par une plongée dans le passé de ses protagonistes.
Lire la critique sur le site : LaProvence
Actualitte   04 mars 2021
Charles Aubert, qui aime la couleur, nous avait déjà gratifiés d’un délicieux Rouge tango, qui sort chez Pocket. Et cela, en même temps que son dernier roman, Vert Samba…
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
mosaique92mosaique92   15 août 2021
Une lumière était allumée à une fenêtre (...)
La densité de l'averse est devenus telle que je distinguais à peine le début du chemin pendant que le reste du monde se noyait dans l'obscurité.
Mais la lumière brillait toujours, derrière la nuit, derrière la pluie. Je le savais.
Alors, j'ai pris l'enfant qui était en moi par la main. On s'est avancé, au bord de la terrasse, juste en haut des marches. Je lui ai dit qu'il fallait arrêter d'avoir peur, qu'on allait s'envoler. Je lui ai promis aussi qu'il n'aurait plus jamais à se cacher.
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pierrelionelpierrelionel   18 octobre 2021
Le temps va jouer pour nous. Je n'y croyais plus beaucoup. Je trouvais que ça faisait longtemps qu'il avait arrêté de jouer pour nous, le temps. Il suffisait, pour s'en convaincre, de se regarder dans une glace. Compter les rides, les cicatrices. Suivre du bout des doigts les vallées de larmes et les plis d'amertume qui transformaient, chaque jour un peu plus, nos sourires en grimaces.
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OgrimoireOgrimoire   22 mars 2021
J’ai passé une main sur la cicatrice qui barrait ma joue. Je connaissais Lizzie depuis à peine plus d’une année et j’avais déjà été assommé, attaché, bâillonné. On avait saboté mon matériel de plongée. On m’avait accusé d’une série de meurtres, mis en garde à vue. On m’avait même tailladé le visage avec un couteau, roué de coups de pied et braqué des pistolets sous le nez.
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StelphiqueStelphique   18 avril 2021
La vérité empruntait souvent les chemins les plus tortueux, revêtait les formes les plus inattendues.
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pierrelionelpierrelionel   18 octobre 2021
Le jeune homme s'est relevé. Je lui ai serré la main.
- Tu pêches quoi ?
- Des rêveries royales et des songes de roche.
(...) Rien ne parle plus d'un pêcheur que la qualité de son matériel.
(...) Ce que j'avais de loin pour une canne n'était qu'une longue tige de bambou au bout de laquelle aucun fil ne pendait.
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