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ISBN : 2889441083
Éditeur : Slatkine et Cie (03/01/2019)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Niels Hogan, quarantenaire bourru, a rompu les amarres. Profitant d’un plan social, il s’est installé – comme l’auteur – dans une cabane de pêcheurs au sud de Montpellier, où il vit de sa nouvelle activité d’artisan : il fabrique des leurres pour la pêche au bar.
La vie simple, la douceur du temps, l’ermite n’a qu’un ami, son voisin, Vieux Bob, lui aussi en rupture, qui attend la visite de Lizzie, sa fille, journaliste.
A l’occasion d’une partie de pêc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  06 janvier 2019
Ce que j'ai ressenti:
Scintille le Bleu,
Jaillit Calypso,
Et fendre l'étang Polar.
*Stelphique*.

***Une plongée étourdissante…
La rentrée littéraire nous prépare de belles surprises, allez, allez, il faut se jeter à l'eau et découvrir la beauté d'un leurre Bleu Calypso, le temps suspendu, l'esprit décroissant. Vite, vite, une reconnexion avec la nature et une philosophie à pêcher avec habileté, dans l'étang Moures. Sauf, que les cadavres et les suspicions vont vite polluer les lieux…Et Niels, de voir sa tranquillité, si fièrement acquise, se troubler…Pourquoi est-il si difficile de se couper de ce monde avide? N'est-il pas idéal de vivre de solitude et d'eaux fraîches, dans une cabane? Et qui est, ce fameux tueur en série, au pied marin? Niels et Lizzie vont s'improviser enquêteurs des bacs à sable, jouer avec les rayons du désir, dénicher quelques trésors, s'attirer un peu les foudres…
« J'aimais beaucoup les couleurs saturées qui arrivaient avec l'orage. C'était comme si la vie gagnait en intensité. de mémoire, il n'y avait que les orages et l'amour pour donner cette sensation-là. Mais je n'étais plus vraiment sûr en ce qui concerne l'amour. »
***Et le polar- *étang* -sa sérénité…
A tendre ainsi vers le calme des lignes. Attendre dans les eaux salines. Étendre le fil de l'intrigue. Fendre en douceur l'étang Polar. Troubler le temps. Etre et ne plus avoir…
L'auteur m'a fascinée, avec cet univers de la pêche… Subjuguée en contemplation, emmenée à la méditation, déclenché l'admiration…
J'ai passé un doux moment de lecture, très apaisant. C'est tellement rare de voir se mêler le frisson avec le recueillement, c'est une alchimie qui fonctionne parce que Charles Aubert, y met toute une sagesse intelligente et une subtilité rafraîchissante. J'ai été plus que charmée par ce courant de pensée, cette étonnante manière de vivre et clairement, il y a un fil magique qui s'est créé avec Niels. C'est un personnage tout en pudeur, attachant et bienveillant, malgré les tornades qui viennent frapper à sa porte…
« Moi, j'étais le type qui vivait en marge de la société, ivre de liberté et de soleil, celui qui s'était débarrassé de ses chaînes et je voyais bien que ça les faisait disjoncter. Parler cinq minutes avec moi remettait en cause trop de choses, trop de choix contraints, trop de mensonges faits à soi-même. »
***Entre poésie et polar, Bleu Calypso.
Il flotte dans cette lecture, un petit air de zen asiatique accompagné d'un soleil chaleureux du sud de la France. Avec des haiku sublimes qui illuminent les débuts de chapitres, il n'en reste pas moins, que c'est un polar maîtrisé de bout en bout. C'est comme une partie de pêche réussie, car la récompense se mérite, après la patience, l'auteur nous emmène à son rythme, au final pétillant… Nous avons là, une histoire palpitante, toute en finesse, sans aucune éclaboussure ou démesure, et pourtant son pouvoir est incroyable. Une quiétude s'empare de nous et elle nous gagne au fil des pages,
Il m'a tellement plu ce personnage de Niels que j'adopterai bien la technique de « catch and release »…J'ai attrapé un coup de soleil, un coup de coeur, et je relâche, dans les vagues du net, toutes les ondes positives que j'ai ressenti à cette lecture, qui j'espère, arriveront jusqu'à vous…

Sans savoir pourquoi
J'aime ce monde
Où nous venons pour mourir
Natsume Sôseki.

Ma note Plaisir de Lecture 10/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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elleaimelire
  13 janvier 2019
Je remercie les éditions Slaktine et Cie pour cette lecture.
Niels vit dans une cabane au bord de l'eau près de Montpellier. Après avoir vécu à Paris, il a ressenti le besoin de tout quitter, pour vivre enfin selon ses convictions. Il fabrique et vend des leurres pour la pêche. Dans cette nouvelle vie, il n'a pas vraiment d'amis ou de contacts, à part avec son voisin le plus proche, Vieux Bob. Tout est calme et tranquille dans la vie de Niels jusqu'au jour où il trouve le cadavre d'un plongeur dans l'étang près de chez lui, et jusqu'à sa rencontre avec Lizzie, la fille de Vieux Bob. Tout bascule, quand il se retrouve sur la liste des suspects. C'est sans compter sur la motivation de Lizzie, avec qui il va mener l'enquête en duo.
"Si ça, ce n'était pas une touche ! En définitive, mener une enquête, ça ressemblait pas mal à une partie de pêche. On balance un leurre et on fait en sorte que ça morde. Rien d'insurmontable. Ca m'a encouragé à poursuivre."
L'écriture de Charles Aubert est belle et addictive. On s'imagine les décors de ce sud de la France. Les personnages et les lieux prennent vie avec ses mots. Et on sourit, et on rit  parfois aussi. le personnage de Niels a beaucoup d'humour et d'autodérision et c'est lui qui nous raconte l'histoire.
"J'ai imaginé le serial killer saucissonné sur une perche en bois, Lizzie et moi, à chaque extrémité, en train de le transporter en pleine jungle, comme un vulgaire cochon sauvage. C'était une image insolite, mais j'en avais l'habitude."
Si le polar est classique, c'est bien le lieu, le personnage original de Niels et la douce poésie de l'auteur qui font la différence. Malgré les meurtres, on ressent un grand calme, une grande quiétude dans ce roman. Avec Bleu Calypso, Charles Aubert casse les règles du polar standard pour en faire un polar apaisant. On mène l'enquête aux côtés de Lizzie et Niels mais sans affolement, sans stress. Aucune pression ici, on prend son temps. Et ça fait un bien fou ! Parce que pour autant, on ne s'ennuie pas un instant.
Les chapitres commencent tous par des haïkus, cela apporte une réelle touche de zen supplémentaire. Avec ces petits poèmes bien choisis, Charles Aubert crée un rituel avec le lecteur. Accompagnés de thé préparé à la japonaise, c'est idéal. On se pose, on réfléchit. Un vrai moment de détente entre deux actions.
"Partout des meurtres
Et pourtant l'eau
Coule dans la nuit
Ozaki Hôsaï"
Si je vous dis que j'ai lu ce livre en vingt-quatre heures à peine, vous me croyez ? J'avais cependant deviné une partie du dénouement assez rapidement, mais cela n'a pas gâché ma lecture. J'étais même assez triste en refermant ce livre, je n'avais pas envie de quitter les personnages et le sud. J'aime quand les auteurs français ne délocalisent pas leurs intrigues, c'est tellement agréable !
Bleu Calypso, c'est beau, c'est drôle, c'est poétique aussi. Niels et son Bleu Calypso, c'est la vie finalement. Mais Bleu Calypso, c'était surtout mon premier livre des éditions Slaktine et Cie ainsi que le premier roman de Charles Aubert. Une vraie réussite et une belle découverte. Un polar apaisant autant que captivant.

Lien : https://ellemlireblog.wordpr..
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Sangpages
  20 janvier 2019
Une atmosphère tout en pêche qui plairait à mon père, grand pêcheur dans l'âme. Toute mon enfance a, bien sûr, été bercée dans cet art.
Niels Hogan était directeur commercial. Il a tout lâché pour vivre dans une cabane, près de Sete, et se consacrer exclusivement à la pêche. Il est fabriquant de leurres pour subvenir à ses maigres besoins.
Lors d'une virée pour titiller le poisson, ce dernier a le malheur de tomber sur un cadavre. le Capitaine Franck Capel de la brigade de gendarmerie et Serge Malkovitch de la section de recherche de Montpellier en font leur suspect. Niels se retrouve très vite dans de sales draps ou plutôt en eaux troubles. Surtout que ce cadavre n'est pas le premier dans la région...Ils ont plutôt tendance à tomber comme la pluie...
Lizzie, journaliste et fille de son meilleur pote, le vieux Bob, arrive ventre à terre pour mener l'enquête et embarque avec elle un Niels réticent mais qui n'a d'autre choix que de prouver son innocence.
Un monde différent et original. Toutes les techniques de pêche y sont et moi j'ai trouvé ça très chouette et fort rafraichissant.
Une écriture fluide et même si le rythme est plutôt tranquille comme les eaux d'un étang, l'auteur a très bien su créer de belles vagues qui pourraient te faire craindre la tempête.
Un personnage en marge qui, pour une fois, n'est pas alcoolique, pauvre, version déchet de la société qui vit dans une caravane parce qu'il ne peut aspirer à mieux. Mais un homme qui s'est volontairement mis en marge pour échapper à une société et vivre dans le plus simple élément avec sa pêche. Venu se mettre à l'abri de la folie du monde. J'ai vraiment beaucoup aimé cet aspect-là et l'ai trouvé très riche.
Tout public, des cadavres certes, mais très peu d'hémoglobines.
Un polar mais paradoxalement pas si noir que ça et c'est rudement subtil d'avoir réussi à y apporter cette fraicheur et cette petite dose d'humour.
Une équipe d'enquêteur en herbe fort sympathique.
Une trame bien menée qui tient largement le cap du nord au sud et d'est en ouest.
Un twist final surprenant.
En résumé, ce que j'appellerai un bon vrai polar 🙂
Un premier livre qui laisse présager de belles futures prises.
Niels pêche "Catch and release" mais toi, ne le laisse pas filer ce livre-là. Ferre-le et d'un geste souple du poignet, retire doucement la ligne et ne lâche plus, ça vaut la prise 🙂
Lien : https://sangpages.com/2019/0..
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aure323165
  20 janvier 2019
Il y a des livres qui arrivent tel un rayon de soleil dans le ciel, qui surgissent d'un coup alors qu'on ne s'y attendait pas et qui font du bien.
Alors que la grisaille emplit le ciel ces jours-ci, ce livre a éclairé mes journées. Il nous amène dans le sud, près de la mer, non loin de Montpellier, à la rencontre d'un homme Niels.
Niels c'est l'homme qui rend hommage à la nature, qui a conscience de sa beauté , de sa simplicité et qui sait nous la faire partager. Mi-grognon mi-coeur tendre , cet ermite va se lancer dans une quête difficile : trouver qui tue tout ces corps que la mère rejette.
On plonge au coeur d'une enquête saisissante, l'intrigue est bien menée et les rebondissements sont présents jusqu'au bout. » C'est lui le coupable? Non? C'est pas vrai? Impossible! »
Mais au-delà d'une intrigue policière, ce qui frappe ici c'est la relation mise en évidence entre l'auteur, le lecteur et la nature.
De manière très habile, la nature reprend ici ses droits et occupe une place tout aussi importante que les personnages, l'enquête et le coupable. Il y a un vrai corps à corps , on effleure et on tourne ces pages au même rythme que nos interrogations sur l'histoire et sur la vie.
Je trouve qu'il y a une vraie mise en abyme sur les enjeux écologiques présents aujourd'hui dans le monde à travers les personnages et l'histoire elle-même.
Pour conclure , je terminerai en disant que cette lecture est une ode à la vie, à la simplicité et à l'authenticité.
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BooksnPics
  15 janvier 2019
Ce premier roman de Charles Aubert, publié aux éditions Slatkine & Cie, nous emmène dans un paradis perdu non loin de Montpellier où la vie semble si paisible loin du tumulte des grandes villes.
Niels Hogan, la quarantaine, a décidé de fuir une vie qui ne lui correspondait plus, de s'y reconstruire. Peu enclin à se sociabiliser, il se plait à y fabriquer des leurres pour la pêche et à passer du temps avec son seul ami et voisin, Vieux Bob.
Lorsque Niels découvre un cadavre lors d'une partie de pêche, sa petite vie tranquille va vite prendre un nouveau tournant….
Comme il serait erroné de trop vite cantonner ce roman à la seule catégorie « policier »… « Bleu Calypso » est beaucoup plus que cela. Ode à la nature, à la redécouverte de soi, des autres, l'écriture fluide de l'auteur nous emmène au coeur d'un récit d'une douceur extrême, distillant des notes poétiques – dont de nombreux haikus d'auteurs tels que Natsume Sôseki, Matsuo Basho ou encore Kobayashi Issa, nous invitant à la réflexion. Loin de la tension que devrait apporter un roman policier classique, l'auteur prend le temps de nous accompagner et de faire vivre, voire revivre ses personnages, si différents et pourtant si fusionnels.
« Bleu Calypso » est de ces livres qui se lisent d'une traite, de ces livres qui nous prennent par la main pour ne la lâcher qu'une fois la dernière page tournée.
Je remercie les éditions Slatkine & Cie pour cette très belle découverte!
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ManonlitetvadrouilleaussiManonlitetvadrouilleaussi   11 janvier 2019
Moi j’étais le type qui vivait en marge de la société, ivre de liberté et de soleil , celui qui s’était débarrassé de ses chaînes et je voyais bien que ça les faisait disjoncter. Parler 5 minutes avec moi remettait en cause trop de choses , trop de choix contraints, trop de mensonges faits à soi - même » ▪️
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StelphiqueStelphique   06 janvier 2019
Moi, j'étais le type qui vivait en marge de la société, ivre de liberté et de soleil, celui qui s'était débarrassé de ses chaînes et je voyais bien que ça les faisait disjoncter. Parler cinq minutes avec moi remettait en cause trop de choses, trop de choix contraints, trop de mensonges faits à soi-même. 
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StelphiqueStelphique   04 janvier 2019
J'aimais beaucoup les couleurs saturées qui arrivaient avec l'orage. C'était comme si la vie gagnait en intensité. De mémoire, il n'y avait que les orages et l'amour pour donner cette sensation-là. Mais je n'étais plus vraiment sûr en ce qui concerne l'amour.
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elleaimelireelleaimelire   04 janvier 2019
Je me suis retrouvé sur le trottoir, groggy. Par-delà la sensation de m'être lamentablement fracassé contre le mur de la connerie humaine, je me demandais ce qui avait bien pu me passer par la tête de m'essayer à l'exercice de l'enquête policière. Ce n'était pas dans mes principes de me mêler de ce qui ne me regarde pas.
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