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ISBN : 2253169323
Éditeur : Le Livre de Poche (07/11/2012)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 193 notes)
Résumé :
En ce début du XIXe siècle où la bonne société anglaise découvre les bienfaits des bains de mer, les Parker se sont mis en tête de faire, de la paisible bourgade de Sanditon, une station balnéaire à la mode.
Invitée dans leur magnifique villa, la jeune Charlotte Heywood va découvrir un monde où, en dépit des apparences "très comme il faut", se déchaînent les intrigues et les passions. Autour de la tyrannique lady Denham et de sa modeste pupille Clara graviten... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
juliette2a
  03 janvier 2014
Première lecture de l'année, et premier coup de coeur, que demander de plus ?
Je n'aurais jamais imaginé que Sanditon me plairait autant !
L'histoire n'est pas si différente de celle des autres romans de Jane Austen : une jeune femme, Charlotte Heywood, arrive à Sanditon en compagnie des Parker, pour découvrir cette nouvelle station balnéaire du Sud de l'Angleterre. Débute alors une formidable histoire, portée par des personnages aussi bien sympathiques que totalement antipathiques. Entre les Denham, la timide Clara Brereton, ou encore le formidable Sidney Parker (nouveau Henry Tilney !), le lecteur découvre les habitudes de cette ville tranquille, que M. Parker veut transformer en une véritable station à la mode.
La majorité des personnages m'ont plu, en particulier l'héroïne, Charlotte, qui m'a souvent rappelé Elizabeth Bennet dans ses manières, son intelligence et sa dévotion envers tous ceux qui lui sont chers. de même, j'ai beaucoup apprécié M. et Mrs. Parker, Sidney, Arthur, Clara Brereton, Henry Brudenall ou encore Reginald Catton, ajoutant tous un peu de fraîcheur à cette histoire déjà sensationnelle.
J'avoue qu'avant ma lecture, j'étais assez réservée sur le sort de Sanditon, mais cette réserve s'est bien vite dissipée, puisque je suis rentrée immédiatement dans le récit pour y demeurer jusqu'à la dernière page ! Les passages –malheureusement très brefs- de Jane Austen étaient totalement passionnants ; quant à ceux de la « mystérieuse » dame, ils m'ont bien plus qu'enchantée ! Bref, quelle pure merveille ! Et, bien évidemment, comme tous les autres fabuleux romans de Jane Austen, celui-ci n'échappe pas à la règle de présenter un dénouement à la hauteur de toutes nos espérances…
Ainsi, comme vous l'aurez constaté, j'ai été vraiment touchée par Sanditon, et je salue à la fois le talent de Jane Austen (qui ne m'a jamais déçue) et celui de la dame ayant achevé le récit, qui mérite largement toutes nos félicitations pour cette suite magistrale.
A lire absolument !!
PS : Cette version est achevée par Marie Dobbs !
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Gwen21
  03 avril 2017
"Sanditon" est un roman inachevé de Jane Austen qui a été mené au dénouement par "une autre dame", un auteur inconnu ayant relevé le défi périlleux d'en imaginer les deux tiers restants.
Pour tout fervent lecteur et admirateur de miss Austen, se confronter à "Sanditon" est un coup de poker. A la clé, seules deux possibilités : la réussite ou le désastre. En ce qui me concerne, la mission est couronnée de succès.
Pour commencer, c'est avec une réelle humilité que l'auteur inconnue a abordé son travail d'écriture. Très bien documentée, c'est une fine connaisseuse de l'oeuvre du maître dont elle a analysé avec rigueur les techniques narratives (elle s'en explique d'ailleurs brièvement dans une postface aussi sincère que touchante). C'est grâce à ce travail préparatoire qu'elle a pu se lancer dans cette aventure incroyable d'imaginer le septième roman de Jane Austen tel que Jane Austen l'aurait sans doute elle-même imaginé (preuves à l'appui). Et pour témoigner du succès de son entreprise, je vous avouerai ne pas avoir distingué la césure entre le tiers écrit par Jane Austen et la suite écrite par "l'autre dame".
Sanditon est une petite bourgade de la côte sud de l'Angleterre qui nourrit des prétentions à briller comme la dernière station balnéaire à la mode. A une époque où les classes privilégiées avaient coutume de "prendre les eaux" dans les villes thermales, les bains de mer commençaient à offrir une concurrence sérieuse. A l'instar de Brighton, de Peacehaven, de Bournemouth et de tant d'autres sites, Sanditon travaille donc à son attractivité. Le plus zélé de ses contributeurs est Mr Parker, notable dont la confortable fortune permet investissements et extravagances de toutes sortes. Et c'est justement chez Mr Parker que nous découvrons notre héroïne : Charlotte. Doté du bon sens d'une Elizabeth Bennet, du charme d'une Katherine Morland et de la patience d'une Anne Elliot, Charlotte fait successivement la connaissance des habitants permanents de Sanditon comme celle de ses habitants saisonniers dont la villégiature ne manque pas de rebondissements romanesques.
Se replonger dans un "nouveau" roman de Jane Austen a une saveur toute particulière faite de la nostalgie des oeuvres déjà lues (et relues) et de l'excitation que ne manque pas de susciter la destinée d'une héroïne aussi attachante qu'intelligente. Un moment de lecture très plaisant pendant lequel on s'instruit beaucoup sur les us et coutumes de la bourgeoisie en ce début de XIXème siècle.

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Syl
  17 juin 2014
Terminé par Juliette Shapiro.
Sanditon, un village en plein essor sur la côte du Sussex, a besoin d'un médecin-chirurgien. Alors qu'ils cheminent sur la route en direction d'une petite ville pour en dégoter un et l'embaucher, Mr et Mrs. Parker ont un accident de carrosse. Il en résulte une cheville foulée pour Monsieur. Secourus par Mr Heywood, un propriétaire terrien témoin de la scène, ils sont obligés d'accepter pour quelques jours une invitation à résider dans sa demeure.
Enjoué, chaleureux et bavard, Mr Parker est intarissable sur Sanditon. Il voudrait que tout le monde connaisse et apprécie les charmes de ce petit coin qui se transforme en une station balnéaire suivant les ambitions de quelques notables…
Lorsque l'état de sa cheville leur permet de quitter la famille Heywood, Mr Parker propose alors à ses hôtes de prendre avec eux leur fille aînée de vingt-deux ans, Charlotte, pour lui faire découvrir Sanditon.
Charlotte voit en cette aubaine, l'occasion de découvrir une région et de rencontrer de nouvelles personnes. Durant le voyage, Mr Parker s'empresse de décrire un paysage superbe agrémenté de falaises, de plages, un village avec de belles boutiques, et les gens qu'ils croiseront. La plus "importante" de leur petite communauté est Lady Denham, une veuve fortunée de soixante-dix ans qui vit avec sa dame de compagnie, une jeune cousine désargentée.
Sanditon… un cadre enchanteur ! de nouvelles maisons plus pimpantes, plus modernes, grignotent le bord de mer, comme ces nouvelles cabines de bains. Et si la nostalgie pousse parfois à regretter l'ancienne vie, on peut compter sur Mr Parker pour enrailler ce sentiment et s'enthousiasmer avec lui du nouvel environnement.
Promenades vivifiantes, bienfaits des bains, visites courtoises, Charlotte s'amuse de ce quotidien et des gens qu'elle approche. Il faut dire qu'ils ont tous des personnalités bien affirmées, certaines franches, sans fard, comme Sidney Parker (frère de Mr Parker), et d'autres plus finaudes comme Sir Edward Denham (neveu de Lady Denham) qui s'essaie à séduire toutes les femmes avec ses emphases pédantes.
Le séjour n'a rien d'ennuyeux et présage de belles et étonnantes surprises…
Jane Austen a commencé ce roman en janvier 1817 et n'a pas pu le terminer car malade, elle est décédée quelques mois plus tard. le livre a donc été repris et terminé par d'autres auteurs…
La version que j'ai lue ne m'a pas trop séduite et je regrette. Y-a-t-il une grande différence avec les autres ?
J'ai aimé le début, l'esprit de l'histoire, l'entrain jovial et exalté des gens de Sanditon, j'ai retrouvé les sujets chers à Jane Austen, des similitudes avec des personnages de ses autres romans, la société du XIXème siècle qu'elle épingle avec une gentille ironie, le paysage balnéaire, les intrigues amoureuses avec ses quiproquos, une palette de sentiments comme la vénalité, l'avarice, la bêtise, la naïveté, la droiture, la sincérité… et je n'ai pas aimé la dernière partie du livre. Je ne sais exactement où la césure s'est faite, mais je peux comparer ma lecture à un soufflé. L'attention monte, monte, pour redescendre.
J'imagine que si Jane Austen l'avait repris et terminé, elle l'aurait façonné avec plus de vivacité et de détails, et je n'aurais vu aucune caricature à son oeuvre. Je ne demandais pas à retrouver l'ambiance de Bath comme elle l'a décrite dans "Northanger Abbey", car Sanditon n'a pas la même envergure, la ville se construit et elle a un charme bien à elle, mais j'aurais aimé plus de subtilité dans les portraits des personnages et dans les romances… Pourtant… Pourtant, tout était réuni et je suis encore à me demander pourquoi je n'ai pas été au rendez-vous…
Malgré ces bémols, ressentis très personnels, l'histoire est intéressante et fait sourire. Ce Mr Parker est tonique et c'est un plaisir de le voir stimuler l'économie de Sanditon. On peut dire de lui que c'est une bonne personne. le reste de sa famille est également plaisante à lire. Il a deux soeurs, Diana, Susan, et un frère, Arthur, hypocondriaques, de quoi ravir le lecteur, et un autre frère, Edward, qui est décrit comme un très bel homme, intelligent et fort sympathique. Je ne parlerai pas de Mrs Parker qui est presque inexistante… En ce qui concerne les autres personnages, Lady Denham est bien au devant de la scène. Riche, elle est la pingrerie personnifiée et fine mouche, car elle ne se laisse pas enjôler facilement. Son neveu Edward est un barbant de la pire espèce et sa petite cousine Clara qui lui sert de dame de compagnie est une petite souris un peu trop candide et pas très sincère. Bien d'autres seconds rôles ont une belle part et interviennent pour divertir le lecteur, et… il y a Charlotte. Charlotte représente un peu toutes les héroïnes de Jane Austen. Elle est intelligente, parfois légèrement moqueuse et a cette posture distante qu'Elizabeth Bennet (Orgueil et préjugés) prend lorsqu'elle analyse son entourage. Elle va jusqu'à ressembler à Emma Woodhouse (Emma) quand elle se méprend sur les idylles amoureuses… C'est peut-être sur elle que ma déception se tourne car je la voulais moins effacée, moins spectatrice de l'histoire.
On est exigeant qu'avec ceux qu'on aime… Plus tard, je lirai le "Sanditon" écrit par Jane et Mary Dobbs ; je voudrais comprendre et voir si on décèle plus les nuances ou si la fusion est complète…
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Demoiselle-Coquelicote
  26 février 2014
Le roman s'ouvre alors que Mr Parker et son épouse se sont trompés de route (sans le savoir) et se retrouvent sur un fort mauvais chemin de campagne, si bien que leur voiture verse et que Mr Parker se foule la cheville. le gentleman farmer du coin, Mr Heywood, leur propose aussitôt de venir se reposer chez lui, où sa femme et ses enfants seront ravis de les accueillir. Les Parker y passent plusieurs jours, le temps que la cheville de Monsieur se remette. Pleins de gratitude pour leurs hôtes, ils invitent en remerciement l'aînée des demoiselles Heywood, Charlotte, à venir passer quelques temps chez eux, à Sanditon.

Le début est génialissime. Si Jane Austen avait pu finir ce livre, ç'aurait peut-être été son meilleur. J'ai été vraiment conquise. Les personnages sont admirablement croqués, l'humour est extraordinaire et l'héroïne est déjà très attachante. le roman se dirigeait à mon avis vers le même style que Northanger Abbey : la satire. Sans être méchante, Jane ne l'est jamais, mais en mettant en relief les défauts de son époque juste ce qu'il faut, en exergue le ridicule où il existe, elle fait rire. Là, il est question de la mode des stations balnéaires et des personnes qui adorent y passer l'été, en particulier les hypocondriaques. le sujet du roman s'annonçait donc très léger, avec tout de même une petite intrigue entre deux personnages secondaires à peine esquissée.

Quand on passe à « l'autre dame », le mieux est de ne pas savoir à quel moment s'opère le changement. J'ai été spoilée sur ce point par une chronique, et c'est bien dommage. Pour profiter un maximum du roman, il vaut mieux ignorer le passage d'une auteure à l'autre. D'ailleurs, j'ai trouvé qu'on ne ressentait pas le changement immédiatement, mais petit à petit des défauts apparaissent qui étaient complètement absents au début. Il y a quelques paragraphes « inutiles », des descriptions ou des réflexions dont on sait que Jane Austen ne les aurait pas faites. Il y a surtout un aspect qui m'a gênée tout le reste de ma lecture, qui est l'emploi trop fréquent des prénoms dans la narration. Il est écrit « Sidney » au lei de « Mr Sidney Parker », ce qui convient bien mieux… Il n'y a pas non plus le respect des règles pour les demoiselles. Ce devrait être « Miss Parker » pour l'ainée et « Miss Diana » pour la cadette, mai là c'est « Miss Susan » et « Miss Diana ». Ce sont des erreurs que je trouve difficilement pardonnables.

Néanmoins, l'écriture est très correcte, c'est l'une des plus réussies que j'ai lue. le rapprochement avec le style d'Austen est souvent réussi, j'ai vu peu d'écarts, même s'il manque de cette vivacité et de cette ironie austenienne, mais globalement j'ai trouvé que c'était un très bel effort de ce point de vue, surtout quand on compare à d'autres austeneries… Sur les personnages, manifestement la deuxième auteure a essayé de se raccrocher aux quelques éléments donnés par Austen, mais s'éloigne parfois, volontairement ou non, je ne sais pas. Sa Charlotte finit par ressembler un peu trop à Elizabeth Bennet, le caractère calme en plus. Elle pousse parfois trop loin le caractère du personnage de Sidney Parker, mais j'avoue l'avoir beaucoup apprécié. de la même façon, elle force un peu le trait sur tous les Parker (sauf Arthur), et au bout d'un moment on oublie leur gentillesse devant les couches de ridicule ajoutées par l'auteure. J'ai bien aimé Miss Lambe. Par contre, je pense que les soeurs Beaufort n'ont pas été utilisées à bon escient. Jane Austen avait sûrement des projets plus poussés pour elles deux. Quant à Miss Clara Brereton et aux Denham, je suis très circonspecte sur les choix de l'auteure. Je prêterai une attention toute particulière à ce qui est dit par Austen à leur sujet quand je relirai sa version inachevée. En tout cas, il est clair que sur Sir Edward, « l'autre dame » est allée bien trop loin et s'est discréditée à mes yeux.

Concernant la qualité des péripéties qui jalonnent l'histoire et des relations entre les personnages, elle est variable. Par exemple, j'approuve totalement le choix fait pour Mr Arthur Parker. La résolution de l'intrigue autour de Mr Brudenall n'est pas quelque chose qu'Austen aurait écrit je pense, car elle ne l'aurait pas cautionné, elle aurait privilégié une autre solution, mais c'était suffisamment bien amené et argumenté pour ne pas choquer, et ça m'a plu. Par contre, là où je dis clairement NON, c'est pour la toute fin, le chapitre 29. Alors que tout allait bien, que j'étais ravie de ma lecture, ça devient tout à coup du grand n'importe quoi et ça gâche le plaisir. J'essaierai de me rappeler du livre en omettant cette péripétie désastreuse, ridicule, capillotractée et même franchement impossible. Les réactions de Charlotte ne sont pas non plus plausibles à ce moment-là. C'est vraiment dommage et ça m'a beaucoup déçue, c'était parfaitement inutile de ruiner la fin comme ça.

Pour résumer ce long avis, le début de Sanditon est merveilleux, Jane Austen était au meilleur de sa forme intellectuellement. La suite présente de nombreuses qualités pour une austenerie, mais elle présente à mon avis un défaut rédhibitoire qui empêche de se laisser aller à rêver en se disant que Jane aurait peut-être tourné son histoire de cette façon. Je conseille néanmoins cette lecture très agréable, en vous mettant en garde contre la quasi-fin, qui est un non-sens complet pour les puristes.
Lien : http://sans-grand-interet.co..
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AliceFee
  24 novembre 2012
Je ne vais pas revenir sur le gâchis que fut la mort de Jane Austen si jeune ou encore débattre du droit d'achever l'oeuvre d'une autre ou non. le sujet est délicat et chacun a son opinion sur le sujet, mais lorsque les choses sont faites avec passion et respect à la fois, il est plus facile de se laisser convaincre.

En me lançant dans cette (re)lecture, je retrouve d'abord avec ravissement la plume de Jane Austen. C'est amusant quand même de se rendre compte à quel point cela ne cesse jamais de m'émerveiller! La deuxième chose qui vous saute au visage, c'est la gaieté qui émane de ce livre. C'est un contraste extraordinaire avec Persuasion, écrit quelques mois plus tôt seulement. Mais surtout, Jane était déjà malade lorsqu'elle a commencé la rédaction de ce livre et cela ne l'empêche pas de se moquer une fois encore de tout et notamment des personnages qui accordent un peu trop d'importance à leur santé et de placer son action à Sanditon, une station balnéaire où viennent se soigner les gens malades. Cela en dit long sur l'humour et la force de l'auteur non?

Venons-en maintenant à l'autre dame. le premier conseil que j'aimerais vous donner, est de ne pas regarder au préalable à quel moment se termine la partie de Jane Austen et commence l'autre parce qu'une fois que vous le savez, difficile de penser à autre chose.
En ce qui me concerne, je suis véritablement bluffée par la suite du roman. le ton, l'esprit, l'humour... Tout y est, même s'il manque peut-être un tout petit peu du mordant de Jane. J'ai du mal à vous expliquer ce qui fait mon admiration dans cette suite. On a envie d'être à Sanditon, d'être amie avec tous ces personnages et Sidney est l'un des mes héros austeniens préférés! On sent à quel point le travail de Marie Dobbs a été fait avec finesse et simplicité, à quel point elle a soigné chaque détail! La suite de l'intrigue n'est peut-être pas ce qu'avait prévu Jane Austen, mais cela correspond bien au reste de son oeuvre, avec un twist auquel on ne s'attendait pas, des personnages odieux dont le caractère est mis à jour et des happy end bien sûr!

Évidemment, il y a des petits éléments par-ci, par-là qui nous font lever les sourcils de temps et temps et une scène particulièrement improbable à la fin. Avec le temps, je trouve plus de justifications pour ce passage qu'à ma première lecture, dans les propos même de Jane Austen dans les premiers chapitres d'ailleurs, mais malgré tout, c'est un épisode bien peu austenien qui choque généralement toutes les Janéites qui ont lu ce livre. Mais je n'en dis pas plus, je ne veux pas vous spoiler, et je conclurais simplement en disant que cela n'enlève rien au fait que pour moi ce livre est un véritable coup de coeur, que je range sans hésitation à côté de mes autres Jane Austen, et que je relirai très bientôt avec grand plaisir pour la cinq ou sixième fois!



A savoir: pour celles qui voudraient se lancer dans la lecture d'autres fins de Sanditon, en anglais, sachez que 'Another Lady', 'Mary Dobbs' et 'Anne Telscombe' ne sont qu'une seule et même personne.
Lien : http://janeausten.hautetfort..
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   25 mars 2017
Il tenait pour certain que personne ne pouvait se porter vraiment bien ; que personne, même maintenu dans une apparence de santé par l'aide fortuite de l'exercice et de la bonne humeur, ne pouvait réellement jouir d'une santé sûre et permanente sans passer au moins six semaines par an au bord de la mer.
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lucettegardoulucettegardou   24 janvier 2012
"Il faut en déduire qu'elle était en bonne voie pour tomber amoureuse elle-même et qu'elle serait au milieu du chemin avant de se rendre compte qu'elle y était entrée. Malgré toute sa raison et son bon sens, Charlotte était ignorante de l'abime qui s'ouvrait sous ses pas, de la folie suprême qui consiste à offrir son estime sans la moindre certitude d'en recevoir en retour; comme plus d'une de ses semblables moins sensées, elle se comportait de la façon la plus normale et la plus illogique."
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Gwen21Gwen21   30 mars 2017
Quel danger pouvait-il y avoir à rendre sourire pour sourire, à autoriser l'homme le plus charmant qu'elle eût jamais rencontré à conquérir les derniers recoins de son cœur où le bon sens n'avait plus qu'un empire vacillant ?
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ladyogaladyoga   08 mai 2014
Au lieu de s'étendre vainement devant elle, comme ils l'avaient fait peu après la fête, les jours se mirent à se remplir de petits incidents, d'images, de sons et d'impressions de la beauté calme et ensoleillée de la mer et du ciel, qu'elle ne se lassait jamais de contempler.
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RebusRebus   24 mars 2013
Les demoiselles de Beaufort furent bientôt satisfaites du "cercle dans lequel elles évoluaient à Sanditon", pour utiliser l'expression correcte, puisque tout le monde doit aujourd'hui "évoluer dans un cercle"; c'est peut-être à la prédominance de ce mouvement rotatoire qu'il faut attribuer tant d'étourdissements et de faux pas.
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Chaque vendredi matin, Valérie Expert vous donne rendez-vous avec Gérard Collard pour leurs coups de c?ur... Voici les références des livres présentés dans l'émission du 05 avril 2019 :
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A la recherche d'Alice Love de Liane Moriarty et Béatrice Taupeau aux éditions Albin Michel https://www.lagriffenoire.com/139578-divers-litterature-a-la-recherche-d-alice-love.html
Mes souvenirs de Jane Austen de James edward Austen-leigh et Guillaume Villeneuve aux éditions Bartillat https://www.lagriffenoire.com/50707-divers-litterature-mes-souvenirs-de-jane-austen.html
Le Diable s'habille en Prada de Lauren Weisberger et Christine Barbaste aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/21559-poche-le-diable-s-habille-en-prada.html
L'Enfer est pavé de bonnes intentions de Lauren Weisberger et Christine Barbaste aux éditions Fleuve 9782265099074
Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es de Jean Anthelme Brillat-Savarin aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/147212-livres-de-cuisine-dis-moi-ce-que-tu-manges--je-te-dirai-ce-que-tu-es.html
Boréal de Sonja Delzongle aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/147326-romans--boreal.html
La salle de bal de Anna Hope et Élodie Leplat aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/147333-livres-cd-pour-enfants-la-salle-de-bal.html
Je maudis le jour de Anna-Véronique El Baze aux éditions Plon https://www.lagriffenoire.com/143696-nouveautes-polar-je-maudis-le-jour.html
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