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ISBN : 2213017034
Éditeur : Fayard (26/02/1986)

Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes)
Résumé :

1392: un roi de 24 ans devient fou. Pendant trente ans, il va vivre une vie de souffrances, entre des crises atroces et des rémissions qui le laissent lucide et anxieux. Quelle était cette maladie? Comment affectait-elle ses relations avec sa femme, Isabeau de Bavière, avec son frère, le brillant duc d'Orléans, marié à la belle Valentine Visconti, avec ses nombreux enfants? Comment était-elle ressentie par ses sujet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Sarindar
  10 octobre 2016
Françoise Autrand s'est magnifiquement tirée de l'exercice en écrivant ce portrait de Charles VI, tout d'abord qualifié de Bien-Aimé, durant les premières années de son règne (Charles V étant mort en 1380 et ayant laissé une situation redevenue plus normale mais néanmoins fragile ; ce sont les frères et fils du roi défunt qui se disputèrent le pouvoir avec les anciens conseillers de Charles V durant la jeunesse de Charles VI ; on appelait ces derniers les Marmousets, mais ils n'eurent finalement pas gain de cause, et Charles VI dut composer avec son frère Louis d'Orléans et avec ses oncles, pour le plus grand malheur du royaume).
Il n'eut pas de peine à vaincre les Flamands, toujours en révolte contre les Français et leurs représentants depuis Philippe IV le Bel et toujours prêts à s'entendre avec les Anglais et à réveiller la guerre entre les deux royaumes rien que pour redonner de l'importance au commerce des draps dont ils tiraient l'essentiel de leurs profits malgré une rude concurrence. Roosebeke, bataille livrée le 27 novembre 1382, fut la seule victoire de Charles VI qui, malgré des débuts de règne prometteurs, ne sut pas profiter de la paix avec les Anglais pour consolider les positions françaises. Ce roi est surtout connu pour être devenu Charles le Fou et pour n'avoir pas su empêcher les Anglais de revenir en force avec Henry V de Lancastre en 1415, qui allait remporter un incontestable succès durant la terrible bataille D Azincourt (25 octobre 1415).
Françoise Autrand tente de réhabiliter Charles VI, en montrant que son règne ne fut pas qu'une succession de désastres et en nous montrant ce roi sous un jour nettement moins sombre que celui sous lequel il est généralement présenté, lui prêtant des périodes de lucidité et de clairvoyance utiles pour essayer de redresser la situation.
Elle aurait gagné à désigner clairement les coupables d'une situation qui se détériorait : le frère du roi, Louis d'Orléans, qui jalousait son frère d'être le souverain, et qui n'était peut-être pas si étranger que cela dans le déclenchement de la folie de Charles ; Françoise Autrand n'a tenu aucun compte, et c'est dommage, des remarques du docteur Jean-Claude Lemaire qui, fort des conclusions que l'on peut tirer de l'étranger épisode survenu en forêt du Mans (rappelons-nous cet individu qui arrête le roi en l'avertissant qu'il est trahi, ce qui donne à Charles VI une furieuse envie de s'en prendre à la personne de Louis d'Orléans) a estimé que le roi a peut-être été rendu fou par l'usage à petite dose d'un poison qui, à la longue, aurait eu sur lui cet effet dévastateur, ce qui pouvait fort bien être l'oeuvre du duc Louis d'Orléans (encore que les preuves de tout cela soient encore à trouver, et Dieu sait si la preuve est importante en Histoire) ; en revanche, elle sait désigner l'auteur de l'incident du Bal des Ardents où Charles VI faillit bien perdre la vie, et où les soupçons se portent encore sur Louis d'Orléans.
Cette menace que le duc d'Orléans faisait peser sur la vie de son frère semble probable, et elle a en tout cas éveillé la méfiance des ducs de Bourgogne, Philippe le Hardi et son fils Jean Sans Peur, qui d'ailleurs cherchera plus tard à l'établir pour essayer de se blanchir du meurtre de Louis d'Orléans, commis sur son ordre en novembre 1407.
Le pauvre Charles VI devenait ainsi l'objet d'un tiraillement entre les membres de sa famille, déchirement qui engendra la terrible guerre des Armagnacs et des Bourguignons, dont profita le roi d'Angleterre, Henry V, qui devait entretenir ces divisions pour revenir dans le jeu.
Sa santé psychologique chancela et il ne fut plus en mesure de diriger les affaires du royaume que par intermittence, quand lui venait un sursaut;
Son règne se termina fort mal. Après la défaite D Azincourt en 1415, il dut accepter les humiliantes conditions du Traité de Troyes (1420), et tenta de déshériter son fils, le futur Charles VII, au profit d'Henry V de Lancastre à qui il accorda la main de sa fille, Catherine de Valois, ce qui aurait pu faire du roi d'Angleterre le roi de France, si Charles VI était mort avant Henry V. Par chance pour les Valois, Henry V trépassa le premier, bientôt suivi par Charles VI (1422).
Françoise Autrand a fait un remarquable travail, mais celui-ci mériterait d'être repris et poussé beaucoup plus loin. On le pourrait à présent.
François Sarindar, auteur de Jeanne d'Arc, une mission inachevée (2015)
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Woland
  30 décembre 2007
Par exception, merci de consulter cette fiche à l'adresse ci-dessous :
http://notabene.forumactif.com/histoire-biographies-documents-f10/charles-vi-francoise-autrand-t3888.htm
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>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Politiciens, économistes, juristes, enseignants (844)
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