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ISBN : 2351785517
Éditeur : Gallmeister (04/05/2015)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Un acteur qui fuit les studios le temps d’un match de base-ball et une starlette qui déteste sa célébrité, des plages californiennes et des bars où l’alcool coule à flot, Los Angeles… et Eve. Eve qui promène au coeur de ce monde son insolente sensualité et nous le raconte avec beaucoup d’esprit et une superbe légèreté. Hédoniste et éternelle amoureuse, Eve Babitz possède une voix sans égale et nous entraine à travers une ville frénétique comme un studio de cinéma et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Bazart
  27 avril 2015
Eve Babitz demeure une icône pour une curieuse raison : elle apparait nue, jouant aux échecs avec un Marcel Duchamp en costume sur une photographie inoubliable. On ne voit que le profil de son corps blanc, un sein lourd, ses cheveux auburn cachant son visage.
1963, Eve Babitz a 20ans et cette photo lui ressemble : elle était à l'endroit où cela se passait comme elle le sera toujours dans la mégalopole californienne.
Disparue de la scène artistique à la fin des années 90, sa ville lui a consacré deux expositions au début des années 2010 et deux de ses ouvrages ont été réédités dans la prestigieuse New York Review Books Classics.
Véritable égérie de la scène artistique de Los Angeles dans les années 70, Eve Babitz, dans « Jours tranquilles, brèves rencontres » croque tout le petit monde qui fait Los Angeles. Dans de précieux et rapides instantanés de la vie mondaine, elle saisit ces brefs moments en prenant garde à être toujours sur la photo.
Au fil du récit, nous retrouvons Eve chez les vignerons californiens, Eve sort avec un acteur, Eve et les Hommes, Eve et le base-ball, Eve et l'héroïne ou autre drogues dures, Eve et les bars, Eve et les femmes, Eve dans le désert, Eve et la tequila, les amis d'Eve divorcent, Eve au Château Marmont……avec Eve vous saurez tout sur la cité des Anges : All about Los Angeles.
Chroniques gaies, colorées, acidulées, parfaitement anecdotiques, frivoles et superficielles vous comprendrez que ce délicieux petit guide est absolument indispensable pour comprendre la tentaculaire et anthropophage mégalopole californienne.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Sharon
  24 juin 2015
Curieux objet littéraire que celui-ci. Est-ce un roman, un recueil de nouvelles ? Est-ce un ouvrage d'invention, une autobiographie à peine déguisée ? le point commun entre tous ces textes, d'inégales longueur, est Eve, toujours présente mais jamais omniprésente, et ce mystérieux destinataire pour lequel elle écrit de courtes présentations en forme d'avertissement avant presque chaque chapitre.
Eve a des parents, Eve a une jeune soeur, plus belle qu'elle, plus mince, Eve a des amitiés, des amours, des amants, elle rencontre des personnes au milieu de fêtes où l'alcool et la drogue sont présents où la mort par surdose de drogue est une possibilité parmi d'autres de quitter ce monde.
L'auteur est comparée à Francis Scott et Zelda Fitzgerald. Pour ma part, je la rapprocherai aussi de Dorothy Parker, avec quelques nuances. Fitzgerald est un chantre de la côte Est, des grandes villes, Eve Babizt est une jeune femme de la côte Ouest et surtout de Los Angeles. Cette ville, ceux qui y vivent, ceux qui en partent pour se rendre dans le « désert » (Palm Springs) ou au bord de la mer, ceux qui en subissent les conditions climatiques si particulières (Le Sirocco) sont le centre de ce livre. le ton est léger, quoi qu'il arrive, que la narratrice visite des vignobles ou s'ennuie à avec ses hôtes. Rien ne semble grave, ni un divorce, ni un suicide, comme si les personnages (les personnes ?) étaient libres de choisir jusqu'au bout leur destin. Eve nous montre aussi un milieu artistique très vigoureux, avec ses créateurs, et ses actrices en devenir. Elle nous montre aussi des femmes "parfaites", ce qu'elle n'est pas, celles qui ont "tout", non sans humour.
Jours tranquilles, brèves rencontres est un livre à ne pas lire d'une traite, mais à déguster chapitre par chapitre, pour mieux apprécier la diversité de ces "brèves rencontres."
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eireannyvon
  17 mai 2016
Brèves, parfois de comptoirs, à L.A.
Romancière américaine née à Hollywood et vivant à Los Angeles. Personnage incontournable de la scène californienne, son premier ouvrage a été édité en 1974. Celui-ci est le premier traduit et publié en France.
Chronique attendrie, mais pleine d'humour d'une femme libérée dans le Los Angeles des années 1970.
Eve Babitz est aussi connue pour une superbe photo d'elle nue et jouant aux échecs avec Marcel Duchamp en costume, elle corps blanc, pions noirs, lui costume noir, pions blancs dans un décor futuriste.
Titres des chapitres :
Bakersfield. le séquencier. Dodger Stadium. Héroïne. le sirocco. La pluie. Mauvaise journée à Palm Springs. Emerald Bay. le Garden of Allah.
Dans « le séquencier », on croise un acteur qui découvre que le rôle qu'il joue depuis cinq ans dans un feuilleton va soit mourir, soit devenir un « légume ».
Toute américaine qu'elle est, elle n'avait jamais été invitée à un match de base-ball ! Un long paragraphe sur la drogue qui commençait à se répandre dans le monde artistique. le vent et la pluie lui inspirent quelques très belles lignes, en particulier celles de Rome: connaissez-vous « le Quaalude » qui, d'après l'auteur, est un puissant aphrodisiaque mais à manipuler avec précaution ? Ce médicament serait responsable de la mort de Jimi Hendrix !
Moult personnages dans ces brèves rencontres, il est parfois question de gens connus (la scène rock californienne) et d'autres sublimes inconnus comme ce propriétaire d'un vaste domaine vinicole à Bakerfield. On rencontre beaucoup de personnalités du monde de la musique décédées à l'époque : Janis Joplin que l'auteur a juste aperçu, Jimi Hendrix, Phil Ochs qui, miné par la drogue et l'alcool, se suicide, Jim Morrison ou disparu depuis, George Harrison, entre autres.
Il est aussi fait mention d'auteurs notoires, Raymond Chandler, Virgina Wolf, elle parle aussi de Joan Didion, son exacte opposée !
L'autre personnage phare de ce livre est « Shaw », bisexuel amant de Eve, mais ne crachant pas sur les aventures masculines.
Une belle écriture, précise, mais simple. Un ouvrage qui se lit très bien, et cerise sur le gâteau me rajeunit.
Je suis un grand fan de ce genre d'ouvrages, succession de textes n'ayant apparemment pas grand lien ensemble. Mais ici, c'est une version artistique du Los Angeles des années 1970 que nous découvrons, ou plutôt que nous revisitons de l'intérieur.
Mi- récits, mi- souvenirs, un témoignage d'une époque qui marquera des profonds changements dans la société américaine, puis mondiale. Changements qui ne seront hélas qu'un feu de paille, l'argent roi balayera tout cela !
Contrairement aux « Jours tranquilles à Clichy » d'Henry Miller, il n'est pas question ici de débauche sexuelle. Même si on se doute que certains personnages masculins de ce livre furent des amants de l'auteure. Chose dont elle ne se cache pas d'ailleurs dans plusieurs textes.
Elle a créé plusieurs pochettes de disques dont celle de « Buffalo Springfield Again » des Buffalo Springfield.
Lien : http://eireann561.canalblog...
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Corboland78
  16 mai 2015
Eve Babitz, née en 1943 à Hollywood, est la fille d'une mère artiste et d'un père violoniste pour la 20th Century Fox, amis du compositeur Igor Stravinsky, son parrain. Elle a publié son premier livre en 1974 après avoir conçu à la fin des années 60 des pochettes de disques pour Atlantic Records (Linda Ronstadt, The Byrds, Buffalo Springfield…). Egérie des années 60, adepte de la libération sexuelle, elle fréquentera Jim Morrison (chanteur des Doors), Edward Ruscha (peintre, photographe), Walter Hopps (commissaire d'exposition) mais aussi les acteurs Steve Martin et Harrison Ford, ou l'écrivain Dan Wakefield. En 1997 elle est sévèrement brûlée dans un accident, sans assurance maladie, ses amis et sa famille feront appel à des donateurs pour régler les frais d'hôpital et depuis elle reste le plus souvent recluse chez elle.
Jours tranquilles, brèves rencontres qui regroupe des écrits datant du milieu des années 70, vient d'être traduit chez nous. Une petite dizaine de textes formant « une histoire d'amour ; c'était involontaire » comme s'en excuse l'auteure dans son introduction. Histoires d'amours au pluriel, dirons-nous. D'abord dans le sens classique de l'expression puisqu'il sera fait référence à des hommes qui croiseront son existence mais aussi, et surtout, à l'amour qu'elle porte à sa ville de Los Angeles, bocal d'où ce poisson rouge a du mal à s'éloigner.
Est-ce un roman, sont-ce des chroniques, quelle est la part du vrai et du faux ? A vrai dire je ne sais pas trop mais par ailleurs, est-ce réellement important ? Nous croisons : un acteur qui l'entraîne voir un match de baseball, un truc ahurissant pour elle, « c'est le seul qui puisse m'emmener voir du sport » ; une starlette qui n'aime pas la célébrité ; Janis Joplin, une semaine avant son décès. Mais il est aussi question de la pluie qui ne tombe pas souvent et des vents chauds de Santa Ana ; d'une résidence pour vieux riches, close de murs et gardée, mais où, constate-t-elle, « Cela ne me dérangeait pas que tout le monde soit si tristement hideux et nixonien, puisque cela nous isolait en quelque sorte. » Ca parle un peu de drogues et d'alcool, mais sans qu'on s'y vautre complaisamment comme on aurait pu s'y attendre, vu que nous évoluons dans le milieu artistique aux portes d'Hollywood.
Eve Babitz se révèle femme de caractère, éloignée des conventions, n'hésitant pas à balancer de son écriture incisive des trucs comme « la galanterie n'était autre qu'un procédé masculin infâme destiné à ce que les femmes restent à leur place » ou bien « je pense que l'adultère est un art. » Un bouquin à ranger aux côtés de ceux de Joan Didion.
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Electra
  12 août 2015
Hédoniste et éternelle amoureuse, Eve Babitz possède une voix sans égale qui nous entraine à travers une ville frénétique comme un studio de cinéma et pétillante comme une coupe de champagne.
Quand Los Angeles devient une femme, elle est la meilleure amie, alliée et confidente d'Eve Babitz. Figure incontournable des années 60, connue pour ses amitiés et amours multiples, de Jim Morrisson à Ed Ruscha - la jeune femme devient l'égérie du tout Hollywood, bobo pseudo-intellectuelle elle vogue d'une propriété à l'autre, d'un restaurant au Château Marmont, croise starlettes et producteurs, musiciens et scénaristes, promenant au coeur de ce monde à paillettes son insolente sensualité.
Eve Babitz possède énormément d'esprit et lorsqu'elle confie sur papier ses jours tranquilles et brèves rencontres, elle nous offre une vision du Los Angeles des années 60 et 70 en kaléidoscope. La jeune femme tombe amoureuse comme on se réveille, s'émerveille de la beauté physique du premier venu, et s'épanouit dans cette ville tentaculaire, où dit-elle tout le monde semble errer âme en peine jusqu'à la première pluie.
La pluie libère tout - elle efface ce méchant smog, les habitants recouvrent la vue sur la baie, la mer et profitent de cette fraicheur momentanée pour sortir de cette torpeur qui semble habiter en permanence cette ville. L'an dernier, nous nous sommes perdues à Los Angeles, l'adresse de l'agence de location de véhicule se situait sur Airport Rd et ...il y a 4 Airport Rd à Los Angeles ... Je me souviens de ce quartier en particulier, où les petites maisons aux couleurs pastel semblaient être écrasées par la chaleur. Nous avions beau repasser dans la même rue, pas un mouvement, pas un chat. Pas un signe de vie. Los Angeles ne se réveille qu'en soirée, quand la fraicheur s'installe, une coupe de champagne à la main. Et Eve Babitz m'a de nouveau embarquée aujourd'hui dans cette ville unique, qu'on aime ou qu'on déteste.
La jeune femme est une artiste, engagée comme illustratrice d'albums (Les Byrds, Buffalo Springfield) elle a publié des articles dans les magazines Vogue, Cosmopolitan, Esquire ou Rolling Stones. Puis des livres qui ont, comme ce récit, merveilleusement dépeint la vie culturelle à cette époque (des années 60 au début des années 80).

Lien : http://electrasamazingflying..
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critiques presse (2)
LeFigaro   04 mai 2015
Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de traduire Eve Babitz?
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   30 avril 2015
Un petit air de Fitzgerald.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   16 mai 2015
Alors aujourd’hui, quand vous atterrissez à Burbank, vous n’arrivez plus dans la beauté indigène et légèrement émeraude d’une aérogare Lockheed en harmonie avec son environnement ; non. Aujourd’hui, vous arrivez et bim ! vous êtes en plein milieu de… Los Angeles ! C’est embarrassant quand on aime Los Angeles. Je suis ravie de trouver ma Volkswagen qui m’attend là avec impatience. Je jette mon lourd manteau en poil de chameau sur la banquette arrière, mon petit sac de voyage devant à côté de moi. Ma claustrophobie de San Francisco commence à disparaître – cette vitalité bien ordonnée du nord trouble mon esprit, et j’ai envie de grandes étendues urbaines, de smog et de nuits tièdes : Los Angeles. C’est là que je travaille le mieux, que je peux vivre, en faisant abstraction de la réalité physique.
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