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ISBN : 2916207953
Éditeur : Editions Ca et Là (15/02/2014)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Situé au début des années 1980, dans la banlieue d’Akron, une ville de la Rust Belt frappée par la crise économique, Punk Rock et mobile homes est une comédie déjantée dans le milieu de la musique punk, et une version trash des teenage movies de John Hughes. Le personnage principal, Otto Pizcok, dit « Le Baron », est en terminale et vit dans le parc de mobile-homes appartenant à son grand-oncle. Gros balèze féru du Seigneur des Anneaux à la personnalité un peu borde... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  26 octobre 2017
Je me suis franchement régalée a lire cette BD, mais surtout avec la play list ... Et puis ça fait du bien aux oreilles de retrouver les Ramones, Patti Smith , les B52's et bien d 'autres.
Des graphismes un peu a la Gotlib, avec un humour un peu a la Gotlib aussi. (Je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser), sont super adaptés a cette histoire ou Otto ado un peu bizarre en classe de terminale, qui regarde les filles, enfin plutôt une en particulier , pompom girl avec une paire de seins a faire damner un saint. Avec deux copains, ils décident d'aller a des concerts a the bank . Lieu culte du punk perdu dans le trou du cul du monde, mais qui rameute pas mal de groupes connus et moins connus. La vie d'Otto va complètement changer à partir de ce jour là.
Cette BD est juste hilarantes , brillantes, pleines de détails. Une BD qui sort des normes et qui fait du bien
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Stockard
  17 août 2017
Attention, coup de coeur, coup de foudre, gros riff d'amour qui tâche !
Otto Pizcok, dernière année de lycée, trombone dans la fanfare de l'école, déteste tout le monde et tout le monde le déteste comme ça, hop, pas de jaloux (un postulat de départ qui n'est pas sans rappeler la riante enfance de Jeffrey Dahmer, sujet d'un autre comics de Derf Backderf mais ne nous égarons pas). En gros, juste l'air du pauvre type avec une belle tronche de calculette et culs-de-bouteille toujours vissés sur le nez, en option. Bref, la tête de Turc pile comme on se l'imagine... en juste un peu plus grand et un peu plus costaud, mais sinon tout pareil.
Mais bon, ça c'était avant.
Avant qu'il rencontre Wes et Pete. Une rencontre qui aurait bien failli pas se faire si Otto n'était pas l'heureux possesseur d'un tas de bou... d'une voiture (pour ceux qui l'ont lu : spéciale pensée à son génial volant) et donc tout à fait apte à conduire les deux autres dans le centre ville et plus précisément à The Bank, ancienne banque abandonnée transformée en salle de concert, seul endroit intéressant d'une minable ville industrielle qui se meurt, terreau ô combien fertile pour groupes de punks, oï, grind, crust... qui ne trouveraient de toute façon aucune date ailleurs (à déplorer).
C'est ainsi qu'Otto-aux-vierges-oreilles va faire la connaissance de Klaus Nomi, Wendy O., Joe Strummer, Joey Ramone, Lester Bangs... la liste ( en plus d'être éblouissante) est longue.
Comme on s'en doute, tout ça va pas mal le changer et d'Otto Pine-de-Coq, ado timide avec les filles (enfin, avec Teri Workman, LA fille), mal dans sa peau et souffre douleur des grands amoureux du système scolaire (sinon comment expliquer qu'à 27 ans, ils en soient encore à essayer de décrocher leur diplôme ?!) va naître le Baron, une révélation, un mec sûr de lui qui ne va plus falloir trop trop emmerder...
Le pouvoir de la bonne musique quand même !
Avec cet album, Derf Backderf nous offre un vrai petit bijou d'humour et de rock'n'roll, ça pogote, ça ramone (ô drôle) les esgourdes, bref ça réveille et ça fait du bien.
A lire de toute urgence pour les fans de punk-rock... et de mobile homes.
Hey ho, let's go !!!!! ♫
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bdelhausse
  12 juin 2016
J'avais 13-14 ans quand le punk a déboulé. Autant dire que du point de vue de Derf Backderf, je suis du mauvais côté. du côté qui a raté l'explosion punk...
Il faut se rappeler du séisme de London Calling, mais surtout du fait que ce genre de musiques, cela ne passait pas en radio. Et les images de punks à Soho servaient surtout à se rassurer... "ouf, nous sommes normaux" disaient les bons bourgeois devant la télévision, "sont fous ces rosbifs" renchérissaient les ouvriers avant Jacques Martin...
Akron, une petite ville perdue, chômage, désoeuvrement, club punk The Bank, et la jeunesse entre rock FM made in US qui remplit les stades et le punk qui résonne dans les âmes (et les burnes) des collégiens. Notamment de Otto, le Baron... qui devient videur, chanteur de punk rock.
L'histoire est indescriptible. Entre Mandryka et Gotlib pour le ton, la déconne... mais j'ai aussi vu quelque chose qui m'a rappelé La Fureur de Vivre. Cette angoisse de vivre, au temps présent, vite, impérativement. Sans ignorer l'humour, un rire parfois grinçant, sur l'air du "je m'empresse de rire de tout, de peur d'avoir à en pleurer".
Derf Backderf nous invite à une plongée dans un univers musical incroyablement plus riche que ce que les radios veulent donner à croire en 2016... Je suis régulièrement branché sur une radio "Classic Rock" en Belgique (Classic 21) et on entend un peu les Clash (les tubes), rarement Ian Dury and the Blockheads, quelques Ramones, un peu de Pretenders (les plus écoutables), un peu de Specials (le côté ska), les trucs insipides des Stranglers, quelques Siouxsie, Talking Heads, B52's... et du Evlis Costello (période pop)... mais jamais Devo, Plasmatics, Dead Boys, The Slits, Wreckless Eric, Graham Parker, PIL, Buzzcocks, Rubber City Rebels, New York Dolls, Gen X, Rotters... Et le peu de punk rock que l'on y entend, c'est une fraction du prog rock diffusé. Et on diffuse plus souvent du punk récent made in US que les vrais de vrais de la fin des années 70.
La playlist fournie au début est réellement impressionnante. Bien pensée, elle est riche de toutes les influences punk.
Je recommande chaudement la page 98... tous les dialogues sont cultissimes, alors qu'Otto parle avec les Clash... Cela dézingue le rock FM US, de Boston aux Eagles... Ce sont les années Reagan aussi. Des années qui sont à l'image des années Thatcher en Angleterre. Mais là où les kids anglais réclament les Clash... les Américains demandent leur ration de Jésus et de Reagan...
Ce roman graphique, c'est aussi la critique d'une sorte d'Amérique. Pas celle qui gagne, mais celle des laissés pour compte. C'est la critique d'une vision où la religion a une place prépondérante.
La fin amère, mais pleine d'espoir aussi, quand le club ferme et que Wes meurt mais qu'Otto prend sa vie en main, vient marquer le rêve d'une réalité brutale.
En exergue du livre, on lit : "Ceci est une fiction. Mais ça AURAIT PU arriver." Je dirais plutôt: "Ceci est une fiction. Mais c'EST arrivé."
No Future... Death or Glory, that's just another story.
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jamiK
  08 novembre 2017
Un dessin en noir et blanc, un peu dégueu, des situations scabreuses, la montée du mouvement punk, une ville industrielle en friche, ce livre nous raconte l'Amérique moche de la fin des années 70, avec ces adolescents perdus, le lycée, les mobil homes, la drogue, le sexe, et le monde du rock d'alors, révolté, provocateur d'un côté, sirupeux et convenu de l'autre, tout ceci raconté avec un humour débridé, scatologique, violent, comme l'époque, et c'est à pleurer de rire !
(Encore une suggestion signée Lyoko !)
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Belzaran
  16 février 2016
J'avais apprécié « Mon ami Dahmer » de Derf Backderf, par ailleurs prix révélation à Angoulême. « Punk rock & mobile homes » (publié six ans auparavant) malgré une histoire bien différente, présente de nombreuses similitudes. Des vies dans cette Amérique en pleine crise industrielle, dans des villes anonymes. Suite au succès de « Mon ami Dahmer », il nous est donné la possibilité de découvrir cet ouvrage, publié en France chez Ça et Là pour 150 pages.
« Punk rock & mobile homes » raconte l'histoire d'Otto, adolescent autoproclamé le Baron, dans une ville perdue de l'Ohio en pleine crise industrielle. Peu d'avenir et de perspectives ici, Otto rêve de quitter la région. En attendant, il vit pour le punk rock et dort dans un parc de mobile homes avec son oncle.
Derf Backderf propose une chronique de l'adolescence ancrée profondément dans les années 80. le punk explose, portant les espoirs d'une génération pendant que l'économie de la région périclite. Otto s'invente une existence plus passionnante avec un alter ego. Autour de lui, des amis qu'il fascine et impressionne. Cela ne l'empêche pas d'être détesté, voir persécuté.
Quel étrange ovni que ce livre. À la fois très juste dans la description de l'adolescence, complètement barré pour certaines scènes, sombre dans sa vision de l'Ohio, il opère un mélange assez réussi. Hélas, le livre est long, souvent bavard, et Otto finit par fatiguer avec ses grands discours. J'ai eu du mal à me passionner pleinement pour le livre, ce dernier manquant d'un fil rouge marquant. On est dans de la chronique pure et dure : quelques mois avec le Baron qui, petit à petit, devient un homme. J'ai apprécié la lecture sans réellement être emporté. Quelques sourires de temps en temps, mais finalement peu d'émotions.
Concernant le dessin, il est particulier, tout en noir et blanc, façon underground. Dans son style, Backderf possède une patte indéniable. Malgré tout, je n'ai pas été séduit pour autant. C'est sympathique, sans plus.
« Punk rock & mobile homes » est un album intéressant qui explore de nombreux thèmes sous forme de chronique sociale. Très bavard, il présente des longueurs et des redondances qui peuvent lasser au fil des pages. À lire pour ceux qui ont apprécié « Mon ami Dahmer ».
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critiques presse (3)
BDGest   18 mars 2014
Élevé à la marge, dans un environnement un rien sordide, victime des brimades de ses petits camarades, le jeune Otto a pour lui un physique hors norme de grand dadais et, plus encore, une insouciance absolue, de celles qui animent ceux qui osent tout.
Lire la critique sur le site : BDGest
ActuaBD   17 février 2014
Antérieure à son immense Mon ami Dahmer, cette chronique délurée montre à quel point Backderf excellait déjà dans la peinture des milieux lycéens américains. Une belle brochette de doux-dingues passionnés, avec des déclarations d’amour rock aussi touchantes qu’exaspérantes.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   13 février 2014
Punk Rock et mobile home est un joyeux mélange bien rythmé : un chant à la gloire des enfants terribles de la guitare électrique mais aussi un portrait humoristique et tendre de la mutation qui s’opère à l’adolescence.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
StockardStockard   05 octobre 2017
– Qui c'est qu'on va voir déjà, Wes ?
– KLAUS NOMI !!! C'est un allemand grandiloquent et prétentiard qui chante avec une étrange voix de fausset !
Commenter  J’apprécie          42
bdelhaussebdelhausse   12 juin 2016
Ces handicapés volontaires qui se rendent gaiement à un concert de Journey... Il faut leur botter le cul. (p.98)
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Marti94Marti94   17 janvier 2015
Et nos nouveaux morceaux, aux textes rédigés par le Baron, s’avèrent très populaires !
Il n’y a que toi pour écrire une chanson punk sur Bertolt Brecht qui ne soit pas ridicule !
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Marti94Marti94   17 janvier 2015
Ajouter des flatulences de célébrités à mon œuvre pétomane était une intuition divine !
J’ai des dizaines d’artistes enregistrés ! Mon projet devient un artefact culturel !
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Marti94Marti94   24 novembre 2014
Le baron est dans la place !!!
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Lire un extrait
Videos de Derf Backderf (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Derf Backderf
My Friend Dahmer - extrait .Avant de devenir l?un des pires tueurs en série de l?histoire, Jeffrey Dahmer, alias « le cannibale de Milwaukee », eut une adolescence d?apparence presque normale ? mais tout est dans le « presque ». Adaptée d?une bande dessinée autobiographique de Derf Backderf (Mon ami Dahmer, traduite en français aux éditions Ça et Là), cette chronique du quotidien d?un futur prédateur vaut pour sa reconstitution de l?Amérique banlieusarde des années 1970. Et pour l?interprétation, à la fois terrifiante et émouvante, du jeune Ross Lynch, dans un contre-emploi total ? il vient de l?univers enchanté de Disney Channel?
+ Lire la suite
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