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Carisse Busquet (Traducteur)
EAN : 9782221254615
560 pages
Éditeur : Robert Laffont (10/06/2021)
2.8/5   30 notes
Résumé :
À travers les tribulations d'Agastya, un jeune Bengali lettré, parachuté dans l'administration d'une province rurale, Upamanyu Chatterjee évoque avec une cocasserie irrésistible les difficultés de l'Inde d'aujourd'hui : son identité, mais aussi les tabous sexuels, les contradictions entre tradition et modernité, le choc entre Orient et Occident... Un livre dont l'ironie fantasque nous offre la meilleure des satires.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Lounima
  17 mai 2012
"Mais Agastya voulait échapper au préfet et à son travail pour retrouver une autre vie. Une existence secrète qu'il allait mener toute l'année dans la chaleur et l'obscurité de la chambre de la rest house ou dans celles, analogues, d'autres établissements. Cette vie privée devint beaucoup plus passionnante et plus réelle que celle du monde extérieur. L'après-midi, il fermait les volets pour se protéger d'un monde incandescent. [...] C'était l'univers de la marijuana et de la nudité, d'une musique désespérément déplacée (Tagore ou Chopin), et des pensées qui fermentent dans l'isolement. La chaleur, la contemplation de la sueur perlant sur la peau nue avaient quelque chose de vaguement érotique." (Pavillons poche - Robert Laffont - p.57). Cet extrait résume assez bien les après-midi de ce fonctionnaire : fuite de la réalité, obscurité, marijuana, musique, chaleur, solitude... bref, rien de "déjanté" (en tout cas pas au sens où moi, j'entends l'adjectif "déjanté"...) : je pense sincèrement que le titre français est une erreur ou que la personne qui l'a trouvé n'a pas lu le livre ou ??? Aussi, à la lecture de ce roman, l'ennui arrive assez vite et l'envie de le lâcher également mais, et ceci malgré un style déplorable (ou une traduction mal faite), j'ai persisté et bien m'en a pris car ce roman est très enrichissant pour qui veut découvrir un peu plus l'Inde...
En effet, tout d'abord, ce roman contient une mine de références culturelles indiennes, particulièrement concernant les croyances hindoues, que je connais assez mal je dois dire, même si j'envisage d'en découvrir un peu plus (un jour)... Ainsi, le prénom même du personnage principal, "Agastya", fait référence à un ermite dans le Rāmāyana, un des écrits fondamentaux de la mythologie hindoue : c'est cet ascète qui (selon l'auteur, je n'ai pas lu le Rāmāyana) donne l'arc et la flèche à Rama, septième avatar du dieu Vishnou, parti à la conquête de Sîtâ... de même, à la faveur d'une visite d'un temple hindou, nous découvrons que l'érotisme est un aspect très présent dans la religion hindoue; guère étonnant, me direz-vous, lorsque l'on se rappelle que le Kâmasûtra est un recueil d'origine indienne...
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Lien : http://loumanolit.canalblog...
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ignatus-reilly
  15 juin 2012
Mon sentiment sur ce livre est mitigé.
L'histoire semblait plutôt intéressante.
Un jeune lauréat fraichement émoulue de l'IAS ( haute école d'administration indienne) qui fait ses premières armes cette administration.
Il découvre la corruption, le laisser-aller...
Les populations sont livrées à elles-mêmes et ont peu d'aide à attendre. Elles sont exploitées.
C'est une chronique de l'ennui. Agastya part à la découverte de lui-même et ne découvre que peu de chose. Juste que vivre cette vie de fonctionnaire dans des provinces reculées ne lui convient pas du tout.
Le lecteur non plus n'apprend pas grand-chose.
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mamzelleoups
  11 octobre 2015
Agastya, jeune Indien des grandes villes, vient de réussir son concours dans l'administration et est nommé au fin fond de l'Inde. Mais voilà que son travail l'ennuie profondément. Et voilà de quoi il est question tout du long : l'ennui, l'impression de vide dans sa vie. Et le lecteur aussi s'ennuie dans ce moment répétitif, un peu vulgaire. J'ai dû me forcer pour terminer ces plus de 500 pages, où il ne se passe absolument rien.
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sophie7169
  20 septembre 2015
Surement drôle quand on connait bien la culture indienne, ce roman m'est apparu très hermétique et ce qui paraissait humoristique ne m'a même pas fait sourire. A ajouter à cela quelques touches de vulgarité et cela fait un roman que je n'ai pas aimé du tout....
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BVIALLET
  11 avril 2012

Qu'est-ce qui m'a pris de m'attaquer à cet indigeste pavé ? le titre , sans doute et la 4ème de couverture . J'aurais du me méfier de cette illustration vert pomme et rose braillard représentant cet abruti en chemise hawaîenne avec ses bras à la Shiva ...
Il s'agit du récit des états d'âmes un peu bluesy d'un fils de famille qui sort de l'ENA indienne ( l'Indian Civil Administration ou ICA ) . Il est nommé dans un trou lointain comme administrateur adjoint et c'est son premier poste . Il doit faire son chemin dans le labyrinthe de l'Administration du sous-continent qui n'a rien à envier à la nôtre . Elle est juste encore un peu plus gangrénée par la corruption et la fainéantise .
Notre fonctionnaire peut se contenter d'une apparition d'une heure ou deux le matin à son bureau et c'est assez pour la journée . le reste du temps , il le passe dans sa chambre , volets fermés , à fumer de la ganja , à écouter de la musique et à se masturber . Pas de quoi en tartiner 400 pages ...
Le mépris ouvertement affiché de ce type pour les usagers de son service le rend particulièrement antipathique .
Un seul passage rachète un tout petit peu le livre : la visite au village des lépreux tenu par une sorte d'Albert Schweitzer indien lequel essaie avec des moyens ridicules de leur redonner un peu de dignité et d'indépendance .
Un bouquin à éviter . On n'arrive pas à s'intéresser aux états d'âme de ce fils à papa . le style est très lourd ,ou mal traduit , et en plus le texte est truffé de mots en hindi dont il faut aller chercher la traduction dans un glossaire en fin de volume . Tout pour plaire ...
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
jeje_gandhijeje_gandhi   05 mai 2015
Lors de leur dernière rencontre, trois semaines avant qu'il parte pour Madna, le père d'Agastya lui avait brusquement dit : «Ogu, si nous avons de la chance, nous vivons, du moins pour la plupart d'entre nous, avec un vague sentiment d'insatisfaction. Un rythme particulier nous est imposé : la naissance, l'éducation, le travail, le mariage, puis à nouveau la naissance. Mais nous avons tous un esprit, n'est-ce pas?» Comme d'habitude, son père parlait avec la prudence d'un homme taciturne et dénué d'humour. «Pour la majorité des Indiens de ton âge, le seul fait d'avoir un travail est déjà amplement suffisant. Mais toi, tu as eu plus de chance puisque tu as pu choisir.» C'était le soir, à Calcutta, ils marchaient sur la pelouse. Au-delà des murs, ils entendaient le grondement de la circulation sur Dalhousie Square (maintenant bengalisé en Binoy Dinesh Bagh).
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SophiePatchouliSophiePatchouli   27 mars 2017
"Je vis dans l'anarchie la plus totale. Si vous n'aviez pas été là quand j'ai craché ces bouts de kabab, je ne les aurais pas essuyés. Pendant quelques jours, j'aurais observé les changements de couleur et de texture en méditant sur l'impermanence."
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LounimaLounima   17 mai 2012
"Je voulais représenter un écrivain indien écrivant sur son pays après avoir passé de nombreuses années à l'étranger ou y vivant encore. Ils sont des centaines... bon, sinon des centaines, au moins vingt-cinq. Je les trouve absurdes. Pétris d'une culture étrangère, hybride, ils écrivent sur une autre civilisation. Quel public visent-ils ? C'est pour ça que leur Inde n'est pas réelle, c'est une terre de fantasmes, de métaphysique confuse, un sous-continent peuplé d'imbéciles. Les Indiens deviennent des caricatures. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas d'histoire universelle, parce que chaque langue est une culture en soi." (Pavillons poche - Robert Laffont - p.97)
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SophiePatchouliSophiePatchouli   23 mars 2017
Oui, c'était bien ça : un ennui grégaire. Il sourit à la pensée du rapport qui s'était établi entre une phrase d'un poète anglais du XVIIe siècle et un petit fonctionnaire en sueur dans le bureau du préfet de Madna.
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AtasiAtasi   16 février 2014
Il passa de nombreuses soirées chez le préfet, mais certains jours il était trop abattu pour y aller, ses yeux étaient trop rouges et il se sentait trop seul pour entretenir une conversation sensée avec quiconque. Dans ces moments-là, il attendait que le soleil se couche pour faire une promenade. La ville était sale et surpeuplée, sans compter qu'il y avait toujours le risque de rencontrer un collègue de bureau et de devoir entamer d'assommants bavardages. Il sortait de Madna et longeait la voie ferrée. Il écoutait parfois les nouvelles de neuf heures. Il ne lisait pas les journaux et évitait ce qu'on appelle les actualités.
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