AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Patrick Berthier (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253193151
Éditeur : Le Livre de Poche (27/08/2003)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Sur le point de mourir, Bartholoméo Belvidéro demande à son fils don Juan de le ressusciter en lui appliquant sur le corps, dès qu'il aura rendu le dernier soupir, l'eau contenue dans un petit flacon de cristal. Mais plutôt que de sauver son père, don Juan ne pourrait-il pas se réserver à lui-même le précieux élixir ? C'est un dilemme comparable que met en scène El Verdugo - Le Bourreau - pendant la guerre que le Premier Empire livre à l'Espagne : le jeune Juanito a... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  28 septembre 2014
Ce petit livre est constitué de deux nouvelles : El Verdugo puis L'Élixir de Longue Vie, dans cet ordre.
El Verdugo, (littéralement, le bourreau) est une très courte nouvelle ayant pour cadre l'occupation de l'Espagne par la Grande Armée de Napoléon en 1809. Personnellement, je m'interroge sur le classement qu'effectua Balzac de cette nouvelle dans les " études philosophiques " alors qu'elle semble plus naturellement trouver sa place dans les " scènes de la vie militaire ".
Bien évidemment, le " dilemme à perdre la tête " dont je dirai deux mots plus loin est une vraie question, mais je n'irai peut-être pas jusqu'à la qualifier d'étude philosophique.
L'histoire, très succinctement, est celle d'un jeune officier français, Victor Marchand, en place dans la ville fictive de Menda (probablement Santander dans la réalité), dont la mission est d'occuper la place et de surveiller la population pour prévenir toute velléité de rébellion.
Ses yeux s'attardent sur une belle espagnole, Clara de Léganès, fille de la famille aristocratique la plus en vue de la ville. Jusqu'au moment où, PAF !, gros problème, des bateaux anglais arrivent et semblent vouloir amorcer un débarquement.
Il ne manquait que ce signal pour donner le signal à une offensive des espagnols contre l'occupant français. Tous les soldats sous les ordres de Marchand sont tués. Lui seul en réchappe car la belle Clara l'avertit in extremis. La vengeance de l'armée française sera terrible, à n'en pas douter.
Le général ordonne, pour sauver la ville, que cette riche famille, passablement mouillée dans la tentative de rébellion, se sacrifie et qu'elle désigne elle-même l'un des membres devant survivre. Lequel survivant devra trancher de ses mains la tête de tous les autres membres de sa propre famille. Je ne vous en dis pas plus.
Je regrette seulement que Balzac n'ait pas exploité davantage cette trame qui avait tout pour être un drame à la hauteur du peintre Goya qui immortalisa des scènes de cet épisode sanglant de la guérilla contre les envahisseurs français.
J'ai cru y lire une forte source d'inspiration pour la magnifique et terrifiante pièce d'Emmanuel Roblès, Montserrat. Cependant, en l'état, cette petite nouvelle n'est guère qu'un amuse-bouche et demeure loin des meilleures performances d'Honoré de Balzac, même en qualité de nouvelliste.
Ensuite, on découvre L'Élixir de Longue Vie, une nouvelle où Honoré de Balzac revisite le mythe de Dom Juan. Il prend le parti de nous conter comment don Juan Belvidéro est devenu Dom Juan en trucidant son propre père et en adoptant un mode de vie résolument axé sur le cynisme et les jouissances de tous ordres. Il y glisse une note de fantastique et de surnaturel pas désagréable du tout.
Cette nouvelle, quant à elle, s'inscrit pleinement dans le cadre des études philosophiques de la Comédie Humaine car l'auteur nous y pose des questions métaphysiques qui peuvent être dignes d'intérêt :
Quels rapports doivent cultiver les pères avec leurs fils ? Que feriez-vous d'une certaine forme d'omniscience sur toutes les roueries et les fonctionnements du monde ? Que feriez-vous de votre vie si vous aviez la certitude d'en posséder plusieurs ? Quel jeu jouez-vous dans la vaste plaisanterie qu'est la vie, la vôtre et celle des autres ? Quels rapports entretiennent la Vertu avec le Vice ?
Donc, selon moi, un petit livre honnête, sans être exceptionnel. Mais, bien sûr, ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          560
SZRAMOWO
  23 juin 2016
Nouvelle courte d'Honoré de Balzac, construite sur une boucle parfaite. le contexte est l'Espagne envahie par les troupes napoléoniennes.
Le pitch : un jeune officier français, Victor Marchand, est tiraillé entre sa fidélité pour l'Empereur et son amour pour une jeune noble espagnole. Est-ce de la trahison ? Lui le pense. Clara, l'objet de son amour ne voit pas les choses du même oeil. Ses frères Juanito l'aîné, Philippe le second et Manuel le petit dernier, ne voient dans Victor Marchand qu'un envahisseur qu'il faut exterminer..
A Menda, petite ville au bord de l'Atlantique, le marquis de Leganès, a reçu du roi d'Espagne la charge de bourreau, le verdugo en Espagnol.
Le commandant Victor Marchand y est cantonné : « Le clocher (…) venait de sonner minuit. »
Il fume, surveille l'horizon, la tête ailleurs, l'état major craignait que «  (…) les Anglais ne débarquassent prochainement sur la côte. »
Lui ne pense qu'à la fille du marquis : « Clara était belle ». Dans le château un bal se déroule. Certainement destiné à détourner l'attention pense le lecteur avisé.
Ce qui devait arriver arriva :
« Les instruments et les rires cessaient de se faire entendre dans la salle du bal. »
« Les rayons blanchissants de la lune lui permirent de distinguer des voiles à une assez grande distance. Il tressaillit, et tâcha de se convaincre que cette vision était un piège d'optique offert par les fantaisies des ondes et de la lune. »
Un soldat vient le prévenir :
« Aussi, mon commandant, ai-je découvert à trois pas d'ici, sur un quartier de roche, un certain amas de fagots. »
« Il était sans épée. Il comprenait que ses soldats avaient péri et que les Anglais allaient débarquer. Il se vit déshonoré s'il vivait, il se vit traduit devant un conseil de guerre ; alors il mesura des yeux la profondeur de la vallée, et s'y élançait au moment où la main de Clara saisit la sienne.
– Fuyez ! dit-elle, mes frères me suivent pour vous tuer. Au bas du rocher, par là, vous trouverez l'andalou de Juanito. Allez ! »
Victor Marchand a commis l'irréparable. Il a été épargné par la fille des traitres. On soupçonne le marquis de vouloir fomenter un coup d'état en faveur d'Alphonse VII.
Le jeune français se précipite au « quartier du général G..t..r, qu'il trouva dînant avec son état-major.
– Je vous apporte ma tête ! s'écria le chef de bataillon en apparaissant pâle et défait. »
Le général rassure Marchand sur le sort qui lui sera réservé, mais le charge d'une mission horrible :
« Les membres de la famille de Leganès et les domestiques furent soigneusement gardés à vue, garrottés, et enfermés dans la salle où le bal avait eu lieu. »
Il doit obtenir les aveux des Leganès, mais il est faible devant eux. Il se fait leur porte parole :
« Ils demandent encore qu'on leur accorde les secours de la religion, et qu'on les délivre de leurs liens ; ils promettent de ne pas chercher à fuir. »
« Clara prisonnière sur sa chaise. Elle sourit tristement. L'officier ne put s'empêcher d'effleurer les bras de la jeune fille, en admirant sa chevelure noire, sa taille souple. C'était une véritable Espagnole : elle avait le teint espagnol, les yeux espagnols, de longs cils recourbés, et une prunelle plus noire que ne l'est l'aile d'un corbeau.
– Avez-vous réussi ? dit-elle en lui adressant un de ces sourires funèbres où il y a encore de la jeune fille. »
Hélas la médiation de Victor ne peut aboutir. La sentence est sans appel et la plus cruelle qui soit, celui qui a la charge de bourreau devra l'exécuter, Juanito, le fils aîné du marquis.
« Clara vint s'asseoir sur ses genoux, et, d'un air gai :
– Mon cher Juanito, dit-elle en lui passant le bras autour du cou et l'embrassant sur les paupières ; si tu savais combien, donnée par toi, la mort me sera douce. Je n'aurai pas à subir l'odieux contact des mains d'un bourreau. »
« Une heure après, cent des plus notables habitants de Menda vinrent sur la terrasse pour être, suivant les ordres du général, témoins de l'exécution de la famille Leganès. »
Qu'adviendra-t-il de la belle Clara ? Victor parviendra-t-il à lui éviter la mort ?
Pour le découvrir, lisez El Verdugo, une nouvelle où Balzac s'essaie au récit court, avec bonheur.
Lien : http://desecrits.blog.lemond..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Cer45Rt
  07 septembre 2018
Balzac a le don de la dramaturgie romanesque. Si vous ne comprenez rien à ce que j'entends par-là, laissez-moi vous expliquer : Balzac rythme ses ouvrages comme des pièces de théâtre, pour être précis des tragédies, c'est-à-dire comme des oeuvres contant l'avancée vers un destin inéluctable. Illusions perdues, le Père Goriot, le Colonel Chabert, Les Chouans, El verdugo, Ferragus, le Réquisitionnaire, toutes ces oeuvres sont des tragédies. Mais ce sont des tragédies romanesques : certaines des ressources utilisées ( descriptions, recours à l'imagination du lecteur... ) seraient inutilisables sur scène. Et ces procédés, qui sont des procédés de dramatisation, sont une clé. Ou ils manquent, il y a un vide. Un vide artistique. Et dans El verdugo, justement, ils manquent ! Ni oeuvre de fond, ni oeuvre de forme ( le comble pour une oeuvre de fiction ! ), El verdugo ne peut plaire à personne.
Commenter  J’apprécie          80
akhesa
  19 mai 2013
J'ai beaucoup aime ce recit fantastique,ou un dilemme est pose a don Juan
Va-t-il sauver la vie de son père ou va-t-il garder cet elixir qui lui permettra de vivre éternellement?Je crois tres sincèrement que la tentation est grande
Tres bon ouvrage,qui nous pose questions,qui nous amene a reflechir quant aux dernieres volontés des défunts et notre part de responsabilite
La fin de cet ouvrage est tres inattendue ou Don Juan en appelle a Dieu
Je vous souhaite une bonne decouverte de lecture
Commenter  J’apprécie          80
akhesa
  19 mai 2013
Conte fantastique,pas des plus connu;Balzac nous livre l'image de la mort qui rode et la figure du parricide
Histoire tres courte qui vaut la peine d'etre lue car l'auteur n'est pas connu pour ses recits fantastiques
Interssant a decouvrir
Commenter  J’apprécie          80
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
TREMAOUEZANTREMAOUEZAN   07 novembre 2017
Te Deum laudamus !
Du sein de cette cathédrale noire de femmes et d'hommes agenouillés, ce chant partit semblable à une lumière qui scintille tout à coup dans la nuit, et le silence fut rompu comme par un coup de tonnerre. Les voix montèrent avec les nuages d'encens qui jetaient alors des voiles diaphanes et bleuâtres sur les fantastiques merveilles de l'architecture... Tout était richesse, parfum, lumière et mélodie...
Au moment où cette musique d'amour et de reconnaissance s'élança vers l'autel, don Juan, trop poli pour ne pas remercier, trop spirituel pour ne pas entendre raillerie, répondit par un rire effrayant, et se prélassa dans sa châsse.
Mais le diable lui fit bientôt penser à toutes les chances qu'il courait d'être un homme ordinaire, un saint, un Boniface, un Pantaléon. Alors il rugit, et, à cette mélodie d'amour, il mêla un hurlement auquel se joignirent les mille voix de l'enfer. La terre bénissait, et le ciel maudissait. L'église en trembla sur ses vieux fondements antiques...
"Te Deum laudamus ! disait l'assemblée.
- Allez à tous les diables, bêtes brutes que vous êtes ! Dieu !... Dieu ?... Carajos demonios*... animaux..."
Et un torrent d'imprécations se déroula comme un ruisseau de laves brûlantes par une irruption du Vésuve.
"Deus sabaoth, sabaoth ! crièrent les chrétiens.
- Vous insultez la majesté de l'enfer !" répondit don Juan, dont la bouche grinçait des dents.
Bientôt le bras vivant put passer par-dessus la châsse, et menaçant du poing l'assemblée, il fit des gestes de désespoir et d'ironie.
"Comme le saint nous bénit !..." dirent les vieilles femmes, les enfants et les fiancés, gens crédules.
(...)
Au moment où l'abbé, prosterné devant l'autel, chantait :
"Sancte Joannes, ora pro nobis !"
il entendit assez distinctement : "O coglione**..."
"Que se passe-t-il donc là-haut ? s'écria le sous-prieur en voyant la châsse remuer.
- Le saint fait le diable", répondit l'abbé.
Alors cette tête vivante se détacha violemment du corps qui ne vivait plus et tomba sur le crâne jaune de l'officiant.
"Souviens-toi de dona Elvire", cria la tête en dévorant celle de l'abbé.
Ce dernier jeta un cri affreux qui troubla la cérémonie. Tous les prêtres accoururent et entourèrent leur souverain.
"Imbécile, dis donc qu'il y a un Dieu ?" cria la voix au moment où l'abbé, mordu dans sa cervelle, allait expirer.
Ce fut le premier religieux qui mourut bicéphale.

*litt. "Démons enculés"
** "Couillon" (Italien)

("L'Elixir de longue vie", pages 79 à 81)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          182
Nastasia-BNastasia-B   08 octobre 2013
- Hélas ! répondit Victor, je demande de tristes grâces. Le marquis, en voyant planter les potences, a espéré que vous changeriez ce genre de supplice pour sa famille, et vous supplie de faire décapiter les nobles.
- Soit ! dit le général.
- Ils demandent encore qu’on leur accorde les secours de la religion, et qu’on les délivre de leurs liens ; ils promettent de ne pas chercher à fuir.
- J’y consens, dit le général ; mais vous m’en répondez.
- Le vieillard vous offre encore toute sa fortune si vous voulez pardonner à son jeune fils.
- Vraiment ! répondit le chef. Ses biens appartiennent déjà au roi Joseph. Il s’arrêta. Une pensée de mépris rida son front, et il ajouta : - Je vais surpasser leur désir. Je devine l’importance de la dernière demande. Eh bien, qu’il achète l’éternité de son nom, mais que l’Espagne se souvienne à jamais de sa trahison et de son supplice ! Je laisse sa fortune et la vie à celui de ses fils qui remplira l’office de bourreau.
[...]
- Avez-vous réussi ? dit-elle en lui adressant un de ces sourires funèbres où il y a encore de la jeune fille.
Victor ne put s’empêcher de gémir. Il regarda tour à tour les trois frères et Clara. L’un, et c’était l’aîné, avait trente ans. Petit, assez mal fait, l’air fier et dédaigneux, il ne manquait pas d’une certaine noblesse dans les manières, et ne paraissait pas étranger à cette délicatesse de sentiment qui rendit autrefois la galanterie espagnole si célèbre. Il se nommait Juanito. Le second, Philippe, était âgé de vingt ans environ. Il ressemblait à Clara. Le dernier avait huit ans. Un peintre aurait trouvé dans les traits de Manuel un peu de cette constance romaine que David a prêtée aux enfants dans ses pages républicaines. Le vieux marquis avait une tête couverte de cheveux blancs qui semblait échappée d’un tableau de Murillo. A cet aspect, le jeune officier hocha la tête, en désespérant de voir accepter par un de ces quatre personnages le marché du général ; néanmoins il osa le confier à Clara. L’Espagnole frissonna d’abord, mais elle reprit tout à coup un air calme et alla s’agenouiller devant son père.
- Oh ! lui dit-elle, faites jurer à Juanito qu’il obéira fidèlement aux ordres que vous lui donnerez, et nous serons contents.
La marquise tressaillit d’espérance ; mais quand, se penchant vers son mari, elle eut entendu l’horrible confidence de Clara, cette mère s’évanouit. Juanito comprit tout, il bondit comme un lion en cage. Victor prit sur lui de renvoyer les soldats, après avoir obtenu du marquis l’assurance d’une soumission parfaite. Les domestiques furent emmenés et livrés au bourreau, qui les pendit. Quand la famille n’eut plus que Victor pour surveillant, le vieux père se leva.
- Juanito ! dit-il.
Juanito ne répondit que par une inclinaison de tête qui équivalait à un refus, retomba sur sa chaise et regarda ses parents d’un œil sec et terrible. Clara vint s’asseoir sur ses genoux, et, d’un air gai : - Mon cher Juanito, dit-elle en lui passant le bras autour du cou et l’embrassant sur les paupières, si tu savais combien, donnée par toi, la mort me sera douce. Je n’aurai pas à subir l’odieux contact des mains d’un bourreau. Tu me guériras des maux qui m’attendaient, et… mon bon Juanito, tu ne me voulais voir à personne, eh bien…
Ses yeux veloutés jetèrent un regard de feu sur Victor, comme pour réveiller dans le cœur de Juanito son horreur des Français.
- Aie du courage, lui dit son frère Philippe, autrement notre race presque royale est éteinte.
Tout à coup Clara se leva, le groupe qui s’était formé autour de Juanito se sépara, et cet enfant, rebelle à bon droit, vit devant lui, debout, son vieux père, qui d’un ton solennel s’écria : - Juanito, je te l’ordonne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Nastasia-BNastasia-B   02 avril 2013
En examinant les hommes, il devina souvent que le courage était de la témérité ; la prudence, une poltronnerie ; la générosité, finesse ; la justice, un crime ; la délicatesse, une niaiserie ; la probité, une organisation : et, par une singulière fatalité, il s'aperçut que les gens vraiment probes, délicats, justes, généreux, prudents et courageux, n'obtenaient aucune considération parmi les hommes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
Nastasia-BNastasia-B   18 novembre 2012
Voilà comment nous sommes souvent trompés dans nos adorations. L'homme supérieur se moque de ceux qui le complimentent, et complimente quelquefois ceux dont il se moque au fond du cœur.
Commenter  J’apprécie          170
Nastasia-BNastasia-B   31 août 2012
La mort est aussi soudaine dans ses caprices qu'une courtisane l'est dans ses dédains ; mais plus fidèle, elle n'a jamais trompé personne.
Commenter  J’apprécie          170
Videos de Honoré de Balzac (92) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Honoré de Balzac
Le CNRS au Collège de France. Journée du 6 avril 2019. Exposé de Jean-Baptiste Amadieu, chercheur au CNRS au sein de l?unité "République des savoirs" (CNRS/Collège de France/ENS). Il est notamment l?auteur de la Littérature du XIXe siècle mise à l?Index (2017). Pourquoi Balzac, Sand, Dumas, Flaubert, Stendhal, Hugo, Lamartine, Sue ou Zola firent l?objet de procès pour un ou plusieurs de leurs romans ? Pour un littéraire de formation, de telles investigations dans les archives de la censure nécessitent des connaissances en droit, en jurisprudence et, quand ces procédures appartiennent à un état caduc de la règlementation, en histoire du droit. Lorsque le tribunal en question est la Congrégation romaine de l?Index, le savoir exigé est celui du droit canonique et de son régime de juridicité singulier ; quant aux débats de fond, ils ne se comprennent qu?à la lumière de la théologie, de l?ecclésiologie et de la théologie morale. Cette interdisciplinarité rendue indispensable par l?objet étudié s?épanouit dans des établissements propices aux recherches non conditionnées par la délivrance d?un diplôme disciplinaire, c?est-à-dire des institutions comme le CNRS et le Collège de France. Pour plus d'informations : https://www.college-de-france.fr/site/evenements-culturels/Le-CNRS-au-College-de-France.htm
+ Lire la suite
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Connaissez-vous La Peau de Chagrin de Balzac ?

Comment se comme le personnage principal du roman ?

Valentin de Lavallière
Raphaël de Valentin
Raphaël de Vautrin
Ferdinand de Lesseps

10 questions
594 lecteurs ont répondu
Thème : La Peau de chagrin de Honoré de BalzacCréer un quiz sur ce livre
.. ..