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ISBN : 9973580273
Éditeur : Elyzad (20/05/2010)

Note moyenne : 4.43/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Le 27 décembre 2008, l'armée israélienne déclare la guerre à Gaza. La tragédie palestienne est sans fin, et de guerre en guerre la blessure se fait plus béante. Meurtri, le poète Tahar Bekri note au jour le jour son indignation, échange via internet avec des intellectuels de toutes origines, dénonce les projets expansionnistes, l'indifférence internationale ou presque. Qu'en est-il de la conscience universelle ?
Peu après, au mois de mars, il est invité à Ram... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
mimipinson
  28 janvier 2012
Avant toute chose, je remercie vivement Libfly pour cette opération découverte de la littérature du Maghreb grâce à deux maisons édition. Pour l'ouvrage ici présenté, il s'agit de Elyzad maison tunisienne ; l'exemplaire qu'il m'a été offert de lire est du bel ouvrage : papier épais, ivoire, tramé, un format qui n'est pas sans rappeler Acte Sud. Un livre que l'on prend autant plaisir à contempler qu'à lire.
Sur une période de de 13 mois, sous la forme d'un journal, Tahar Bekri, nous livre sa vision, son ressenti d'un énième conflit Israélo-palestinien. Tel un écorché vif, ivre de paix et d'harmonie, il dénonce la violence, l'acharnement, la lente agonie d'un peuple résigné à l'enfermement sur une terre qui est aussi la sienne.
Tahar Bekri, rend d'abord compte du conflit, vu de France, où il vit et travaille. Puis, c'est de l'intérieur, au coeur de cette région aux multiples frontières, qu'il puisera sa réflexion et poussera ses coups de gueule.
« Que veut-on ? Que les Palestiniens disparaissent de la carte comme les Indiens de l'Amazonie, ou les anciens Américains ? »
Culturellement, le propos l'auteur est engagé, il a des convictions fortes, et les exprime. Son point de vue est partial, clair, mais profondément humaniste, et intelligent. S'il soutient, la légitimité d'un été palestinien pleinement indépendant, il conteste les actions terroristes menées par "son camp". S'il dénonce ouvertement, ce qu'il considère comme la destruction lente et programmée d'un peuple, et de la violence d'un état, il se garde bien de l'assimiler à une religion qu'il respecte infiniment.
Tahar Bekri met en valeur un certain autisme des gouvernements occidentaux, et une bienveillance sectaire de la part des médiats. En effet, si des accords sont été signés, si des traités de paix existent sur les papiers, nos gouvernants ne sont pas pressés de les faire appliquer.
Que dire des impressions de Tahar Bekri, lorsqu'il se rend à Naplouse, et dans les camps de réfugiés ? La détresse de ces gens est bouleversante. Est-ce que nous, occidentaux, attachés à notre liberté de circulation, nous accepterions le dixième de ce qui est imposé à ce peuple ? N'en arriverions nous pas aussi, à force, à commettre le pire pour nous faire entendre ?
« Comment aurais-je pu imaginer que les Palestiniens vivent réfugiés dans leur propre ville ? »
« La découverte de la ville n'est pas celle d'un touriste mais celle d'un homme indigné, tenaillé entre l'admiration de la grandeur enracinée dans l'histoire et la violence de l'occupation. »
Tahar Bekri a beau exprimer sa colère, sa révolte, ses espoirs de paix, il le fait dans une belle langue. Ses carnets sont parsemés de poésie, la sienne ou celles d'autres. Poète, il glisse un peu de douceur parmi les brutalités d'une région baignée, trois plus que d'autres, de spiritualité.
NB : J'ai relevé une coquille qui m'a semblé assez importante pour que je me permette de la relever. En effet, page 22 « le président américain battu, George Walker Bush, est encore en poste pour les affaires courantes, jusqu'au 20 janvier 2009, date d'investiture du nouveau président élu, Barack Obama. »
En réalité George W.Bush, n'a pas été battu, mais, en vertu des institutions américaines, achevant son second mandat consécutif, il ne pouvait en effectuer troisième. C'était donc McCain, qui avait été investi par le parti républicain pour briguer la présidence américaine.

Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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gromit33
  22 janvier 2012
Dans le cadre de l'opération deux éditeurs se livrent, dédiée au Maghreb, j'ai pu découvrir Salam Gaza de Tahar Bekri et j'ai ainsi découvert un véritable auteur et poète qui m'a permis de comprendre sans a priori la situation palestinienne.
Un carnet de voyage d'un poéte tunisien qui est invité en Palestine pour lire ses poémes dans les instituts français. EN décembre 2008, Israël attaque la bande de Gaza car quelques roquettes du Hams ont atteint des colonies juives. Commence alors une nouvelle épreuve de force pour les palestiniens de la bande de Gaza. A travers son langage poétique et humaniste, Tahar Bekri nous donne son point de vue d'un arabe tunisien face à ce qui se passe dans cete partie du monde. Il nous parle à son niveau mias nous fait découvri aussi beaucoup de personnes qui oeuvrent au quotidien pour aider à une résolution pacifiste de cette situation. Une partie du monde à ne pas oublier.
Il faut aussi découvrir et lire les romans de Sahar Khalifa. J'ai lu il y a quelques années l'impasse de Bab Essaha et ce roman m'avait beaucoup marqué.
Je ne peux pas terminer cette chronique sans citer Tahir Bekri
"Je ne veux ni crier avec les loups, ni être insensible à la souffrance humaine. Je veux tremper ma plume dans l'encre généreuse et fraternelle, non dans l'ivresse du sang"
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seriephile
  02 juillet 2013
Dans ces carnets, Tahir Bekri nous livre, jour après jour, ses impressions face à la violence de la guerre, face à l'irruption de l'armée israélienne dans la bande de Gaza. Il revient sur le contexte historique du conflit israëlo-palestinien, et mêle à son récit des témoignages, des poèmes, ainsi que des échanges par mails ou lettres avec certains de ses proches. Avec ce texte, l'auteur veut dénoncer la situation, veut mettre en avant l'absurdité de cette guerre, ainsi que la réaction du monde occidental face à ce conflit. Dans la première partie du livre, l'auteur raconte, dénonce, se sent révolté...puis dans la seconde partie, il est sur place. Suite à une invitation faite dans le cadre d'une opération littéraire, Tahar Bekri se retrouve en Jordanie dans le but d'emprunter des chemins semés d'embuches pour rejoindre Jérusalem et Ramallah, où il est attendu pour lire ses poèmes. Son entrée en Palestine sera difficile et l'auteur se confrontera à la définition la plus stricte du mot « frontière ». Il est nécessaire de se sentir concerné par le récit de Tahir Bekri, de comprendre qu'au delà d'un conflit dont on ne sait quel fin il aura, il est question de populations, d'hommes, de femmes et d'enfants qui vivent des situations qui se doivent d'être reconnues comme inhumaines. Une lecture marquante et enrichissante.
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jostein
  30 janvier 2012
A plusieurs reprises, j'ai senti une boule au fond de la gorge tant l'émotion est intense (par exemple pour la lettre de Salma Ahmed ou la visite du camp de réfugiés de Balata). Ce récit est un cri de douleur, de dégoût pour cette oppression israélienne sur le peuple palestinien. L'auteur souhaite rétablir la vérité parce que de nombreux intellectuels juifs ou les médias israéliens manipulent l'information. de loin, on perçoit les actes de terrorisme mais l'information n'aborde pas les manoeuvres israéliennes pour anéantir la Palestine (blocus, refus de reconnaître leur culture, blocage de leurs productions). L'armée israélienne a une force de frappe puissante et moderne qui fait de nombreuses victimes dans les partisans du Hamas mais aussi parmi les civils.
En défendant l'opinion des intellectuels arabes, Tahar Bekri rééquilibre l'information. le récit est très intéressant au niveau politique mais c'est aussi un très beau texte qui allie poésie et émotion. de plus, l'auteur nous fait découvrir les richesses du pays (Naplouse, Jerusalem). Il y a de très belles descriptions de sites, des scènes de vie et des spécialités (savon, gâteau).
C'est un vibrant témoignage qui éclaire ce conflit avec la vision côté palestinien. Certes, les raisons sont très compliquées et la responsabilité ne peut être que partagée mais il est important de défendre tous les points de vue.
La couverture du livre est superbe, avec ce visage d'enfant, à la fois grave et pur. J'ai imaginé que c'était le visage d'une fille de la chorale de Balata, qui a tant ému l'auteur.
Lien : http://surlaroutedejostein.o..
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nelson43
  27 janvier 2012
C'est un livre magnifique et je remercie vraiment libfly de m'avoir permis de découvrir ce poète. Tahar Bekri a su en quelques pages me faire aimer la Palestine et surtout m'intéresser à son conflit avec l'état d'Israel alors que jusqu'à maintenant l'essentiel m'avait échappé
ce livre est en 2 parties : d'abord , une partie plutôt historique puis une deuxième partie qui nous narre le séjour de l'auteur dans ce pays où il est venu participer à des lectures
"le poéte est bien naif de croir...
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   08 janvier 2011
C'est la beauté qui est acte de civilisation, non le fracas des armes......
Je ne veux ni crier avec les loups ni être insensible à la souffrance humaine. Je veux tremper ma plume dans l'encre généreuse et fraternelle, non dans l'ivresse du sang.
Les palmes, c'est pour bercer le visage de la terre ; les rameaux d'olivier, c'est pour apaiser sa douleur. Ah ! Si cette belle neige pouvait laver toutes la laideur sur la face du monde ! Je sais, les poètes ont la tête dans les nuages. Mais qui leur dénie le droit d'aimer... les merveilleux nuages ?
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josteinjostein   30 janvier 2012
La tragédie palestinienne ne concerne pas que ce peuple, elle illustre la lâcheté des puissants, l'absence de morale internationale, la ruse de l'Histoire.
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nadejdanadejda   08 janvier 2011
La poésie a toujours été pour moi une leçon d'humanité. Sa beauté réside dans sa générosité, dans son refus de la laideur, de la haine, de la raison arbitraire. Comment un coeur de poète peut-il accepter tant de violence, tant d'injustice ?
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gromit33gromit33   22 janvier 2012
Je ne veux ni crier avec les loups, ni être insensible à la souffrance humaine. Je veux tremper ma plume dans l'encre généreuse et fraternelle, non dans l'ivresse du sang"
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josteinjostein   30 janvier 2012
L'importance d'une parole ne réside pas dans la puissance de son cri mais dans la hauteur du silence qu'elle impose.
Commenter  J’apprécie          70
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