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ISBN : 2081290065
Éditeur : Flammarion (20/04/2013)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Au pays arc-en-ciel de Mandela, la violence et le racisme n'en ont pas fini de distiller leur poison mortel. Professeur au Zimbabwe, Jabulani n'a d'autre choix que de fuir la répression qui s'abat sur son pays. Comment imaginer ce qui l'attend de l'autre côté de la frontière ? Aussitôt kidnappé par des trafiquants, il découvre une tout autre réalité derrière le rêve sud-africain. Jeune étudiant au Cap, Jero peine à trouver sa place dans un monde de dealers où la pro... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
JeanPierreV
  14 septembre 2016
En reprenant le titre de l'album de Johnny Clegg & Savuka "Cruel, Crazy Beautiful World", Troy Blacklaws a écrit un livre dérangeant sur une Afrique du Sud inconnue : l'Afrique du Sud raciste...
Oh non, pas le racisme de l'apartheid des Blancs envers les Noirs, racisme connu... Non sur le racisme entre Noirs. En Afrique du Sud il y a Noirs et noirs, il ne faut pas les confondre, des Noirs qui ont des droits, et d'autres noirs qui ont le devoir de se taire, d'être esclaves, d'être battus, exploités, tués, jetés aux crocodiles, le racisme ancestral entre ethnies.
Et puis l'Afrique sans ses dictateurs, sans la violence ne serait pas l'Afrique.
Jabulani professeur en Rhodésie l'apprendra à ses dépens.. Il doit quitter son pays la Rhodésie, s'il ne veut pas être assassiné par les homme de Mugabé son dictateur, dont il s'est moqué en public. Alors il passe clandestinement les barbelés de la frontière avec l'Afrique du sud, celle de 2004, qui s'est libérée de l'Apartheid grâce à Mandela. Il espère y trouver la liberté, un métier qui lui donnera la possibilité d'être rejoint par son épouse et ses enfants. Il sera malheureusement pris par des fermiers pour lesquels il travaillera comme esclave. Il sait que s'il s'évade il sera jeté vivant aux crocodiles de la ferme...Il faut pourtant qu'il arrive à retrouver la liberté afin de retrouver son épouse et ses enfants....
Jero est l'un des autres personnages du roman. Étudiant qui a du mal à trouver sa place, à trouver un travail, il vit de petits boulots.
Son Père Zéro est un dealer trafiquant d'armes. Des armes faisant partie de la vie...
Un roman sur l'Afrique du sud, ses paysages qu'on traverse à l'occasion de poursuites en voiture pour échapper aux tueurs, sa violence et ses meurtres par balle, son racisme entre ethnies.
Ce pays dans lequel "Les taulards d'hier sont les héros d'aujourd'hui dans ce pays de dingues."
Seule alternative : tuer ou mourir...
Un tableau bien noir (sans jeu de mot) de cette Afrique du Sud, que nous idéalisons peut être en l'assimilant à Mandela. Une Afrique du Sud de laissés pour compte, de fric et de pauvreté, de dealers et de zonards et parfois de violence gratuite. Ils ont peut-être, acquis la liberté grâce à Mandela, mais une liberté qu'ils vivent dans les bidonvilles de tôle.
Parmi eux pourtant se trouveront des hommes prêts à tout , prêts à risquer leur vie pour les autres....c'est cette lueur d'espoir, cette foi en ces hommes, laissés pour compte par la société, mais ouverts aux autres, que je retiendrai

Lien : https://mesbelleslectures.co..
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traversay
  02 septembre 2013
"Comment un pays aussi beau peut-il être à ce point assoiffé de sang ?" Ce pays, c'est L'Afrique du Sud, en décembre 2004. L'apartheid n'est plus mais la violence n'a pas déserté les rues pour autant. Un monde beau, fou et cruel, un titre qui résume parfaitement le propos de Troy Blacklaws dans un double récit parallèle où l'on meurt beaucoup, où l'on souffre énormément, où l'on espère un peu, où l'on aime aussi, du moins on essaie. Très souvent, l'auteur s'échappe du sordide par de nombreuses métaphores poétiques qui surchargent parfois le livre. Une fois assimilé ce péché mignon, on prendra non pas du plaisir, le mot ne convient pas, mais un intérêt grandissant aux destins des deux personnages principaux du roman, forcément emblématiques. Des deux intrigues contées côte à côte, il est évident que celle de cet enseignant, obligé de quitter le Zimbabwe du dictateur Mugabe, est la plus poignante. Son chemin de croix, jusqu'au Cap, montre un pays tel qu'on n'a pas l'habitude de le voir. Il est bien question de racisme mais pas entre noirs et blancs. C'est la xénophobie qui s'exprime contre les émigrés des autres pays africains qui déchantent vite en découvrant cette Afrique du Sud loin d'être le paradis sur terre. Beau pays, certes, avec ses paysages à couper le souffle. Mais surtout fou et cruel, à cause des hommes qui l'habitent quand la seule alternative est de tuer ou être tué. Malgré quelques effets de style, le livre de Blacklaws se place sans l'ombre d'un doute parmi les plus prenants et saisissants écrits sur l'Afrique du Sud post-apartheid. le Cap de l'espérance déçue.
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littleone
  04 novembre 2013
J'ai été saisie par ce roman ! je n'ai pas pu le lâcher ! Tout en étant empreint de poésie, il porte si bien son nom : "Un monde beau, fou et cruel".
Je ne suis pas prête de l'oublier... car là bas, tout au bout du continent africain il se passe des choses qui nous interpellent... il faut le lire.
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Bilonico
  29 novembre 2013
Comme un peintre naïf, l'auteur, par de subtiles phrases succintes et poétiques, nous décrit un pays, l'Afrique du Sud, terre de contrastes où la violence brute et l'horreur ordinaire côtoient les sentiments les plus purs et une nature sublime et hypnotique.
Deux destins croisés nous permettent d'aborder les grandes problématiques spécifiques à l'Afrique du Sud (société post-apartheid, les désillusions, les inégalités, la corruption des nouvelles élites, le racisme) mais également des thèmes universels (l'amitié, l'amour, la séparation).
Un roman troublant et poétique à s'approprier par petites touches.
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HortensiaClark
  16 septembre 2013
A l'image du titre, issu d'une chanson de Johnny Clegg, ce roman dépeint un univers violent qui offre quelques pépites de beauté. L'Afrique du sud démesurée, inégalitaire offre un visage sauvage insaisissable. Malgré l'élection de Mandela et la fin de l'arpartheid, Troy Blacklaws nous dit son amour pour son pays mais aussi sa crainte quant à l'avenir. Bien pire encore, à travers le portrait de Jabulani, l'auteur offre la vision d'un Zimbabwe au bord du gouffre. L'écriture attentive aux détails, aux éclats, cisèle les tonalités extrêmes qui oscillent de la noirceur à la luminosité sans gradation jusqu'à l'éblouissement, jusqu'à la folie.

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Les critiques presse (3)
LeMonde   23 décembre 2013
L'univers qu'il construit, proche de l'écriture cinématographique et de la bande dessinée, est l'un des plus chaleureux qui soit. Un roman bouillonnant, vigoureux, humaniste.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress   23 octobre 2013
Un monde beau, fou et cruel est un constat d'un réalisme pessimiste. C'est un western littéraire, lumineux. Le roman le plus fort de l'auteur, et une des très grandes fictions de cette rentrée étrangère.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   11 septembre 2013
Dans ce roman-kaléidoscope, Troy Blacklaws donne à voir, à entendre, tantôt rap, tantôt blues. Pour parler des métis qui cherchent leur place, des Blancs qui ­déchantent et des Noirs déboussolés, il refuse une littérature de croisière, secoue la langue, affiche des références cinématographiques — un soupçon de réalisme magique, à la façon des frères Coen ou de Jean-Pierre Jeunet.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
JeanPierreVJeanPierreV   14 septembre 2016
L'apartheid reposait sur des panneaux indicateurs statiques, sans équivoque. Aujourd'hui les pancartes changent tout le temps. Les mots inscrits s'effacent ou bien les panneaux sont de travers apres que des taxis kamikazes ont percuté un poteau. Ils se transforment en toiture dans les bidonvilles ou bien, retournés, deviennent les enseignes d'un coiffeur, d'un débit de boissons clandestin ou d'un vendeur de cercueils d'occasion. Même les bornes kilométriques sont volées pour retenir les toiles de tente dans le vent hurlant du sud-est. Les noms des morts disparaissent des cimetières, les lettres en cuivre sont échangées contre de la drogue. L'époque où les mots restaient immobiles sur les poteaux est depuis longtemps révolue. Les mots ne tiennent tout simplement plus en place.(P. 17)
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littleonelittleone   04 novembre 2013
Mandela a fait opérer sa magie de génie. Pendant un moment, on a connu l'euphorie, et les gens qui se tapaient dans les mains, les gens qui se mélangeaient et dansaient. Et l'argent n'était plus dans la poche des Blancs seulement. Et il n'y avait plus de limites imposées à l'ascension de qui que ce soit. Plus de lois pour vous entraver si vous étiez Noir ou "coloured"*. Mais, en dépit de sa magie, les fantômes du passé n'ont pas disparu comme par enchantement. Et, pour beaucoup de gens des bidonvilles, liberté n'est qu'un mot, aussi flou que le mot ironie. Pour ces gens, rien n'a changé. A part la couleur de leur chef. Elle perce là, l'ironie. (*expression issue de l'apartheid pour désigner les étrangers ou les métis).
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littleonelittleone   04 novembre 2013
Jabulani se dit que cette mentalité de cafard qu'est le racisme perdurera toujours, d'une certaine façon, sous une forme ou une autre. Il redoute cette rancoeur envers les étrangers africains qu'ils appellent les "makwerewere"*...
envers lui : voleur d'emploi, fraudeur d'impôts, cammbrioleur en puissance et fabricant de faux papiers. Il a peur du poison du racisme, et cette peur est aussi douloureuse que la blessure par balle de sa main. Il secoue la tête et se concentre sur les vagues. (*étranger venant d'un autre pays d'Afrique).
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Neko-frNeko-fr   11 novembre 2013
« Les trous dans les Puma de Panganai lui disaient aussi qu’il fallait partir. La jupe d’école de Tendai à l’ourlet rallongé et décoloré lui disait qu’il fallait partir. La huche à pain vide lui disait qu’il fallait partir. Les aboiements des chiens errants, qu’il écoutait quand il était réveillé au milieu de la nuit, lui disaient qu’il fallait partir. D’une façon ou d’une autre, il fallait qu’il les mette à l’abri de ce monde de fous infesté de rats, de l’indigence et de la mendicité, de la peur et de l’indécision. »
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sweetiesweetie   20 janvier 2016
Dans ce pays, nous nous volons, nous nous tuons, nous nous brûlons les uns les autres... jusqu'à ce qu'une balle de cricket, un ballon de rugby ou de football déclenche un fol accès de camaraderie soudaine et de beuverie et ce clameurs de vuvuzela.
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