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EAN : 9782266292160
Éditeur : Pocket (14/11/2019)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 304 notes)
Résumé :
Lors d'un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis qui erre dans la rue. Ni lui ni ses amis ne préviennent les secours alors que la victime agonise. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Northern Cape, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s'annonce brillante à cause d'une pauvresse ? Dans un pays où la corruption règne à tous les étages,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (110) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  07 octobre 2018
*** Rentrée littéraire 2018 ***
Outch, j'ai été percutée par Turner, un mec comme on en voit peu dans les romans. Ça fait très longtemps que je n'avais pas rencontré un personnage aussi surpuissant , à la fois testostéroné et porteur de valeurs fortes.
«  T'es un homme qui sait comment sont les choses. Ce qui se résume à juste de la merde. Rien n'a de sens. C'est un putain de chaos. Mais quelque part dans ce gigantesque océan de merde pure, l'homme qui voit comment sont les choses doit choisir les merdes qui semblent le plus de valeur et les défendre. C'est peut-être une femme qui te donne l'impression de mesurer trois mètres. Ça peut être le drapeau d'un pays qui t'enterrera sans y penser plus qu'un chat qui enfouit sa merde dans sa litière. C'est peut-être une fille sans nom allongée morte dans la rue. Mais c'est surtout de savoir que si tu refuses de le faire, si tu prends le fric et que tu te barres, tu ne serais plus qu'un le fantôme de toi-même. Tu ne seras rien. C'est ce sentiment que tu as dans le sang, quand tu sais qu'il foncer, jusqu'à ce que tu t'écrases. » lui dit un de ses adversaires.
Ce mec qui sait comment sont les choses, c'est Turner. Il a le regard d'un psychopathe mais est devenu flic et jette toute ses forces obstinées pour arrêter celui qui a tué involontairement lors d'une nuit de beuverie une jeune SDF noire puis a fui. Un jeune blanc friqué couvé par maman. Et il est prêt à s'écraser pour que justice soit faite, refusant la corruption qui gangrène l'Afrique du Sud et sa police.
Une bombe dégoupillée qui m'a fait penser au Nicholaï Hel ( du fabuleux Shibumi, de Trevanian ), capable de tout, y compris de survivre dans un désert de sel. Incroyable scènes de survie ... juste parce que ceux qui s'opposent à lui ont commis la petite erreur de le balancer là en compagnie d'un cadavre, et qu'un cadavre tout frais, c'est 60% d'eau ... hum je vous laisse deviner la suite ...
On est là en plein western ( sud-africain ) avec tout le décor, des mines de manganèse, le désert, le poor lonesome cow-boy, des desperados mandatés pour tuer le gêneur dont la tête est mise à prix, des morts qui s'empilent, des affrontements musclés et une boss d'anthologie.
Mais on est surtout en pleine tragédie gréco-shakespearienne. La Boss, c'est une Lady Macbeth mais sans roi, contrôlant toute la région grâce à sa fortune. Son fils, c'est un Hamlet en puissance, protégé de tout jusqu'au jour où, même pas au courant qu'il a tué tellement il était bourré, on lui cache tout et lorsque ces yeux se décillent, les dilemmes cavalent dans sa tête. Il y a même une Juliette black qui l'aime cet Hamlet-Roméo mais qui a cédé sous la pression de la mère en le quittant quelques temps avant. Décidément, il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Lady Macbeth.
Tout cela est emballé par une écriture précise et rock'n roll, furieuse, qui te tient en haleine, collé aux basque de ce Turner qui connait si bien la mort. Ça dépote, ça pétarade ça pulse, bref je me suis éclatée.
Brillant, magistral, jouissif !
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cardabelle
  05 octobre 2018
Un western sud-africain d'une puissance magistrale !
L'atmosphère glauque surgit dès le début.
On pénètre au coeur d'une société d'Afrikaners corrompus qui exploite sans vergogne la misère .
Margaux le Roux, richissime propriétaire de mines de manganèse règne sans faillir sur une vaste contrée avec l'aide de ses sbires et d'une police locale aveugle .
Mais, cette fois , c'est Turner, flic intègre de la criminelle qu'elle devra affronter pour épargner à son fils une condamnation .
Tout le récit est porté par la personnalité de Turner .
On découvre peu à peu , par bribes , les horreurs subies par le peuple noir africain, tout est prétexte à massacres et sa famille n'y a pas échappé .
La résilience a fait de lui un lion , un justicier , un super -héros qui se bat jusqu'au bout .
Et pourtant , Turner est zen , c'est un pacifique qui utilise plus volontiers le taï-chi-chuan pour se défendre . Enfin, quand on voit dans quel état il met l'adversaire par simple pression d'un doigt , il est juste terrifiant !
Mais, là , ses adversaires déclenchent une vraie guérilla alors, il devient guerrier et se déchaîne ...
Il faut quand même souligner que plus on avance dans le récit , plus l'hémoglobine coule à flots avec mode d'emploi détaillé de telle ou telle arme de poing , sa marque etc... Mais, le rythme effréné , le suspense a balayé toutes mes réticences .
En revanche , l'auteur nous offre une leçon magistrale de survie dans le désert et celle-là, croyez- moi est impossible à reproduire à l'identique en télé-réalité !
Ce roman a le pouvoir de divertir en dénonçant à chaque instant les méfaits de la colonisation et de l'apartheid .
Il est dense , fort , palpitant .
On a même droit à une touche love-story pour l'attendrir un brin !
J'avais bien noté quelques petites critiques comme des répétitions ou des longueurs mais à présent , la lecture achevée , tout cela me paraît bien futile .
Première rencontre avec cet auteur . Elle m'est offerte par l'équipe de Masse Critique Privilégiée et les Editions Sonatine que je remercie grandement pour ce cadeau .

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Jeanfrancoislemoine
  04 octobre 2018
Je tiens avant tout à remercier vivement Babelio et les éditions Sonatine qui m'ont permis de découvrir ce très bon livre dans le cadre d'une masse critique privilégiée, un vrai bonheur, merci...
Après réflexion, cependant, je me demande si on doit remercier des gens qui vous transportent dans une histoire où, il faut bien le dire,"ça tire" dans tous les coins!!!!!
M'étant tiré sans dommages (tout le monde ne pourra pas en dire autant) de situations très délicates, je reviens au principal, l'intrigue. Nous sommes au Cap, en Afrique du Sud. Un groupe d'hommes en goguette . Une jeune femme de couleur qui fouille une poubelle pour prolonger son existence sur terre. Une fausse manoeuvre, une marche arrière non contrôlée et la voilà envoyée "ad patres" un peu plus tôt que prévu. Les hommes s'enfuient , sans même un regard pour leur victime....D'ailleurs, qui est-elle?Que vaut son existence par rapport à celle de celui qui l'a renversée ? le mieux serait d'étouffer l'affaire, c'est si souvent le cas semble-t-il dans le pays.
Oui, mais il y a le flic Turner et le flic Turner ne l'entend pas de cette oreille. Et c'est parti...Attachons nos ceintures, ca va tanguer fort...
Je vous raconte tout cela mais ça, ce sont les toutes premières pages, ca démarre "in media res"et ça cessera à la dernière page que vous atteindrez vite tant vous n'aurez qu'une envie au fil des chapitres,"en savoir plus,en savoir plus ". Ne commencez pas cette lecture en début de soirée , vous risquez d'y passer la nuit.
Et puis, pour vous permettre de passer une nuit calme, autant vous le dire, il y a quelques passages d'une grande violence, susceptibles de favoriser les cauchemars.
Pour ma part, j'ai été séduit par l'intrigue, la force ou la faiblesse des personnages, le personnage de Turner, les descriptions de ce pays lointain et la corruption des institutions.Tout se tient, s'enchaîne et, surtout, vous oblige à tourner les pages, comme je l'ai déjà dit.
Ce livre aurait pu s'intituler "Seul contre tous" ou encore "Tous pour un , un pour tous".
J'espère que, comme moi, vous passerez un bon moment et, surtout, que "vous vous en sortirez" car je suis certain que quelques balles perdues vont encore siffler à vos oreilles.
Bon, je vous laisse, bonne chance, amies et amis, et, j'espère de tout coeur "à bientôt". Moi, je mesure la chance que j'ai eue...Je vous souhaite....la même mais...
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Sylviegeo
  18 février 2019
Ce pays arc-en-ciel me déroute toujours tout autant. Ce n'est pas le premier livre que je lis et dont l'action se situe en Afrique du Sud mais j'en suis toujours tout autant renversée. Je suffoque. Ici, Turner, flic noir, ne lâche pas la bride de l'enquête sur la mort d'une jeune fille noire, écrasée (littéralement) par la voiture d'un jeune riche blanc . Ce jeune et ses amis étaient sortis dans un township boire un coup. Voilà le topo ou presque. S'en suit, il est vrai, un "massacre sur trois jours" (ça ferait un bon titre de film ) dans la campagne . Il est vrai aussi que j'aurai pu me passer des détails de survie de notre héros dans le désert , ça m'aurait épargné des nausées. Il est vrai aussi que ce récit en est un de cowboy assez déroutant, spectaculaire et sanglant. Un justicier, incorruptible, exemple de probité, qui ne lâchera pas le morceau. Mais ce qui est le plus inquiétant c'est ce que nous raconte Tim Willocks sur l'Afrique du Sud.
Est-ce possible qu'une population soit aussi totalement indifférente aux sentiments?
Est-ce possible de vivre dans une société qui banalise à ce point la violence ? Est-ce possible , qu'après l'apartheid, malsain, révélé et compris de tous en plus de tout ce que ces peuples ont vécu, subsiste cette répugnance mutuelle ?
Est-ce possible d'accepter que des officiers de police condamnés pour meurtres et viols et autres soient toujours en service ?
(Plus ou moins 20,000 meurtres par an, vous imaginez 50 meurtres par jour?? Ce pays surnommé la capitale du viol avec ses 110 viols déclarés par jour ...)
Tim Willocks avec La mort selon Turner nous révèle que rien n'est réglé, ne le sera peut-être jamais et que de cette cohabition forcée surgira toujours le dilemme de la moralité, de la conscience élastique, des enjeux économiques et sociaux énormes et des politiques pleines de bons sentiments . Une lecture dérangeante mais oh combien éloquente.
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Stelphique
  16 octobre 2018
Ce que j'ai ressenti:
***Rencontre explosive!
C'est rare, mais je tenais à le dire: je veux revoir, à tout prix, Radebe Turner! Il incarne cette idée de justice dans sa plus noble définition, envers et contre tout, en dépit de tout…Et ça, c'est précisément, tout ce que j'aime. Bref, j'ai adoré ce personnage, j'ai eu un coup de foudre pour cet homme de valeur, de sagesse, et sacrément déterminé. Un héros taillé, démesurément, pour les causes perdues…Un flic qui mène sa propre défense pour les êtres de « rien », ceux qu'on oublie au détour d'un carrefour, ceux qu'on laisse mourir à côté d'une poubelle, ceux dont personne ne se soucie…Lui, il va en faire son « leitmotiv », et je peux vous le dire que cette mission ne se fera pas dans la dentelle, ni dans les sourires entendus et hypocrites pour la hiérarchie …Un feu incroyable anime cet inspecteur, et il brûlera tout sur son passage…
« -Que justice soit faite même si les cieux dégringolent… »
***A feu et à soif…
Le décor est planté en Afrique, Lankopf, Cap-Nord. L'air est irrespirable de trop de poussière, de trop de pouvoir empoisonné. Entre la chaleur abrutissante et la corruption imprégnée, difficile de se sentir bien sur ce petit bout de terre, à quelques pas d'un no man's land de perdition…En partant, comme cela, bille en tête pour rendre justice à cette jeune fille sans nom, contre la famille le Roux, dirigeante sur des kilomètres à la ronde, Turner n'avait pas idée des lourdes conséquences qu'il va engendrer. L'auteur plonge son héros en plein enfer, mais il le fait avec panache,lui donnant une assurance surdimensionnée et une soif de justice incompressible, qui ne va plaire à la reine des lieux…La descente policière n'est qu'un apocalyptique chaos à l'image de l'édifice de puissance de Margot le Roux: un western des temps modernes en terre africaine, avec fusillades et actes de violences en tout genre…
« Trouve la force du fer dans ton âme. Si le fer n'est pas là, c'est qu'il n'y a plus rien. »

***Une plume flamboyante!
Tim Willocks m'a conquise dès le premier chapitre…Il a une écriture sensitive, furieuse, poétique, palpitante, empathique, magistrale qui fait que l'on ressent l'intensité de ces drames, la misère de cet environnement, la chaleur extrême, les inégalités honteuses, et la douleur intime de Turner. Je suis restée scotchée dans la scène du désert de sel, c'est presque insoutenable, et cela prouve bien que l'auteur a un immense talent. On a l'impression d'y être, de voir carrément l'horreur sous nos yeux, de sentir les effets de la déshydratation, de goûter le sel de ses scènes de violences, de toucher de près, la poisseuse main mise de la corruption, d'entendre la mort, à pas fracassant…Avec un tel personnage qui pousse cette envie de justice vers son idéal ultime et cette plume incroyablement sensible et bouleversante, j'ai eu un coup de coeur pour ce thriller noir. Stupéfiant, inattendu et puissant, mais vraiment, un énorme coup de coeur!

« Je suis donc assis dans une voiture avec un homme mort, mort avec de la poésie aux lèvres. »

Ma note Plaisir de Lecture 10/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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critiques presse (2)
LaPresse   21 décembre 2018
Un thriller noir dont l'action se déroule sur fond de racisme, de corruption et de violence extrême.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   23 octobre 2018
D'une précision chirurgicale, Willocks remue viscères et fluides corporels dans la gueule de la Géhenne, un infini de sable jonché de squelettes où se perd tout sentiment d'humanité. Ultime décor d'un western saigné à blanc, métallique et inexorable, que fendent les fantômes tenaces de l'Afrique du Sud. Sans conteste la plus racée des œuvres au noir du Viking britannique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   03 août 2020
Le boulot vous collait à la peau, quel qu’il soit. Un chauffeur de taxi, un médecin, une star du petit écran, la propriétaire d’une mine. Vous le portez en vous que vous le vouliez ou non. » Et aussi « nous sommes tous politiques qu’on le veuille ou non.
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Cigale17Cigale17   30 mai 2019
Il n’était pas raciste, pourtant. Il était évident pour lui que Dieu avait distribué au sein de la race humaine toutes les qualités avec une égalité parfaite. La haine, une autre évidence, n’avait pas besoin de disparités raciales pour prospérer. Si l’espèce humaine tout entière avait été d’une seule couleur, il y aurait toujours eu les innombrables et microscopiques différences de religion, politique, langage, classe et parenté pour justifier la répugnance mutuelle. Le mal et la stupidité de l’apartheid s’étaient clairement révélés, même aux intelligences les plus moyennes. (À propos d’Eric Venter, p. 201-202)
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BoutonBouton   23 février 2020
- Les échecs sont l'une des rares choses qui ne soient pas un jeu. C'est une expérience de la façon dont la vie devrait être. Aux échecs, il est impossible de mentir. Dans n'importe quelle position donnée, tout peut être vue et su, même si vous ne pouvez pas le voir ni le savoir. Rien n'est caché. Tout est là devant vous : le plateau, les pièces, quelques règles qu'un enfant de cinq ans peut apprendre. A la fin, soit vous gagnez, soit vous mourez là où vous êtes, ou alors, si vous n'êtes pas encore mort, vous vous résignez - vous embrassez la mort, à tort ou à raison, et parfois à deux doigts d'une victoire certaine qui est juste sous vos yeux, mais que vous ne voyez pas. Il n'y a aucune possibilité d'hypocrisie, de corruption, de tromperie. La tromperie envers soi-même - et de nombreuses possibilités d'aveuglement -, oui, certainement, mais ce n'est pas la faute des pièces. Il n'y a que la position, votre adversaire et vous, et votre courage, et le mouvement suivant.
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PujolPujol   10 mai 2020
Mémo de Turner.

Au capitaine Eric Venter, copies à : Mohandas Anand, colonel Nyathi, Pieter Meyer au "Times", moi-même, et au Cloud.

Cher capitaine Venter, vous m'aviez dit de vous tenir au courant et de régler au plus vite cette affaire d'accident avec délit de fuite.
Une fille inconnue. Un homicide involontaire, avec refus de se rendre.
Je vous avais dit que j'allais y aller fort et résoudre l'affaire rapidement.

C'était il y a seulement deux jours. Cela me paraît beaucoup plus lointain, mais j'ai été pris par la lenteur.

C'est difficile d'expliquer la lenteur.

Vous devez être dedans pour savoir.

Pour la comprendre, il faut devenir fou.

Je n'ai rien résolu.

Pas complètement, pas encore.

Mais je veux que vous sachiez que je continue à avancer. Peut-être depuis ma tombe et même au-delà.

La situation est devenue incontrôlable, comme souvent.

Le chaos ne dort jamais.

Un type bien aborde le chaos avec sang-froid. Il fait ce qui est juste parce qu'il sait que c'est comme ça qu'on cause le moins de peine et que l'on meurt avec le moins de remords.

C'est ce que je pensais être, un type bien.

Maintenant, je n'en suis plus si sûr. Et je n'en serai plus jamais certain.

Vous m'aviez dit que tout serait différent, ici. Vous aviez raison. Vous m'aviez dit que tout cet espace, ça allait me changer. Vous aviez raison.

Vous m'aviez dit que vous vous inquiétiez à mon sujet et je crois que vous l'avez fait, d'une certaine façon. Mais pas comme je l'aurais pensé.

Je me demande si vous êtes inquiet, à présent.

Je n'aurais même pas dû travailler sur cette affaire. Cétait mon premier week-end de repos depuis trois semaine. Mais le samedi soit au Cap laisse des cadavres partout et vous n'aviez aucun autre agent sous la main, alors vous m'avez rappelé.

Je ne dormais pas.

J'étais en haut du pic du Diable, jouant de la trompette en attendant le lever du soleil.

Mais on ne peut pas être au paradis et sur terre en même temps.

C'était dimanche matin, il était 6 heures....(p.13 - 14, Pocket)
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JIEMDEJIEMDE   07 octobre 2018
Ils avaient commis des actes terribles. Mais lui aussi. Ils valaient bien plus que leurs actes. Non ? Ils pouvaient s'élever au dessus s'ils le choisissaient. Il essaya de trouver l'énergie pour lui expliquer ça. Mais il était trop faible et il savait qu'il n'y arriverait pas. Il ne pouvait que la rejoindre sur la route de la catastrophe.
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