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ISBN : 2355846944
Éditeur : Sonatine (11/10/2018)

Note moyenne : 4.45/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Lors d'un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis qui erre dans la rue. Ni lui ni ses amis ne préviennent les secours alors que la victime agonise. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Northern Cape, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s'annonce brillante à cause d'une pauvresse ? Dans un pays où la corruption règne à tous les étages,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  07 octobre 2018
*** Rentrée littéraire 2018 ***
Outch, j'ai été percutée par Turner, un mec comme on en voit peu dans les romans. Ça fait très longtemps que je n'avais pas rencontré un personnage aussi surpuissant , à la fois testostéroné et porteur de valeurs fortes.
«  T'es un homme qui sait comment sont les choses. Ce qui se résume à juste de la merde. Rien n'a de sens. C'est un putain de chaos. Mais quelque part dans ce gigantesque océan de merde pure, l'homme qui voit comment sont les choses doit choisir les merdes qui semblent le plus de valeur et les défendre. C'est peut-être une femme qui te donne l'impression de mesurer trois mètres. Ça peut être le drapeau d'un pays qui t'enterrera sans y penser plus qu'un chat qui enfouit sa merde dans sa litière. C'est peut-être une fille sans nom allongée morte dans la rue. Mais c'est surtout de savoir que si tu refuses de le faire, si tu prends le fric et que tu te barres, tu ne serais plus qu'un le fantôme de toi-même. Tu ne seras rien. C'est ce sentiment que tu as dans le sang, quand tu sais qu'il foncer, jusqu'à ce que tu t'écrases. » lui dit un de ses adversaires.
Ce mec qui sait comment sont les choses, c'est Turner. Il a le regard d'un psychopathe mais est devenu flic et jette toute ses forces obstinées pour arrêter celui qui a tué involontairement lors d'une nuit de beuverie une jeune SDF noire puis a fui. Un jeune blanc friqué couvé par maman. Et il est prêt à s'écraser pour que justice soit faite, refusant la corruption qui gangrène l'Afrique du Sud et sa police.
Une bombe dégoupillée qui m'a fait penser au Nicholaï Hel ( du fabuleux Shibumi, de Trevanian ), capable de tout, y compris de survivre dans un désert de sel. Incroyable scènes de survie ... juste parce que ceux qui s'opposent à lui ont commis la petite erreur de le balancer là en compagnie d'un cadavre, et qu'un cadavre tout frais, c'est 60% d'eau ... hum je vous laisse deviner la suite ...
On est là en plein western ( sud-africain ) avec tout le décor, des mines de manganèse, le désert, le poor lonesome cow-boy, des desperados mandatés pour tuer le gêneur dont la tête est mise à prix, des morts qui s'empilent, des affrontements musclés et une boss d'anthologie.
Mais on est surtout en pleine tragédie gréco-shakespearienne. La Boss, c'est une Lady Macbeth mais sans roi, contrôlant toute la région grâce à sa fortune. Son fils, c'est un Hamlet en puissance, protégé de tout jusqu'au jour où, même pas au courant qu'il a tué tellement il était bourré, on lui cache tout et lorsque ces yeux se décillent, les dilemmes cavalent dans sa tête. Il y a même une Juliette black qui l'aime cet Hamlet-Roméo mais qui a cédé sous la pression de la mère en le quittant quelques temps avant. Décidément, il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Lady Macbeth.
Tout cela est emballé par une écriture précise et rock'n roll, furieuse, qui te tient en haleine, collé aux basque de ce Turner qui connait si bien la mort. Ça dépote, ça pétarade ça pulse, bref je me suis éclatée.
Brillant, magistral, jouissif !
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cardabelle
  05 octobre 2018
Un western sud-africain d'une puissance magistrale !
L'atmosphère glauque surgit dès le début.
On pénètre au coeur d'une société d'Afrikaners corrompus qui exploite sans vergogne la misère .
Margaux le Roux, richissime propriétaire de mines de manganèse règne sans faillir sur une vaste contrée avec l'aide de ses sbires et d'une police locale aveugle .
Mais, cette fois , c'est Turner, flic intègre de la criminelle qu'elle devra affronter pour épargner à son fils une condamnation .
Tout le récit est porté par la personnalité de Turner .
On découvre peu à peu , par bribes , les horreurs subies par le peuple noir africain, tout est prétexte à massacres et sa famille n'y a pas échappé .
La résilience a fait de lui un lion , un justicier , un super -héros qui se bat jusqu'au bout .
Et pourtant , Turner est zen , c'est un pacifique qui utilise plus volontiers le taï-chi-chuan pour se défendre . Enfin, quand on voit dans quel état il met l'adversaire par simple pression d'un doigt , il est juste terrifiant !
Mais, là , ses adversaires déclenchent une vraie guérilla alors, il devient guerrier et se déchaîne ...
Il faut quand même souligner que plus on avance dans le récit , plus l'hémoglobine coule à flots avec mode d'emploi détaillé de telle ou telle arme de poing , sa marque etc... Mais, le rythme effréné , le suspense a balayé toutes mes réticences .
En revanche , l'auteur nous offre une leçon magistrale de survie dans le désert et celle-là, croyez- moi est impossible à reproduire à l'identique en télé-réalité !
Ce roman a le pouvoir de divertir en dénonçant à chaque instant les méfaits de la colonisation et de l'apartheid .
Il est dense , fort , palpitant .
On a même droit à une touche love-story pour l'attendrir un brin !
J'avais bien noté quelques petites critiques comme des répétitions ou des longueurs mais à présent , la lecture achevée , tout cela me paraît bien futile .
Première rencontre avec cet auteur . Elle m'est offerte par l'équipe de Masse Critique Privilégiée et les Editions Sonatine que je remercie grandement pour ce cadeau .

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Jeanfrancoislemoine
  04 octobre 2018
Je tiens avant tout à remercier vivement Babelio et les éditions Sonatine qui m'ont permis de découvrir ce très bon livre dans le cadre d'une masse critique privilégiée, un vrai bonheur, merci...
Après réflexion, cependant, je me demande si on doit remercier des gens qui vous transportent dans une histoire où, il faut bien le dire,"ça tire" dans tous les coins!!!!!
M'étant tiré sans dommages (tout le monde ne pourra pas en dire autant) de situations très délicates, je reviens au principal, l'intrigue. Nous sommes au Cap, en Afrique du Sud. Un groupe d'hommes en goguette . Une jeune femme de couleur qui fouille une poubelle pour prolonger son existence sur terre. Une fausse manoeuvre, une marche arrière non contrôlée et la voilà envoyée "ad patres" un peu plus tôt que prévu. Les hommes s'enfuient , sans même un regard pour leur victime....D'ailleurs, qui est-elle?Que vaut son existence par rapport à celle de celui qui l'a renversée ? le mieux serait d'étouffer l'affaire, c'est si souvent le cas semble-t-il dans le pays.
Oui, mais il y a le flic Turner et le flic Turner ne l'entend pas de cette oreille. Et c'est parti...Attachons nos ceintures, ca va tanguer fort...
Je vous raconte tout cela mais ça, ce sont les toutes premières pages, ca démarre "in media res"et ça cessera à la dernière page que vous atteindrez vite tant vous n'aurez qu'une envie au fil des chapitres,"en savoir plus,en savoir plus ". Ne commencez pas cette lecture en début de soirée , vous risquez d'y passer la nuit.
Et puis, pour vous permettre de passer une nuit calme, autant vous le dire, il y a quelques passages d'une grande violence, susceptibles de favoriser les cauchemars.
Pour ma part, j'ai été séduit par l'intrigue, la force ou la faiblesse des personnages, le personnage de Turner, les descriptions de ce pays lointain et la corruption des institutions.Tout se tient, s'enchaîne et, surtout, vous oblige à tourner les pages, comme je l'ai déjà dit.
Ce livre aurait pu s'intituler "Seul contre tous" ou encore "Tous pour un , un pour tous".
J'espère que, comme moi, vous passerez un bon moment et, surtout, que "vous vous en sortirez" car je suis certain que quelques balles perdues vont encore siffler à vos oreilles.
Bon, je vous laisse, bonne chance, amies et amis, et, j'espère de tout coeur "à bientôt". Moi, je mesure la chance que j'ai eue...Je vous souhaite....la même mais...
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Stelphique
  16 octobre 2018
Ce que j'ai ressenti:
***Rencontre explosive!
C'est rare, mais je tenais à le dire: je veux revoir, à tout prix, Radebe Turner! Il incarne cette idée de justice dans sa plus noble définition, envers et contre tout, en dépit de tout…Et ça, c'est précisément, tout ce que j'aime. Bref, j'ai adoré ce personnage, j'ai eu un coup de foudre pour cet homme de valeur, de sagesse, et sacrément déterminé. Un héros taillé, démesurément, pour les causes perdues…Un flic qui mène sa propre défense pour les êtres de « rien », ceux qu'on oublie au détour d'un carrefour, ceux qu'on laisse mourir à côté d'une poubelle, ceux dont personne ne se soucie…Lui, il va en faire son « leitmotiv », et je peux vous le dire que cette mission ne se fera pas dans la dentelle, ni dans les sourires entendus et hypocrites pour la hiérarchie …Un feu incroyable anime cet inspecteur, et il brûlera tout sur son passage…
« -Que justice soit faite même si les cieux dégringolent… »
***A feu et à soif…
Le décor est planté en Afrique, Lankopf, Cap-Nord. L'air est irrespirable de trop de poussière, de trop de pouvoir empoisonné. Entre la chaleur abrutissante et la corruption imprégnée, difficile de se sentir bien sur ce petit bout de terre, à quelques pas d'un no man's land de perdition…En partant, comme cela, bille en tête pour rendre justice à cette jeune fille sans nom, contre la famille le Roux, dirigeante sur des kilomètres à la ronde, Turner n'avait pas idée des lourdes conséquences qu'il va engendrer. L'auteur plonge son héros en plein enfer, mais il le fait avec panache,lui donnant une assurance surdimensionnée et une soif de justice incompressible, qui ne va plaire à la reine des lieux…La descente policière n'est qu'un apocalyptique chaos à l'image de l'édifice de puissance de Margot le Roux: un western des temps modernes en terre africaine, avec fusillades et actes de violences en tout genre…
« Trouve la force du fer dans ton âme. Si le fer n'est pas là, c'est qu'il n'y a plus rien. »

***Une plume flamboyante!
Tim Willocks m'a conquise dès le premier chapitre…Il a une écriture sensitive, furieuse, poétique, palpitante, empathique, magistrale qui fait que l'on ressent l'intensité de ces drames, la misère de cet environnement, la chaleur extrême, les inégalités honteuses, et la douleur intime de Turner. Je suis restée scotchée dans la scène du désert de sel, c'est presque insoutenable, et cela prouve bien que l'auteur a un immense talent. On a l'impression d'y être, de voir carrément l'horreur sous nos yeux, de sentir les effets de la déshydratation, de goûter le sel de ses scènes de violences, de toucher de près, la poisseuse main mise de la corruption, d'entendre la mort, à pas fracassant…Avec un tel personnage qui pousse cette envie de justice vers son idéal ultime et cette plume incroyablement sensible et bouleversante, j'ai eu un coup de coeur pour ce thriller noir. Stupéfiant, inattendu et puissant, mais vraiment, un énorme coup de coeur!

« Je suis donc assis dans une voiture avec un homme mort, mort avec de la poésie aux lèvres. »

Ma note Plaisir de Lecture 10/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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AgatheDumaurier
  10 octobre 2018
Des mecs fous furieux qui s'entre tuent dans le désert d'Afrique du Sud à coups de Glock, de AK 47, de chais pas quoi encore 258H12 machin...Déjà, le name dropping sur les armes, ça m'énerve.
L'auteur se prend pour Tarantino, et Tarantino m'énerve. Avec ses mecs sur fond de western qui se canardent au ralenti.
Je n'ai pas très bien compris la morale de l'histoire : comme il y a eu un délit de fuite sur un parking et qu'une jeune fille est morte des suites de ses blessures, un policier justicier solitaire va partir décimer une dizaine de types dans une petite ville où, visiblement, la loi n'a que très peu d'importance. Certains de ces gars n'ayant pas fait grand chose de mal à part être des figurants sur la zone de combat, je ne comprend pas pourquoi leur vie a moins d'importance que celle de la fille du Cap...J'en déduis que notre héros, Turner, s'arrange bien avec sa conscience...
Essayons d'être claire : d'abord, c'est en Afrique du Sud, le pays le plus dangereux du monde, il paraît. Confirmé dans le roman : ça canarde à bout portant pour un oui pour un non. Ensuite, comme c'est l'Afrique du Sud, la société est très très très tendue. La violence est partout, et l'intérêt que vous porte la justice n'est pas la même selon votre couleur de peau. Donc une "fille des rues" qui meurt un soir suite à un accident de 4*4, tout le monde s'en fiche, sauf Turner le Desperado. Qui résout très vite l'enquête : le complice de l'écraseur a laissé son portable sur place avec les photos, les noms et tout. Trop easy. Vite, Turner prend son AK 47, et fonce dans le désert pour régler l'affaire. Il va devoir affronter la clique sans scrupule et sanguinaire d'une blonde richissime, dure comme le diamant avec son regard bleu acier et son mari Rambo barbu, qui extrait du manganèse d'un sol stérile et mortifère. Elle fera tout pour protéger son fils qui a écrasé la jeune fille mais qui ne le sait pas, il était trop bourré.
Voilà voilà. J'oublie la partie dans le désert, où Turner survit grâce à une méthode bien à lui...J'oublie aussi que c'est un maître du tai-chi, et qu'il vous tue d'un doigt, comme Ken le survivant...
Donc bon, ça se lit très vite et très bien, c'est très divertissant, mais, pour l'Afrique du Sud, la complexité des rapports sociaux, le poids de l'histoire, l'infection du racisme, tout ce que j'aurais aimé savoir de façon non caricaturale, à la Joyce Carol Oates dans Maudits ou ailleurs, on repassera. D'ailleurs l'auteur n'est pas un Sud Africain, et ça se sent. le désert est un décor pour son western tarantinien, rien de plus ; j'ajoute quelques clichés en noir et blanc et je mélange. Dommage. Je ne sais toujours rien sur l'Afrique du Sud, sauf le superficiel.
Je remercie Babelio et les éditions Sonatine pour cette lecture et les réflexions qu'elle m'a suggérées !
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critiques presse (1)
Lexpress   23 octobre 2018
D'une précision chirurgicale, Willocks remue viscères et fluides corporels dans la gueule de la Géhenne, un infini de sable jonché de squelettes où se perd tout sentiment d'humanité. Ultime décor d'un western saigné à blanc, métallique et inexorable, que fendent les fantômes tenaces de l'Afrique du Sud. Sans conteste la plus racée des œuvres au noir du Viking britannique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
milenapetrovic129milenapetrovic129   06 décembre 2018
Le Roman noir doit donner un film noir americain
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JIEMDEJIEMDE   07 octobre 2018
Ils avaient commis des actes terribles. Mais lui aussi. Ils valaient bien plus que leurs actes. Non ? Ils pouvaient s'élever au dessus s'ils le choisissaient. Il essaya de trouver l'énergie pour lui expliquer ça. Mais il était trop faible et il savait qu'il n'y arriverait pas. Il ne pouvait que la rejoindre sur la route de la catastrophe.
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JIEMDEJIEMDE   05 octobre 2018
- Il y a un vieux proverbe africain : "Quand la femme gouverne, les ruisseaux remontent la colline."
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mimo26mimo26   17 octobre 2018
« La fille n’avait pas plus de raisons de s’engager dans cette rue que dans une autre. Dans le labyrinthe humide du township de Nyanga, toutes les rues se ressemblaient. Ce n’était même pas des rues, juste des bandes de terre battue entre des rangées de cabanes et de containers rouillés transformés en habitations.
Si elle était déjà venue ici, elle ne s’en souvenait pas. Elle n’essayait même pas ; elle n’avait pas besoin de se souvenir. Moins elle se souvenait, plus le vide se faisait en elle, et plus les monstres qui la hantaient se mettaient en sommeil.
Elle ne savait pas quelle heure il était. Elle n’avait pas besoin de savoir l’heure. Les chiens avaient cessé de hurler et s’étaient endormis depuis longtemps. Il lui suffisait de savoir qu ele monde était calme et sombre et qu’il y aurait peu de gens.
Elle n’avait pas besoin des gens, de leur compagnie, de leurs sentiments, leur aide, leur inquiétude, leurs mensonges. Elle n’avait besoin que de ce qu’ils jetaient pour rester vivante. Même ici, il y avait assez de restes pour survivre, comme un rat. Elle aurait pu tenter d’obtenir plus, mais elle avait appris que ce petit plus ne valait pas le prix à payer en humiliation. Et parfois en danger.
Les rats s’en sortaient, et elle aussi. »
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StelphiqueStelphique   16 octobre 2018
Je suis donc assis dans une voiture avec un homme mort, mort avec de la poésie aux lèvres.
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Videos de Tim Willocks (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tim Willocks
Léa Salamé partage son coup de cœur pour "Doglands" de Tim Willocks.
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