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Jean-Pierre Pugi (Traducteur)
ISBN : 2277230529
Éditeur : J'ai Lu (26/02/2001)

Note moyenne : 2.96/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Sa taille, dit-on, n'excède pas vingt centimètres. Il serait omniscient et omnipotent, capable d'abolir les frontières de la vie, de la mort, du temps. Seuls quelques initiés, en cette fin de XIXe siècle, connaissent son existence. Seulement voilà : l'homuncule, cette prodigieuse créature, est pour l'heure prisonnier d'une mystérieuse cassette. Quiconque se l'appropriera héritera du même coup des clés de l'éternité. Hélas ! la fameuse boîte a disparu...
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Musardise
  16 juillet 2016
Trois auteurs sont connus pour avoir été au fondement du steampunk dans les années 80 : K.W. Jeter, Tim Powers et James Blaylock. Tout amateur ou personne s'intéressant donc de près ou de loin au mouvement steampunk se doit de les lire. Or, les ouvrages concernés étaient devenus difficilement accessibles en français, car plus édités. J'ai couru après des vieilles éditions de Homunculus pendant un bon moment (si j'avais su...), jusqu'à ce que Bragelonne le réédite début 2016, après Les voies d'Anubis de Powers en 2015. Et je l'ai proposé à l'achat à la bibliothèque, qui a suivi mon conseil. Et, franchement, je ne suis pas certaine que c'était un très bon conseil...
Si Les voies d'Anubis est tout imprégné d'un esprit ludique et déborde d'énergie, avec les défauts que ça peut impliquer, Homunculus s'enlise au contraire dans un récit toujours confus, un manque de rythme notoire et une certaine vacuité de l'histoire. D'ailleurs, on serait bien en peine de résumer cette histoire, ou du moins l'argument central, ou même de présenter les personnages. Qu'est-ce que cette bande de types cherchent dans ce Londres pseudo-victorien ? On ne le saura jamais très bien. Qui sont-ils vraiment ? On ne le saura pas non plus véritablement pour la plupart d'entre eux. Il est question d'un homme (mort) qui pilote un dirigeable depuis des années et des années autour du monde sans jamais se poser. Pour quoi faire ? Mystère.
Au début, on se dit que l'histoire est volontairement confuse pour créer un effet de suspens - qui tombe à plat. Mais le fait est que jamais le récit ne s'éclaircira et que, de plus, il sonne complètement creux. Je vais donner un contre-exemple dans le cinéma : Inland Empire de David Lynch est le type même du film où le récit est illisible à première vue et qui plonge le spectateur dans la confusion la plus totale. Or, tout y est soigneusement réfléchi et, en disséquant le film, on se rend compte que, non seulement il existe un fil narratif principal, mais que l'état de confusion provoqué est le reflet de l'état mental du personnage central. Ceci pour dire que chez Blaylock, la confusion du récit pourrait avoir un intérêt mais n'en a en fait aucun et reflète uniquement le manque de savoir-faire de l'auteur ; je crois d'ailleurs que c'était son tout premier roman.
Donc, on se retrouve dans une histoire brouillonne, au milieu d'une multitude de personnages dont on ne comprend rien et dont on ne sait pas, pendant longtemps, qui ils sont, qu'on confond sans cesse les uns avec les autres. Ce n'est même pas que les personnages en question soient trop nombreux : Zola jongle parfois avec moult personnages sans qu'on soit perdu pour autant. C'est juste que Blaylock manque terriblement de rigueur dans l'écriture. Donc, à force de se perdre dans son récit, il perd également son lecteur. Pas de rythme, je l'ai dit, mais pas d'ambiance non plus, à part quelques passages sur le côté sordide de certains quartiers de Londres. Pire, pas d'humour typiquement steampunk ! le jeu entre fiction et références à la littérature ou à L Histoire, si propre au genre, tombe lui aussi à plat (alors que Powers s'en tirait très bien dans Les voies d'Anubis, notamment avec une fin très maligne). Même la plongée dans l'horrifique avec des hordes de morts-vivants envahissant la ville traîne lamentablement. Bref, c'est un roman ennuyeux du début à la fin.
Probablement conscient des manques de son livre, Blaylock s'en tire à la fin gentiment avec une référence humoristique au théâtre baroque : "Mais la lande était nue, l'aérostat réduit en morceaux. Il lui semblait que l'étrange appareil n'avait été qu'un feu follet spectral, un peu de rêve tissé avec des fils de néant. La nef merveilleuse se mit à tournoyer et à s'estomper derrière ses paupières closes, jusqu'au moment où il eut l'impression de survoler à son bord les paysages nuageux d'un songe." Un peu facile de conclure de cette manière, justifiant ainsi de l'inconsistance de tout un roman. Encore que ce passage très ironique se révèle - finalement - le plus réussi de tous...
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michelblondeau
  14 mars 2016
Ce roman est souvent présenté comme un classique, et même un classique fondateur du « steampunk » l'étiquette loufoque inventée par K.W. Jeter au mitan des années 1980. Il s'agit d'une esthétique plutôt que d'un genre littéraire, ce qu'illustre ‘Homunculus'. Les récits se passent à la belle époque de la révolution industrielle et des impérialismes européens, donc au XIX° siècle ou à la rigueur au tout début du XX°, en tout cas dans le monde d'avant 1914. Ils prolongent la littérature d'imagination de cette époque, celle des J. Verne, H.G. Wells, R.L. Stevenson, A. Conan Doyle, B. Stoker, M. Shelley, E. Poe etc. On y trouve donc des inventions rétrofuturistes (un dirigeable à moteur perpétuel par exemple), des savants maléfiques (le Dr Ignacio Narbondo, qui réanime les morts avec des glandes de carpes…) ou gentils (Langdon St-Ives, qui met au point dans son manoir un vaisseau intersidéral), un marin unijambiste en retraite et plein d'autres personnages pittoresques, des aventures mêlant le fantastique et le policier, et ce qui n'était pas encore de la science-fiction (l'homuncule qui donne son titre au roman est un extraterrestre d'origine non identifiée).
Blaylock a pris le parti d'une narration d'apparence confuse, qui donne plus d'importance au détail des scènes qu'à la lisibilité de l'histoire – sachant que celle-ci est passablement absurde. Peut-être pour retrouver le style de certains feuilletonistes de l'époque ? Quoi qu'il en soit, le résultat est plutôt agréable, si on abandonne l'intention de comprendre précisément les agissements de tous les personnages et qu'on se laisse porter par le flot, en essayant de visualiser toutes ces scènes.
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Nehilis
  14 mars 2017
e roman nous plonge dans un Londres uchronique de la fin du XIXe siècle avec une pointe de fantastique. Il nous emmène dans les bas-fond de la ville, dans un univers glauque et malsain, qui rappelle le gothique du début du 19ème siècle. Steampunk oblige, on y croise des innovations scientifiques originales anachroniques (un moteur perpétuel, une fusée,…) et des vaisseaux volants.
On suit un groupe de gentlemen savants, le club des Trigmégiste, qui entend lutter contre la vilenie d'un groupe de personnes composé d'un milliardaire machiavélique, un savant fou, un « messie » fanatique, un dandy pustuleux et vaniteux ainsi, hélas pour moi, qu'une horde de zombies. Je ne pensais pas que les morts-vivants annoncés seraient ce type de créatures, sinon, je ne me serais probablement pas lancée dans la lecture. J'ai dû faire de longues pauses, car je les hais en horreur! Heureusement, ils ne sont pas agressifs, mais plutôt soumis et stupides. Évidemment, ceci est purement personnel et je dois reconnaître qu'ils s'intègrent plutôt bien à l'histoire (beurk, beurk, beurk,…)
Le héros, Langdon St. Yves, n'est pas toujours mis en avant, ce qui brouille un peu les cartes dans la chorale de personnages, eux-mêmes un peu difficiles à identifier au début. Tous veulent retrouver l'Homunculus, extraterrestre aux pouvoirs extraordinaires dont celui de réveiller les morts, enfermé dans une boîte ainsi qu'une émeraude géante, dissimulé dans sa jumelle. Ils attendent également le retour d'un dirigeable fantôme qui sillonne le ciel depuis 15 ans, dont la chute est annoncée pour bientôt.
Je n'ai pas vraiment adhéré aux personnages, ils me sont restés indifférents, à part peut-être Pule et Narbondo, qui m'ont écoeurée au plus haut point! J'ai trouvé que les antagonistes marquaient bien plus le lecteur que les héros et que certains personnages secondaires étaient difficiles à situer. C'est peut être voulu, mais cela a accentué une certaine distance que j'ai pris par rapport à l'histoire.
Le style est agréable et l'intrigue est plutôt bien menée. La course pour récupérer les boîtes est pleine de rebondissements. Cependant, malgré un roman assez court, j'ai ressenti plusieurs fois des longueurs dans le développement de l'histoire et je me suis ennuyée. Je pense que c'est en partie du à mon dégoût pour les créatures mortes-vivantes que l'on croise: ce faisant, je voulais en finir au plus vite avec ce récit. Il y a aussi un certain manque de rythme et surtout, un manque de profondeur: on ne sait pas grand chose sur l'origine du club, de ses membres, de l'extraterrestre, du dirigeable,… et on ne le saura pas. C'est bien sur normal qu'un roman unique soit moins détaillé qu'une série, mais c'est un peu frustrant.
Ce livre pourra plaire aux amateurs de steampunk qui peuvent y trouver leur compte avec une ambiance gothique et malsaine au possible ainsi qu'une histoire assez originale. Les âmes sensibles comme moi, par contre, devraient passer leur chemin! J'ai du mal à savoir si ce livre m'a déplu à cause des zombies ou à cause de ses défauts (longueurs, manque de profondeur et peu de rythme). Je ne peux que vous conseiller de vous faire votre propre avis!
Lien : https://lirelafolie.wordpres..
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idevrieze
  27 juin 2017
Un livre marathon !

Petit mais costaud, n'est il pas ? 300 pages, ce n'est pas beaucoup pour te mettre dans un nouvel univers et te montrer les enjeux de celui ci. Surtout quand on cherche une petite boîte…. Mais bon. J'avoue que ma seule déception sur ce livre c'est que je ne l'ai pas vu passer. Tout simplement. La fin m'a prise de court et je me suis dit qu'en fait , j'aurai aimé beaucoup plus de développements dans cet univers. J'ai eu l'impression de passer à côté de choses importantes que l'auteur aurait voulu m'expliquer. Maintenant, vous dire que c'est voulu de l'auteur, je ne sais pas. Mais sait-on jamais….

Car ce livre est une course, n'en doutez pas. Il y a une boîte minuscule qui doit être trouvée (sinon on va anéantir le monde, toujours la même chose). Plusieurs camps la cherchent : des gentils et des méchants. Tout ceci dans un Londres Steampunk, un fog londonnien steampunk pardon ce qui nous donne cette impression de flou total pendant tout le bouquin
C'est bien ou pas bien ?

Et bien je ne sais pas ! L'ambiance est géniale et je pense que l'intrigue du coup, correspond un peu à cela. le Fog londonnien devient quelque part un personnage à part entière et on a l'impression qu'on va croiser le Docteur Frankenstein ou pire, le Docteur Jekkyl dans un coin de rue. Evidemment, on se retrouve déçu quand on s'aperçoit qu'ils ne sont pas là, qu'ils nous manquent. Cela dit, la plume de l'auteur est juste magnifique pour ce style. Mais…

Mais je vous dis, l'intrigue pour moi manque de quelque chose, un tout petit plus. Il faudrait que je le relise en Version Originale pour voir si c'est un problème de traduction mais je pense sincèrement que de ce point de vue de l'intrigue, il n'y a pas que cela. Et pourtant, c'est une histoire chouette, et j'ai bien aimé la lire. C'est dommage car ce livre ne restera donc qu'à une bonne moyenne. Peut mieux faire ! Pour les afficionados du Steampunk uniquement
Lien : https://labibliodekoko.com/2..
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Sylla
  02 octobre 2016
Avec Homunculus, on assiste à une course entre plusieurs camps, qui souhaitent mettre la main sur une boîte renfermant l'Homuncule, un être miniature, possédant entre autres le pouvoir de redonner la vie. Bien évidemment, on s'en doute, les motivations des divers camps sont différentes. le but étant avant tout pour le club Trismégiste, d'empêcher Ignacio Narbondo, un médecin adepte d'expériences contre nature, de mettre la main en premier sur cette boîte.
J'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver une ambiance steampunk. Néanmoins la lecture a été un peu difficile au départ. Et pour cause, ce livre comporte quand même pas mal de personnages. le hic est qu'ils nous sont présentés très rapidement les uns à la suite des autres. J'ai donc du lire une bonne partie du livre en étant particulièrement attentive, voire parfois en faisant quelques retours en arrière de façon à être sûre de ne pas les confondre. En dehors de ce détail, ce roman est très agréable à lire, avec un style riche et des descriptions qui nous plongent dans ce Londres revisité comme si on y était.
Encore une fois les personnages sont variés, difficile de dire que j'ai accroché à l'un plus qu'à un autre. On est plutôt dans une ambiance où les gentils sont gentils et les méchants sont méchants, et même carrément fous, pas de demi-mesure. Il n'y a que pour Bill Kraken pour qui on se demande vers qui va réellement sa fidélité.
J'avoue que, pour les raisons mentionnées plus haut, il y a certains personnages vraiment secondaires que j'ai eu du mal à situer jusqu'à la fin, ce qui a un peu gâché la lecture de ce livre.
Côté énigme, on est pris dès le départ dedans. Ce qui a également participé à mes difficultés sur les premières pages, puisque d'emblée, on nous présente ce Londres revu et corrigé, et surtout ce fameux dirigeable que l'on croit secondaire, mais qui ne l'est pas tant que ça finalement. Et ce dirigeable, on en parle, mais je n'ai pas eu l'impression qu'on nous expliquait vraiment son histoire. On en aborde une partie mais qui ne nous aide pas vraiment à comprendre le mystère qui y est rattaché. Pour autant, le livre n'en reste pas moins agréable à lire, on est pris dans les intrigues : qui va gagner ? où est la boîte ? qui travaille pour qui ? etc...
C'est donc un livre que je ne considère pas tout à fait comme un coup de coeur compte-tenu des difficultés de compréhension du départ, mais qui l'aurait été sans cela.
Lien : http://chroniquesdunedevoreu..
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
MusardiseMusardise   17 juillet 2016
La négligence donnait un aspect sordide aux maisons qui bordaient l'étroite portion de Pratlow Street encastrée entre Old Crompton et Shaftesbury. Si les ans et les intempéries adoucissaient parfois l'austérité de certaines façades en leur apportant la patine artistique subtile de la nature, ce n'était pas le cas en ce lieu. Ici et là, des volets pendaient devant des fenêtres plongées dans l'obscurité, leurs lattes retenues par des clous et des vis rouillés. On avait autrefois effectué une tentative pour égayer la devanture d'une boutique, mais le peintre chargé de cette tâche aimait les couleurs ternes. Détail plus important encore, il était décédé vingt ans plus tôt. Cette initiative donnait à la rue un aspect encore plus inhospitalier, ne fût-ce que par le peu de soleil qui filtrait entre les immeubles tombait en averses de squames fragiles à la moindre intempérie.
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PauseEarlGreyPauseEarlGrey   27 juin 2016
Bill Kraken n'est pas du genre à limiter ses sources d'information. Tous les livres nous apportent quelque chose. Et les idées, si vous me suivez, sont comparables à des haricots tassés dans un bocal. Innombrables. Mais la Terre ne mesure qu'un nombre donné de milles. Je me suis fixé pour but de l'explorer et la science est pour ainsi dire mon moyen de transport.
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Benco67Benco67   22 avril 2014
Il s'agit de la première phrase du livre:

Au-dessus de St. George's Channel des nuages aussi denses que de la laine cardée s'incurvaient en un arc qui partait de Cardigan Bay, surplombait Strumble Head et Milford Haven et dissimulait le ciel à l'aplomb de Swansea et de Cardiff.
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