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ISBN : 2266281364
Éditeur : Pocket (15/11/2018)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 41 notes)
Résumé :
René Vasseur est une machine, un être au cuir épais qui a fait la guerre, qui a changé de nom. René Vasseur est un légionnaire. Après vingt ans d'absence, la haine au coeur, il revient dans son village natal, au fond d'une vallée industrielle dévastée par la crise. Peu à peu, surgissent les ombres du passé : la femme qu'il a aimée, l'ennemi d'enfance devenu flic, l'ami qui a basculé dans le grand banditisme, son père, ancien patron de la CGT locale, tyrannique et dé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  25 janvier 2019
Après avoir terminé le lecture des " coeurs déchiquetés " , l'excellent roman noir de le Corre , je m'étais promis de faire "plus léger " , de mettre mon cerveau " à la diète " , comme on peut le faire pour son appareil digestif au lendemain d'un jour de fête . J'ai donc décidé de m'offrir un voyage plus serein dans le village de Pierrefeu , près de Grenoble . Plus serein , pas sûr. J'aurais dû me méfier , mieux observer la couverture du roman , elle m'aurait sans doute mis en garde .....
Ce village , c'est la nature , avec la pêche à la truite sur la Romanche, près d'un très joli petit pont ....Et c'est à peu près tout . Ah si , l'usine crache encore quelques volutes de fumée, et le bruit donne encore un semblant de vie à une vallée qui retient de moins en moins ses jeunes , plus attirés par la ville et sa vie " facile " mais bien dangereuse . Un village qui se meurt , tout comme Roger Vasseur , un ancien vrai syndicaliste respecté et craint de tous les patrons . Un homme d'un autre temps, à la vie bien remplie , dédiée aux autres , certes , mais elle aussi pleine de mystérieuses zones d'ombre.. C'est dans ce village que revient René Vasseur , le fils , engagé dans la Légion vingt ans plus tôt, et qui rentre au pays , en des lieux où planent trop de malheurs , trop de non-dits , de rancoeurs , de haines viscérales tellement ancrées dans les mémoires et les chairs ....et même son amour parti en lambeaux avec son départ .
Des le début, l'atmosphère est lourde , pesante , oppressante . Les mots sont rares , secs , violents , et l'on se rend vite compte que , non , le temps n'a rien effacé. Rien n'est oublié . Tout doit se payer . La tension est palpable à chaque page , pas de répit . Des phrases percutantes , courtes , efficaces .
Dans la tête de René, le présent et le passé se confondent dans une " tête perturbée " par une grave blessure , ses mains qui ont donné la mort....
Et puis , il y a Rémy, Brahim, Samia , Marie , les Lestrade père et fils , braves gens ou salauds....dont je ne vous parlerai pas , bien entendu , Xavier-Marie Bonnot le faisant tellement mieux , pour notre plus grand plaisir d'amateurs de romans noirs...Je ne connaissais pas cet auteur mais c'est promis , dès que j'aurai quitté cette vallée, je me précipiterai dans la première librairie venue pour le retrouver...
En attendant , je vais emprunter un " livre de princesses " à ma petite fille adorée . Elle me racontera une belle histoire , j'en ai vraiment besoin.
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gruz
  28 décembre 2016
Xavier-Marie Bonnot n'écrit pas des romans noirs pour violenter le lecteur. Il écrit des histoires pour sonder la partie sombre de l'âme des hommes. Il n'est pas du genre à faire accumulation d'horreurs. Pourtant, ses livres décrivent combien l'horreur peut se tapir dans l'ombre, au fond de nous.
La vallée des ombres ne déroge pas à cette règle. Après l'excellent La dame de pierre, l'auteur récidive dans la description d'une région montagneuse et nous propose à nouveau le genre de personnages qu'on n'oublie pas. Des protagonistes plein de failles, dont la part d'ombre obscurcit leur entourage proche.
Voici typiquement un roman noir « à la française » dans ce qui se fait de plus humain. Des hommes et des femmes aux caractères bourrus, avec de lourds secrets qui pèsent sur leurs âmes, avec de profondes déchirures qui cisaillent leurs coeur.
Une vallée encaissée où ces personnages encaissent difficilement leurs passés. Une vallée à flanc de coteaux où ils ne peuvent plus laisser de coté leurs parts d'obscurité.
Xavier-Marie Bonnot nous intrigue autant qu'il nous touche, nous questionne autant qu'il nous émeut. Son récit remue le lecteur qui s'attache à ses personnages qui courent après leurs ombres. Mais reste-t-il vraiment de l'espoir ?
Il faut dire que le personnage principal n'est pas du genre à inspirer de la sympathie au premier regard. Ancien légionnaire, il avait fui sa vallée avant d'y revenir au chevet de son père ancien grand syndicaliste. Il est plutôt du genre à parler avec ses poings qu'avec sa bouche, du moins pourrait-on le penser, au début… Manque de bol, les cadavres s'accumulent autour de lui, alors qu'il cherche à comprendre une mort vieille de 20 ans.
La vallée des ombres est un roman humain. Un roman social aussi, quand il décrit l'univers perdu des ouvriers. Un monde révolu que les moins de 20 ans n'ont pas connu, comme ces grèves qui ont émaillé les années 80. de nos jours, la vallée industrielle est en friche, mais certaines blessures demeurent.
Il est question de vengeance, sans l'ombre d'un doute. La vallée des larmes n'est pas comblée. Mais ce roman noir est davantage que ça, plus profond que ça. Et même si son démarrage n'a rien de vraiment original, le lecteur que je suis s'est rapidement attaché aux hommes et aux femmes qui traversent ce récit, tout comme à la plume expressive de l'auteur. Une écriture tout en retenue, belle et suggestive, idéale pour éclairer cette sombre histoire.
Avec La vallée des ombres, Xavier-Marie Bonnot réussit, une fois de plus, à nous plonger avec pudeur dans les tréfonds de la conscience de personnages troubles et meurtris.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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belette2911
  29 mars 2017
♫ Dans la vallée, oh oh, enclavée, lalilala, dans la vallée, ho ho, des rancoeurs de pierre près des tombeaux ♪
(Pardon de vous avoir remis cette chanson dans la tête).
Dans la vallée (non, on ne chante plus), des usines qui ne tournent plus à plein régime…
Dans la vallée, le chômage qui, comme la petite bête, monte, monte, monte.
De la vallée, les jeunes s'en sont exilés afin de trouver du travail… Là où leurs ancêtres (♫) bossaient comme des forçats, ceux qui ont encore un job voient leurs avantages se réduire comme peau de chagrin.
Ces avantages sociaux que les anciens avaient acquis au prix de grandes grèves, de sueur, de sang et de larmes. À cette grande époque ou le mot « syndicat » voulait encore dire quelque chose.
Et puis, comme dans tous les villages (ou les petites villes) où tout le monde se connait, on nage dans les secrets lourds et ténébreux. Tout le monde sait tout, mais tout le monde se tait, sauf que les rancoeurs ou les haines sont comme des braises sous la cendre, une légère brise et le feu repart de plus belle, encore plus destructeur.
♫ Comme ces jours de peine où l'homme se traîne à la limite du règne du mal et de la haine ♪
René Vasseur a quitté la vallée (de Dana, lalilala) enclavée, laissant le village de Pierrefeu dans son dos, mais aussi son père, son meilleur ami Brahim, sa copine Samia, son frère Rémy, mort durant une grève et sa mère, qui était morte après.
Au départ, on ne saura pas pourquoi René est parti en coup de vent, mais ce jeune homme un peu frêle et toujours en butte aux coups et aux railleries des autres s'est engagé dans la Légion. Des combats, il en a fait, des batailles dégueu, il en a vu.
Là, notre homme revient au bled, il a 40 ans et à la Légion, à cet âge là, tu es pensionné. Et quand tu reviens au bled après 20 ans de silence, on ne peut pas dire qu'on va sortir les cotillons et les flonflons pour ta pomme ! Que du contraire, on te regarde comme un étranger.
La force de ce roman est dans son écriture, dans ses personnages tourmentés, forts, ni tout blancs, ni tout noirs, dans René, homme taciturne qui se souvient de son enfance, du poids de l'Histoire avec un grand-père paternel qui avait pris le maquis et qui est mort d'une balle dans la nuque, dénoncé par des gens du village, sans aucun doute.
Le père de René est aussi un homme fort, il était syndicaliste et il en a mené, des grèves, ce communiste pur et dur. Pourtant, il y a de la fragilité dans cet homme qui a perdu son père alors qu'il n'était qu'un petit garçon et qui a senti peser sur ses épaules le poids de la Légion d'honneur de son père, reçue à titre posthume.
Et puis, il y a des flics ripoux, des salauds qui ne sont forts que planqué derrière leur uniforme ou derrière les autres, parce que une fois seul, ils se chient dessus.
Sans oublier les vieilles rancoeurs qu'on a laissé couver, telle des braises sous la cendre, et des vengeances que l'on voudrait accomplir envers ceux qui ont tabassé votre frère, le laissant mort sur le béton.
Un roman rural noir, mais pas trop rural, un roman rempli de flash-back, une histoire qui ne se dévoile que petit à petit, des souvenirs trop grands pour être gardés en soi, une histoire d'amitié, de haine, de vengeance que l'on voudrait accomplir mais dont on sait qu'elle nous laissera des séquelles.
Ça se lit tout seul, ça se dévore, ça se déguste comme un mojito bien frais sur une terrasse (ou du petit-lait pour ceux qui n'aiment pas boire), et ça donne des frissons durant la lecture car certains rebondissements sont des véritables chocs.
Une fois de plus, je viens de sonder l'âme noire des Hommes et croyez-moi, c'était pas beau à voir, mais tellement beau à lire.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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sonfiljuliesuit
  03 janvier 2017
Je ne savais pas trop sur quel genre de livre j'allais tomber, vu que ne je ne connaissais pas l'auteur ! Et j'ai eu une vraie claque, un vrai coup de coeur pour ce roman !
Une vallée enclavée, noire comme le charbon, noire comme une société complètement à la dérive, un village qui vit et subit le chômage de plein fouet, meurtri par la crise ! Alors j'ai quand même pris un ptit coup de vieux, car la Vallée des ombres est aussi une étude sur ces grèves des années 80, dont je me souviens, même si j'étais jeune, sur le syndicalisme engagé. Une partie de la population a été licenciée par cette usine qui a rejeté les habitants de la vallée sans concessions et sans remords. Tous les thèmes sont là pour donner vie au tragique.
Je me suis attachée aux personnages, à René, à son père qui sous es airs bourrus est un tendre qui a mis de côté sa famille et son bonheur pour être au service des autres. Syndicaliste dans l'âme, il y croyait, à ces hommes et ces femmes qui se battent pour une vie meilleure, malgré le noirceur et la grisaille qui les entoure !
René a fuit cette vallée 20 ans plus tôt, incapable d'affronter la perte de son frère et surtout le regard accusateur de son père, son retour fera ressurgir les blessures et les souvenirs les plus profonds…
On va de rebondissement en découvertes, René sera confronté à ses questions, il devra pardonner pour avancer ! Car dans ce livre il est bien question de pardon.
L'auteur a une écriture tellement fluide, tellement agréable et traite avec grande justesse les petites et grandes blessures.
Un livre qui parle, qui émeut, avec de l'émotion, de l'amour, du sombre, du pardon, du tragique … C'est le reflet de l'être humain en somme !
Lien : https://julitlesmots.wordpre..
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leolechat
  29 décembre 2016
Terrifiant par son réalisme et sa noirceur, le récit de Xavier-Marie Bonnot nous raconte la fin d'une époque, la chute d'un homme et la déchéance d'une vie qui rend son dernier souffle.
Broyeuse d'illusions, la vallée va se montrer aussi terrible envers René Vasseur que la légion, l'homme se retrouvant rattrapé par les démons du passé qu'il a cherché à fuir toute sa vie !
Ni résistant comme son grand-père, ni syndicaliste respecté comme son père, ni militant martyr comme son frère, René s'est toujours considéré comme un pleutre et a tenté en vain de démontrer le contraire en devenant un légionnaire décoré de la médaille militaire et de la Légion d'honneur. Recherchant toujours et encore l'estime de son père et vivant dans son ombre...
- Qu'est-ce qu'un héros ?
- La peur est-elle bénéfique à l'homme ou est-elle son plus grand ennemi ?
- Peut-on réellement fuir son passé ou ce dernier nous rattrape-t-il toujours ?
- Qu'est-ce qui fait la force d'un homme ? Est-ce sa bravoure ? Son humanité ? Sa loyauté ?
Tout comme dans "La dame de pierre", Xavier-Marie Bonnot s'attache à nous décrire des personnages authentiques. Alors que son précédent roman se déroulait dans l'univers cloisonné de paysans montagnards rustres et méfiants, sa nouvelle intrigue se situe dans un village industriel gangrené par la crise. Rugueux, façonnés par des événements traumatisants et des secrets de famille asphyxiants, ces derniers évoluent également dans un décor âpre et menaçant.
Toujours aussi percutante, la plume de l'auteur m'a complètement embarquée. Ponctués de dialogues et riches en descriptions, les chapitres qui sont courts et nerveux amènent chacun leur lot de révélations, nous donnant envie de tourner les pages toujours plus vite, au fil d'une intrigue qui se révèle de plus en plus sombre et captivante jusqu'à l'ultime révélation !
Ripoux contre criminels, patronat contre syndicat, petits secrets contre grandes révélations... Mais qu'elle est sombre la vallée !
Lien : http://leslecturesdisabello...
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   23 janvier 2017
En plus de se démarquer par la simplicité et l’efficacité de son écriture, il fait partie de ces livres saisissants difficiles à oublier.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
JeanfrancoislemoineJeanfrancoislemoine   24 janvier 2019
Contrairement à ma mère , mon père n'a jamais été croyant et ne donne aucun signe de doute sur une éventuelle vie après la mort . Il nous a toujours enseigné que la mort , c'est comme quand on coupe le courant .Plus rien car plus d'énergie pour faire fonctionner la machine . Aussi simple que ça. ( p 59)
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rkhettaouirkhettaoui   12 décembre 2016
Quand j’étais gamin, on ignorait le chômage. Mon père en parlait souvent, avec des mots terribles, mais la menace nous paraissait loin. En grandissant, la crise a pourri notre petit univers aussi sûrement que les métastases d’un cancer. J’ai vu la souffrance s’installer dans les yeux de ceux qui allaient pointer, au soir de leur vie, sans plus d’espoir de retrouver la dignité du boulot.
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Cathy74Cathy74   01 septembre 2017
"Jamais" est un mot douloureux. Un mot cruel car au-delà de toute humanité. Il est impossible à un être humain de concevoir ce "jamais". Après la disparition de ma mère, cette même impression de déséquilibre a ressurgi tout d'abord puis l'infinie absence est venue au fil des mois. Je sais qu'il me faut vivre avec cette absence et que mon existence minuscule sera à jamais orpheline.
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sonfiljuliesuitsonfiljuliesuit   03 janvier 2017
"Après sa mort, j'ai rompu les amarres. Je suis devenu un type redoutable. Les unités d'élites de la Légion étrangère m'ont transformé. J'ai souffert, j'ai saigné. J'ai tué. J'en avais besoin. Je suis descendu au fond de la vie. Tout au bout des remords. Mais mon ombre est toujours là, ma fausse identité. Aucune guerre, aucun combat ne l'a estompée. Je n'ai jamais su vraiment qui j'étais.
Tout peut changer sauf vous-même. Sauf votre passé. »
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rkhettaouirkhettaoui   12 décembre 2016
En pleine nuit de décembre. Un jeune Arabe. Ils l’ont poursuivi dans un hall d’immeuble et l’ont battu à mort. Chez nous, dans notre monde de ferraille et de chimie, l’usine crache du chômage, de la désolation. Le syndicat a « mis en rideau ».
Vers les déversoirs de scories, une bagarre claque. Je me planque sous l’énorme tube qui sort du ventre de l’usine, une tripe hideuse et bleue.
J’ai peur. J’ai toujours eu peur. C’est comme ça. La trouille glaciale, le ventre noué, le front qui sue froidement. La pisse dans l’âme.
Et je regarde.
Trois types, jeunes, des carrures de brutes, et un autre, leur victime, presque minuscule. Je ne vois pas leurs visages. Le boyau de métal me cache une partie du grabuge.
Les quatre mecs s’insultent, gueulent, matraquent. Le roulement des tapis mécaniques couvre les hurlements.
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Video de Xavier-Marie Bonnot (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Xavier-Marie Bonnot
Xavier-Marie Bonnot dévoile ses secrets d'écriture.
En savoir plus sur "Le dernier violon de Menuhin" : http://bit.ly/2fOuN4D
Rodolphe Meyer était violoniste célèbre. le public l'adulait, les critiques l'encensaient. Mais l'alcool a vaincu l'artiste. Reclus dans une vieille ferme dont il vient d'hériter, Meyer vit ses derniers jours en compagnie du prestigieux Lord Wilton, le dernier violon de Yehudi Menuhin, modèle absolu de Rodolphe. Un matin d'hiver, alors que sa raison vacille, son double surgit de la nature sauvage et interroge l'artiste sur sa part d'ombre. Sur sa vérité. Roman intimiste au coeur des grands espaces, tour à tour hostiles ou bienveillants, le dernier violon de Menuhin nous bouleverse par ce qu'il révèle de la solitude des hommes, au sommet de leur art... ou simples mortels.
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