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EAN : 9782070337620
256 pages
Éditeur : Gallimard (08/11/2007)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 19 notes)
Résumé :

Jonathan Bradley, cost-killer, est chargé de dégraisser une petite usine de robinetterie victime de la mondialisation. L'affaire est simple, mais il tombe sur un tas d'os : le code du travail, l'Urssaf, la CGT, la grève et ses piquets, le délégué syndical qui dit toujours non, les salariés peu conciliants... Ted Stanger chasse les vaches sacrées sans complexe dans cette satire qui fera rire et réfléchir, n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
jeranjou
  09 juin 2013
Allons enfants de la patrie…Quoi! Des cohortes étrangères feraient la loi dans nos foyers! (1)
Eh oui, en voyant cet ouvrage, j'ai tout de suite pensé à notre hymne national et à la défense de la patrie contre nos ennemis. En effet, sur la page de couverture figure fièrement notre bon coq gaulois affublé d'un titre plutôt moqueur « Sacrés Français » et complété par « Un américain en Picardie » suscitant la curiosité.
Mais quelle idée a donc derrière la tête Théodore Stanger, ce journaliste américain qui écrit même ses livres en français ? Et pourquoi la Picardie ?
Personnellement, en Picardie, je connais uniquement la ville de Laon. Savez-vous pourquoi ?
Pour tout vous dire, je suis monté à Paris le 11 août 1999 dans un de ces trains à bestiaux (si, si, nous étions entassés comme jamais) pour assister à l'éclipse totale du soleil pendant deux minutes à Laon en Picardie précisément pour profiter pleinement du phénomène extrêmement rare. Un moment magique et un souvenir gravé à jamais dans ma mémoire…
Mais revenons à notre livre « Sacrés Français » dont l'histoire débute dans un avion entre Dallas et Paris embarquant un américain Jonathan Bradley. Souvenez-vous « Dallas, son univers impitoyaaaaaaable ! ». Ainsi, ce manager américain de la société Honeywell est envoyé dans notre beau pays afin de restructurer une société française de robinets à Anizy en Picardie. J. Bradley s'imagine régler l'affaire en deux temps trois mouvements, le temps de dégraisser cette société achetée 3 millions d'euros à l'ancien propriétaire Monsieur Favre.
Décontenancé par les coutumes locales très différentes du Texas, J. Bradley accepte non sans une certaine difficulté, de se soustraire aux contraintes françaises. Entre autres, il devra fournir les paperasses habituelles pour louer un appartement, faire la queue pendant des heures pour obtenir ses papiers de résident français ou plus marrant apprendre les mots d'argot que lui débite sa comptable Aurélie à longueur de journée …
Aurélie, parlons-en ! J. Bradley en pince sérieusement pour la française en jupe courte… Mais il est d'abord en France pour le job et Bradley se prend une claque lorsqu'il apprend de la bouche d'un avocat français qu'il faut compter 18 mois au moins pour virer les ouvriers français.
Comment faire comprendre cela à son patron Honeywell et surtout comment atteindre ses objectifs faute de quoi sa carrière sera brisée d'un seul coup à cause de ces Sacrés Français ? A vous de découvrir comment Bradley va bien pouvoir se sortir de ce guêpier…
Comment qualifier ce livre de Stanger ? D'essai polémique ou de roman satirique ?
Je ne pourrais trancher entre les deux mais j'ai trouvé cet ouvrage fort divertissant et très sympathique à lire. Sans être de la grande lecture, avec un humour savoureux, Stanger dépeint sa vision de la France à travers cette situation épineuse et marquante consistant à restructurer une usine dans la campagne française.
Globalement, je suis plutôt d'accord avec les faiblesses et les atouts français exposés dans ce livre même si certaines situations sont caricaturales malgré tout. Je reste même persuadé que les méthodes américaines appliquées par nos managers français sont contre productives et ne motivent pas suffisamment les salariés comme ils devraient. Avec nos salaires planifiés dépendant trop du diplôme, notre modèle n'est pas transposable à la vision américaine me semble-t-il. Mais c'est un sujet plus large et plus complexe que celui qui est abordé dans ce livre.
Pour conclure, comme pour la découverte du très bon essai d'« On achève bien les écoliers » de l'américain Peter Gumbel, il est toujours intéressant d'apprendre d'autrui sur nos propres habitudes parfois ancestrales. Bonne lecture anis(y)ée !
(1) Extrait de la marseillaise de Claude Joseph Rouget de Lisle, 1792. Je précise que je n'ai pas la même couverture que cette édition moins réussie me semble-t-il?
PS : note 3.5
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Rolleton
  05 mai 2019
Bradley, un cadre important d'un groupe américain, est envoyé en France pour diriger et "dégraisser" l'entreprise Fabre Frères, dernière acquisition du groupe Honeywell.
Le nouveau directeur va se trouver face à une multitude d'embûches : le code du travail français, les syndicats, l'hostilité du personnel et des villageois, la pression de la maison-mère américaine...
L'auteur, francophile, installé depuis longtemps en France, montre, avec beaucoup d'humour, l'incompréhension entre, le directeur et sa culture du résultat, et les représentants syndicaux qui refusent de voir la réalité en face.
La description caricaturée, Ted Sanger, du monde de l'entreprise en France, est amusante.
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Bill
  05 mai 2016
Ted Stanger a été pendant plusieurs années Directeur des Bureaux de Newsweek dans différentes capitales européennes et à Jérusalem.
Installé en France depuis 1993, il a décrit, dans quelques essais, ses étonnements (amusés) au vu de certaines particularités françaises (Sacrés français) mais aussi les travers de ses compatriotes (Sacrés Américains).

Ayant vivement apprécié ces essais, par le ton humoristique et factuel, je n'ai pas résisté à son premier roman : "Un américain en Picardie".

Pas littéraire, mais se lisant simplement, ce roman décrit les aventures de Jonathan Bradley, cost-killer chargé de redresser la situation d'une entreprise nouvellement acquise par son employeur américain...
Ses premiers contacts avec la bourgade picarde où il débarque ... ses contacts avec les salariés, ... sont locasion de quelques caricatures grossières, on s'en doute à l'avance, mais l'auteur rend aussi quelques hommages appuyés aux travailleurs français (en particulier dans la mobilisation et l'implication totale dans l'urgence d'une commande à honorer, ...)
Pas un chef d'oeuvre ... mais pour passer un bon moment et esquisser quelques sourires en dégustant une lunch-box, ce livre est parfait !
Lien : http://les.lectures.de.bill...
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vdujardin
  13 juillet 2013
Ted Stanger est un journaliste américain installé en France depuis le début des années 1990, il écrit en français. J'ai passé un très agréable moment avec ce livre, où l'auteur se moque gentiment du « modèle français » mais reconnaît la capacité d'adaptation et de mobilisation des ouvriers pour honorer une grosse commande ou l'apprentissage (un peu forcé au début) de la gastronomie. Et il finit par apprendre que l'argent et l'apparence sociale peuvent ne pas être le seul moteur dans la vie… Une gentille et plutôt drôle critique des systèmes américains et français.
Lien : http://vdujardin.com/blog/st..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
jeranjoujeranjou   09 juin 2013
« Je vous présente madame Aurélie verdier, qui s’occupe de la comptabilité.» […]

Désarmé par cette arrivée incongrue, Bradley bredouilla une réponse dans un charabia incompréhensible. Cette fille ne cadrait pas avec le décor : dans une atmosphère rétro qui régnait là, il se serait attendu à une employée désuète ; une quinqua à chignon, ou un personnage à la Eugénie Grandet.

Mais Aurélie n’avait pas ce profil. […] Elle portait une robe sombre et bon marché qui épousait parfaitement ses formes. Bradley l’imaginait trente secondes en maillot de bain…


Désolé, je n’ai pas photos d’Aurélie à vous proposer… pour confirmer ou infirmer les propos de l’américain.
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RolletonRolleton   05 mai 2019
Bradley avait pigé au quart de tour : sa tâche était de réduire les coûts de production et de rendre l'usine plus intéressante pour qu'elle soit revendue, dans six mois, dans deux ans au maximum. Tout dépendait comment les choses allaient se passer. S'il pouvait améliorer rapidement le tableau des profits, il rentrerait à Dallas et s'assurerait le grand bureau dans l'angle pour l'année suivante. Sinon, on pourrait "le pousser dans la cage d'ascenseur", la métaphore de H& T pour désigner une mise au placard dans l'un des étages du bas avec une vue directe sur le parking.
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RolletonRolleton   05 mai 2019
Heureusement, il avait appris le français au lycée avec Miss Bennet, qui le considérait comme son meilleur élève- et ce n'était pas une mince affaire : aucun garçon n'étudiait cette langue aux Etats-Unis, à moins d'être gay ou hésitant sur son orientation sexuelle. Les douze autres élèves de la classe étaient des filles et constituaient ce qu'elles appelaient "Le harem de Jonathan". Miss Bennet trouvait ça déplacé.
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RolletonRolleton   05 mai 2019
"Monsieur Bernard, vous prendrez bien quelque chose ? [...]
- Ma foi, ce n'est pas de refus", acquiesça Bernard, ses traits se plissant pour esquisser un sourire. C'était un réflexe de Pavlov : la simple mention d'une boisson alcoolisée pouvait dérider un Français, là où seules les stock-options agissaient sur les Américains.
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RolletonRolleton   05 mai 2019
La voiture arriva à Anizy, et Fabre De Beauvais se tourna vers Bradley une dernière fois.
"Dites-moi. Savez-vous ce qu'est le Code du travail? Des RTT? Avez-vous entendu parler de l'URSSAF?
- Non répondit Bradley et il pensa : Miss Bennet ne m'a jamais appris ces mots-là."
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Video de Théodore Stanger (1) Voir plusAjouter une vidéo

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