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ISBN : 2709642352
Éditeur : J.-C. Lattès (27/02/2013)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :


Croire en l’économie de demain

À l’heure où la crise hante les esprits, voici un livre optimiste et stimulant pour nous redonner confiance en l’avenir. Pour Nicolas Bouzou, l’économie mondiale ne traverse ni une crise si une dépression durable mais une formidable transition vers un avenir plus libre et plus prospère.

Ce qui est assimilé à une crise est en fait une mue, le remplacement d’une société par une autre. Selon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Filox
  05 mai 2016
Nicolas Bouzou produit un essai clair et très argumenté à la fois sur une certitude: après demain nous subirons un choc de croissance, et sur le fait qu'il nous reste le plus dur : comment vivre la transition? Avant que nos enfants en tirent le plus grand profit .
l'auteur convoque Marx, Darwin, Schumpeter pour nous éclairer la route,
Marx car il nous oblige à étudier les conséquences des conditions matérielles de vie sur la pensée, à prendre acte de la formation de nouveaux rapport de production, de l'émergence de nouvelles classes sociales. Darwin nous rappelle que sans diversité il n'y a pas de survie et Schumpeter qu'il n'y a rien de plus important que la formation pour faire face à la "destruction créatrice", comme le répète Nicolas Bouzou en économie on n'a jamais vu un fabricant de chandelles produire des ampoules électriques... Et donc il y aura des dégâts dans la filière chandelle avant la pleine puissance des réverbères électriques ...
Les leçons de l'histoire sont décrites de manière passionnantes: cela va de l'histoire de Venise en passant par l'énorme faute politique de la révocation de l'édit de Nantes, la grandeur du moyen âge avec ses cathédrales gothiques qui ont réalisé la synthèse de la foi et de la raison, j'en passe ...
L'auteur s'attache à montrer les conditions de réussite pour passer de l'invention à l'innovation par l'alliance du scientifique, de l'ingénieur et de l'entrepreneur, auquel s'ajoute le manipulateur de symboles demain, lequel par son aptitude à sélectionner l'information, la synthétiser et lui donner un sens sera apte à entraîner toute la société ,
La description des potentialités du NBIC alias nanotechnologies, biotechnologies, informatique , sciences cognitives vaut à elle seule de se procurer le livre, quel talent dans la pédagogie, la vulgarisation.. !
Bien d'autres aspects sont abordés : le rôle de l'Etat, des territoires, les pays émergents, et si la tonalité est résolument optimiste, les difficultés colossales que nous vivons et allons vivre sont aussi présentes dans cet essai. Mention spéciale pour le stress psychique, compagnon de l'horizontalité ( par opposition aux grandes structures verticales des30 glorieuses ), de l'autonomie indispensable pour nous adapter des solutions à des situations très hétérogènes.
Ce qui m'a le plus intéressé c'est de saisir combien la médecine et la santé vont passer du curatif de masse à la prévention individuelle, avec une perspective de créér l'homme "augmenté " voire quasi éternel, Bouzou écrit 300 ans ! C'est énorme et j'avoue que les quelques pages sur le transhumanisme me laissent perplexes. Mais enfin ! Si mon grand père revenait, créateur et chef d'entreprise entre parenthèses , il me verrait taper un texte sur mon iphone pour ensuite en quelques clics envoyer une critique babiliote sur un réseau d'internautes inconnus et néanmoins amis !!!
Qui aurait pu prévoir cela ???
Bonne lecture, très instructif, et utile pour "l'honnête homme " du passé -en devenir quand même ! -que je suis ! Comme vous ??
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bds
  22 juillet 2013
Nicolas Bouzou peut aussi être vu et entendu parfois dans l'émission d'Yves Calvi sur France 5 « C dans l'air ». Ses commentaires avaient attiré mon attention. Je trouvais qu'il ne manquait pas de sagacité, le petit Nicolas. Avec ce livre, loin des discours abscons au jargon économique, j'ai pu suivre le cheminement de sa pensée, claire et précise, avec la juste dose de pédagogie, l'utile et pas l'autre. Elle vous donne le recul nécessaire pour vérifier que l'espoir de voir des jours meilleurs n'est pas utopique. Un économiste qui ne joue pas les Cassandre, qui donne des pistes intéressantes et qui enrichit un peu plus notre petite culture personnelle. Après la lecture de ce livre, même si Nicolas se trompe, j'ai bien envie d'être dans l'erreur avec lui et de tendre l'oreille pour écouter la forêt pousser.
(Franck)
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Ponna
  07 février 2014
c est clairement. libéral (il faut de la croissance pour rêver d un avenir meilleur,on peut en douter!) mais la démonstration est fortement étayée a travers le concept de "destruction creatrice".
c'est surtout une position enthousiaste quant a l avenir, même si l'auteur situe le centre du monde futur en asie: on arrête unde pleurnicher (coucou les declinistes) on mobilise nos moyens et nos forces et on se lance dans l'après crise.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
FiloxFilox   01 mai 2016
Au fond l'essentiel est d'être utile. Il n'y a pas de fatalité à ce que le capitalisme navigue en pilote automatique, pas de fatalité à ce que les moyens dévorent les fins. Le monde de la technique peut redevenir le monde du sens. Pourquoi ce qui a été possible avant la Première guerre mondiale ne le reviendrait il pas ? ... Nous pouvons entrer dans l'ère de la confiance raisonnée et du sens... C'est une nouvelle alliance qui est nécessaire, entre pouvoirs publics, territoires, secteur privé, monde associatif, afin de se mobiliser pour donner du sens, car savoir ce que l'on fait est utile , inhibe les peurs et décourage la fatigue.
Nous qui vivons dans les pays riches ne seront pas aux premières loges de cette renaissance, c'est quelque part vers les rives du Pacifique qu'il faut s'envoler.
Mais le cœur de l'économie monde diffuse ses effets en cercles concentriques. Les pays qui acceptent la destruction créatrice connaîtront une nouvelle jeunesse, où qu'ils se situent.
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FiloxFilox   26 avril 2016
Pour comprendre l'économie, connaître l'histoire de Venise pourrait presque suffire. C'est l'histoire d'une ville créée contre les éléments naturels, où la foi dans l'avenir déplace des montagne ( construire une ville sur pilotis, pensez donc ! ), où l'opulence se conjugue peu à peu au beau, où l'esprit d'aventure sert la croissance, où l'Etat aide l'économie dans l'entraver, où le confort de l'UE en arrogance puis en déclin. En ce début de XXI e siècle, l'économie mondiale ressemble à Venise à ses débuts. L'économie européen mime peut être Venise à son declin. Certains pays pourraient vite être engloutis dans la vase. Les économies émergentes, Chine, Inde, Brésil et beaucoup d'autres conservent l'esprit des pionniers vénitiens, qui pensaient qu'il était possible en alignant des milliers de pali (pieux en bois ) de bâtir une ville sur l'eau.
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FiloxFilox   01 mai 2016
La foi dans un avenir meilleur a disparu sous l'effet des passions, des sentiments et des idées mal étayés. Or, sans cette croyance aucun avenir heureux n'est possible..... C'est pourquoi le rôle essentiel des économistes mais aussi des intellectuels au sens large consiste à mobiliser les sciences sociales , l'histoire , la philosophie pour montrer que le monde dispose , pour la première fois dans l'histoire de l'humanité , du potentiel humain qui lui permettra de résoudre les problèmes de pauvreté , de santé et d'environnement..... L'innovation procède par vagues, et ces vagues ressemblent à un tsunami.
Nécessité fait loi. L'économie prime le droit, la politique et même les idéologies....Point besoin d'imaginer de nouveaux concepts pour penser ce nouveau monde, tout est déjà chez Smith, Ricardo, Schumpeter, Marx, Darwin, Tocqueville, car des mondes nouveaux, l'histoire en a déjà abordé plusieurs, a la fin du Moyen-âge, après les révolutions anglaises et françaises des XVII et XVIII ème siècle, à la Belle Époque... Mais pour
Tolérer cette époque difficile il faut se convaincre qu'une fois cette transition passée, c'est un avenir glorieux qui attend l'humanité.
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FiloxFilox   29 avril 2016
Du choc de croissance, dû à l'imprimerie :
Au moment où l'imprimerie fut employée, une foule de copistes durent rester inoccupés : car on peut estimer qu'un seul ouvrier imprimeur fait autant de besogne sue deux cent copistes. Il faut donc croire que 199 ouvriers sur 200 restèrent dans ouvrage. Et bien, la facilité de lire les ouvrages imprimés, plus grande que pour les ouvrages manuscrits , le bas prix auquel les livres tombèrent, l'encouragement que cette invention donna aux auteurs pour en composer en bien plus grand nombre ; toutes ces causes firent qu'au bout de très peu de temps, il y eu plus d'ouvriers imprimeurs employés qu'il n'y avait auparavant de copistes .
Jean Baptiste say 1803

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FiloxFilox   01 mai 2016
La plus haute tâche de la tradition est de rendre au progrès la politesse qu'elle lui doit, et de permettre au progrès de surgir de la tradition comme la tradition a surgi du progrès .
Jean d'Ormesson
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Nicolas Bouzou. Nous sommes au début d'un immense cycle d'innovation.
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