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EAN : 9782709665315
280 pages
J.-C. Lattès (24/04/2019)
2.91/5   22 notes
Résumé :
« C’est la fin du monde. La Terre se meurt. Nous vivons au-dessus de nos moyens. Changeons nos modes de vie avant qu’il ne soit trop tard ! »

Voici ce que nous entendons tous les jours. Des formules accusatrices, qui nous somment, de nous amender. La vie devient plus difficile. Les gilets jaunes descendent dans la rue. L’écologie devient un mot négatif, à bannir, alors qu’elle aurait dû nous mobiliser et nous passionner.
Et si ceux qui nou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Amnezik666
  10 juin 2019
Un retour de lecture un peu tardif (j'ai le bouquin depuis le 23 avril) qui s'explique par la nature même de l'ouvrage. Il ne s'agit pas d'un roman, mais d'un essai on ne peut plus sérieux, bien qu'intéressé par le propos (sans pour autant adhérer à 100%), ce n'est pas une lecture aussi fluide que le serait une fiction.
À vrai dire c'est le titre initial du bouquin qui m'avait fait craqué pour lui, Toutes Les Idées Reçues Qui Nous Pourrissent La Vie, j'ai trouvé ça délicieusement provocateur à l'ère du politiquement correct à tout prix. le titre retenu finalement est un peu plus modéré, mais annonce tout de même la couleur.
Loin de moi l'idée de vouloir remettre en question les compétences de Sylvie Brunel, géographe et économiste française reconnue, globalement je dois reconnaître que je trouve même son (contre) argumentaire plutôt pertinent et convaincant (d'un autre côté, elle prêche un convaincu). Force est toutefois de reconnaître que, parfois, j'ai trouvé son propos un peu péremptoire ; je ne suis pas certain que d'user du même ton que ces noirs corbeaux de l'Apocalypse qu'elle entend dénoncer soit le choix le plus approprié. Difficile d'affirmer, sur de tels sujets que tout est noir au blanc, il me semble plus adapter de jouer avec les différences nuances de gris.
Je ne vais pas revenir sur l'ensemble des thèmes abordés dans cet ouvrage, une fois n'est pas coutume je vais vous proposer quelques extraits (non exhaustifs) illustrant le propos de Sylvie Brunel à vous de vous faire votre propre opinion.
Avenir, alimentation, démographie, biodiversité, futur de l'humanité et de la terre sur laquelle elle vit et qu'elle ne cesse de transformer, toutes ces questions reviennent chaque jour ou presque dans les médias. Pour chacun de ces sujets, combien d'accusations et de mensonges, proférés au nom d'une écologie qui se veut aussi radicale qu'intégrale ! Rétablir les faits en se fondant sur des données scientifiques, sans présupposés idéologiques, devient urgent, car non seulement nous nous gâchons la vie avec des prédictions apocalyptiques, mais nous nous engageons en leur nom dans des directions qui nous mènent droit dans le mur.
En 1960, nous étions 3 milliards sur la terre dont un tiers souffrait de la faim et nous vivions en moyenne 45 ans. Un demi-siècle plus tard, nous sommes plus du double, 7,7 milliards, et pourtant la faim ne touche plus qu'une personne sur 12 (ce qui est encore trop). Et nous vivons en moyenne 72 ans. 142 pays sur 230 sont au-dessus de cette moyenne, avec, dans 40 d'entre eux, une espérance de vie record : plus de 80 ans. Presque tous les pays de l'Union européenne en font partie. Des pays où, précisément, on fait très attention à la nature.
Que nos animaux d'élevage doivent être traités avec respect, oui. Que les modes d'élevages les plus écologiques doivent être privilégiés, oui. Supprimer l'élevage au nom des affamés et de la planète, non : ce serait bien pire… Alors, savourons ces bonnes choses que nous proposent des éleveurs amoureux de leur métier et fiers de leurs produits, au lieu de leur pourrir la vie !
Non, la France ne produit pas « trop ». Il n'est pas sûr que réduire la production, comme beaucoup le souhaitent, améliore le portefeuille du paysan, le nôtre et la santé de l'humanité sur la planète. C'est même le contraire qui risque d'arriver. le temps où nous souffrions de la faim et des maladies liées à la faim n'est pas si lointain. Et il peut revenir.
Il faut cesser de présenter les humains comme néfastes, proliférants et destructeurs, cesser de nous bassiner tous les jours avec le prétendu glas de la biodiversité !
La nature peut effectivement se passer de l'être humain, mais il n'est pas du tout certain qu'elle s'en porte mieux, et il n'y aurait de toute façon plus personne pour se poser la question.
La vraie écologie doit être de pouvoir mettre à la portée de tous un progrès durable et respectueux autant de la planète que de l'humanité.
Nous n'avons aucune idée de ce que sera le monde de demain. Mais la peur a toujours été mauvaise conseillère. Préparons-nous sereinement à l'incertitude. Apprenons à répondre aux défis de la nature, du nombre, du changement, sans chercher de boucs émissaires ni nous imposer de sacrifices inutiles. Car jamais l'être humain n'est meilleur que lorsqu'il a confiance.
Oyez,oyez braves gens ! Non, la fin du monde n'est pas pour demain (ni après-demain) ! Non, l'humanité ne court pas à sa perte !
Pour ma part je ne supporte pas les donneurs de leçons qui veulent nous imposer leur façon de voir les choses et/ou leur mode de vie.
Je respecte les choix de chacun tant qu'on ne vient me chier dans les bottes. Tu veux être végétarien, végétalien ou végan, c'est ton droit le plus strict, je n'ai rien à y redire. Par contre ne vient surtout pas m'empêcher d'acheter (à l'attention de ces salopards d'antispécistes qui saccagent les boucheries) une bonne côte de boeuf, et moins encore de m'en régaler.
Comme je l'ai dit plus haut je n'adhère pas à tous les points abordés par l'auteure, il n'en reste pas moins que cet ouvrage a le mérite de proposer d'autres axes de réflexion… une initiative plutôt bienvenue alors que la tendance du moment serait plutôt à vouloir imposer la pensée unique !
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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Zephyrine
  31 juillet 2019
Un livre très intéressant, qui permet d'aborder différemment des sujets qui sont régulièrement évoqués dans les médias, souvent dans un esprit alarmiste.
L'auteur aborde ces sujets (alimentation, climat, écologie et d'autres sujets encore) en essayant de les vulgariser (parfois un peu trop) mais avec un angle différent de ce que l'on a l'habitude d'entendre.
Comme pour tout livre de ce style, l'auteur livre un essai et s'implique. Cela ne signifie pas qu'elle a raison et le reste du monde tort. Mais elle permet au lecteur de se poser des questions et de se faire son propre avis. Donc lecture recommandée à ceux qui veulent s'ouvrir l'esprit !
Merci à JC Lattès et Babelio pour ce livre reçu dans le cadre d'une masse critique.
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Mysterfool
  24 avril 2020
Attention femme courageuse ! Elle ose braver le politiquement correct pour s'attaquer aux écolos. Elle sera brulée pour sorcellerie à n'en pas douter. Et pourtant elle est de gauche c'est encore plus un exploit. Après lecture je suis en gros-colère à cause de toutes ces idées écolo qui nous gâchent la planète.
Merci à Patrick Cohen de me l'avoir fait connaitre sur Europe 1 car à part son émission blocus total. Tiens encore un homme de gauche !
Plutôt que de résumer son livre ou l'interpréter mieux vaut le lire.
Mais qui est cette femme ? Voilà ce qu'on dit sur le site de France culture
Sylvie Brunel est une géographe française, née en 1960 à Douai. Après des études de journalisme, de géographie et de droit, elle s'investie dans la sphère humanitaire. Elle collabore notamment avec Médecins sans frontières et Action contre la faim. En 1991, elle participe à une groupe de travail sur le développement de l'Afrique auprès du Secrétaire général des Nations unies. Elle a également été membre du Haut Conseil de la coopération internationale.
Depuis 2007, elle est professeure des universités en géographie à l'université Paris-Sorbonne IV, où elle dirige un master professionnel consacré aux pays du Sud face au développement durable.
Spécialisée dans les questions environnementales, Sylvie Brunel a publié plusieurs d'ouvrages consacrés au développement, en particulier aux questions de famine.
C'est pas Nabila !
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hbbk
  21 septembre 2019
Non, ceci n'est pas un essai ! Cela s'apparente plus à un billet d'humeur ; En effets les faits sont assénés quasiment sans argumentaire et toujours sans source ni documentation, parfois avec une mauvaise foi évidente et avec un ton souvent provocateur voire même sarcastique qui n'aide vraiment à l'acceptation du propos. Sylvie Brunel nous avais habitués à mieux.
Sur le fond il y a à boire et à manger, autant sur tout ce qui touche à l'agriculture et aux rapports nord/sud par ex on ne peut qu'aller dans son sens et reconnaître sa compétence, autant sur tout le volet urgence climatique et écologique on croirais quasiment lire du Allègre...
Le livre est aussi parsemé de petites perles savoureuses, par ex on y apprend que les lampes led émettent ... du rayonnement électromagnétique, que canicule et inondations sont incompatibles, que la beauté des paysages de pâturages et la préservation de la gastronomie français (entre autres) nécessitent de préserver les régimes carnés, que le réchauffement climatique va faire beaucoup de bien aux pays septentrionaux (et les pays du sud qui lui sont chers du coup elle les oublie là ?).... et j'en passe...
Non décidément ce livre est incompréhensible, comment cette personne peut elle se fourvoyer à ce point sur un sujet aussi grave (le climat) et surtout aussi scientifiquement avéré, elle qui se dit scientifique ?
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JMLouarn
  21 février 2020
La nature est elle bonne ou mauvaise ? Mme Brunel a tranchée depuis longtemps : la nature est plutôt mauvaise et l'homme a raison de la façonner comme bon lui chante, coûte que coûte. D'ailleurs, il est inutile de se réconcilier avec la nature. C'est surtout avec les agriculteurs que nous devons nous réconcilier, ceux de la FNSEA qui nous nourrissent de bons produits. La bio c'est pour les bobos. Et les écolos, qui haïssent tous l'humanité, sont ses têtes de Turc, car notre niveau de vie n'est pas négociable. Et puis, elle préfère les zoos aux parc naturels "car nous y sommes en sécurité". Contre la pollution elle propose la dépollution ( elle confond dépollution et reverdissement paysager "tout se répare" nous dit elle ), contre les sécheresses l'irrigation ( sait elle vraiment ce qu'on appelle sécheresse ? ) , contre la disparition d'espèces, les zoos ( sait elle vraiment ... ). Son credo : la science va nous sauver, ne vous inquiétez pas !
Même si l'on peut partager certains de ses avis, ce livre dogmatique, bourré d'amalgames, de généralités, de démonstrations sans arguments, de contre vérités enfantines, de répétions, d'incohérences, et de dénonciations invérifiables développe une pensée sans aucun recul. Elle donne son opinion sur des sujets qui nécessitent un minimum de connaissances scientifiques ou techniques. Sortie de la géographie qui est son domaine de compétences, elle patauge dans l'ignorance mais insiste pour nous donner son avis. Elle aurait juste du intituler son livre "Tous ces problèmes qui nous gâchent la vie" . Racoleur !
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Amnezik666Amnezik666   28 avril 2019
Remettons un peu de sérénité dans nos existences. Non, le monde qui nous entoure n’est pas en danger. Non, nous ne courons pas à la catastrophe. Non, il n’y a pas d’un côté des êtres malveillants qui ne rêvent que de saccager et de polluer la planète et, de l’autre, de gentilles personnes qui vivent en totale harmonie avec la nature. Et sont tellement persuadées d’avoir raison qu’elles sont prêtes à prendre les armes pour imposer leurs idées.
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MysterfoolMysterfool   24 avril 2020
Quand le ministre de l’Écologie français démissionne brutalement du gouvernement durant l’été 2018, en reprochant au président qui l’a nommé de ne pas en faire suffisamment pour l’écologie – il lui avait pourtant donné une position plus que décisive au gouvernement –, il prend d’abord trois mois de vacances. Pas juste enfermé chez lui à méditer sur les malheurs du monde, bien évidemment. Non il lui faut se « ressourcer » le plus loin possible, avec sa famille nombreuse. Puis il revient gravement annoncer la fin du monde dans une grande émission de télévision. Avant de revenir à la tête d’une fondation abondée largement par cet État qu’il conspue, quitte à en virer sans ménagement la journaliste qu’il avait placée à sa tête pendant son absence.
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Amnezik666Amnezik666   28 avril 2019
La question n’est pas de savoir quelle planète nous allons laisser à nos enfants, mais de nous demander quels enfants nous allons laisser à la planète si une vision erronée de la nature et de l’humanité devient la norme, si nous nous engageons dans des choix difficiles à assumer et porteurs d’exclusions pour une partie de la population, au nom de présupposés qui n’ont aucun fondement scientifique, de menaces brandies par de faux prophètes qui nous mènent tout droit vers de nouvelles guerres sociétales.
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JuliaBaertJuliaBaert   17 mai 2019
La géographie convoque le temps et l'espace pour comprendre le monde. Elle se veut englobante et multidimensionnelle, travaille à différentes échelles, apprend toujours à relativiser. Les condamnations et la désespérance ne sont pas de mises dans cette discipline, qui doit d'abord nous servir à faire la paix, avec nous-mêmes, avec les autres, et avec le monde.⠀
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Amnezik666Amnezik666   06 juin 2019
La colère populaire est souvent excessive, caricaturale, récupérée par les mouvements les plus violents, les plus extrémistes, mais ses fondements initiaux sont toujours justifiés : une vie qui devient plus difficile, le sentiment d’être dépassé, humilié, de ne plus rien maîtriser, de vivre dans un monde qui vous échappe et où votre vie, vos souffrances ne comptent plus.
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Videos de Sylvie Brunel (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvie Brunel
Avec Sylvie BRUNEL, professeure à Sorbonne Université, ancienne présidente d'Action contre la Faim
Les confinements ont donné des envies de nature aux citadins du Nord, faisant naître un nouvel engouement pour la ruralité. Pourtant, le travail paysan a toujours été vécu comme pénible, précaire. Au nouvel exode urbain des pays riches s'oppose la poursuite de l'exode rural au Sud. L'agriculture mondiale se trouve ainsi à un tournant : qui cultivera demain la terre et comment ?
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