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Freddy Michalski (Traducteur)
ISBN : 2869306725
Éditeur : Payot et Rivages (19/03/2003)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 120 notes)
Résumé :
Sous le territoire indiens des pieds noirs se trouvent des réserves de gaz naturel que l'on estime à plusieurs millions de dollars. La compagnie de forage, qui les convoite, n'hésite pas à éliminer les militants indiens qui se dressent contre elle. en voulant aider un de ses amis impliqué dans l'affaire, Dave Robicheaux se trouve pris dans un tourbillon de violence et n'a pour soutien que "le peuple de l'eau" et "les voix qui parlent sous la pluie", celles de sa fem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
jeranjou
  15 janvier 2014
Patron, doublez-moi Ces Emotions Névrotiquement Transcrites, Ces Restitutions Irrémédiablement Trop Irrationnelles Qui Ulcèrent, Ebaubissent, Subjuguent...
Après une longue pause dans l'hémisphère sud bravant un cyclone tropical pour la première fois de ma vie (et la dernière fois j'espère), je reviens en métropole avec eau, électricité et internet retrouvés pour vous faire découvrir (ou redécouvrir) le livre de James Lee Burke « Black Cherry Blues », troisième d'une série de romans dont le héros cajun (francophone de Louisiane) se nomme Dave Robicheaux.
En préambule et pour mieux comprendre la personnalité de Robicheaux, l'auteur rappelle à travers quelques cauchemars de Dave qu'il a perdu sa femme dans un meurtre horrible dans un précédent roman. En outre, Dave a adopté une petite d'origine Salvadorienne Alafair, prénom de la propre fille de Burke, qui lui sert d'unique boussole lorsque sa vie ne va plus tenir qu'à un fil. Un fil d'enfer je dirais même…
Enfin, participant fréquemment aux réunions des AA, Dave a est un ancien flic qui rimait avant avec alcoolique (Ô surprise) en duo avec un certain Clete qui l'appelait gentiment « Belle-mèche ». Sympa, non !
Alors que Dave se consacre principalement à l'éducation de sa fille qu'il appelle par ailleurs petit mec (James Lee Burke adore vraiment les surnoms plutôt étranges !), un vieil ami d'enfance Dixie Lee Pugh débarque pour confier à Dave quelques secrets au sujet de deux meurtres d'indiens liés à des questions d'exploration de gaz et de pétrole dans la région.
Prenant trop à coeur les problèmes de son ancien ami, Robicheaux va jouer au flic sans en avoir les prérogatives. Et les ennuis vont lui tomber dessus comme jamais et le conduire dans le Montana près de Missoula….
Missoula, Missoula… Ne serait-ce pas la ville d'adoption de James Crumley, le grand écrivain du dernier baiser !
Comme ce dernier, James Lee Burke excelle dans l'exploration des personnages plutôt cabossés et usés par la vie et par l'alcoolisme bien entendu. Dans un style plutôt flamboyant quand il s'agit de s'extasier devant les paysages américains, James Lee Burke réussit également à alterner subtilement les phases d'introspection de ses personnages et les scènes d'action parfois violentes jusqu'au dénouement final plutôt haletant.
Même si j'ai grandement apprécié ce roman, je pense qu'il aurait été préférable de commencer par le premier opus de la série « La pluie de Néon » afin de mieux appréhender la première partie du roman.
Toujours est-il que je reviendrai explorer la bibliothèque fournie de cet écrivain américain avant ma 300ième critique, c'est certain !
A découvrir sans modération et bonne année à tous au passage.
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Crazynath
  11 juillet 2016
Décidément, plus je lis du James Lee Burke, plus j'apprécie cet auteur.
Déjà fortement emballée par les deux précédents opus, j'étais sure de plonger en terrain connu, mais la, franchement, quel bonheur pour le lecteur !
J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir Robicheaux, cet ex policier cajun . le centre de son existence est la petite Alafair, si attachante et qui lui permet de donner un sens à sa vie.
Robicheaux va se retrouver mêlé bien malgré lui à une sombre histoire qui risque de le mener tout droit en prison. Afin de prouver son innocence, il va devoir quitter les marais de la Louisiane pour un moment et se rendre dans le Montana.
Il va faire des rencontres qui sont autant de rappels de son passé, côtoyer des truands dont on n'arrive pas forcement tout de suite à mesurer leur dangerosité et puis....
Et puis, il y a le style , inimitable et unique de James Lee Burke, qui arrive à restituer avec beaucoup d'art et de talent environnement qui entoure Robicheaux. Que ce soient les bayous de la Louisiane ou les forets de résineux du Montana, c'est bien simple, j'ai l'impression d'y être...
Bon, c'est décidé, je ne vais pas trainer aussi longtemps que la dernière fois pour m'attaquer à la suite !!
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Sharon
  16 avril 2012
J'adore, j'adore et j'adore.Ne me demandez pas d'être objective quand je lis un roman de James Lee Burke, car je suis une fan absolue de cet auteur. Je n'ai qu'un regret quand je le lis : avoir terminé le livre.
Le reste de mon billet risque d'être à l'avenant. le style est très riche, très nuancé, l'auteur est attentif à ce que le lecteur se trouve vraiment baigné dans l'atmosphère de la Louisiane, avec ses couleurs, ses odeurs, ses bruits, sa vie quotidienne. de ce très beau texte se dégage pourtant une extrême violence, celle que subisse les gens de peu : ouvriers, indiens, tous ceux qui se dressent contre les puissances injustes.
Nous pourrions y lire l'éternelle bataille du pot de terre contre le pot de fer, si ce n'est que les puissants sont tranquilles, très tranquilles car ceux qui devraient faire régner la justice ont deux activités majeures : fermer les yeux et écouter les clichés locaux. Autant dire que Dave Robichaux risque fort de se retrouver emprisonné, et pour longtemps.
Nous sommes des années avant La nuit la plus longue .Dave est hanté par l'assassinat de sa première femme. Il veille de son mieux sur Alafair, leur fille adoptive à qui il a sauvé la vie - autant dire qu'il se démène pour que tout aille bien pour elle. C'est sa voix que nous entendons tout le long du récit, lui qui lutte avec ses fantômes - et non pas contre eux - pour s'en sortir. J'aime cette irruption du fantastique dans une intrigue qui aurait pu être sordide, sans la force du personnage central et de quelques-uns de ses proches.
J'ai hâte de me plonger dans un autre roman de James Lee Burke.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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Thyuig
  05 septembre 2013
Un Dave Robicheaux dans la scoumoune jusqu'au cou, au point d'être inculper de meurtre avec préméditation et de risquer un séjour de vingt piges à Angola.
Black Cherry Blues est une longue souffrance. Robicheaux se remet mal -et on le comprend- de l'assassinat d'Annie et dans ses rêves, tout se mélange : son père, Annie, les indiens, le bayou.
James Lee Burke livre avec Black Cherry Blues une partition des plus noires, avec un Robicheaux vidé, usé, au bout du rouleau, proche de s'enfiler le canon du 45 dans la bouche et faire taire une fois pour toutes ce monde de souffrance.
Roman sur la rédemption, sur l'acceptation de la souffrance, Robicheaux se muant en Sisyphe le temps d'un voyage dans le Montana. Mais hisser le rocher en haut de la Bitterroot ne le condamne-t-il pas immédiatement à une descente encore plus dévastatrice ?
Black Cherry Blues va éprouver Robicheaux aussi bien que le lecteur en réservant de faibles plages à l'action et privilégier la réflexion, l'évasion onirique, les longues descriptions qui explorent si bien chez Burke la psyché humaine. Un grand roman surement l'un des meilleurs de la série.
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Derfuchs
  12 avril 2016
Mon avis :
C'est le livre du sac trop lourd à porter que l'on ne peut poser nulle part. C'est le livre du remord, de la culpabilité, des deuils non faits, mais aussi de la haine et la violence, de l'amour et de l'affection, de l'amitié. Burke est doué pour cela, il fait porter au lecteur la misère qu'a Robicheaux sur l'épaule, afin de le soulager. Il fait partager au lecteur sa rancoeur, sa haine, sa vengeance, mais aussi ses peines et son honnêteté foncière et irrévocable.
Traqué, abaissé, ruiné, avili, meurtri, blessé, Robicheaux ne change pas un iota de sa conduite, buté, teigneux, mais résolu et honnête. C'est lui qui sait, qui a raison. Et qu'est-ce que ça veut dire, d'abord, de menacer une gamine avec une seringue hypodermique souillée et, ensuite, de l'observer dans la cour de recréation de son école ? 
Il aura une aventure de passage avec une jeune et belle indienne aux tresses noires, dont il tombera amoureux, qui paiera de sa vie d'avoir deviné l'indicible. Cletus, le vieux comparse de Dave, qui lui aussi aime cette belle Darlene, se trompera de cible, éliminera un affranchi qui s'avérera ne pas être le bon alors que Dave, lui sait...
De page en page, l'intrigue se fait plus prenante, montant à la gorge à vous étouffer, jusqu'à l'insoutenable et la délivrance. Robicheaux ira jusqu'au bout de ses doutes, de ses peurs, de ses convictions les plus intimes pour arriver à ne plus souffrir de rêveries qui l'empêchent de dormir. Il lui faudra une force surhumaine pour ne pas replonger dans ce premier verre qui est le triste détonateur du retour à l'alcoolisme, démon qui l'habite dans son tréfonds, prêt à jaillir comme un diable de sa boite.
Dans une plume impeccable, une intrigue haute en couleurs, des dialogues comme des coups de poing, des descriptions dignes des meilleurs auteurs classiques, Burke signe ici une oeuvre stupéfiante, généreuse et ô combien passionnante.
Que Dave Robicheaux entoure de colliers de belles-de-nuit les cous graciles des belles qui ne hanteront plus ses nuits. 
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
jeranjoujeranjou   16 janvier 2014
Vous est-il déjà arrivé de vous demander pour quelle raison vous avez toujours le même genre de clique qui vous traîne aux basques ? Des mecs à tout faire, des musiciens engnolés, des dragueurs de plage dont l’état de rut permanent leur tient lieu de cervelle.

Pensez-vous que ce soit simplement un accident que tous ceux qui vous entourent ne soient que des frimeurs et des lèche-bottes ? A quand remonte la dernière fois où quelqu’un vous ait dit en face que vous n’étiez qu’une outre* pleine de merde ?

Dave Robicheaux à l’encontre de Sal Dio


*Sac cousu à partir de peau de bête et utilisé comme récipient d'eau.
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Philippe-rodolphePhilippe-rodolphe   31 août 2012
« Je serrai Alafair contre moi, l’embrassai sur les cheveux et allai me déshabiller dans la chambre avant de prendre une douche. La brise par la fenêtre sentait la terre et les arbres humides, délicatement parfumée par les belles-de-nuit encore ouvertes sous les ombrages. J’aurai dû éclater d’énergie en ce matin de printemps, mais je me sentais à plat, vidé, une vraie chiffe molle qui se promènerait aux confins de sa propre enveloppe. La raison n’en était pas simplement une nuit d’insomnie et de mauvais rêves. Ces périodes-là descendaient sur moi aux moments les plus bizarres, comme si mon cœur me chassait au travers du corps un sang avarié pour que, soudainement, mon esprit vînt s’illuminer d’images et résonner de bruits que je n’étais pas bien prêt à accepter.

La chose pouvait m’arriver n’importe où. En cet instant précis, c’était dans ma chambre à coucher. J’avais remplacé plusieurs planches du mur, j’avais calfaté les trous de chevrotine double-zéro et de balles à gros calibres au bois synthétique avant de les poncer au papier de verre. La tête de lit au bois creusé et déchiqueté, où le sang de ma femme avait laissé ses taches marron comme un mouchetis de brosse à peinture qu’on aurait secouée là, gisait dans un recoin de la vieille grange effondrée à une extrémité de ma propriété. Mais lorsque je fermai les yeux, je vis les traînées de flammes des fusils de chasse dans l’obscurité, j’entendis les explosions des cartouches, aussi violentes que les éclairs au-dehors, j’entendis les hurlements de ma femme qui cherchait refuge sous un drap en essayant de se protéger de ses deux mains tandis que je me ruais dans une course frénétique vers la maison sous la pluie, mes propres hurlements noyés sous le tonnerre qui roulait au travers des terres »
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jeranjoujeranjou   15 janvier 2014
- Un prêcheur m’a un jour demandé, « Fils, es-tu capable de te contenter de deux verres et d’arrêter là pour rentrer chez toi ? ».
Je lui ai dit « Je ne peux pas vous répondre, m’sieur, pasque j’ai jamais essayé. »


Dixie Lee Pugh, un ami d’enfance de Dave Robicheaux
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IzaBzhIzaBzh   22 février 2012
J'ai toujours attaché de l'importance à l'opinion de certaines personnes. Pour la plupart, des nonnes, des prêtres, des frères catholiques et des professeurs. Lorsque j'étais enfant, ceux parmi eux qui étaient bons me disaient que j'étais bien. Se trouvaient aussi dans ce groupe de personnes des êtres ineptes et malheureux d'être ce qu'ils étaient, des êtres cruels qui prenaient plaisir à inculquer aux enfants des sentiments de culpabilité. Mais les bons me disaient que j'étais bien. Aujourd'hui adulte, je continue à croire que nous devenons ce que nous voyons se refléter dans le regard des autres ; il est par conséquent important que quelqu'un nous dise que nous sommes bien.
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IzaBzhIzaBzh   22 février 2012
J'avais visité ou traversé plus d'une réserve indienne ; aucune ne m'avait laissé le souvenir d'endroit agréable. Celle-ci ne faisait pas exception. Ernest Hemingway a écrit un jour qu'il n'est de pire destin pour un peuple que de perdre une guerre. S'il s'en trouve d'aucuns parmi ses lecteurs à être en désaccord avec lui, il leur suffirait de visiter un de ces lieux où le gouvernement des Etats-Unis a placé ses habitants d'origine. Nous leur avons pris tout ce qu'ils possédaient pour leur offrir en retour la variole, le whisky, l'assistanat organisé, les internats fédéraux et les pénitenciers.
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