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Freddy Michalski (Traducteur)
ISBN : 2869305648
Éditeur : Payot et Rivages (19/03/2003)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 137 notes)
Résumé :
Un petit bimoteur s'écrase dans les marais salants de Louisiane. A son bord, deux femmes venues clandestinement du Salvador, un prêtre, un homme de main d'un caïd de la Nouvelle-Orléans et une petite fille. En sauvant l'enfant de la noyade, et en décidant, avec sa femme Annie, de la garder, l'ex-lieutenant de la criminelle, Dave Robicheaux, ne sait pas qu'il va mettre sa famille en péril et déchaîner les forces du mal.

Salué par Walker Percy pour la b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  18 décembre 2016
Prisonniers du ciel est le deuxième tome des aventures de Dave Robicheaux, l'enquêteur des bayous de Louisiane. Si l'histoire assez violente et bancale ne m'a pas complètement séduite, j'ai adoré l'immersion proposée par James Lee Burke : paysages, loisirs, gastronomie, patois, odeurs, bruits, météo... tout y est et nous emporte au pays des crevettes, des voyous et des cajuns.
Les cajuns ? Ce sont ces Américains de Louisiane descendants des Français, dont l'exemple parfait est notre héros Dave Robicheaux, ou Belle-Mèche, brute à la gâchette facile, au grand coeur et aux rêves de whisky. Une personnalité d'enquêteur certes assez courante dans les polars, mais mâtinée de couleur locale.
Je ne sais pas de quand date la traduction que j'ai lue, mais j'ai été frappée par la façon politiquement incorrecte qu'a Dave d'appeler ses amis ou employés noirs. Pas qu'il soit vraiment raciste, non, on sent qu'il aime bien son pote Batist... mais quand même ce n'est pas la même chose qu'un bon gars blanc ! Pareil d'ailleurs pour les femmes, il les aime bien, mais quand même une femme ça ne vaut pas un bonhomme, c'est mieux à la cuisine ou au lit qu'au boulot...
Après toutes ces critiques, vous pensez peut-être que je vais raccrocher avec Dave et Jame Lee Burke ? Et bien non, j'ai pris goût à la pêche aux poissons-chats, aux petits-déjeuners à base de fraises et aux enquêteurs qui n'en font qu'à leur tête. Au point d'envisager d'y retourner bientôt !
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Crazynath
  19 novembre 2014
Merci monsieur Burke !!
Merci de cette belle promenade dans les bayous et les marais de Louisiane ! Merci pour les piqures de moustiques, les pluies d'orage, les couchers de soleil qui ressemblent à des peintures d'impressionnistes !
Merci pour ce personnage tellement attachant qu'est Dave Robicheaux !
Merci pour l'intrigue qui est tellement prenante qu'elle fait la part belle à l'environnement de ce magnifique roman !
Merci pour votre style que j'adore !
Je reviendrais lire la suite des aventures de Belle-Meche, promis juré !!
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Blacksad
  27 mars 2013
À la fin de ma lecture, je dois avouer que seul LE point négatif du roman m'est revenu en tête: le fait que le récit soit empreint d'un machisme, pas forcément outrageant, mais agaçant à la longue.
Mais en y réfléchissant bien, avec du recul, je dois dire que j'ai été globalement très séduit par l'ambiance que dégage ce polar. James Lee Burke a définitivement un don pour la description. Les bayous qui servent de cadre à la narration sont si bien dépeints que l'on a réellement l'impression d'y être.
Je pense que ce n'est pas nécessairement le meilleur ouvrage de Burke pour découvrir son oeuvre, mais cela reste un moment de lecture fort agréable.
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Wazlib
  05 mai 2019
J'ai lu le second tome des aventures de Dave Robicheaux il y a maintenant quelques semaines, mais mon ressenti ne s'est pas amenuisé pour autant. J'avais été passionné par "La Pluie de Néon" et véritablement époustouflé par l'écriture de Burke. C'était pour ainsi dire un des plus beaux romans noirs que j'ai pu lire. N'étant pas un grand amateur du genre, je n'ai guère de comparaison, mais je pense reconnaître un grand livre quand j'en ai un dans les mains. Dans cette catégorie de roman noir "superstar", j'y rajouterais "Le Dahlia Noir" d'Ellroy qui restera pour moi un choc incroyable et m'a marqué définitivement dans ma vie de lecteur. Eh bien, croyez-le ou non, j'adore de façon indéfectible Dave Robicheaux et sa vie mouvementée.
Je me pose beaucoup de questions en pensant à tous les tomes de la série (il doit bien y en avoir une vingtaine), puisque Burke en a fait vivre énormément à Robicheaux en seulement deux tomes! Mais c'est l'avenir qui répondra à cette question, car c'est désormais une certitude que je vais poursuivre sur ma lancée (je devais aussi continuer le premier quatuor de LA d'Ellroy, mais les circonstances faisant, cela fait partie de ma longue, très longue PAL...).
On retrouve avec "Prisonniers du ciel" cette Louisianne pleine de sensorialité où les brisures de chacun et quelques bières font naître des ambitions viciées. Les parfums sont là, tout comme ces nuances infinies de ciel qui tantôt accompagnent un Robicheaux aimant, en paix avec lui-même; tantôt cet homme lesté de souvenirs de violence ne parvenant pas à lutter contre les perspectives d'un avenir perdu d'avance. On commence le roman avec une situation assez inhabituelle: Dave Robicheaux a rendu l'insigne, est marié et passe ses journées au bord du fleuve à tenir une petite baraque de pêche. Mais c'est sans compter sur l'arrivée impromptu d'un bimoteur dans l'océan, avec à son bord une fillette qu'il va recueillir, et qui tragiquement le fera replonger dans ses pires déviances.
Car s'il y a bien une thématique dans ce roman, c'est celle de l'innocence et du poids des erreurs. Toutes les intrigues développées dans ces pages tiennent aux erreurs de Robicheaux: son orgueil et son incapacité à "laisser couler" (l'expression est pour le coup, très bien choisie). Son acharnement à quitter la passivité portera ses fruits, au tribut d'un très lourd fardeau. Comme dans beaucoup d'oeuvre, l'alcoolisme sublime toutes ces thématiques en reflétant toutes ces émotions contradictoires entre lesquels Robicheaux tourbillonne, puis se noie.
J'ai trouvé l'intrigue plus développée que dans le premier tome, avec toujours cette galerie de personnages hauts en couleur s'incarnant en quelques lignes. S'il fallait contre-balancer cela, j'ai été moins marqué par des épiphanies poétiques comme dans le premier tome (je me rappelle de ces fins de chapitre magnifiques). Tout cela, c'est bien sûr une question de nuances car c'est encore excellent. le style de Burke est juste incroyable: ce sentiment de lire un "putain de bouquin" est formidable. Burke n'écrit pas pour le divertissement: il frappe au corps, encore et encore, et on en ressort exténué, courbaturé mais certain d'avoir vécu un sacré truc.
Alors tout est dit: bien sûr que je conseille "Prisonniers du Ciel". C'est un bouquin, au même titre que "La Pluie de Néon", incroyable. D'une puissance rare et d'un esthétisme ultra-travaillé, cette seconde mouture de la sage Robicheaux a tout pour plaire. Je persiste à dire, sans être un gros connaisseur, que cela ne satisfera pas les grands fans d'enquête ou les lecteurs de romans noirs d'"intrigue". Je pense que la richesse de Burke est tout ailleurs.
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Thyuig
  29 août 2013
Après la pluie de néons, Prisonniers du ciel, je prends les Robicheaux dans l'ordre.
C'est un roman fracturé, coupé en deux par un drame tel qu'il efface toute la violence des scènes précédentes et suivantes. Ca marque, ça heurte, ça fait mal, on en tremble, on est choqué, parce que l'injustice est tellement bien amenée que sur le moment c'en est épouvantable, on voudrait crier, rembobiner, on se demande comment Robicheaux en est arrivé là.
C'est l'art de James Lee Burke, ses personnages sont tels que le tissu cicatriciel de leurs émotion ne guérie jamais. Alors ça suinte à chaque page, mais bon dieu que c'est bien fichu. Tout ce background, cette psychologie longuement tournée et mise en place avec soin, l'écrivain la donne à lire après mille précautions et dés lors, Robicheaux ne surprend plus, l'anticipation de ses actions conditionne la compréhension de l'intrigue.
Il n'empêche que cette coupure, cette plaie immense que Burke impose à son héros, si effectivement elle permet au scénario de rebondir, elle ouvre de tels abîmes de tristesse que la douleur fait alors office de compagnon de route pour le lecteur. Mais marcher sous l'eau, en plein dans le bayou et ses eaux boueuses, oblige à certaines extrémités, il devient nécessaire de sniffer l'empathie à la paille pour espérer rester connecté avec cette histoire de vengeance, au risque de perdre pieds et sombrer définitivement avec Robicheaux.
Un très beau roman, marquant, Robicheaux entrant définitivement dans la classe des héros que l'on croise en s'en souvenant.
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Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
tamara29tamara29   10 novembre 2013
Puis je la sentis dans mon dos, je sentis ses seins venir me toucher l'arrière de ma tête, ses mains me rabattre les cheveux dans les yeux comme un noeud de serpents noirs, ses doigts retracer mon visage, ma moustache en brosse, mes épaules, la cicatrice du bambou pungi que j'avais sur l'estomac pareille à un ver grisâtre aplati, jusqu'à ce que l'innocence de son amour me donnât la sensation que toutes mes années, mes poignées d'amour, mon foie en piteux état n'avaient pas vraiment tant d'importance après tout.
J'étais peut-être devenu stupide avec l'âge ; affectueux serait peut-être plus exact, à la manière d'un animal vieillissant qui ne vient plus confronter sa séduction à l'épreuve de la jeunesse.
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CrazynathCrazynath   06 novembre 2014
Haut dans le ciel, au-dessus de moi, les pélicans flottaient, portés par les courants d'air chaud, leurs ailes déployées brillant d'or sous le soleil, jusqu'à ce que l'un d'eux, soudain, tombât du ciel tel une bombe qu'on aurait larguée, les ailes repliées contre les flancs, avant de venir exploser à la surface de l'eau pour reprendre son essor, tout dégoulinant, un hareng ou un mulet battant l'air, prisonnier du bec à poche.
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tamara29tamara29   24 novembre 2013
On tombe amoureux des femmes pour différentes raisons, je crois. Parfois elles sont simplement belles et vous ne maîtrisez guère plus le désir que vous avez d'elles que vous ne choisissez vos rêves la nuit. Puis il en est d'autres qui se gagnent un chemin jusque dans votre âme, qui sont gentilles et loyales et aimantes à la manière dont l'était, ou aurait dû l'être, votre mère. Puis il y a la fille inconnue, un peu étrange, qui surgit d'une allée de votre existence et débarque au milieu de votre vie, rien moins que la présence chaleureuse et indistincte qui vous a si longtemps tenu compagnie aux frontières indécises du sommeil.
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tamara29tamara29   17 novembre 2013
La plupart des gens pensent à la violence comme à une chose abstraite. La violence n'est jamais abstraite. Elle est toujours laide, elle avilit, elle déshumanise toujours, elle choque toujours, elle répugne et laisse les témoins qui y sont confrontés nauséeux et secoués. C'est le but recherché.
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vincentim2vincentim2   28 mars 2010
Encore enfant, si l'on m'avait demandé de décrire le monde dans lequel je vivais, je suis certain que ma réponse se serait traduite en images, des images qui me laissaient en général un sentiment de bien-être pour ma famille et moi-même. Parce que, même si ma mère était morte lorsque j'étais jeune, même si nous étions pauvres et qu'il arrivait à mon père ivre de se prendre de querelle dans un bar avant de finir sous les verrous, de la prison de la paroisse, lui, mon petit frère et moi-même avions un foyer -- un monde, en réalité -- sur le bayou, un refuge où nous étions toujours en sécurité, chaud l'hiver grâce au poêle à bois, frais l'été sous les ombrages des pacaniers,un lieu qui était le nôtre, qui appartenait à notre famille et à son mode de vie depuis l'arrivée des Acadiens en Louisiane en 1755.
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