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Freddy Michalski (Traducteur)
ISBN : 2743605510
Éditeur : Payot et Rivages (20/10/1999)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 168 notes)
Résumé :
Avant de passer sur la chaise électrique, Johnny Massina rapporte au lieutenant Dave Robicheaux les rumeurs qui courent sur lui dans le milieu : sa tête serait mise à prix par des Colombiens. Il semble que Dave ait eu le tort de fourrer son nez là où il ne fallait pas, et d'insister. Deux semaines plus tôt, alors qu'il était en train de pêcher sur le bayou, Dave a en effet trouvé le cadavre à moitié immergé d'une jeune Noire. La police locale a conclu à une noyade a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
zaphod
  29 septembre 2014
Moi, je dis, pour les polars nordiques: la peine de mort!

C'est pas ça, j'ai bien aimé les bouquins de Jo Nesbø, c'est de la bonne ouvrage.
Considérant qu'un polar se doit d'atteindre au minimum 7 sur l'échelle normalisée de Glauctitude, c'est aussi à priori une bonne idée de situer l'action dans un pays où la moitié de l'année se traîne dans une perpétuelle demi-nuit glacée.
Ça donne une raison supplémentaire de déprimer à l'instecteur alcolo de service.
Mais il n'a pas grand mérite; au nord d'Oslo, tout le monde est déprimé: policiers, coupables, indics, serveuses de bar sexy; même les cadavres sont déprimés.
C'est qu'il n'est pas rare que la victime voie avec soulagement et reconnaissance (parfois même avec une pointe d'impatience) approcher de sa tempe le canon de l'arme qui mettra fin à une vie de souffrance que des tonnes de Prozac et des années de luminothérapie n'auront pas réussi à rendre supportable.
A se demander même si les tueurs en série nordiques ne devraient pas être salariés de la sécurité sociale.

Non, sérieusement, un vrai polar AOC, ça doit se passer dans le sud des Etats Unis.
Y a pas à sortir de là.
L.A., c'est bien.
Mais New Orleans, c'est encore mieux.
Si vous n'êtes pas convaincu(e), voici une série d'arguments qui -je le crois, vont établir définitivement la supériorité du Bayou sur les forêts hercyniennes en matière de crime.

1- Les alligators, c'est plus efficace que les caribous pour faire disparaître un corps. Je ne vois pas bien qui pourrait trouver à redire à ça.

2- Aux States, pays de la liberté individuelle et du second amendement, tout le monde peut se balader avec une arme et tirer sur qui bon lui semble. Ça n'a l'air de rien, mais ça ouvre d'intéressantes perspectives à l'auteur de polar. Les constitutions nordiques sont hélas beaucoup plus restrictives.

3- le Jack Daniel's est décidément meilleur que le Salmiakki Koskenkorva (mélange de vodka et d'une composition à base de sirop de glucose et d'extrait de réglisse additionnée de chlorure d'ammonium et de noir de carbone). Faut vraiment le vouloir pour devenir alcoolique en Finlande.

4- Pour les accessoires du décor, les ventilateurs à larges pales en bois qui tournent paresseusement au plafond des arrière-salles de tripot mal éclairées en remuant un peu d'air rance sans le rafraîchir le moins du monde écrasent sans conteste les canapés design en plastique rouge modèle Skvàrgøblë.

5- Pour ceux qui aiment bien lire en V.O., le norvégien est certainement propre à donner une touche de mystère au récit, mais en ce qui me concerne, l'anglais est plus bénéfique à la compréhension générale, même si Burke ne se prive pas d'utiliser quelques mots d'argot que mon dico ne connaît pas.

6- Pluie de néon, c'est bien comme titre. Mieux que neige de néon.

7- L'odeur de transpiration, j'aime pas trop ça dans la vie. Mais dans un polar, c'est indispensable. C'est l'odeur de la peur. Comment voulez-vous bien transpirer dans un pays où les températures estivales... n'existent tout simplement pas? C'est tellement vrai qu'ils ont du inventer le sauna pour pouvoir transpirer un peu. Mais je ne sais pas, une enquête qui se déroulerait exclusivement entre les murs étroits d'une cabine de sauna, je ne crois pas que j'accrocherais.

8- Les moustiques. Ça va un peu avec la transpiration. Ça vous empêche de dormir, les moustiques. C'est le petit détail qui peut vous faire appuyer sur la détente et tout déclencher. Ça peut vous rendre fou, les moustiques. Mais les moustiques, y sont pas fous, eux! Ils n'auraient jamais l'idée d'aller habiter en Suède.

9- D'accord, il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark, loin de moi l'idée de contredire Shakespeare. Mais en Louisiane, tout est pourri! C'est le climat chaud et humide qui veut ça, tout pourrit plus vite, même les gens.

10- Une course poursuite en Saab ou en Volvo sur une route verglacée, vous imaginez un peu? Pourquoi pas en traineau à chiens tant qu'on y est? Je suis désolé, mais une course poursuite digne de ce nom demande une Mustang, une Camaro, une Firebird, quelque chose de couillu, quoi.

Alors? Qu'est-ce que vous avez à répondre à ça?

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Marple
  27 juillet 2016
Ce qui distingue La pluie de néon d'un polar lambda, c'est sans contexte la Louisiane... sa cuisine faite de maxi-torpilles aux crevettes et aux huitres ou de steaks bien grillés, sa chaleur poisseuse qui incite à nager longuement dans le fleuve, ses bayous, sa sensualité, ses pauvres parfois désespérés, ses voyous... et Dave Robicheaux.
Comme bon nombre de ses confrères littéraires d'un peu partout, le policier Dave Robicheaux est un ancien alcoolique, un solitaire rebelle et un enquêteur hors pair. Rien d'original jusque là. Mais il a une nonchalance et un art de vivre tout à fait dignes de la Louisiane : le livre ne se concentre pas uniquement sur son enquête, mais évoque aussi sa vie privée, de ses rencontres amoureuses à sa jolie relation avec son frère, en passant évidemment par la lutte avec ses démons ou ses réflexions philosophiques. Là, c'est nettement plus original... et, plus encore, c'est excitant, c'est émouvant et c'est beau.
Je ne vais pas revenir sur le détail de cette enquête qui commence par les révélations effrayantes d'un condamné à mort et comprend son lot de meurtres, de tabassages en règle et de trahisons. Non, je ne vais pas revenir dessus, car je vous recommande de la lire vous-mêmes... En tout cas, moi je vais bientôt retourner voir Dave Robicheaux.
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belette2911
  01 janvier 2015
Puisque le temps n'est pas au soleil, plutôt que de me plonger dans un polar venant d'un pays Nordique, j'ai opté pour un bon bain de soleil sur la péniche du lieutenant Dave Robicheaux, flic à la Nouvelle-Orléans.
Moi qui pensais être pèpère, j'en fus pour mes frais… Pourtant, le postulat de départ avait l'air tout simple : une jeune fille noire est retrouvée noyée dans le bayou après overdose. Pas de quoi casser trois pattes à un policier, vous me direz.
Oui, mais, ça, c'était sans compter notre lieutenant qui flaira un truc pas net.
Déjà, notre ami est ce que l'on peut nommer un flic tenace. À côté de lui, un pit-bull affamé accroché à un os, c'est de la gnognotte !
Bon, Dave a un passé d'alcoolo, il replongera dans les vapeurs du whisky mélangé à la bière, il est parfois teigneux, têtu, violent, dézingueur de méchants à ses heures perdues, mais il a une qualité : il est incorruptible et il ne chante pas à tue-tête ♫ Vaninahahahaha ♪.
Ne nous y trompons pas, ceci est un roman noir, un roman sombre et l'auteur, à l'aide de sa plume, s'en va grattouiller sous le vernis de l'Amérique, celle qui est corrompue dans ses hautes sphères, celle qui est non démocratique de par sa guerre du Viêt Nam…
Dave a fait la guerre et comme de nombreux soldats qui en sont revenus, il a l'esprit encombré de tas de souvenirs horribles. Chaque nuit, il doit lutter contre les cauchemars et les images qui l'assaillent.
Ne vous attendez pas à une grande enquête, le but du roman n'est pas vraiment de la résoudre en 380 pages, mais plus de vous entraîner dans les petites rues de la Nouvelle-Orléans, d'aller à la rencontre de certains de ses habitants – bons ou moins bons – de vous frotter à sa corruption, aux trafiquants d'armes et autres salopards qui peuplent les rues comme les ‘gators (alligators) hantent les eaux des bayous.
Malgré une intrigue aux multiples tiroirs, impossible pour le lecteur de perdre le fil de l'histoire car James Lee Burke, ce grand auteur, a balisé son histoire. Pas besoin de revenir en arrière pour comprendre, il suffit de suivre le fil d'Ariane.
Les personnages, nombreux, sont bien détaillés et nous réservent quelques surprises de leur cru. Ici, la Louisiane est elle aussi un personnage à part entière. C'est elle qui a forgé les habitants ainsi.
Niveau dialogues, l'argot est présent, sans pour autant plomber le style d'écriture de Burke, constitué aussi de bons mots. Sa plume m'a enchanté de par sa poésie et son humour. de plus, elle sait être caustique envers son pays.
L'atmosphère est dense, les vieux ventilateurs à larges pales en bois tournent paresseusement au plafond, afin de rafraîchir un peu l'air, mais peine perdue, on sentira la température monter au fil de l'enquête en free-lance de notre Dave Robicheaux et les cadavres s'empileront à nos pieds.
Un conseil avant de lire, vérifiez que votre 6 coups est bien chargé au fond de votre poche, ne faites confiance à personne mais n'hésitez pas à déguster un sandwich aux crevettes et aux huitres entre deux bastons. Ah oui, n'oubliez pas votre anti-moustique.
Ceci était la première enquête de Dave Robicheaux, un flic qui a de la profondeur dans ses réflexions et de la ténacité dans ses actions. Pour ma part, je compte bien lire toute la série afin de me replonger dans ces romans noirs aux ambiances particulières.

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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Crazynath
  13 septembre 2014
Première plongée pour moi au coeur de la Louisiane avec James Lee Burke et son héros Dave Robicheaux.
j'ai beaucoup aimé l'ambiance du livre, on a vraiment l'impression de sentir la moiteur du climat de la Nouvelle-Orléans et ses environs !!
Dave Robicheaux, va se retrouver mêlé malgré lui lié à la mort d'une jeune femme trouvée dans un bayou.
L'enquête en elle même n'a rien d'extraordinaire, mais ce qui donne un plus à cette histoire, c'est bien sur le personnage central ( fort attachant d'ailleurs ) et ceux qui gravitent autour, mais aussi et surtout cette Louisiane qui est magnifiquement décrite par l'auteur !!
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sylvaine
  04 juillet 2017
Dave Robicheaux est lieutenant de police à La Nouvelle Orléans, flic intègre, cajun, l'homme à la mèche blanche a découvert le corps d'une jeune fille dans le bayou. Quand il apprend que la police locale a conclu à une noyade accidentelle il devient fou et décide de mener sa propre enquête . Très vite sa tête est mise à prix par les colombiens ,rien ne l'arrêtera.... Un vrai polar à l'américaine, tout y est . La rivalité entre la police de district et les Fed , la lutte sans merci entre bandes rivales ,les coups, les bosses, les morts et un héros! La pluie de néon est le premier tome d'une longue série de polars mettant en scène Dave Robicheaux dit Belle-Mèche . le décor est planté et quel décor! La Nouvelle-Orléans à la fin des années 80 . Katrina n'est pas encore passé par là .James Lee Burke aime cette ville, ses alentours cela se sent , cela transpire entre les lignes. Et en plus, en arrière plan ,James Lee Burke s'attache à ces hommes qui sont allés au Viet-Nam, en sont revenus fragilisés humainement et physiquement , Robicheaux est l'un d'entre eux , cela ne le rend que plus attachant . C'est sans doute cela qui m'a le plus touchée .
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Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
ThyuigThyuig   22 août 2013
Pourquoi ? Parce qu'en vérité, ce que je voulais, c'était boire. Et je veux dire par là que je ne voulais pas retomber doucement dans l'alcool, en petites glissades faciles, grâce à quelques Manhattan sirotés à un comptoir d'acajou avec repose-pieds en laiton, dans un bar aux box de cuir rouge, devant des rangées de verres brillant de lumière empilés devant un long miroir au mur. Je voulais des bouillettes à m'exploser la tête, Jack Daniels et bière pression, vodka sur glace, Beam sec et son verre d'eau à part, tequila brute qui vous laissait le souffle coupé à bouillonner dans vos propres humeurs. Et je voulais tout ça dans quelque bar miteux de Decatur ou de Magazine, là où je n'étais obligé de rendre de comptes à personne, là où mon reflet en gargouille dans le miroir ne serait rien d'autre qu'une de ces curiosités d'ivresse comme la pluie mouillée de néon qui frappait les vitres.
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CrazynathCrazynath   12 septembre 2014
Si vous voulez me faire part de vos commentaires sur mon cas ce matin, il faudra faire comme tout le monde : prendre la queue. En ce qui me concerne, vous êtes déjà limite, votre parcmètre est en zone rouge.
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zaphodzaphod   22 septembre 2014
“They have fixations. Something’s wrong with their operation and they target some schmo that’s wandered into the middle of it. It usually doesn’t do them any good, but they think it does.”
“I’m the schmo?”
“No, you’re a bright guy with stainless steel balls, evidently. But we don’t want to see you a casualty. Let’s take a ride.”
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CrossroadsCrossroads   19 novembre 2010
Je quittai la chambre (d'hopital) sans faire de bruit , plein de ce sentiment de culpabilité qui nous saisit lorsque nous sommes autorisés a quitter le chevet de quelqu'un qui nous rappelle notre condition de mortel.
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art-bsurdeart-bsurde   10 septembre 2017
Ce soir-là, installé dans la morgue du Times Picayune, à tourner les pages jaunies de vieux journaux, je me pris à réfléchir sur l'importance ambiguë du passé dans notre existence. Afin de nous en libérer, nous le traitons comme un souvenir qui se décompose au fil des jours. Et dans le même temps, c'est la seule aune que nous ayons pour mesurer notre identité. Il n'est guère de mystère au moi de chaque individu : nous sommes ce que nous faisons et ce que nous avons connu. Il nous faut en conséquence constamment le faire revivre, ce passé, lui ériger des monuments, et le garder bien vivant afin de nous souvenir de celui que nous sommes.
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