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EAN : 9782264072740
Éditeur : 10-18 (20/06/2019)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Conspiration au pays des maharajahs.
Calcutta, 1837. Le pays est sous la régence de la Compagnie britannique des Indes orientales. Figure haute en couleur chez les expatriés anglais, l'écrivain Xavier Mountstuart vient de disparaître dans les profondeurs de la jungle, alors qu'il faisait des recherches sur une secte d'assassins, les thugs. L'armée de la Compagnie envoie à sa recherche Jeremiah Blake, un agent spécial, grand spécialiste des mœurs du pays, acco... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Ogrimoire
  19 décembre 2017
Quand on attaque un livre, on se forge d'abord une première impression à partir de l'aspect de la couverture, et du résumé proposé en 4e. Ici, la couverture attire l'oeil, elle est très réussie ; les commentaires tirés de la presse anglophone (The Washington Post, The Guardian, The Financial Times) sont dithyrambique ; en 3e de couverture, on apprend que c'est son premier roman (elle avait, avant cela, publié deux autres livres, mais il s'agissait de livres d'histoire) ; enfin, le résumé, qui nous invite à plonger dans les mystères du sous-continent indien en 1837, sous la domination britannique. Tout cela est extrêmement attirant !
Ensuite, il faut entrer dans le livre. Et, parfois, ça ne se passe pas. Mais, ici, rien de tel. Dès les premières pages, on est à Calcutta. L'ambiance est poisseuse, lourde, le sentiment de supériorité des anglais vis à vis des populations locales est écrasant. On découvre William Avery, jeune, de mauvaise humeur, un brin arrogant. Et on découvre cette micro-société extrêmement hiérarchisée, essentiellement basée sur les apparences.
La première rencontre avec Blake est plutôt tendue… On voit face à face deux personnages que tout semble opposer : Jeremiah Blake, entièrement converti à la vie locale, évoluant comme un poisson dans l'eau au milieu des indiens, maîtrisant plusieurs langues locales, et remonté contre les britanniques, alors que William Avery méprise les autochtones, ne rêve que de retourner en Angleterre, déteste le pays… Et, naturellement, ils vont devoir faire équipe. Rien que l'association est déjà profondément romanesque !
Le narrateur, c'est William Avery. Pourquoi lui ? Parce que, on le sent rapidement, c'est lui qui va évoluer. Il va devoir se battre avec ce pays, abandonner ses certitudes, apprendre à dépasser ses a priori et les clichés colonialistes. Sa naïveté initiale est juste insupportable : il semble tomber la tête la première dans tous les pièges soumis à son intelligence.
Le résultat ? J'ai beaucoup apprécié cette lecture ! Non seulement il y a une enquête historique, mais, aussi, une forme de quête existentielle, pour William Avery qui va devoir se confronter à la mort (celle de son ami, Frank Macpherson), à la violence, aux dérives que peut provoquer le pouvoir, à la jalousie, à l'amour, aussi. Il va devoir passer au delà des généralités, des on-dits. Il va aussi devoir faire preuve de son courage.
Pour un premier roman, c'est, de mon point de vue, un coup de maître. Et, ayant découvert que la série Avery & Blake compte au moins deux autres tomes… il n'y a plus qu'à attendre qu'ils soient traduits en français ! Ou à les lire en anglais ?
Lien : https://ogrimoire.wordpress...
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Jeanfrancoislemoine
  04 février 2018
Je viens de terminer ce roman dont j'ai envie de dire que c'est un bon roman.Il est bien écrit, documenté et nous apprend bien des choses ,notamment l'occupation anglaise et son objectif de s'approprier bien des richesses.
L'auteure à bien travaillé et nous apporte beaucoup de renseignements sur le pays,ses moeurs,ses intrigues,ses complots.Il y a beaucoup à prendre en Inde,à cette époque.
Et puis il y a les personnages,deux qui s'ignorent au départ,s'observent ,s'estiment et se respectent.Et puis,il y a les autres,faibles,traîtres,menaçants ou bienveillants.Les portraits sont très bien évoqués.
Et que dire de toutes ces descriptions de très bonne facture.
Tout cela est fort bien.Malheureusement,il y a la lenteur.Lenteur de la mise en place,lenteur de descriptions interminables,dialogues sans fin,scènes dramatiques relatées de façon trop lisse.Il est effrayant de voir un crâne écrasé sous le pied d'un éléphant ,non?Et bien là ,pas d'émotion particulière ,pas de frayeur,pas de colère ...Tout manque un peu de sentiment de révolte,de force,les pendaisons collectives,les guet apens avec des morts,la poursuite,même pas peur.Tout est trop lisse,banal,et c'est dommage.Je pense que l'auteure ne sait pas nous faire "prendre parti",on lit,sans s'impliquer et c'est bien dommage.
Je le répète, ce livre mérite notre attention mais ne nous envoûte pas. Amateurs de thrillers,de romans noirs,passez votre chemin.Amateurs d'aventures,laissez vous entraîner et...donnez moi votre avis.
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Kio971
  20 août 2019
Publié dans la collection Grands Détectives chez 10/18, Maharajah de M.J. Carter ressemble plus à un roman d'aventures à la manière du XIXè siècle (bien que publié en 2014) qu'à un véritable roman policier.
Situé dans l'Inde du début du XIXè siècle, encore sous la coupe de la Compagnie des Indes avant que la couronne britannique en prenne l'administration directe, Maharajah relate les pérégrinations d'un jeune officier anglais nouvellement arrivé dans le pays, accompagné d'un aventurier anglais (installé, lui, depuis beaucoup plus longtemps en Inde, et donc au fait des us et coutumes de ses peuples, en plus d'en parler les langues) envoyé par ses supérieurs hiérarchiques à la recherche d'un autre Anglais, un écrivain à succès (dont notre jeune officier est de plus, l'un des plus grands fans), mystérieusement disparu dans les jungles du nord de l'Inde -notons au passage que "jungle" est un mot d'origine sanskrite qui désignait au départ une savane arborée et non pas la forêt impénétrable dont nous en avons fait le synonyme.
Ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable . On est loin - très loin ! - du souffle romanesque de Pavillons lointains, de la fantaisie onirique de L'enchanteresse de Florence, ou de l'émouvant Taj.
Maharajah aligne tous les clichés sur l'Inde coloniale, comme si son auteur craignait d'en oublier un seul et se hâtait d'en cocher les cases : tigres féroces, bandits de grand chemin encore plus féroces (et membres de mystérieuses et féroces compagnies secrètes), féroces maharajahs ruisselant de pierreries résidant dans de luxueux palais pleins de mystères et de concubines ...
M.J. Carter parsème son livre de mots hindis, comme la maîtresse de maison qui s'imagine que si elle décore joliment son gâteau, personne ne se rendra compte qu'il n'est vraiment pas fameux. Las ! Ce genre de supercherie ne prend pas plus en littérature qu'il ne prend en cuisine et Maharajah m'est resté sur l'estomac comme des jalebis trop sucrés et beaucoup trop gras ...
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Sourisetdeslivres
  06 décembre 2017
Nous sommes en 1837, à Calcutta. l'Inde est à ce moment-là sous régence britannique.
Xavier Mountstuart, célèbre écrivain, a disparu.
Le colonel de la compagnie décide d'envoyer un ancien militaire Jeremiah Blake et un jeune soldat William Avery à sa recherche.
Tous pensent qu'il a été enlevé par les thugs, des bandits assassins, une caste agissant pour la déesse Kali.
Tu as ici le pitch de départ et la raison de cette aventure au coeur de la jungle hindoue
A priori, ce livre avait tout pour me plaire ; j'étais même très impatiente de me plonger dedans quand je l'ai reçu. Une couverture splendide, une quatrième de couverture qui me promettait un thriller historique en Inde : histoire, thriller et découverte d'un pays c'est tout ce que j'aime, mais tu me diras alors pourquoi ne l'as-tu pas aimé ?
Je vais tâcher de t'expliquer en te donnant mon ressenti.
Sache que certains lecteurs l'ont adoré et d'autres comme moi sont plutôt mitigés.
Toute lecture est une histoire de ressenti donc, toi qui me lis, peut-être l'aimeras-tu.
Je te donnerai des liens de différents avis à la fin de ma chronique.
Tout d'abord, ce n'est absolument pas un thriller, un roman d'aventures oui, mais ne t'attends pas à lire un thriller si tu commences ce livre.
Je ne peux même pas le classer dans les polars, ce n'en est pas un.
Il m'a d'abord fallu énormément de temps pour rentrer dans la livre ; je ne me suis pas immergée dans l'histoire avant la page 150. (pour un livre qui en compte 416 pages)
Ensuite, je ne me suis pas attachée au héros du livre, Avery.
Blake m'a titillé un peu plus, je me posais des questions sur cet homme et enfin Mir Aziz qui accompagne le groupe dans sa mission m'a paru le plus sympathique tout en me méfiant de lui.
Je ne peux pas donc dire que je les ai détestés, mais je n'ai ressenti aucune empathie pour eux, Avery m'a fait lever plusieurs fois les yeux au ciel.
Un personnage du début du roman, ami et compagnon de chambrée de William Avery, lui par contre m'avait plu, mais il lui arrive malheur, j'ai donc cru que oui on allait partir sur les traces du poète disparu, mais aussi résoudre la disparition de ce personnage.
Je ne te dis pas lequel je ne veux spoiler personne.
L'inde est synonyme pour moi de couleurs, d'odeur, d'architecture, mais hélas je n'ai pas voyagé, je ne me suis absolument pas évadée je suis restée tout au long de ma lecture dans mon canapé.
Tu vas me demander pourquoi, pour moi le souci principal est le style d'écriture de l'auteure.
Il est lourd, poussif, ampoulé.
Je ne peux nier les descriptions des paysages parcourus, mais ils sont hélas perdus au milieu d'informations qui ne m'ont personnellement rien apporté.
J'ai enfin trouvé le rythme du livre extrêmement lent, il faut attendre les 100 dernières pages pour que l'action et les rebondissements arrivent et là pour le coup je n'avais rien vu venir.
Pour ce point, là l'auteure m'a convaincue, elle m'a mené en bateau, mais aimer un livre uniquement sur les 100 dernières pages c'est trop peu.
Pour ce qui est de l'aspect historique, il est bien rendu, le racisme des Anglais envers les Indiens est terrible à lire, il a pourtant bien existé et pas seulement en Inde.
Encore une fois, le trop grand nombre de détails inutiles (toujours à mon avis) ont nui à ma lecture.
Les dîners des riches officiers et généraux, les descriptions des toilettes de ces dames ne m'ont strictement rien apporté et m'ont plutôt exaspérée.
La légende et l'histoire des thugs ces criminels qui vénèrent la déesse Kali par contre m'a intéressé, mais j'aurais cru avoir plus d'action grâce à eux puisqu'ils sont si dangereux.
Je m'étais imaginée que Avery et Blake allaient devoir ruser contre eux dès le départ.
Les autres protagonistes ne m'ont pas convaincu.
Ils ne m'ont inspiré que mépris.
Leur façon d'être, leur supériorité face au peuple qui meurt de faim et eux qui se permettent de grands dîners ou cette longue traversée du sud vers le nord du général de la compagnie accompagné de dix mille soldats et leurs familles, cette parade qui ne va faire qu'appauvrir encore plus les villages traversés m'a écoeuré.
De plus, je ne voyais pas ce que cela apportait à l'intrigue si ce n'est de retranscrire l'état d'esprit des Anglais vis-à-vis des autochtones.
Je ne peux nier que l'aventure est présente, que l'on traverse l'Inde de part en part et que le chemin de Blake et Avery ne sera pas de tout repos, mais je n'ai réussi à aucun moment à être bien dans mon livre.
Une lecture que j'ai trouvée assommante. J'ai d'ailleurs piqué du nez plus d'une fois ce qui est très très rare quand je lis .
Il m'a manqué d'action, de psychologie des personnages même si vers la fin on comprend mieux leur comportement. le suspens de savoir qu'est devenu Mountstuart et s'ils vont le retrouver est là, mais ne m'a pas tenu en haleine.
Il ne fallait pas autant de pages pour arriver à ce dénouement ; j'ai trouvé le développement est bien trop long.
Lien : http://luciebook.blogspot.be..
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Kloliane
  15 mars 2018
Quelles désillusions… Bercés par les romans de Xavier Mountsuart, William Avery s'est engagé dans l'Armée de la Compagnie afin de vivre, à son tour, de grandes aventures en Inde. Pourtant, la réalité est très éloignée de ses rêves. Endetté et avec peu de chances de monter grades, le jeune homme commence à avoir le mal du pays et désire rentrer en Angleterre. Mais voilà, le destin semble être farceur avec lui, car il va devoir retrouver la trace de son auteur préféré, qui a disparu, avec l'aide de Jeremiah Blake, un agent spécial assez taciturne.
La narration se passe par William Avery qui a tout du… Colon blasé qui regarde de haut une civilisation bien différente de sa chère Angleterre et qui ne lui offre pas les merveilleuses aventures que lui promettaient ses nombreuses lectures. Je vous avoue que sur le coup, j'ai un peu grogné… mais avec un léger sourire, car je pensais bien deviner pourquoi l'auteur nous dresse un tel portrait dès les premières pages.
Suite à un ordre donné par la Compagnie qui a imposé la présence anglaise en Inde, il va aller à la rencontre de Jeremiah Blake qui est son total opposé.
Certes, Blake n'est pas vraiment un joyeux luron et ne donne pas beaucoup d'occasions de vraiment découvrir l'homme qui se cache derrière son attitude assez froide. Mais ce n'est pas pour autant qu'il n'essaie pas d'ouvrir les yeux d'Avery sur la vie de la population indienne sous le joug de la Compagnie qui n'est pas aussi parfaite qui semblait être. D'ailleurs, le jeune homme le verra de lui-même tout le long du voyage qui a tendance à nous faire penser à un parcours initiatique.
Ils feront la rencontre de plusieurs personnages qui enrichiront l'intrigue:
– On retiendra en premier les Thugs, une confrérie d'assassins et adorateurs de la déesse Kali. Ils furent, d'ailleurs, très popularisés dans le monde par divers romans publiés à la même période où se déroule cette histoire
– Puis, il y'a ceux qui apportent différents regards, en plus de ceux d'Avery et Blake sur l'Inde: source de richesse pour certains, d'autres d'un air « paternaliste » pensent offrir une meilleure qualité de vie et de savoir à une société indienne bien trop archaïque pour eux, des souverains indiens qui essayent de maintenir leurs trônes pour conserver leurs territoires face à la domination anglaise etc….
On sent qu'on est sur une poudrière prête à exploser et l'avenir ne va faire que confirmer ce ressenti.
D'accord pour le contexte, mais l'intrigue ? Tout d'abord, il a tout du roman d'aventures:
– traverser la jungle pleine de dangers, en quête d'une personne disparue et se battre contre des bandits prêts à vous écorcher vifs…
Dit comme cela, je ne peux m'empêcher de voir les éléments des histoires que lisaient Avery et une des raisons qui l'ont poussé vers l'Inde. Pourtant, tout en reprenant les codes du genre, l'auteur nuance le côté le romanesque en y incluant des personnages historiques avec leurs véritables contributions au sein de la Compagnie, mais aussi un regard lucide de la situation à travers le personnage de Blake. Peut-être que j'extrapole, mais il est possible d'y voir une certaine ironie de la part de l'auteur, sur ses récits qui pullulaient dans les journaux lors de la période coloniale.
Le seul point gênant durant ma lecture fut la présence de quelques longueurs lors du trajet et a levé les yeux face aux lamentations d'Avery. Mais lorsqu'une scène d'action arrive, je peux vous dire qu'elles sont efficaces et bien dynamiques.
Conclusion:
« Maharajah » est un roman qui m'a beaucoup plu pour son traitement du contexte historique et son duo, qui là encore, j'aimerais retrouver dans d'autres récits afin de surtout voir continuer l'évolution d'Avery auprès de Blake.
Le style est agréable et on ne peut qu'apprécier le travail minutieux de l'auteur pour les détails historiques. Côté aventure, bien qu'il y' ait quelques longueurs, on se laisse facilement entraîner par cette enquête qui touche les hautes sphères de la Compagnie.
A conseiller surtout pour ceux qui aiment lire des romans historiques fort bien détaillés et sachant retranscrire avec lucidité et sans condescendance une période riche en événements.
Lien : https://klolianebooks.wordpr..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MalachiteMalachite   11 janvier 2019
̶ Je vois que la Compagnie exige des loyers de plus en plus chers, rétorqua Blake d'une voix douce. Je vois que les anciennes relations entre les propriétaires terriens et leurs métayers ont été brisées. [...] Je vois des hommes arriver chaque jour à Calcutta, chassés de leurs terres, affamés ou exploités comme des esclaves parce qu'ils ne peuvent pas payer leur loyer. On les oblige à planter de l'indigo et de l'opium alors qu'ils devraient cultiver de la nourriture. L'autorité de la Compagnie s’étend et le pays s'appauvrit.
̶ Quand vous dites des hommes, voulez-vous dire des indigènes ? » intervint l'une des épouses.
Les yeux de Blake s'arrondirent.
« Vous êtes un jacobin, monsieur ! s'écria son mari.
̶ Vous ne le pensez pas sincèrement, monsieur Blake ? demanda Hogwood.
̶ En ce moment même, la suite du gouverneur général et une armée de dix mille hommes avancent vers le nord sur la Grand Trunk Road, traversant les territoires touchés par la famine. Que va faire ce convoi, à votre avis ? Va-t-il apporter du pain et du miel aux indigènes affamés ? Ou va-t-il ravager les terres sur son passage, telle une légion de sauterelles ? »
[...] « Monsieur Blake, vous êtes un cynique, dit le commandant.
̶ Peut être en ai-je trop vu. »

p.225-226.
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AtasiAtasi   15 juillet 2018
L'idée que tu serais allé à Jabalpour uniquement à cause d'un poème était ridicule. Tu n'as jamais hésité à recourir à l'imagination pour suppléer la réalité. Et le livre de Sleeman, Ramaseeana. La langue secrète des thugs ? Sérieusement ? Quelle langue ? Des mots que l'on retrouve dans tous les bas-fonds et les bazars de l'Inde. Quelques phrases d'argot de malandrins, l'idiome des castes les plus pauvres et les plus démunies. Les présages et les rituels : une série de superstitions et de coutumes communes à tous les paysans et à tous les petits voleurs que l'on retrouve un peu partout entre Lahore et ici.
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ClioInoClioIno   06 novembre 2017
En face de moi, Blake se pencha et me parla à voix basse. Étrangement, les mots me parvinrent en dépit de la musique.
"La vie ne se mesure pas au nombre des années, mais à l'emploi qu'on en fait ; certains hommes ont eu une longue vie et très peu vécu. Vous avez bien vécu et avec honneur."
Le conteur s'interrompit et réclama des rafraîchissements. Mir Aziz me regarda. Il sourit et tendit la main d'un geste étrange, presque fraternel. C'est maintenant, songeais-je.
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AtasiAtasi   15 juillet 2018
La chaleur était accablante. Les bosquets se succédaient et nous ne cessions de croiser ces arbres gris qui semblaient vouloir asphyxier la végétation.
"Comment si un arbre s'efforçait d'étouffer l'autre, dis-je. Comment s'appellent-ils ?
- Ce sont des figuiers étrangleurs", répondit Blake.
C'est ainsi que nous entrâmes dans Jabalpour avec trois cadavres.
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OgrimoireOgrimoire   19 décembre 2017
Si les bizarreries de M. Blake contribuaient à me divertir, il était également l’ombre qui obscurcissait ma belle humeur renaissante. J’avais prévu de m’excuser de ma conduite du premier jour, mais son entêtement à m’ignorer et à employer l’hindoustani pour m’isoler avait eu tôt fait d’étouffer chez moi toute velléité pacificatrice.
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