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ISBN : 223407620X
Éditeur : Stock (19/03/2014)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 114 notes)
Résumé :
Mathilde aimerait bien devenir chocolatière mais elle est trop diplômée pour ça. Elle ne sort pas beaucoup et n’aime pas se déguiser. Ce qu’elle préfère, c’est regarder le concours de Miss France à la télé en mangeant des palets bretons trempés dans du lait. Quand elle avait sept ans, Mathilde a été traumatisée par la mort de Romy Schneider. À trente-quatre ans, elle pense encore à Julien et Éléonore, sa meilleure amie, est décidée à lui trouver un bon parti.
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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
chriskorchi
  20 mai 2014
J'ai vraiment aimé ce roman rafraîchissant car il est terriblement actuel et fait écho à des choses que nous avons tous et toutes ressentis un jour ou l'autre. Mathilde et Lucien pourraient être vous, moi, le voisin, la pharmacienne et cela ajoute à notre perception de ce conte des temps modernes. On se sent proches d'eux car ils ont les mêmes aspirations, les mêmes désirs, les mêmes fragilités, la même difficulté de communiquer avec autrui parfois. Ce sont des héros ordinaires et ça les rend très attachants.
Qui n'a pas des airs, des musiques, des films que l'on associe automatiquement à des moments de nos vies, des souvenirs bien particuliers ? Et qui n'a pas longtemps cherché quelques choses qui en fait était sous son nez ?
C'est avec délicatesse que l'auteur nous raconte leur histoire tout en parsemant des extraits de chansons ou de scènes de films et tout un tas de références qui forcément nous interpellent. Il n'est pas facile de faire sa place dans un monde où le matériel prend la place de l'être et des sentiments. Que faire quand on adhère pas à ce genre de vie ? Ce roman nous montre qu'il est inutile de vouloir se fondre dans la masse ou se changer, on peut très bien rester soi-même car il y a toujours quelqu'un pour nous quelque part.
Mais attention, ici point de tristesse et de larmoiements, c'est drôle et mélancolique à la fois. C'est l'histoire de deux personnes qui ne se sentent pas à leur place et qui font des erreurs, des décisions d'une vie.
Il y a beaucoup de tendresse et de pudeur dans l'écriture de Virginie Carton, j'aime la sensibilité et ce roman fait du bien beaucoup de bien. Je mets réellement une mention particulière à la bande son et l"idée des scènes de films. Les bonus sont aussi une bonne trouvailles. Je vois tout à fait ce roman se transformer en film.
J'ai aimé être entourée comme dans un cocon par cette douceur et ces moments de vie qui réchauffent le coeur et c'est avec regret que j'ai refermé le livre. Je vais, c'est certain, surveiller le prochain roman de Virginie Carton.
VERDICT
Une bien belle lecture, je pense que c'est un livre qui peut s'offrir , se prêter et se lire et relire . Il mérite d'être lu et apprécié. A ne pas rater !!!
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Nadael
  19 mars 2014
Hiver 2009. Un parking face à la plage de Deauville. Une Ford Mustang année 1966 s'avance. À son bord, Lucien. Trentenaire, célibataire. L'esprit imbibé des images en noir et blanc de Jean-louis Trintignant et Anouk Aimé, courant sur cette même plage. Vague à l'âme. Désir intense de pénétrer dans le film de ses souvenirs, de se laisser aller à goûter cette nostalgie heureuse...
Et c'est l'arrêt sur image : un couple de retraité traverse l'écran, leur chien a disparu, il faut le retrouver vaille que vaille. Lucien est embarqué malgré lui dans cette plate aventure. Car l'homme ne bronche pas. Il est comme ça Lucien, c'est un gentil, un doux, un calme, un rêveur. Sa vie lui ressemble, elle est tranquille. Pédiatre, il fait un métier qu'il aime. Mais sa solitude commence à lui peser. Il lui faut bousculer ses habitudes, il a conscience du temps qui file, tout cela le met si mal à l'aise... Il aimerait mettre un peu de couleur dans sa vie, trouver l'âme soeur, celle qui saura l'apprivoiser. Comment faire ? Quelle est la marche à suivre ?
Et puis un jour, peu après son escapade râtée à Deauville, il reçoit une invitation : un nouveau voisin organise une petite fête déguisée chez lui histoire de lier connaissance. Ce genre de manifestation n'est pas trop sa tasse de thé mais il finira par y aller. Une opportunité peut-être, cette soirée... le voilà paré de blanc de la tête aux pieds, accoutré en Joe Dassin, mais oui Joe Dassin...
Ce que Lucien ignore, c'est qu'à quelques marches de là, dans le même immeuble, une jeune femme, Mathilde, s'apprête à se rendre à cette invitation. Trentenaire, célibataire. Elle regarde ses cheveux nouvellement teints dans le miroir, elle avait demandé un blond Romy Schneider... elle est déçue. On était à mille lieux de l'actrice. de toute façon, elle ne se trouve pas jolie. Ne sort jamais, a peu d'amis. Elle pense à ceux d'avant... Elle est vendeuse dans une boutique de chocolat, elle aime ça. Bien sûr, elle aurait pu (dû, aux dires de sa mère!) faire autre chose (sous-entendu : plus valorisant) de sa vie avec ses nombreux diplomes... mais Mathilde n'aspire pas à ça, d'ailleurs a-telle vraiment des projets ? Elle se rend bien compte qu'il faudrait que ça change, qu'elle bouscule un peu ses habitudes... mais elle a tellement l'impression d'être transparente aux yeux de gens.
Alors quand elle reçoit l'invitation de son voisin, elle refuse (en plus, il y a l'élection Miss France à la télévision) et puis elle se resaisit, peut-être que ce serait l'occasion... de croiser du monde. de pimenter un peu son existence. Lui donner du relief. Elle a une idée : tout de blanc vêtue, elle se glisse dans la fête, déguisée en fantôme.
Ils auraient pu se rencontrer ce jour-là mais ce ne fut pas le cas. L'hiver a cédé sa place au printemps, puis l'été est arrivé. Cet homme et cette femme ont continué leur vie, en parallèle, l'un s'est fait des amis, l'autre s'est affirmée dans son travail, ils ont ri, pleuré, voyagé, chacun de leur côté. Ils se sont croisés plusieurs fois sans se voir. Et pendant ce temps, ils ont grandi.
Le moment est enfin arrivé. L'embellie.
Été 2010. Plage de Deauville. Un chien court. Une femme regarde la mer. Un foulard s'envole. Un homme veut le rattraper. Chabada bada chabada bada...
Assis au bord du monde, en équilibre instable, Lucien et Mathilde sont deux coeurs esseulés en quête d'amour. Deux êtres imprégnés de leur enfance, de leur adolescence qu'ils ont du mal à quitter. Ce roman est l'histoire de leur adaptation qui passe forcément par quelques réglages, certains ajustements. Une lecture délicieuse servie par une plume délicate, drôle, touchante et bienveillante. Et en fond sonore résonne une petite musique qui nous émeut, parce que nous aussi, on se rappelle...
Lien : http://lesmotsdelafin.wordpr..
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denisarnoud
  16 avril 2014
Lucien est pédiatre, célibataire, il approche de la quarantaine. Il n' pas d'amis, n'en n'a jamais eu ou alors pas longtemps. Il a une passion pour Jean-Louis Trintignant. Passion qui le pousse à prendre le chemin de Deauville à bord d'une Ford Mustang de location en souvenir du film Un homme et une femme de Claude Lelouch.

"Lucien filait sur l'autoroute , la musique de Francis Lai dans l'habitacle, alors que les plaines fuyaient à toute allure, cédant peu à peu la place aux vallons blancs. Il était comme un enfant, comme un fou, roulant vers un rêve, au milieu d'un rêve."

Mathilde est vendeuse en chocolaterie, comme Lucien elle n'a que très peu d'amis, elle a du mal à se remettre de sa séparation d'avec Julien qui pourtant commence à dater. Toute petite elle a été marquée par la mort de Romy Schneider et en a conçu une véritable passion pour l'actrice. Mathilde est sans arrêt harcelée par sa mère qui lui reproche d'être encore célibataire et que son métier ne corresponde pas au poste auquel elle pourrait prétendre suite à de brillantes études. Sa mère ne cesse de la rabaisser.

" Jamais elle ne lui avait dit, à elle, qu'elle était une brillante enfant. La replonger dans ses douleurs de petite fille, c'était non seulement la maintenir dans ce rôle, mais aussi refuser de lui reconnaître le chemin parcouru et son son éventuelle légitimité à devenir mère à son tour."

le destin de ces deux êtres décalés par rapport à leur époque vont se croiser à plusieurs reprises. Ils habitent sans le savoir dans le même immeuble.

Les personnages de Mathilde et Lucien sont très attachants car ils rappellent à chacun d'entre nous une part de nous mêmes. Nous avons tous en nous le même désir que Mathilde, imitant Romy Schneider, qu'on nous laisse tranquille, de vivre dans notre bulle avec nos passions sans se laisser aller au diktat de la mode. Nous aussi comme Lucien nous pouvons avoir envie sur un coup de tête de prendre la route pour Deauville avec dans les oreilles les musiques qui ont bercé notre adolescence même si l'on sait qu'il ne reste pas grand chose de Deauville sans Trintignant.
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Annette55
  26 décembre 2014
Lucien est pédiatre, trentenaire, en complet décalage avec son époque, son prénom n'est pas à la mode, il vit dans un petit appartement du X°arrondissement de Paris, parfois , il loue une Ford Mustang 1966 pour se rendre à Deauville.....l'hiver. Il a vu le film:" Un homme et une femme" de Claude Lelouch une bonne centaine de fois et se répéte les répliques, bref, un jeune homme peu adepte d'Internet......singulier , réservé, décalé," à côté de la plaque" , il n'envoie pas de SMS.....
Mathilde, elle, est une jeune fille douce, timide, célibataire, complexée, qui se croit laide ce qui est faux d'ailleurs!, grande fan de Romy Schneider au point de copier sa coupe de cheveux ....elle ne sort pas beaucoup et n'aime pas se déguiser....elle se vautre dans un "incurable célibat", obsédée par son ex Julien, passe ses soirées dans son pyjama en pilou à manger des palets bretons... Surtout écrasée et subissant la domination de sa mére....
Elle a fait HEC et se retrouve par les hasards de la vie, vendeuse dans une boutique de chocolats... Il a suffi d'une soirée déguisée chez un voisin commun pour que Mathilde, grimée en fantôme, et Lucien déguisé en Joe Dassin, fassent connaissance....
Un livre léger comme de la chantilly, charmant, badin qui ne correspond en rien à ce que je lis d'ordinaire...emprunté par hasard à la médiathéque à cause de son titre et de la couleur rouge de la 1° de couverture...
Je ne connais pas l'auteure...un récit limpide, prévisible, un roman " romance",sur fond de karaoké à l'allure de comédie romantico- sentimentale, qui a au moins le mérite de montrer avec un ton badin des héros maladroits, empêtrés dans leur rapport aux autres et décontenancés par les codes générationnels qu'on leur impose....des conventions imposées dans une société changeante, rapide, volatile, déconcertante......
Paroles...musique, rencontres par sites interposés, SMS, réseaux multiples....l'histoire de deux solitudes, de deux sentimentaux perdus dans un monde plus du tout sentimental .......
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afleurdemots
  26 avril 2014
Lucien et Mathilde sont des héros ordinaires, deux coeurs esseulés qui ne se connaissent pas mais vivent pourtant dans le même immeuble.
Pour ces deux trentenaires célibataires, le temps s'est arrêté quelque part entre le film « Un homme et une femme » de Lelouch et la mort de Romy Schneider. Leurs idéaux se nourrissent de la nostalgie d'un temps révolu, de films en noir et blanc, de chansons des années 70…
Se sentant aussi seuls qu'incompris dans ce monde moderne en constante mutation et dont ils ont toutes les peines du monde à comprendre les codes, Lucien et Mathilde vivent à contre-courant de leur époque, assis au bord du monde.
Ils incarnent ce penchant pour la solitude que nous portons tous en nous, cette propension à vouloir nous accrocher à ce que l'on connaît, à un quotidien qui nous rassure autant qu'il nous empoisonne parfois.
Mal à l'aise et maladroits dans ce monde qui ne leur ressemble pas, ils tentent tant bien que mal d'y trouver leur place, s'efforçant d'aller parfois contre leur nature pour se fondre dans la société.
Pourtant, c'est bien leur différence, leur manque d'assurance et leur capacité à s'émerveiller des petits plaisirs simples de la vie qui nous les rendent aussi attachants. Car les contradictions et les craintes qui les habitent font directement écho aux nôtres et nous renvoient l'image de notre propre fragilité.
« La blancheur qu'on croyait éternelle », est la rencontre de deux solitudes, deux âmes soeurs qui vivent dans le même immeuble mais que le destin semble avoir toutes les peines du monde à réunir. Au cours d'un interminable chassé-croisé de 200 pages, le lecteur assiste ainsi, impuissant et le coeur battant, à leurs rencontres manquées, leurs vies qui se croisent sans qu'ils s'en aperçoivent et ce, jusqu'à la dernière page, où le doute subsiste… vont-ils finalement se trouver ? Vont-ils enfin se rendre compte de ce que le lecteur sait déjà, à savoir qu'ils sont faits l'un pour l'autre ?
Le roman de Virginie Carton a le goût et la douceur d'un bonbon au chocolat. Un roman que l'on savoure, le sourire aux lèvres en permanence, et des personnages que l'on quitte à regret, tant on s'attache à eux. Grâce à un style sans fioritures et d'une grande sincérité, l'auteure nous offre un instant de lecture hors du temps, où chaque phrase nous touche en plein coeur.
« La blancheur qu'on croyait éternelle » est un livre qui réchauffe le coeur et réconforte la part solitaire qui sommeille en chacun de nous. L'histoire de Lucien et Mathilde nous démontre que la solitude n'est ni un fardeau ni une fatalité. A condition que l'on ouvre les yeux sur les gens qui nous entourent, que l'on ne laisse pas passer ces rencontres fortuites, ni ces hasards qui peuplent nos vies.
Il ne m'aura fallu que quelques lignes pour m'enticher et m'identifier à ces deux personnages si attachants et me retrouver totalement envoûtée par l'écriture véritablement cinématographique de Virginie Carton. Avec beaucoup de pudeur et une grande sensibilité, l'auteure nous offre une incursion dans la vie et l'intimité de ces deux héros évoluant hors du temps. Grâce à un talent de conteuse hors pair, Virginie Carton extrait les détails du quotidien et embellit l'ordinaire. Parsemant son récit de références cinématographiques et musicales, elle nous emmène ainsi à la découverte des rêves et des idéaux de ses personnages, oscillant sans cesse entre passé et présent.
Et quand bien même vous n'êtes pas né dans les années 70 ou que toutes les références liées à cette période ne vous parlent pas personnellement, si vous vous reconnaissez un tant soit peu dans le caractère de Lucien ou Mathilde, vous ne pourrez que tomber sous le charme de ces deux héros ordinaires et de l'histoire de leur rencontre…
* * *
Dans « La blancheur qu'on croyait éternelle », Virginie Carton nous raconte avec beaucoup de pudeur et de sensibilité, la rencontre de deux solitudes, de deux héros ordinaires qui peinent à trouver leur place dans un monde moderne qui ne leur ressemble pas.
Véritable livre hommage à cette solitude à laquelle on aspire autant qu'elle nous effraie, « La blancheur qu'on croyait éternelle » est une bulle de douceur, un concentré d'émotions et d'humour qui réchauffe le coeur et fait du bien au moral.
Roman si savoureux que l'on voudrait que jamais il ne finisse, porté par des personnages aussi vrais qu'attachants que l'on quitte à regret, voilà un livre que je vous invite à découvrir absolument et que je relirai sans aucun doute !
Lien : http://afleurdemots.comli.co..
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critiques presse (2)
Lexpress   21 mai 2014
Trois raisons de lire: "La blancheur qu'on croyait éternelle"
Lire la critique sur le site : Lexpress
Culturebox   18 mars 2014
Après ses prometteurs "Amours dérisoires", parus en 2012 chez Grasset, Virginie Carton est de retour avec un nouveau roman et un nouvel éditeur, Stock.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   26 décembre 2014
"Lucien se persuadait qu'il était different des autres. Contrairement à la plupart des gens qui venaient en touristes, lui avait choisi la saison morte. Aucune cabine de plage n'hébergeait plus de jeune fille lisant face à la mer. Les cafés désertés paraissaient tristes et gris, plus une ombre ne se devinait derrière les vitres assombries et nues de toute publicité. Les volets des maisons normandes, grands ouverts l'été, s'étaient refermés pour l'hiver, et un vilain crachin balayait désormais la digue esseulée, mouillant les traces de neige."
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NadaelNadael   19 mars 2014
« On porte en soi des images de film, des chansons qui surgissent à des moments inattendus de nos vies, qui font de nous quelqu'un ayant appartenu à une époque. Il nous reste des empreintes de ces histoires qui nous ont marquées de ce temps où nos vies étaient vierges et où l'on croyait la blancheur éternelle. On voulait que notre vie ressemble à ce moment-là, à ce plan parfait. »
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NadaelNadael   19 mars 2014
« Le temps pouvait passer, sa vie s'enliser dans un quotidien que rien ne bousculait. Chaque année les arbres demeuraient à leur place, immuables. Chaque année, ils redonnaient des feuilles, des fleurs. Imperturbables aux dépressions des hommes, ils marquaient le retour de la belle lumière, dans un silence plein d'humilité et une constance admirable. La nature était sans nul doute le seul élément de la vie de Lucien qui restait en phase avec ses convictions. La seule qui résistait, au milieu des mutations incontrôlables, la seule qui poursuivait sa trajectoire en toute intégrité."
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afleurdemotsafleurdemots   26 avril 2014
Lucien n’était pas du Sud, il n’était pas d’aujourd’hui non plus.[...] Il était d’un rêve. Celui d’une vie qu’il avait imaginée à l’image d’une douceur aujourd’hui disparue, d’un charme rompu. A l’image d’une ville engloutie où auraient sombré des dialogues d’une délicieuse lenteur, les cabines téléphoniques pour lesquelles on patientait le coeur battant, des mélodies en boucle, des lettres de papier, l’odeur de la colle Cléopâtre et l’amour en secret.
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NadaelNadael   19 mars 2014
« Enfant, Mathilde avait pris une drôle d'habitude : elle s'écrivait des petits mots et les cachait. Des mots d'affection, des mots de réconfort, des mots qui lui donnaient rendez-vous, des mots qui lui faisaient croire que quelqu'un pensait à elle quelque part. Elle ne le connaîtrait pas, elle ne l'aurait jamais vu mais en la croisant, en l'observant, il lui aurait trouvé un petit intérêt. »
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