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EAN : 9782226092618
326 pages
Éditeur : Albin Michel (27/03/1997)
3.46/5   35 notes
Résumé :
Dans un sanatorium proche de Paris, on a édifié, au fond du parc, un petit théâtre pour distraire les pensionnaires. Lorsqu'elle y vient rêver seule d'un avenir que la maladie compromet, Elisa ne se doute pas combien ce théâtre sera lié à son destin.
L'amour, d'abord: c'est là qu'avec un comédien, Sylvain Kaplan, elle découvre la passion.
Puis la clandestinité et la lutte: durant l'Occupation, on y cache des juifs, et c'est là encore que Sylvain, pris... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
collectifpolar
  23 octobre 2020
Elisa et Sylvain se sont rencontrés dans un sanatorium. Elisa soignait sa tuberculose et Sylvain, acteur dans une troupe itinérante, était venu jouer dans le théâtre de la maison de santé, un somptueux théâtre construit par le directeur en souvenir de sa femme.
Un jour de 1937, le théâtre s'anime. Sur scène, une troupe de comédiens répète. Parmi eux, Sylvain Kaplan. Entre le jeune acteur et Elisa, le coup de foudre est total, absolu.
Mais la Seconde Guerre mondiale éclate, séparant les amants.
Plus tard, dans la tourmente des années quarante, les amants partageront les dangers avec d'autres clandestins résistant au nazisme. A l'abri du théâtre protecteur, ils vivront prisonniers d'un univers de toiles peintes et de décors en trompe-l'oeil où rien ne semble pouvoir ternir leur amour. Mais le bonheur en ces temps troubles est chose trop précieuse...
Un roman bouleversant servi par une écriture simple, sans fioriture. Une histoire comme seul sait les écrite Cauvin.
Lien : https://collectifpolar.com/
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Jenta3
  05 mars 2011
J'ai découvert Patrick Cauvin à l'école grâce à "E=mc² mon amour" que j'avais dévoré, j'ai ensuite lu plusieurs romans (Laura Brams, L'amour est aveugle...) et j'ai toujours été sous le charme de cette plume.
"Théâtre dans la nuit" ne fait pas exception. C'est une histoire toute simple racontée simplement mais avec beaucoup de tendresse et d'humour. Sur fond de thèmes graves : guerre, occupation, nazisme, trahison et... tuberculose, l'histoire d'amour entre Elisa et Sylvain est belle. Les lettres qu'ils s'échangent sont superbes. La vie au théâtre est un huis clos manifestement pas si évident que ça à vivre, il faut continuellement "mettre de l'eau dans son vin" pour ne pas que cette vie se devant d'être paisible, tourne au pugilat et à la révolution.
L'écriture de Patrick Cauvin est jolie et agréable, pas de fioritures ni bla-bla importuns, juste des sentiments naturellement mis en scène.


Lien : http://jenta3.blogs.dhnet.be..
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Livrepassion16
  24 mars 2019
Je ne sais pas si j'ai changé ou si les derniers livres de Patrick Cauvin sont moins bons, mais j'ai été déçue par celui-ci. J'aimais beaucoup cet auteur, je lisais ses livres avec bonheur mais ce n'est plus le cas. Dommage !
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Lilou08
  08 août 2012
une belle histoire d'amour, comme d'habitude Patrick Cauvin sait nous emmener avec lui...
j'ai été fan pendant longtemps...
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Jenta3Jenta3   05 mars 2011
Sylvain regarda Elisa. Etait-ce de la voir avec le recul particulier que conférait la scène aux spectateurs ? Il la trouva soudain amaigrie. Comment était-il possible qu'il n'y ait pas prêté, jusqu'à présent, attention ? Elle était dans ses bras chaque nuit pourtant, et c'était, comme au premier jour, la même impatience, le même désir, la même force douce. Il se réveillait dans le noir et écoutait son souffle. Son sommeil était si profond qu'il se disait parfois que rien ne pouvait être à la fois plus proche et plus lointain qu'une femme endormie que l'on serrait contre soi. C'était elle, totalement présente et livrée, une peau, une chair devenues siennes par la chaleur du contact. Il en était ainsi depuis leur première fois. Et, au centre des nuits, dans le tourbillon immobile du sommeil, elle lui semblait plus éloignée que les planètes du bout de l'univers ; dans quel monde errait-elle, minuscule et voyageuse. C'était sa fuite, insupportable et douce, son échappée. Tout réveil était un retour au bout des galaxies, l'étoile des confins du ciel s'incarnait, s'étirait, se lovait, grognait, triturant l'oreiller. Elisa entière, enfin reconstituée, revenue. Dehors, la guerre s'était répandue, elle avait infesté jusqu'aux herbes du parc, elle n'était pas seulement dans le bruit des sirènes lors des raids alliés ou dans la ritournelle de Radio-londres, elle était aussi dans l'inférieure qualité de l'azur d'été... Marina Kaplan le disait à peine en plaisantant "avant guerre, le ciel était plus bleu"... tout avait changé, ils vivaient dans un monde rétracté, affadi, mais au matin, Elisa naissait contre lui, et cela seul comptait. Si après survenait les contingences, l'essentiel s'appelait Elisa.
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Jenta3Jenta3   05 mars 2011
Il ne pleurerait pas. Inutile d'en rajouter. Il fallait qu'il se cramponne à son projet. il en avait parlé à olivia. il n'était pas parvenu à l'intéresser vraiment, elle avait toujours eu une carence du côté de l'enthousiasme. Même avant sa maladie, il en avait été ainsi. il s'étaient trouvés un jour, c'était la première année de leur mariage, devant les fresques de la chapelle Sixtine. Il ne s'y connaissait pas beaucoup mais une émotion l'avait étreint. Il était resté cloué au centre de la salle, elle avait dit alors - il devait se rappeler cette phrase jusqu'à la fin de sa vie : "Ce n'est pas de la peinture pour des gens qui ont le torticolis.
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collectifpolarcollectifpolar   23 octobre 2020
Le voilà.
Elle retrouvait toujours l’endroit avec plaisir. Ce ne devait sans doute pas être, pour un professionnel de l’architecture, une réussite absolue, mais elle aimait les colonnes de la façade, les trois lucarnes, le zeste de chinoiserie dans les toitures et d’Antiquité romaine dans le fronton, le plus étrange était que l’auteur des plans était un fervent de l’art mexicain. Avec de la bonne volonté on pouvait retrouver un écho dans les grilles ; sous les arbres, l’édifice avait une belle allure…
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collectifpolarcollectifpolar   23 octobre 2020
Elle avança et, sous le porche, contempla une fois de plus le buste que les années commençaient à patiner et qui la laissait toujours perplexe.
C’était celui d’un petit monsieur pincé aux lunettes sévères, l’ancien directeur.
C’était à lui que l’on devait la construction du théâtre. En voyant le bronze, on n’aurait jamais songé que l’homme ait pu avoir une idée aussi étonnante.
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collectifpolarcollectifpolar   23 octobre 2020
Il partait bien. Un soleil encore lointain mais présent. Elle chercha Henriette des yeux et se souvint que c’était son après-midi de correspondance, la modiste tirait la langue sur sa feuille blanche pour son hebdomadaire lettre d’amour à Edouard, expédiée dans une double enveloppe chez un receveur de tramway, pour éviter les catastrophes conjugales.
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