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ISBN : 2070433056
Éditeur : Gallimard (08/05/1979)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Cela commence par une histoire de pièce rare.
Tout le monde sait qui l'a volée, mais personne ne semble s'en soucier outre mesure.
Marlowe ne comprend pas pourquoi la vieille l'a embauché.
Il a l'impression qu'on le mène en bateau.
Mais le désormais classique "privé" a été payé pour faire un boulot et le fera malgré les assassinats qui viennent encore pimenter une histoire déjà fort délectable.

Source : Gallimard
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Renod
  21 décembre 2016
Mrs Murdock est une riche veuve de Pasadena qui soigne son asthme en descendant chaque jour une bouteille de porto. Cette buveuse imbuvable engage Philip Marlowe pour une affaire en apparence banale. Elle soupçonne sa bru de lui avoir dérobé une pièce d'or de collection. La jeune femme a quitté la résidence familiale quelques jours plus tôt, fuyant un mari soumis à une belle-mère tyrannique et avare. Le privé doit mettre la main sur la pièce et sur tout motif qui faciliterait le divorce. Mais l'enquête va rapidement se compliquer. Décidément, les riches Californiens sont de belles fripouilles : jalousie, chantage, assassinat, contrefaçon vont pimenter cette intrigue. Les frontières sont bien minces entre la bourgeoisie, la pègre et la racaille des bas-fonds. Marlowe va se frotter à des chanteuses et à des maîtres chanteurs et se créer – une nouvelle fois ! - des ennemis chez les policiers comme chez les gangsters. «La Grande fenêtre» a de nombreux atouts : style léché, descriptions travaillées, intrigue complexe, réparties mordantes, ironie amère, regard critique sur une société corrompue et une justice au service des plus riches, une ambiance sombre où règne la violence et l'argent. Une réussite qui à mes yeux, n'a pas pris une ride. Il faut croire que l'alcool - omniprésent dans le récit - conserve !
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jfponge
  19 juillet 2015
Une enquête de Phil(ip) Marlowe, le célèbre "privé" de Los Angeles ("Le grand sommeil" et bien d'autres). Tout part d'une banale affaire de vol familial. Un doublon en or, d'une valeur certaine mais surtout sentimentale, a disparu de la cassette d'Elisabeth Bright Murdock, une rombière passablement grip'sous qui accuse sa belle-fille de l'avoir volée. Elle engage notre détective de choc, qui va se retrouver plongé dans une étrange affaire, où doublons et coups de poing se multiplient comme les pains de l'Évangile. Comme dans toute l'oeuvre de Raymond Chandler, ce n'est pas l'enquête qui est la plus passionnante (mais elle l'est, rassurez-vous !), ce sont tous les à-côtés, les réparties qui font mouche (admirable traduction !), la description de ce qui se cache sous les apparences, l'argent, la jalousie, les rapports troubles entre les humains. Une réussite du genre...
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ChristianLV
  19 septembre 2017
Bonsoir,
Je l'ai emprunté à ma fille qui l'étudie en cours d'anglais donc en version originale. L'ouvrage m'a paru assez sec et sobre, moins imagé que dans la traduction française, mais sans doute cela est-il dû au fait que je ne maîtrise pas bien la langue, parce que les dialogues se composent de bons mots, répliques souvent caustiques.
L'oeuvre s'apparente à une pièce de théatre, de mon point de vue. Peu d'acteurs, peu de lieux, une intrigue somme toute sommaire laissent le talent éclater dans la musicalité du texte et le travail littéraire, un certain suspense aussi retient l'attention jusqu'à la fin. C'est assez bien écrit pour qu'on s'y attache.
Le simple vol d'un doublon en or pour lequel Philippe MARLOW débute son enquête, ne suffit pas à expliquer 3 meurtres ...
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caryatide
  30 janvier 2014
Philippe Marlowe,détective privé, est convoqué chez une cliente à Pasadena.
Il fait trop chaud. La maison est laide, une grande caserne à la déco démodée. La cliente est désagréable, les domestiques aussi ; la secrétaire une petite créature anémique, ne paraît pas très heureuse
La mission : retrouver une pièce d'un dollar en or émise en 1787, rare et chère. Elle fait partie de la collection de feu le mari de madame. Mais c'est la belle fille qui a pris la pièce, en tous cas la cliente en est sûre. Alors à quoi va servir Marlowe ?
Trois cadavres plus tard, Marlowe n'a pas été très utile à sa cliente, au contraire. Mais la belle fille et la secrétaire pourront le remercier.
Pas encore de critique pour un bouquin aussi formidable que celui-là...difficile à croire !!!
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nathalie_MarketMarcel
  09 juillet 2015
Ce roman se démarque des deux autres que j'ai lus (Le Grand sommeil et Adieu ma jolie !) par une violence nettement plus faible (en dépit des cadavres précités) et de la presque absence de bagarre. Marlowe y est moins brute virile. Il faut dire que la femme fatale a été remplacée par un duo plus terrible : la femme bourreau et la femme enfant victime. Voilà qui change agréablement.
Pour le reste, on retrouve la patte Chandler avec sa précision (de la couleur d'un rouge à lèvres on déduit facilement la couleur de cheveux d'une femme), son humour froid, son ton désabusé et son parcours dans les strates de Los Angeles. Un vrai plaisir de lecture !
Lien : http://chezmarketmarcel.blog..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   21 décembre 2016
Je lui tire mon chapeau. Encore que tout ce qu'elle mérite qu'on lui tire, c'est un bon coup de fusil, mais je suis trop poli pour me le permettre.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   09 juillet 2015
- Détective privé, fit-il. Je n’en avais encore jamais vu. Métier équivoque, à ce qu’il semble : guigner par les trous de serrure, déterrer les scandales et j’en passe.
- Vous êtes venu pour affaires, lui demandai-je, ou simplement pour vous salir ?
Son sourire se dissipa comme une grosse dondon au bal annuel des pompiers.
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caryatidecaryatide   28 janvier 2014
Bunker Hill est un vieux coin perdu, délabré, mal famé. A une époque, il y a très longtemps, c'était le beau quartier de la ville et on y trouve encore de ces hôtels particuliers de style gothico-biscornu, avec leurs larges perrons, leurs murs couverts d'ardoises arrondies et leurs vastes fenêtres cornières ornées de tourelles. Ce ne sont plus que des maisons meublées, à présent ; les parquets en point de Hongrie sont craquelés et usés et les majestueuses rampes d'escalier ont été noircies par le temps et par les enduits bon marchés passés sur des couches massives de crasse. Dans leurs vastes chambres aux hauts plafonds, des gérantes mal peignées se chamaillent avec des locataires insolvables. Et dans l'ombre fraîche des perrons, étalant leurs vieilles godasses éculées au soleil, des vieillards aux visages navrants comme des batailles perdues, scrutent le vide d'un air absent.
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caryatidecaryatide   04 février 2014
IL y a deux ascenseurs à grille coulissante, mais un seul semble être en service, bien qu'inoccupé pour le moment. A l'intérieur, un vieux bonhomme à la mâchoire pendante et à l'oeil humide est assis sur un tabouret de bois recouvert d'un bout de toile à sac pliée. Il a l'air d'être assis là depuis la guerre de Sécession et de ne s'en être pas encore remis.J'entre dans l'ascenseur et j'annonce" huitième". Il se bagarre avec ses portes, actionne la manivelle de son carrosse et on démarre péniblement. Le vieux ahane comme s'il montait l'ascenseur sur son dos.
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caryatidecaryatide   28 janvier 2014
D'après lui Morny a acheté une maison dans le voisinage de Bel-Air, une maison blanche dans Stillwood Crescent,à cinq blocks de Sunset Boulevard. Gertie prétend qu'il l'a achetée à un trafiquant décavé du nom d'Arthur Blake Popham, qui venait de se faire coincer dans une histoire de détournement de chèques postaux. Les initiales du gars sont encore sur la grille d'entrée. Et probablement sur le papier hygiénique. C'était le genre de la maison.
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Videos de Raymond Chandler (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Raymond Chandler
Chronique animée par Fabien Delorme, consacrée aux grands noms de la littérature policière, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin). Pour sa seizième chronique, le 08 novembre 2017, Fabien présente l'auteur Raymond Chandler. Fabien Delorme est aussi conteur. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://www.fabiendelorme.fr/ ou sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/fabiendelormeconteur La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62
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