AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782290303825
125 pages
Éditeur : J'ai Lu (06/07/2000)
3.77/5   32 notes
Résumé :

A travers les années, cette robe écarlate l'avait secourue. En la revêtant, elle se donnait le change, retrouvait une désinvolture, d'abord feinte, puis naturelle, qui forçait l'entourage à croire en l'innocence de son fils. Quelle mère réellement troublée, inquiète, aurait osé s'affubler de cette façon ? Un vieillard part en pleine nuit à la recherche de la chèvre perdue d'un voisin. U... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  11 juillet 2019
Souvent c'est la chute qui m'attire le plus dans la lecture d'une nouvelle. Sous la plume d'Andrée Chedid, la découverte de ce recueil a été autre. La chute n'est pas l'élément majeur, la pirouette qui surprend, pimente la lecture. Non, c'est l'ambiance qui s'en dégage en quelques lignes, la concision qui fait que les mots sont gonflés de sens. Les petits paragraphes étaient comme un ballon empli d'eau jusqu'à ce qu'il éclate et me submerge avec ces quelques centimètres cubes d'eau saline, Andrée Chedid m'inondait bien souvent d'une profonde tristesse (parfois, une chute me donnait un petit peu de soleil pour sécher un peu mes vêtements et mon âme trempée) mais je restais humide de ce désarroi, de cette impuissance qui emplit ces nouvelles. On voyage dans le temps et l'espace, dans l'absurdité de conflits, dans les corps aussi, même dans l'immobilisme d'un phare on se perd, on se retrouve. C'est un très beau recueil de nouvelles.
Commenter  J’apprécie          320
Baluzo
  25 août 2021
premier livre de Andrée Chedid pour ce qui me concerne et je voulais faire ce premier pas avec un recueil de nouvelles ; bien m'en a pris car on y découvre le talent de Andrée Chedid à donner de l'émotion avec peu de mots, peu de lignes et très peu de pages. Cela couvre des sujets très différents et plutôt avec des personnages simples de milieux modestes . La nouvelle qui a donné son nom au recueil est plaisant...le plus beau? je n'en suis pas sûr ! mais cela importe peu car cela aura permis de faire une bien belle couverture!
Commenter  J’apprécie          160
19chantal
  18 avril 2021
Ce recueil propose 11 nouvelles courtes : un homme seul savourant son oeuf, un autre cherchant sa chèvre dans le froid de la nuit, une femme osant se rebeller contre un Saint Homme et qui reçoit le soutien de tout son village, une autre attendant son fils un soir de Nouvel An. D'autres encore...L'après-midi du majordome, l'ancêtre sur son âne, la femme en rouge,autant de tranches de vie émouvantes, très variées, toujours traitées avec pudeur mais sans concession.
Un très joli moment de lecture.
Commenter  J’apprécie          60
ADAMSY
  19 novembre 2014
J'ai eu l'impression de lire des contes ou des fables, plus que des nouvelles. Certaines sont très émouvantes et pleines de rebondissements, aussi courtes soit-elles. Les héros ont souvent ce point commun : ils vieillissent mais leur esprit est toujours aussi vif et ils n'hésitent pas à aller jusqu'au bout de leurs forces. J'ai aimé certaines nouvelles et d'autres beaucoup moins, sans surprises.
Commenter  J’apprécie          50
mc73
  24 avril 2021
Un petit livre par son format avec des nouvelles très courtes mais qui révèle une belle qualité d'écriture.
Des histoires du quotidien avec souvent une fin cruelle, un peu comme dans les contes De Maupassant. de l'émotion qui passe dans certaines nouvelles, un peu moins dans d'autres mais je valide 4 étoiles.
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   16 octobre 2018
LA PUNITION


  L'institutrice était insomniaque.
  À trois heures du matin, avant l'aube d'une journée
torride, elle allumait sa lampe de chevet  et se levait.
  Pieds nus, dans sa chemise de nuit à  fines rayures
mauves, elle  traversait la vaste chambre  que nous
partagions pour se diriger  vers le lit  où je dormais
du plus profond sommeil de l'enfance.
  Tournoyant autour de ma couche, elle y tissait – de
ses pas légers et têtus – une danse étrange, en forme de
nasse. L'obstination aiguë de son regard traversait la
couverture bleue dont je m'enveloppais la tête, trans-
perçait le duvet des rêves ; m'arrachait, par lambeaux,
à la nuit, me forçant à me redresser, à m'asseoir, tout
engourdie, hors du moutonnement des draps.

p.44
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
AmbagesAmbages   11 juillet 2019
Cela ne pouvait plus durer ! Son esprit gambadait toujours, son cœur ne s'émoussait pas, son âme faisait peau neuve, sa parole était libre ; pourtant, quelque chose en Julia se heurtait au vieillissement, se murait entre les parois de sa chair.
Se précipiter à la rencontre d'un ami, sauter des repas, traverser les continents, enjamber les nuits, s'éprendre d'un visage, se fondre dans la danse… A présent, tout cela faisait craquer l'enveloppe. Elle se sentait peu à peu réduite à l'impuissance.
Non, elle ne s'y faisait pas ! Elle ne mettrait ni ses sentiments, si ses sensations, ni ses élans en sourdine. Elle refuserait d'apprendre à se défier d'elle-même et des autres, comme on le lui conseillait.

[ Le verbe et la chair ]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
AmbagesAmbages   10 juillet 2019
Les nuages de poussière n'en finissent pas de se dissiper. Leurs époux ont beau s'éloigner, s'éloigner... jamais elles ne les ont sentis aussi proches. Jamais.
Ce jour-là n'était pas un jour comme les autres.
Ce jour-là, la longue patience avait pris fin.

[La longue patience ]
Commenter  J’apprécie          140
HgloHglo   11 août 2015
- Qu'Allah te couvre de bienfaits ! s'exclama le vieillard. Qu'il te bénisse et t'accorde sept autres enfants ! [...]
Ouvrant toute grande la porte de sa masure, elle appela vers l'intérieur :
- Barsoum, Fatma, Osman, Naghi ! Venez. Venez, tous ! Que les grands portent les plus petits dans leurs bras. Sortez, tous les neuf. Montrez-vous !
- Tu es folle !
- Montrez vos bras, vos épaules ! Levez vos robes, montrez vos ventres, vos cuisses, vos genoux !
- Tu refuses la vie ! s'indigna le vieillard.
- Ne parle pas de la vie ! Tu ne connais rien à la vie !
- Les enfants, c'est la vie !
- Trop d'enfants, c'est la mort !
- Amina, tu blasphèmes !
- J'en appelle à Dieu !
- Dieu ne t'écoute pas.
- Il m'écoutera !
- Si j'étais ton époux, je te châtierais.
- Personne, aujourd'hui, ne lèvera la main sur moi. Personne !
Elle saisit au vol le bras de Hadj Osman :
- Même pas toi !... Retire ta bénédiction ou je ne te lâcherai plus !
Elle le secouait pour le forcer à reprendre ses mots :
- Fais ce que je te dis : retire ta bénédiction !
- Tu es possédée ! Recule, ne me touche plus. Moi, je ne retire rien. ("La longue patience", pp. 26-28)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
AmbagesAmbages   11 juillet 2019
Nos connaissances s'accroissent, mais la question primordiale de notre venue, de notre absence au monde sera-t-elle jamais résolue ?

[ L'ermite des mers ]
Commenter  J’apprécie          60

Videos de Andrée Chedid (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Andrée Chedid
Dès les premiers jours du confinement, qu'elle passe dans son appartement à Montmartre, Keren Ann, dont la tournée pour son dernier album, "Bleue", a été interrompue par la pandémie, décide de porter sa musique sur les réseaux sociaux. À travers des lives de ses chansons sur la plateforme Instagram, elle maintient le lien, non seulement avec son public, mais aussi avec d'autres artistes, qu'elle invite à collaborer à distance et en direct. Parmi eux, bien sûr, des musiciens, comme le Quatuor Debussy, avec qui elle collaborait déjà avant la pandémie, mais aussi la comédienne Irène Jacob. Confinée avec sa famille dans les Cévennes, cette dernière se filme en train de lire des poèmes de Desnos, Bukowski ou Andrée Chedid. Mêlant leur travail, les deux artistes proposent un dialogue entre poésie, musique et chanson, dialogue si fécond qu'elle décide, une fois le confinement levé, de le porter à la scène.
+ Lire la suite
autres livres classés : nouvelles contemporainesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
957 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre