AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782203034570
124 pages
Éditeur : Casterman (14/03/2012)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Quoi de mieux pour narrer l'épopée de la révolution mexicaine que de se mettre dans la peau de Rodolfo Fierro, le plus fidèle et irréductible compagnon de Pancho Villa ? À travers son récit, c'est l'histoire chaotique du Mexique au début du XXe siècle qui défile. L'odyssée grandiose et pitoyable de ces révolutionnaires à la fois idéalistes et cruels. Entre faits et fiction, une vision très noire, d'où émergent des moments d'authentique grandeur, le dévouement et le ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
trust_me
  28 mars 2012
Rodolfo Fierro a sans doute été le plus fidèle compagnon d'arme du général Pancho Villa. Tout commence en 1910, alors que Fierro sort de prison et qu'il rencontre Tomas Urbina, un des lieutenants de Villa. Très vite, l'ex-prisonnier montre sa bravoure et se révèle un tueur sans état d'âme. Devenu le bras droit du général, il va accompagner ce dernier jusqu'à sa mort en 1923. Ensemble ils vont traverser les moments les plus terribles de la révolution mexicaine. du soutien au constitutionnaliste Carranza à l'alliance avec Zapata, cette petite quinzaine d'années sera pour eux l'occasion de vivre une aventure humaine d'une rare violence.
En adaptant le roman de James Carlos Blake, Léonard Chemineau propose une plongée au coeur d'une des plus grandes révoltes du 20ème siècle. L'indépendance du Mexique restera à jamais pavée du sang de nombreuses victimes innocentes. Impossible d'oublier que pendant cette période le pays est en plein chaos. Pillages, viols, massacres… la guerre civile laisse chacun exprimer ses plus bas instincts. Fierro joue le rôle du narrateur. Son point de vue est intéressant car il n'est pas celui d'un idéologue. Son but n'est pas de délivrer une population opprimée, il veut simplement profiter au maximum de ce mode vie sans aucune contrainte : « La révolution nous a donné des armes, les meilleurs chevaux, des bottes, des vêtements et des chapeaux texans. A manger et à boire autant que nous voulions. Elle nous a fait voir du pays, elle nous a donné de l'or et des femmes, partout... Mais surtout elle nous a donné la liberté. » La fin de l'insurrection est pour lui une mauvaise nouvelle : « Si c'est vraiment fini, ça va être le retour de la loi, du papier, des directeurs, des tribunaux, des prisons, de toute cette merde. » Ce personnage sulfureux est sans doute représentatif de la majorité des hommes s'étant engagés dans le conflit : aucune conscience politique, juste la volonté de vivre les choses à cent à l'heure. Born to be wild, en quelque sorte…

Léonard Chemineau signe ici sa première BD. Cet ingénieur spécialisé dans l'environnement et le développement durable a été repéré lors du concours Jeunes talents du festival d'Angoulême en 2009. Pour un débutant, il maîtrise déjà sacrément la narration. Beaucoup de cases en cinémascope, des scènes de bataille très dynamiques, une représentation de la violence réaliste qui ne tombe jamais dans le gratuitement gore, des couleurs chaudes qui emmènent le lecteur au coeur du désert mexicain… les qualités de son adaptation son nombreuses. Son trait élégant rappelle parfois celui de Mathieu Bonhomme (Le marquis d'Anaon, le voyage d'Esteban). Il y a pire comme comparaison !
Finalement, le problème majeur tient dans la densité du roman original. Comment résumer autant d'événements et d'années de lutte en si peu de pages ? L'histoire de l'indépendance mexicaine défile à vitesse grand V et il n'est pas toujours évident d'en saisir les subtilités. Pour autant, grâce à ses personnages haut en couleurs et à son intérêt historique, cet album restera pour moi une bonne pioche.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
belette2911
  24 mai 2019
Dans des mots croisés sadiques, à la définition de "Villa célèbre", il fallait répondre "Pancho"… Oui, c'étaient des mots croisés de sadiques.
Pancho Villa, cet homme que je ne connais pas. C'était donc l'occasion d'aller me coucher moins bête, tout en fournissant une chronique de plus pour le Mois Espagnol où je n'ai guère brillé, cette année.
— La révolution, c'est comme une bicyclette, quand elle n'avance plus, elle tombe.
— Eddy Merck ?
— Non, Che Guevara !
Ah ça, pour faire la révolution, ils l'ont faite… Mais à quel prix ? Celui de la barbarie, celui où l'on tue tout ce qui ne nous plait pas, tout ce qui nous gêne, ou juste pour prouver qu'on est un homme et donc, un tue le premier type qui passe, même si c'est une connaissance.
Je le dis d'emblée, je n'ai pas aimé les dessins de cette bédé, ni les couleurs, pourtant dans les tons chauds. Encore moins les personnages, mais c'est accessoire, vu les actes qu'ils commettent (pillages, vols, viols, assassinats,…).
Évidemment, le récit est cru, sans fard, sans édulcorants. La révolution passera aussi par des magouilles, par des alliances, par des traîtrises.
Moi, je me méfie toujours des personnes qui veulent délivrer des populations opprimées… Au départ, on tue des méchants, comme le fit Daenerys dans GOT et puis, à force de traquer des monstres, on court toujours le risque d'en devenir un sois-même et de tout faire pour que l'état de guerre ou de révolution continue.
C'est bien démontré dans ces pages. Et puis, lorsque le chaos règne, la loi est absente, la loi, c'est eux, c'est moi. No rules, autrement dit, pas de règles, si ce n'est celle du plus fort.
Pour cela, je dois dire que l'auteur le retranscrit bien dans ses dessins, dans les dialogues, dans les actions des révolutionnaires. Mais il faut dire aussi qu'il met en scène un roman de James Carlos Black…
Tant pis pour moi, je n'ai pas adhéré, pas aimé, mais c'est ainsi. Les dessins, c'est une histoire de goûts et de couleurs. On aime ou on n'aime pas. Il m'est déjà arrivé de détester des dessins mais d'apprécier le récit, le scénario, mais dans ce cas-ci, je suis passée à côté de tout.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Blacksad
  13 juillet 2012
Pour un premier travail dans la bande dessinée, je trouve que c'est tout à fait honorable !
Je n'avais pas eu l'occasion de lire le James Carlos Blake, et c'est vrai que, ayant le format bd sous la main, j'ai sauté sur l'occasion !
Le coup de crayon est agréable, des couleurs chaudes, et le personnage de Fierro bien cerné, de même pour Pancho Villa.
L'intrigue est agréablement menée. Seul bémol: il aurait probablement fallu faire une bande dessinée plus longue afin de pouvoir rajouter plus de détails, parce que parfois, tout va un peu vite.
En clair, une bande dessinée, réussie, et je n'hésiterai du coup absolument pas à aller piocher dans les BD du partenariat Rivages/Casterman !
Commenter  J’apprécie          60
Kabuto
  08 mars 2015
Je n'ai pas accroché. Peut-être faut-il mieux connaitre l'histoire du Mexique pour vraiment entrer dans cet album ou alors ce sont les personnages un peu trop cyniques et brutaux à mon goût qui m'ont rebuté, mais en tout cas je me suis assez vite ennuyé et j'ai fini par abandonner. On ne peut pas tout aimer…
Commenter  J’apprécie          10
teki
  13 avril 2015
Ce n'a absolument aucune valeur historique.
Rodolfo Fierro est mort le 13 octobre 1915.
Commenter  J’apprécie          20


critiques presse (3)
BDSphere   05 juin 2012
->Retrouvez ce coup de coeur dans le n°15 de BDSphère publié le 3 mai 2012.

En hommage au western spaghetti de Sergio Leone, Emir Kusturica envisage d’adapter le roman du Mexicain James Carlos Blake, Les Amis de Pancho Villa au cinéma. C’est chose faite en BD par le dessinateur autodidacte Léonard Chemineau, remarqué au concours “Jeunes Talents” du festival d’Angoulême en 2009 qui signe un premier album flamboyant. Embarqué par hasard dans la tourmente révolutionnaire, le narrateur omniscient Rodolfo Fierro a sans doute été le plus fidèle compagnon d’arme du général Pancho Villa. En 1910, à sa sortie de prison, il s’engage au côté des troupes rebelles et devient le bras droit du charismatique général jusqu’à sa mort en 1923. Anti-héros parmi le ramassis de mercenaires opportunistes, de criminels de haut vol et de révolutionnaires convaincus, celui qu’on surnomme vite “le boucher” (“El Carnicero”) incarne l’exaltation et le désenchantement de la révolution dans un récit réaliste sanglant et sans compromis qui croise les grandes figures historiques. Les couleurs illuminent le désert inondé de soleil, révélant un dessin fouillé et majestueux. L’intrigue cavale, imprègne un univers crédible et esthétiquement très réussi. Une réflexion sans concession sur l’engagement révolutionnaire.


Les Amis de Pancho Villa, Léonard Chemineau, d’après le roman de James Carlos Blake, Casterman/Rivages Noir, 128 pages, 18 euros.

ISBN-13: 978-2203034570
Lire la critique sur le site : BDSphere
BDGest   13 avril 2012
Proposant des protagonistes hauts en couleur au sein de décors particulièrement lumineux, ils restituent à merveille l’ambiance poussiéreuse et suffocante de ce pays en proie au chaos. Chapeau (ou sombrero si vous préférez) !
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi   13 avril 2012
À la fois palpitant récit d’aventures et réflexion sur l’engagement et le sens d’une révolution populaire (des fusils, oui, mais pour tuer qui?), cette adaptation du roman éponyme de James Carlos Blake est impeccable.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
belette2911belette2911   24 mai 2019
"N'ayez pas peur les gars! C'est une fiesta! Écoutez. Dansez, petits frères, dansez sur la musique de ces canons!"

Chaque fois que je comportais ainsi au milieu de fusillades et sous le feu de l'artillerie, les gars me regardaient comme si j'avais des cornes et une queue pointue. Mais ils travaillaient aussi plus sûrement et combattaient plus bravement, assurés de leur sécurité en ma compagnie, parce que Fierro était indestructible.

Et je l'étais.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
belette2911belette2911   24 mai 2019
— Tu verras, il est toujours comme ça. Il épouse toutes les femmes qui lui plaisent. Il dit qu'une femme est bien meilleure au lit une fois mariée. Une perte de temps si tu veux mon avis.
Commenter  J’apprécie          30
belette2911belette2911   24 mai 2019
— La révolution nous a donné des armes, les meilleurs chevaux, des bottes, des vêtements et des chapeaux texans. À manger et à boire autant que nous voulions. Elle nous a fait voir du pays, elle nous a donné de l’or et des femmes, partout… Mais surtout elle nous a donné la liberté.
Commenter  J’apprécie          10
belette2911belette2911   24 mai 2019
— Si c’est vraiment fini, ça va être le retour de la loi, du papier, des directeurs, des tribunaux, des prisons, de toute cette merde.
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Léonard Chemineau (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Léonard Chemineau
Talents Cultura Romans 2019 : Edmond de Léonard Chemineau
autres livres classés : mexiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1992 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre