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François Gaudry (Traducteur)
ISBN : 2752902107
Éditeur : Phébus (07/09/2006)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Dans le Mexique profond du début du XXe siècle, Pancho Villa soulève l’enthousiasme des foules en promettant la terre pour tous et en faisant couler le sang avec une générosité où se reconnaît le génie d’un vrai révolutionnaire. Et voici qu’on lui propose, pour mieux assurer son pouvoir naissant - et terroriser la populace qu’il entend libérer manu militari - un instrument qui a fait ses preuves ailleurs : rien de moins que la guillotine !
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
majero
  01 janvier 2017
En pleine révolution mexicaine de 1910, le fabricant de guillotines Feliciano n'aurait jamais imaginé que Pancho Villa le paierait par un enrôlement forcé ni que cela lui permettrait de vivre une délicieuse histoire d'amour (délicieusement drôle) avec la mythique soldate Belem.
Arriaga distille savoureusement des histoires déjantées dans un contexte historique, mais trop de loufoque tue le loufoque et ...heureusement que le livre est court!
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cathe
  03 septembre 2015
Ici, dans le Mexique agité du début du siècle (c'est la guerre civile, la "Révolution mexicaine"), Velasco, un avocat inventeur à ses heures, a construit une superbe guillotine. Il ose la présenter à Pancho Villa qui menait la lutte pour les troupes du Nord. Villa, impressionné, voit tout de suite ce qu'il pourrait tirer de cette guillotine en exécutant en grande pompe et en public les opposants. Conquis il la garde et surtout garde avec lui Velasco et le nomme capitaine de "l'Escadron Guillotine" avec ses deux acolytes. Velasco qui n'était pas du tout fait pour la dure vie de combattants itinérants, souffre sous le commandement de Villa qui mène ses troupes tambour battant, en massacrant à tout va....

C'est bien sûr le ton très cynique de ce récit qui donne toute sa saveur à ce récit. L'outrance des massacres, la bravoure et l'inconscience des guerriers, la vision sanguinaire de cette époque... Tout est fait pour donner un ton décalé à cette épopée dont Arriaga se moque un peu, même s'il approuve sans doute les raisons de départ. le personnage de Pancho Villa n'est d'ailleurs pas antipathique, juste un peu excessif. Mais on passe vraiment un bon moment avec ce récit qui est une tonique plongée dans cette époque tourmentée !
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Astroploukos
  19 novembre 2016
C'est un petit livre de Guillermo Arriaga que j'ai lu il y a déjà quelques temps. Il fait référence à une époque historique féconde en retournement de situation, parfois cocasses ou pathétiques voir héroïques, à savoir, la Révolution Mexicaine.
Ce livre raconte l'aventure d'un petit bourgeois sans opinion, créateur latinos d'une réplique de la célébrissime guillotine française, qui se voit embarqué dans les événements historiques et les situations tragiques voir ridicules. Véritable voyage initiatique, le personnage et sa guillotine traversent l'époque ballottés de tous côtés par les événements et les circonstances qui généralement le dépassent, lui et l'ensemble des participants, qu'ils soit zapatistes ou villeristes.
La tonalité burlesque voir grotesque de ce petit livre qui se lit très bien, renforce une chute très philosophique et lui donne une profondeur très appréciable. A une époque où réussir la fin d'un livre semble être le cadet des soucis de la majeur partie des auteurs, cela est très agréable.
L'escadron Guillotine est un livre de Guillermo Arriaga aux éditions point collection Roman noir.
A lire si l'on souhaite prendre le risque d'une franche rigolade et d'un excellent moment. Son seul défaut : être trop court peut être, quoi que j'en soit pas certain.
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encoredunoir
  24 mars 2012
Feliciano Velasco y Borbolla de la Fuente, diplômé en droit, issu d'une famille aristocratique de Mexico est fier de lui : il a mis au point une formidable guillotine, la quintessence de la machine à étêter. Et c'est donc empli de fierté – et de l'espoir de faire une bonne vente – qu'en ce jour de 1914 il vient avec ses deux assistants présenter son bijou au général Pancho Villa. Immédiatement séduit par le pouvoir symbolique de ce formidable engin, le révolutionnaire accepte de l'acheter. Mais pas en pesos sonnants et trébuchants. Non, en permettant à Feliciano Velasco et à ses assistants de rejoindre son armée. Soucieux de ne pas vexer le général atrabilaire, les trois jeunes hommes se trouvent donc enrôlés de force pour former l' « escadron Guillotine de Torreón » au sein de l'armée de la Révolution.
Entraîné par le courant de l'Histoire, Velasco, malgré sa lâcheté et son peu d'entrain à frayer avec une armée de paysans qui en ont après ses semblables, espère bien que son aventure lui apportera la gloire.
Conte philosophique noir et burlesque, L'escadron guillotine, nous démontre une fois encore combien Guillermo Arriaga est un grand raconteur d'histoires. Et même d'Histoire, en nous entraînant à la suite de Velasco sur les pas de Pancho Villa et Emiliano Zapata. C'est une vision singulière de ces personnages historiques et de leurs motivations qui nous est offerte là avec des scènes tantôt cocasses, tantôt glaçantes, et souvent les deux à la fois. On y reconnaît le style iconoclaste de l'auteur, mais on aurait tort de s'en tenir là.
L'escadron guillotine est aussi une réflexion cruelle sur le désir, sur le recherche de reconnaissance, et sur la culpabilité. Sur la marche de l'Histoire et sur ceux qu'elle piétine au passage. Guillermo Arriaga, par bien des aspects, n'est pas sans rappeler Italo Calvino. Son style classique et sans fioriture laisse la place à une histoire qui défile tout naturellement et que l'on pourrait imaginer contée au coin du feu.
C'est un roman simple et profond, noir et drôle. Je vous invite chaudement à partir à la découverte de Velasco, tiraillé entre l'idée, dictée par sa morale et son éducation, de défendre ses pairs amenés à passer sous le fil de sa monstrueuse machine, et son amour pour la redoutable efficacité de ladite machine. Au passage, les amateurs de littérature américaine du 19ème siècle, apprendront tout sur la fin d'Ambrose Bierce ; rien que cela vaut le détour.

Lien : http://encoredunoir.over-blo..
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issablaga
  16 décembre 2013
Feliciano Velasco y Borbolla de la Fuente est issu d'une famille aristocratique originaire de Maxico, il est diplomé en droit.
Il a repris l'idée de la guillotine pour l'améliorer et espère bien faire fortune en ces temps de révolution où les têtes tombent... Un mauvais choix l'amène à proposer sa nouvelle machine à Poncho Villa et le voilà embrigadé bien malgré lui dans l'armée révolutionnaire, auprès de soldats dont l'origine sociale est on ne peut plus éloignée de la sienne.
L'humour noir est présent tout au long de ce court roman où les situations comiques l'emportent sur le tragique.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
OlivOliv   16 avril 2018
La guillotine devint une pièce du décor villiste, mais une pièce banale, familière.
Les soldats de l'armée révolutionnaire s'y habituèrent tellement qu'ils l'utilisaient pour des tâches ordinaires : couper de la toile, trancher des pastèques, casser des coffres-forts (Velasco souffrait de voir la lame un peu plus ébréchée à chaque coup), faire des paris (les plus courageux pariaient de mettre la main et de la retirer avant la chute du couperet : un seul gagna son pari et les autres furent surnommés les "moignons"), s'entraîner au tir en visant des bouteilles de tequila placées sur la traverse, si bien que les montants furent bientôt constellés de trous comme s'ils étaient vermoulus. Les plus téméraires s'installaient sous le couperet pour impressionner leur petite amie, au mépris d'un éventuel accident. Le comble fut atteint quand quelqu'un eut l'idée de démonter la lame pour la suspendre entre les poteaux d'une balançoire.
Velasco endurait les humiliations que subissait son invention comme s'il en était lui-même l'objet. Il pleurait des nuits entières, inconsolable, avec un tel chagrin que même Alvarez eut de la peine pour lui. Pendant de longs, d'interminables mois, on n'exécuta à la guillotine que des vaches, des chèvres ou des poulets par dizaines.
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PecosaPecosa   06 avril 2012
Soudain, bien que l'ordre n'eût pas été donné, la foule contempla médusée une espèce de faux argentée qui s'abattit sur Jimenez et lui trancha la tête d'un seul coup. Ecumant de rage, Velasco marcha vers la tête de son rival, qu'il venait de découvrir, et lui décocha un coup de pied qui l'expédia au-dessus des spectateurs, lesquels poussèrent un "ohhh!" prolongé devant le geste inattendu du bourreau.
Personne n'avait entendu l'échange entre le condamné et Velasco; la réaction de celui-ci était incompréhensible. Satisfait, Villa pensa: "Voilà un authentique révolutionnaire."
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OlivOliv   15 avril 2018
Savourer un triomphe spectaculaire aux côtés des troupes de la Révolution l'attirait irrésistiblement. Il savait que Zapata, Villa, Obregón, Carranza et tous les autres révolutionnaires n'étaient pour le moment qu'un groupe de sauvages belliqueux en lutte pour le pouvoir. Mais après ? Il pensa que de tout temps les guerriers avaient été considérés comme des barbares destructeurs, mais que l'Histoire, une fois franchie l'étape des passions, finissait par faire d'eux des héros, des dirigeants idéalistes, délicats et pétris de vertus.
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AstroploukosAstroploukos   19 novembre 2016
Un très court extrait de la première page
[...]Villa était en train de rédiger quelques détails militaires avec le colonel Santiago Rojas, lorsque le sergent Teodomiro Ortiz se présenta pour l'informer qu'un homme demandait à le rencontrer, une espèce de gommeux qui insistait lourdement. Le général était fatigué des sollicitations de tous ces marchands. Ce matin là, il avait encore dû en supporter trois; le premier voulait lui vendre des bicyclettes en l'assurant qu'une charge de cyclistes était plus efficace qu'une charge de cavalerie; le deuxième tenait à lui fourguer des armures espagnoles et le troisième proposait des sombreros bordés de fil d'or et d'argent. Excédé, Villa les avait chassés, non sans les prévenir que, s'ils ne déguerpissaient pas sur-le-champ, il allait leur farcir le ventre de plomb. [...]
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issablagaissablaga   15 décembre 2013
Les villistes agissaient conformément aux principes révolutionnaires, et quiconque s'opposait à eux était conduit directement à la guillotine.
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Videos de Guillermo Arriaga (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guillermo Arriaga
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