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Daniel Lemoine (Traducteur)
EAN : 9782277233305
539 pages
Éditeur : J'ai Lu (05/03/1993)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 79 notes)
Résumé :
C.J. Cherryh sait à merveille raconter une histoire. Pour s'en convaincre, il suffit de voir comment elle parvient, en quelques dizaines de pages, à brosser l'histoire fictive du XXIIIe siècle : d'un côté l'Empire terrien et sa "Compagnie" coloniale et de l'autre l'Union, ex-colonies stellaires en plein apogée, militarisées à l'extrême ; entre les deux, Forteresse des étoiles, une station spatiale... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  06 août 2012
Tranquillement Impressionnant et un must de space opera ....
C. J. Cherryh possède de solides connaissances linguistiques ( en français et en latin , niveau études supérieures et enseignement ) et de non moins solides connaissances historiques ( principalement histoire ancienne et monde gréco-latin antique ) ...
C'est donc une professionnelle des lettres avant même d'être un écrivain de talent ...
Ce roman est un bon moment de lecture ( c'est un euphémisme ) .
Le style est superbe et on est clairement dans un texte solide , à la construction excessivement soignée, tout simplement .
La narration ( à la troisième personne fortement limitée ) est intense , rythmée et intimiste . Il faut s'y soumettre , pas moyen d'aller plus vite que la musique .
Le propos de ce roman est à la fois modeste et très ambitieux .
Il s'agit d'abords de distraire , ce qui est un objectif modeste , mais il s'agit aussi de de hisser le space opera à un degrés de réalisme qui est ici saisissant car cet univers de fiction est aussi riche que le nôtre . le point d'orgue de ce roman est de nous plonger dans une société de l'espace profond , profondément crédible à l'ampleur remarquable .
La restitution de cette civilisation est d'une ampleur remarquable .
D'autre part , les personnages de ce roman sont vivants , complexes et riches , à un point qui est assez sidérant pour ce qui est du genre space opera . Les problématiques animées par ces personnages sont riches et ils interrogent l'éthique et bien souvent , ils posent de véritables questionnement en profondeur , qui inscrivent dans ces couloirs de stations ou ces coursives de vaisseaux , avec nuance , bien des aspects édifiants concernant le sens de la vie en générale . L'identification avec les personnages ( ou la compréhension ) fonctionne souvent à merveille et confère au récit , comme à l'univers , un coté vivant qui est époustouflant et très particulier .
Enfin , la culture historique de l'auteur l'aide à construire un maelstrom de tensions géopolitiques aussi crédibles que rondement menées, selon un calendrier et un timing tout aussi remarquablement accomplis .
Le contexte général est celui-ci :
Une station et sa planète , a dépendance ( peuplée d'extraterrestres ) qui est faiblement exploité par la station Pell , est prise entre deux camps lors du conflit qui scellera la rupture de la terre et de l'union et la naissance de l'Alliance .
La terre , comme puissance , est incarnée dans ce roman , par une mission de diplomates engagée dans de laborieuses et éprouvantes négociations avec l'union , ainsi que par sa flotte qui a tendance à se comporter comme une puissance tout à fait autonome .Le système solaire est d'une façon générale principalement incarné dans ce cycle par les romans : Temps forts et Hellburner (ce dernier est disponible seulement en vo ) .....
L'union est la seconde puissance de cet univers et elle s'oppose à la terre dont la présence réelle est fantoche au-delà de Pell . L'union est incarnée dans cet univers par le puissant roman cyteen ( en deux tome en français ) et par 40000 in Géhenna ( les oubliés de Géhenna en français ) .
L'Alliance , c'est finalement la station Pell et l'ensemble des vaisseaux marchands , qui constituent un univers passionnant à explorer , des vaisseaux marchands et familiaux passionnants à arpenter . Avec au-delà de forteresse des étoiles , par exemple les romans : Finity's end , l'opéra de l'espace (merchanter's Luck ) ou encore les chants du néants .
Une flotte « terrestre « qui est très autonome et qui est en filigrane dans presque tous les romans de ce cycle , mais principalement dans forteresse des Etoiles et Volte-face ( Rimruner )...
Dans ce contexte de guerre et de rivalités , la station Pell essaye de conserver sa neutralité ...
La station Viking est évacuée brutalement dans le cadre d'un redéploiement stratégique des stations exploitées , et ses habitants deviennent des réfugiés et ils sont transférés de façon chaotique et de force , à Pell qui peut à peine faire face à cet afflux de population .
Pell est donc débordée et les réfugiés déstabilisent la station selon tous les points de vue . Depuis celui des systèmes de survie , du fait des intrigues politiques internationales et internes à la station que les réfugiés attisent involontairement ou bien ils sont l'instrument de mains occultes ...
La zone de quarantaine où ces nouveaux venus sont parqués , est un lieu sordide , un lieu de tous les dangers et un vrai drame ..
Le roman s'appuie sur des personnages ciselés et divers . Sans exagération : Ils sont vivants ...
Le récit est foisonnant , le lecteur suit un timing haletant et bluffant , un vrai suspens et cela foisonne ...
Un must ...
EN ANGLAIS : Downbelow station
C'est simple : Pell et l'univers alliance et union existent , j'en suis convaincu ...
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Zazaboum
  23 août 2020
Suis-je la seule à avoir eu des difficultés à lire ce livre ? Non parce que l'histoire est inintéressante mais parce que les phrases n'ont souvent ni queue ni tête, pas toujours de sens et finissent par donner malokrane afin de pouvoir les comprendre !
Je suis restée interloquée plus d'une fois ! du coup ça m'a un peu compliqué la tâche pour me souvenir de tous les personnages qui interviennent ! J'ajoute à ça ce que je pourrais appeler des longueurs malvenues et au milieu de tout ça, enfin la substance du roman mais diluée façon homéopathie !
Je l'ai terminé épuisée sans être vraiment capable de raconter le déroulement ! J'attribue les 2★ à l'imagination de l'auteure, à la structure du roman et le reste s'est noyé dans des pages en surnombre !!
Je regardé sur Goodreads et il y a des lecteurs anglophones avec le même ressenti, ce n'est donc pas un problème de traduction.
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ibon
  24 janvier 2015
Le temps et l'espace sont infinis, et pourtant on n'en a jamais assez. Cette citation de C. Thomson illustre assez bien ce roman de science fiction.
Le plaisir d'être en compagnie de ce très bon livre est aussi dû au fait que j'ai eu du mal à l'apprivoiser . En effet, lors des 40 premières pages, il m'a semblé assez difficile de distinguer les forces en présence. J'ai du les relire 3 fois pour comprendre un peu.
En voici la teneur:
La Terre a des colonies, en l'occurrence des stations spatiales qui gravitent autour de lointaines planètes dont Pell fait partie. Un commerce est organisé par la Compagnie basée sur Sol (elle-même station autour de la Terre). Un commerce circulaire partant et revenant vers la Terre, permet des échanges. Les vaisseaux commerciaux mettent plusieurs dizaines d'années à en faire le tour.
Mais les colonies progressent et n'ont plus besoin des ordres terrestres qui sont toujours en décalage par rapport à leurs réalités. Ce désir d'émancipation n'est pas vu du bon oeil par la Compagnie ( terrestre) alors elle fait envoyer l'armée.
L'armée, c'est la Flotte du capitaine Mazian composée de 10 puissants vaisseaux capables de voyager à la vitesse de la lumière voir plus grâce à des "sauts".
Pour contrôler ces routes du commerce, une guerre spatiale commence entre la Flotte et l'Union qui regroupe ceux qui veulent s'affranchir de la Terre.
La station Pell, qui est le lieu principal de l'action, commandé par la famille Konstantin, ne veut pas entrer dans ce conflit. Elle exploite les ressources de la planète du même nom. Cette planète est habitée par les gentils Hisas, qui aident les humains dans les travaux d'agriculture.
Mais la neutralité et le pacifisme de Pell vont être mis a mal avec l'arrivée du "Norvège" commandé par Mallory, une femme de la Flotte de Mazian!
C.J.Cherryh a cependant réussi à m'inviter dans la station et sur la planète Pell. C'est comme si on y était. Et en arpentant ses couloirs on rencontre de nombreux personnages pas tous fréquentables mais très fouillés et parfaitement identifiables.
Un climat de guerre froide comme à l'époque du roman (1982, prix Hugo). Des embardées à bord du "Norvège" à la vitesse de la lumière. Et un vaisseau qui porte le nom de "Finity's end"( tiens, tiens ce nom ne m'est pas inconnu). Beaucoup d'éléments m'ont interpellé dans cette histoire. Si bien que je retournerai volontiers à la rencontre de cette auteure!
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mauriceandre
  14 mars 2019
Salut les Babelionautes
C.J. Cherryh, voila une Auteure que je connaissais a travers ses romans sur Chanur mais dans ce Space-opéra elle nous raconte l'éternelle idiotie de la Race humaine.
La Conquête spatiale c'est fait par des petits sauts de puce, qui se sont concrétisés par la construction de Station Spatiale pour exploiter les Richesses de l'Univers au profit de la Terre.
Mais la découverte d'une planète ou vie un peuple autochtone et l'invention d'une propulsion par saut va chambouler l'ordre établi et diviser l'Humanité en trois faction rivale.
L'Union cherche a prendre le pouvoir sur les Stations que la Terre revendique et les Capitaines des Vaisseaux, seul capable de transporter les biens sur des distances interstellaires, veulent leur indépendances.
Voila identifié nos trois adversaire, mais Pel ou vie le peuple des Hisas et sa station vont être l'enjeu d'un affrontement qui se cache derrière des manoeuvres sournoises, des tractations pour son contrôle et les ressources de la Planète Pel.
Il y a pléthore de personnages, ayant tous un rôle a jouer dans cette partie d'échec cosmique, avec au milieu les Hisas qui ne sont qu'Amour et gentillesse.
Ils ont une philosophie de la vie que j'aime bien, pas d'attrait pour les biens matériels, aucune méchanceté, toujours près a aider son prochain de n'importe peuples qu'ils soient.
Heureusement que certains des dirigeants de Pel sont conscient de leur vulnérabilité face aux enjeux qui les menace.
Sinon j'ai trouvé moins bien toutes la partie ou les combats se déroulent entre vaisseaux, je n'arrivais pas a visualiser correctement ce que je lisais, moi qui pourtant suis très friand de ces moment la.
Merci a Daniel Lemoine qui s'est chargé de traduire ce roman.
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Lutin82
  05 novembre 2016
L'humanité a conquis les étoiles, plus exactement les plus proches du système solaire. Cette prouesse est à mettre au crédit de l'Earth Compagny, une entreprise visionnaire qui a fait le pari de l'aventure spatiale à l'aube du XXI° siècle. A son tableau de chasse nos 9 (oui, c'est bien 9) planètes et leurs satellites les plus importants et les plus riches. le principe nous enseigne qu'il faut se donner les moyens de ses ambitions, n'est-ce pas ? Qu'à cela ne tienne, cette compagnie débordait d'impudence et d'ambition! Elle appliqua ce précepte à la lettre et au-delà. Au-delà du berceau de l'humanité : elle conquis les étoiles proches, défrichant l'inconnu, faisant fi de l'angoisse, des réticences et des médisants. L'Earth Compagny s'est projetée dans l'espace telle une hyène sur une carcasse fumante, forçant, pliant, et maîtrisant l'adversité à coup de milliard et de témérité. A sa botte une flotte d'exploration, la mise en place de stations de plus en plus lointaines, de plus en plus vitales pour assouvir ses rêves pharaoniques.
Puis vint le temps des flottes marchandes, et de la découverte d'une planète habitable (Pell) puis, d'une seconde (Cyteen). Et ce fut le début de la fin pour cette entité faiseuse de rois, éminence grise de tous les gouvernements de la Terre.
20 ans, c'est le temps nécessaire pour faire le tour des stations de l'Earth Compagny, plus qu'il n'en faut pour que naissent des envies d'indépendance et de liberté. Ce que décidèrent Cyteen ainsi que les systèmes proches en créant l'Union, et déclenchant une guerre qui mit à genoux l'Alliance… Comme quoi même l'espace peut nous jouer une tea party !
Voici résumer les dix premières pages de la Forteresse des étoiles. le titre en VO est Downbellow Station, un jeu de mots avec les « laisser pour compte » dont il sera aussi question dans le récit de Cherryh. Cependant, la traduction française est appropriée, tant la situation de la station spatiale partage de nombreux point communs avec une place forte.
La comparaison avec les grandes compagnies des Indes Orientales (XVI et XVII° siècles) me semblent plutôt judicieuse, car le développement, l'ambition et les moyens consentis partagent de nombreuses similitudes. Les temps sont incompressibles dans cet univers. La technique des « sauts » y existe mais présente de nombreuses limites rendant cohérent ce que nous propose Cherryh. Il y a un soucis de vraisemblance et de détails que j'avais apprécié chez Reynolds dans Les enfants de Poséidon. Ce roman pourrait y être une étape première de l'univers Union-Alliance d'ailleurs.
La station Pell est un verrou stratégique de tout premier ordre. La partie la contrôlant ainsi que « sa » planète prendra un net avantage sur la maîtrise des routes commerciales et de tout un secteur, ainsi que d'autres petites choses insignifiantes suivant les protagonistes. Pour l'Union, il s'agit de tenir une position « proche » de l'espace terrestre, une place forte pour surveiller le trafic d'une position avantageuse et incontournable (demandez à Vauban comment verrouiller une vallée convoitée). Pour la Terre, les enjeux sont encore plus vitaux, toute sa projection « stellaire » est en péril, il lui faut maintenir son lien avec les étoiles et récupérer ses petits capitaux… La flotte de Mazian – dont l'armateur n'est autre que l'Earth Compagny – la considère comme un poste avancé ouvrant la possibilité de faire mal à l'Union en portant le conflit dans le territoire des clones.
La forteresse des étoiles n'est pas un simple space opéra. Certes, nous avons des vaisseaux spatiaux, des flottes militaires en conflit et des flottes marchandes en « déroute », réquisitionnée, en perdition, en fuite, ou pour les plus astucieux face à une opportunité unique pour les affaires. Finalement, cet aspect est relativement secondaire même s'il participe à l'élaboration d'un univers dense, complexe, touchant intelligemment à tous les domaines de la vie (et de la mort aussi!). le récit se place à la fois dans l'espionnage et le thriller, une ambiance relativement proche en terme de tensions et de jeux politiques entre plusieurs nations de The Expanse de SA Corey.
Ainsi, le lecteur se familiarisera-t-il avec une station spatiale en pleine crise. Une place enviée par l'ensemble des méta-nations en présence, mais également en proie à des convoitises, des trahisons et des luttes intestines. Fan de Star Trek, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec DS9, à tel point que je me demande si l'oeuvre de Cherryh fut une source d'inspiration pour les créateurs de la série. L'auteur propose un système élaboré avec soin qui a toutes les caractéristiques d'une cité-état avec ces autorités, son conseil, ses dissensions, les soucis d'approvisionnement, les jeux politiques,… (Si vous connaissez DS9, vous êtes à même de compléter mes blancs). Et des enjeux cosmiques.
L'union et l'Alliance (Earth Compagny) sont en guerre depuis des années. Il semblerait que les stations possédées par l'Earth Compagny ait « chuté » de l'intérieur… le point de ravitaillement et de secours le plus proche : Pell. La station voit donc s'échouer sur ses docks des milliers de réfugiés en provenance des ses consoeurs tombées (Viking,…) sans avoir la ressource nécessaire pour faire face. Inutile de brosser le tableau de la misère humaine et de sa barbarie quand la « société » ne fonctionne plus. Ce sont eux les laisser pour compte (Downbellowers) auquel le titre du roman fait référence. Heureusement, Pell possède des atouts conséquents, outre une équipe dirigeante dévouée (mais pas sans défaut) et pragmatique, une planète habitable.
Ma critique est plus complète sur mon blog, n'hésitez pas à vous y rendre! Ici, ce serait bien trop long.
Lien : https://albdoblog.wordpress...
+ Lire la suite
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
finitysendfinitysend   27 février 2012
Son estomac se noua
L'honneur était mort .il devint rien.
Ce n'était même pas de la haine mais une cruauté où il ne comptait pas .il hurlait quand l'horreur dépassait les bornes quand il comprenait que cela n'intéressait personne ...il cessait de hurler ou de sentir ou de lutter ..

Cesser d'exister ..

Interrogatoire sur le Norvège vaisseau de l'alliance
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evertoncaptevertoncapt   14 septembre 2014
Page 45, première phrase
« Non, monsieur, vous n’êtes forcé à rien, paceque le Norvège n’est pas ouvert aux passagers civils, et je n’en prendrai aucun. En ce qui concerne la frontière, la frontière se trouve à l’endroit où la flotte patrouille, et seuls les vaisseaux concernés savent où c’est. Il n’y a pas de frontière. Louez un vaisseau de transport. »

Un silence de mort s’abattit sur la salle.

« C’est sans plaisir, capitaine, que je dois vous parler de cour martial. »
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