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EAN : 9782070349340
240 pages
Éditeur : Gallimard (31/01/2008)

Note moyenne : 3.03/5 (sur 16 notes)
Résumé :
« Justification, peut-être, de ce journal, cette réflexion de Julien Green : "Le secret, c'est d'écrire n'importe quoi, parce que lorsqu'on écrit n'importe quoi, on commence à dire les choses les plus importantes. »
Jean Clair.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
arcade_d
  28 juin 2018
Oui, et mille fois oui !
Une personne humaine qui nous fait la restitution des événements, des parades, des positions, des discours, des politiques qui le font râler, geindre et lui donne envie de mordre.
Évidement, ce livre est publié par ce que Jean Clair est déjà connu, pour un premier livre un jeune auteur n'aurait eu aucune chance.
Jean clair à une belle écriture, un français de gourmet.
Il râle à plein, mais finalement il s'agit surtout de l'abandon d'une partie de notre humanité pour nous plonger dans le salmigondis d'une langue qui se délite, de rencontres de personne humaine à personne humaine qui deviennent de plus en plus superficiel et difficile tant le bruit ambiant est fort (et là c'est 2004).
La culture ne peu remplacer le culte
Le portable ne peut remplacer la relation
Le globish ne peut remplacer la profondeur de notre langue
Le progrès technique ne peut se substituer au progrès humain
Et tout cela avec cette sorte d'ironie dramatique qui m'a bien réjoui.
Au moment ou je finis, j'écoute France culture, 19h00 un dimanche.
Titre de l'émission : food, foodies, fooding, foodosphère, slow food
Et une phrase entendue par une jeune personne de 30 ans.
Nous faisons du régional food par soucis d'authenticité !
JEAN ils sont devenu fou !
Nous avons créé des monstres Superficiel Narcisse et Orgueilleux !
Et Martel de ne rien dire !
Lire ce livre comme un catalyseur réveille notre âme (1) cénobitique !
(1) Âme : ce qui anime le corps, Psyché, émotions, perception et inconscient. Quand je veux aborder la spiritualité j'emploie le terme d'Esprit (depuis Fromaget).
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Chouchane
  15 novembre 2010
Ce Jean Clair est un bileux et au bout d'un moment c'est carrément agaçant. On pourrait ne pas partager son avis et le lire avec plaisir mais ce n'est pas le cas, l'homme vitupère contre toute forme de modernité sauf en ce qui concerne son dentiste, on se réjouit qu'il ait eu mal aux dents un jour !. s'il n'aime pas le genre humain, le genre humain va bien finir par le lui rendre.Livre pénible et décevant mais qu'est ce qui m'a pris de l'acheter ?
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
lilianelafondlilianelafond   20 septembre 2020
(...) l'amour de la culture aussi est un monothéisme. A l'école, on appelait cet Universel la culture « générale ». Et l'on apprenait que le passage du polythéisme au monothéisme avait été décisif. La loi du Père contre la pullulation des idoles.
Que dire alors du chemin inverse ? Atomisée, pulvérisée, « éclatée », « explosée », la culture ne cesse de retomber en cotillons et confettis. On dit désormais « culture » pour dire la petite religion du local, le triomphe de la proximité, le goût du particulier, le denier du culte, le chatouillis idiosyncrasique, le jargon de la secte, le verlan des banlieues, l'habitus domestique, la manie du quidam, la dévotion du gri-gri, la prière aux lares, l'islamo-bouddhisme en six leçons, le port du pantalon effrangé, l'araignée dans le plafond, l'exotisme culinaire, l'apprentissage des patois disparus, le double anneau dans le nez, les sports de l'extrême, l'exhibition de l'unicum anatomique, la fièvre obsidionale, Proust en trois cents mots, le règlement d'entreprise, le grillon du foyer, la lecture pour illettrés, le musée pour aveugles, le vu à la télé, le Campus pour tous et le voyage aux îles...
Au nom de l'Autre, mais non d'autrui, la culture de proximité, non du prochain, avec son tutoiement obligatoire, soumet chacun, non sans hargne, à la singularité linguistique, à la particularité ethnique, à l'entomologie vestimentaire, à la tératologie physiologique, à la marginalité comportementale, au vocabulaire inouï, aux syntaxes extravagantes, aux décibels d'enfer. A chacun sa culture, donc, collages saugrenus de débris, de vestiges, de fonds de pot ou de tiroir, mœurs de flibustiers pullulant autour d'un naufrage.
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MimimelieMimimelie   24 février 2017
Le calembour est une fausse monnaie. Il circule dans les fins de siècle, mêlé aux objets surchargés, ridicules, inutiles et laids qui encombrent les intérieurs. Il relève des curiosa, cette catégorie de la littérature pour esprits énervés qui caractérise ces époques. Mais il peut aussi, à tout moment, circuler dans les petits cercles des dandys, des oisifs, des parasites, où il faut surtout ne jamais rien prendre au sérieux. Le journalisme et la télévision sont aujourd’hui son terreau d’élection.

Et maintenant, mêlées au tutoiement d’usage, ce sont les informations à la radio, les interviews à la télévision dont on entend ricaner les auteurs, d’une oreille incrédule, quand tout entretien sur les affaires du monde n’est plus guère qu’assaut de plaisanteries, magasin de farces et attrapes, succession de sous-entendus graveleux. De proche en proche, c’est tout l’entendement qui s’en trouve gangrené. Si le calembour est la fiente de l’esprit qui vole, les journalistes sont devenus les nouveaux Adulateurs de l’instant, ceux que découvrait Dante, baignant dans leurs excréments, au fond de la seconde bolge de l’Enfer.
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MimimelieMimimelie   04 mars 2017
Les souffrances, les peurs, les humiliations subies dans l'enfance, on les retrouve parfois comme une vieille blessure, avec un pouvoir intact de faire mal. Sur le coup, quand on les avait éprouvées, anesthésié par le choc, on n'avait rien senti, tout entier mobilisé pour survivre à ces années noires. Mais longtemps après, des décennies plus tard, parfois dans le bonheur et l'opulence et tout souci disparu, la douleur que l'on croyait éteinte se réveille, aussi vive que dans le passé, plus mordante encore d'insister, comme un membre fantôme qui vous dévore alors qu'il n'est plus là,comme si le mal ne vous avait jamais quitté et qu'il n'avait servi à rien de vieillir.
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MimimelieMimimelie   24 février 2017
Tirer un livre qui dormait sur l’étagère, l’ouvrir, commencer de le lire, c’est réveiller une parole assourdie en lui prêtant sa voix. C’est toujours un peu le « Ceci est mon corps… Faites ceci en mémoire de moi ». C’est ressusciter, dans l’élection du livre, et perpétuer une présence qui semblait morte ou oubliée : il y a toujours un miracle de la lecture, très proche du mystère de l’Eucharistie, qui nous redonne un corps chaud et familier là où l’instant d’avant il n’y avait que silence et poussière. Le papier imprimé, qui ressort de la poudre accumulée du temps, rejoint le pain enfariné dans communion du verbe.
On ne peut pas plus jeter un livre qu’on jette un morceau de baguette ou de miche. Tous deux sont précieux, symboles de paix, de contentement, signes que la vie est rentrée dans l’ordre et que les besoins seront satisfaits.
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MimimelieMimimelie   28 février 2017
Il est étrange de ressentir combien la musique, Mozart surtout, semble toujours sur le point de confier quelque chose, et qu'au moment de se prononcer, elle se brise, se tait et se reprend. Ce qu'elle veut dire est au-delà du repos des mots et c'est dans cette tension que réside son inépuisable ravissement.
C'est ce que répète obstinément Orphée à Eurydice :
Dût-il m'en coûter la vie,
Non je ne parlerai pas...
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Videos de Jean Clair (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Clair
Intervention de l'écrivain Jean Clair lors du colloque "Que vaut le corps humain?" le 6 décembre 2019. #bernardins#colloque#corps
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