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Claire Breton (Traducteur)
ISBN : 2020788144
Éditeur : Seuil (14/01/2005)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Un petit boulot tranquille, croque-mort. Une ville banale, Baltimore. Une vie rêvée. C'est bien ainsi que l'entendait Hitchcock Sewell avant que ne débarque, au beau milieu d'une veillée mortuaire, une charmante demoiselle qui lui demande comment organiser un enterrement. Le sien. Et voilà ce pauvre Hitch entraîné malgré lui dans une sombre affaire de chantage. Entre son extravagante ex-femme, un vieux camarade de collège, une séduisante détective et quelques politi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
iris29
27 décembre 2016
Bienvenue à Baltimore (USA), dans la vie de Hitchcock Sewell, charmant jeune homme d'1m90, drôle, intelligent , beau gosse, un chien (Alcatraz) , une ex-femme sexy ,artiste et un brin nympho . Vous me direz que ce jeune homme a tout pour plaire ? Je vous rétorquerai qu'un détail pourrait vous refroidir : sa profession .
Croque-mort ! Ça calme ,non ?
On pourrait dire que c'est une affaire de famille vu qu'il aide sa tante mais comme il fait ça très bien, on ne dira rien . Lui ne se pose aucune question , il fait le job . Jusqu'au jour où il est obligé de tiquer , une très jolie jeune femme vient lui demander d'organiser ses propres funérailles . Quelques jours après , elle meurt (suicide) , tout irait pour le mieux "six feet under " , si c'était la même femme .
Or la première est bien vivante ... dans un commissariat et le petit-ami de la deuxième trépasse à son tour ...
Quand un charmant croque mort veut savoir le mot de la fin ... et bien , il enquête !
Première aventure mettant en scène le personnage d'Hitchcock Sewell, ce roman est très marrant, savoureux , et très rythmé . Ce croque-mort m'a été présenté par Rickiss qui l'a si gentiment ajouté à ma liste "polars poilants ". Elle a de très bonnes fréquentations , je n'aurais jamais cru que je rigolerais un jour avec un professionnel de cette profession ...
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Syl
30 mai 2012
L'entreprise des Pompes Funèbres Sewell et fils, dans les quartiers de Baltimore, près du port, est dirigée par un sémillant croque-mort, Hitchcok Sewell, trente-quatre ans, un mètre quatre-vingt dix, corps d'athlète, visage d'ange, et sa tante Billie, une dame douce et malicieuse.
A l'âge de douze ans, Hitch s'est retrouvé orphelin suite au décès de ses parents dans un accident de la route. Élevé par sa tante et son oncle, il a pris le relais de l'entreprise familiale à la mort de celui-ci.
« La fête battait son plein. La pièce grouillait de personnes du troisième âge et du deuxième un peu avancé (ce qu'on nomme aujourd'hui pudiquement les « seniors ») regroupé çà et là, parlant à voix basse, se serrant la main et évitant soigneusement l'invité d'honneur – Mr. Weatherby – étendu dans son cercueil (modèle Ambassade : très prisé) à l'autre bout de la pièce, aussi mort qu'un mort puisse l'être… Je déambulai dans la pièce et serrai quelques mains. On m'assura à chaque fois que le pompier retraité avait été « un brave homme ». C'est assez courant. Il n'y a que des braves illuminés pour venir vous susurrer à l'oreille que le mort était un ignoble fils de pute. »
Durant une veillée mortuaire, par un mercredi du joli mois de mai, une jeune femme fait trébucher Hitch, légèrement abruti d'ennui. Intrigué par cette pin-up habillée en joueuse de tennis et surtout attiré par ses longues jambes et son petit minois, Hitch voit en cette apparition un salut à sa langueur. Discrètement, il se présente et cherche à savoir comment elle a pu s'égarer en ces lieux et circonstances. La demoiselle est peu loquace, légèrement ivre et ne souhaite que partir, rendant Hitch beaucoup plus pressant. Toutefois, avant qu'elle ne disparaisse, elle lui laisse son nom et la raison de sa visite… Elle s'appelle Carolyn James et souhaiterait avoir des renseignements sur un enterrement. A la question de Hitch « Puis-je me permettre de vous demander à qui vous pensiez exactement ? », elle lui répond « A moi ».
Toute la journée du lendemain, entre la première répétition de la troupe de théâtre associatif Les Gypsy Players de leur petite ville, où Hitch se voit contraint (acte civique et social) de jouer un rôle, et les quelques heures passées dans les bras et le lit de son ex-femme Julia, une artiste peintre très excentrique et croqueuse d'hommes (divorcés, certes, mais relations encore très amicales), notre peu commun croque-mort pense à Carolyn… Imaginez alors sa surprise, lorsque sa tante lui annonce à son retour que le client qui attend bien sagement et patiemment dans le sous-sol pour une préparation funéraire est une jeune femme de vingt-sept ans, suicidée, portant au visage la couleur estompée d'hématomes et ayant le nom de Carolyn James.
Sa Carolyn James ? Non !… une autre.
Lors de la cérémonie, très peu de gens sont présents, voire personne. Mr. Castlebaum, un vieux monsieur, voisin de la défunte, et le compagnon de celle-ci, Guy Fellows, un bel homme, un peu trop susceptible, bâti comme un boxeur qui n'hésite pas à bousculer et menacer du poing, lui rendent un dernier hommage. Mais à la fin de l'enterrement, Hitch se voit forcer d'interrompre une bagarre entre Fellows et Castlebaum. Se mêlant à la querelle, les coups tombent sans discernement.
« – Vous n'êtes qu'un loquedu !
– Fermez-la !
– Occupez-vous de vos putains d'oignons !
– Ne dites pas « putain » dans un cimetière, espèce de nazi !
– Allez vous faire foutre !… »
Reconsidérant les faits passés, Hitch songe à sa mystérieuse inconnue qui lui a donné le nom d'une autre, anticipant sur le décès. L'appelant Lady X, il commence à enquêter sur la vie de la vraie Carolyn.
Son investigation sera brève car dans la soirée, un détective vient le chercher et l'emmène au poste de police. Il est suspect dans une affaire criminelle. le mort est un certain professeur de tennis, Mr. Guy Fellows.
L'affaire est étrange, dès le début Hitch perçoit juste fil de la trame ; tout commence par des violences conjugales. Mais beaucoup de personnalités rentrent en scène. Des flics corrompus, des politiciens véreux, des maîtres chanteurs, des milliardaires, un jeune conseiller ambitieux… jusqu'à sa Lady X qui l'assistera dans sa justice…
Ce livre est un polar peu ordinaire et je l'ai beaucoup apprécié. Avant l'intrigue, c'est la truculence des personnages qui entourent Hitch. Sa tante, ses amis, ses ex-beaux-parents, son ex-femme, sa troupe de théâtre… Il y a beaucoup d'humour, d'ironie, d'auto-dérision et pour certains, une naïveté attendrissante. Dans ce quartier de Baltimore, il y a une belle solidarité. Hitch, séducteur, preux justicier et croque-mort, est parfois d'une intrépidité un peu stupide et c'est ce qui fait son charme. Sa verve et son espièglerie fantaisiste rendent le sérieux de certaines situations comiques.
En ce qui concerne, l'intrigue policière… j'en ai lu des plus palpitantes… et ce n'est pas pour cette raison que je continuerai la série. Cela sera surtout pour le charisme de Hitch (et ses beaux yeux bleus !). A suivre…
Petit extrait ; Hitch peut être taquin :
« M'apercevant à l'accueil, le détective John Kruk m'invita à le rejoindre dans son bureau.
– Asseyez-vous, Mr. Sewell. Je m'exécutai.
Il alla droit au but :
– Mr. Sewell, auriez-vous l'obligeance de me redire où vous étiez samedi soir dernier ?
– M'enfin, encore ?
– Vous répondez à ma question par une question. Je n'aime pas ça.
– Ah oui ?
Je ne pouvais pas résister. le détective attendait. Son expression me disait qu'il pouvait patienter toute la journée. Je repris :
– Voyons si j'ai bien compris. Je ne suis pas suspecté de ce meurtre, mais vous aimeriez entendre mon alibi quand même, c'est ça ?
– C'est ça, oui.
– Et si je n'en ai pas ?
– Vous posez encore des questions.
J'agitai théâtralement mon poing dans les airs.
– Eh bien, je suis désolé, détective. Mais je veux des réponses, bon sang !
Une fois, il y a bien longtemps, dans le passé préhistorique du clan Kruk, un léger sourire a peut-être été esquissé. Si tel est le cas, l'auteur de cet affront a immédiatement été matraqué à mort et le gène dévoyé, éliminé à jamais. »
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Godefroid
22 novembre 2015
Hitchcock Sewel est un jeune homme de 34 ans. 1m90, beau gosse, "menton ultra sensuel", il est plutôt bien dans sa peau Hitch. Fils de vedettes de la télé locale de Baltimore accidentées en voiture dans sa prime jeunesse, il est recueilli par son oncle Stu et sa tante Billie, pompeurs funèbres de leur métier. Au décès de Stu, Hitch prend la suite et devient ainsi le croque-mort le plus sexy de Baltimore. En plus, il est cultivé et a l'esprit vif, ce qui nous vaut un festival quasi ininterrompu de répliques et de pensées super poilantes, tout en finesse : Cockey fait encore mieux que Wessel dans le genre, c'est dire. Pour compléter le tableau, Hitch croise toujours son ex-femme, une brune fofolle à moitié nympho, artiste peintre qui pète le feu et qui le sollicite en mode essorage à la moindre crise de solitude (c'est-à-dire grosso modo au bout de 24 heures de célibat). Ah, il faut dire aussi que les deux ex font partie d'une troupe de théâtre catastrophique qui fournit quelques scènes réjouissantes de plus. Et que Hitch fréquente toujours le bar tenu par ses beaux parents, le SOS (screaming oyster saloon – le bar de l'huître hurlante).
Et l'histoire ? j'y viens : une superbe jeune femme se pointe lors d'une veillée funèbre. Elle déclare s'appeler Carolyn James et vouloir se renseigner pour sa propre inhumation, avant de s'éclipser, toute gênée. le lendemain, le corps de Carolyn James est amené à la boutique des Sewel... mais dans la boite, la jeune femme qui porte ce nom n'est pas la superbe nana qui s'est pointée la veille ; celle là, Hitch va la retrouver par hasard (heu) dans un commissariat de police et tenter de lui tirer les vers du nez. Bon, il est temps d'interrompre mon résumé tout plat de la superbe prose de Tim Cockey. L'intrigue est intelligente, parfaitement maîtrisée, facile à suivre, mâtinée de préoccupations écolo et de magouilles politiques bien immondes. Cockey navigue entre Wessel et Hiaasen, au même niveau que ces deux là : cette lecture est une vraie délectation.
Mais (eh oui, mais) deux petites choses ont empêché mon enthousiasme d'atteindre la cime tant espérée. D'abord, l'histoire est réellement dramatique et, en elle-même, ne prête pas à sourire. On est donc cruellement partagé entre la tentation de la rigolade entretenue par Hitchcock et la compassion qu'inspire le destin tragique de plusieurs personnages. La cohabitation n'est pas évidente et Tim Cockey la gère plutôt bien dans l'ensemble, même si l'impression que l'auteur balance lui-même entre deux genres sans parvenir à se stabiliser effleure à plusieurs moments. Une petite valse hésitation qui disparaîtra complètement dès l'épisode suivant. Ensuite, les grossièretés inutiles qui fusent parfois entre les lèvres des personnages altèrent un peu le comique de quelques dialogues, tout en sous-entendus subtils la plupart du temps. On imagine que la douzaine de "putain de" traduisent banalement autant de "fucking" et on s'en serait bien passé, sans jouer les pères la pudeur.
Mais l'ensemble reste d'une très bonne tenue ! Asseyez-vous donc au côté de Hitchcock Sewel dans sa Chevroley Quedalle, à la place du mort (bien sûr), et ne le quittez plus d'une semelle.
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Rebus
30 décembre 2012
A Baltimore, lors d'une veillée funèbre, Hitchcock Sewell, croque-mort beau gosse de son état, rencontre une sémillante jeune femme, venue se renseigner pour...son enterrement.
Et s'ensuit un suicide, un meurtre, des flics, des soupçons, une romance, un chantage, des dollars, une pièce de théâtre, des politiciens, un tueur à gages, le tout saupoudré d'une bonne dose d'humour.
Et c'est ce qui fait l'originalité de ce livre : l'humour du héros, sans oublier la galerie de personnages qui gravitent autour de lui : une ex femme délurée, une gentille tantine, un chien baveux, des ex beaux parents tenanciers...
Un roman à l'intrigue plutôt classique, qui ne se classera pas dans mon top 10 de romans policiers mais qui a toutefois le mérite d'être agréable à lire, et d'offrir un bon moment de détente
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bibliomanu
23 mai 2008
Lors d'une veillée funèbre, Hitchcock Sewell, croque-mort à Baltimore, reçoit la visite d'une jeune femme intrigante du nom de Carolyn James. Un peu farouche et déboussolée, elle s'enquiert des dispositions à prendre pour organiser... ses propres funérailles. Après tout, pourquoi pas? La prévoyance ne fait pas de mal. Et quelque temps plus tard, le corps de Carolyn James arrive à l'entreprise de pompes funèbres. Soit. Hormis que cette fille là, prête à manger les pissenlits par la racine, Hitchcock ne l'a strictement jamais vue. Et ce cher croque-mort semble bien décidé à en savoir un peu plus sur cette étrange affaire.
Avec un personnage exerçant une telle profession, on aurait pu s'attendre à une histoire trempée dans le formol, macabre, noire et dents de scie ; avec en toile de fond une société américaine rongée de l'intérieur et tout le toutim. Mais au terrain du morbide, du sombre et du sanglant induits par le genre, Tim Cockey a préféré sévir sur celui de l'humour sans rien ôter à l'intérêt de l'intrigue. Et franchement, ça fait du bien !
Certes au début, on se demande où est-ce qu'on a posé les yeux. Avec le prénom du personnage, la femme ressemblant à Grace Kelly, le chien Alcatraz et un professeur de tennis tombeur de ces dames prompt à faire chanter les maris, on se croirait propulsé dans une affaire à l'ancienne, au milieu des années 50. Adultère, chantage, corruption...l'affaire a des goûts de déjà vu. Heureusement, tout n'est pas aussi simple qu'il y paraît. L'intrigue ne révolutionne certainement pas le genre mais on se plaît à tenter de la dénouer. Et puis...
Et puis Hitchcock Sewell vaut bien le détour à lui tout seul, vraiment. Il faut le voir interrompre les discussions les plus sérieuses qui soient quand son interlocuteur utilise les termes " par contre" au lieu du "en revanche" de circonstance, ou bien encore braver les autorités avec une gouaille déconcertante. le bougre s'en sort à l'aide de pirouettes verbales sans jamais être lourd, et ses sarcasmes ne l'empêchent pas d'être profondément humain. Bref, on tient là un personnage à la psychologie rondement dépeinte et finement ciselée, évoluant parmi une foule de personnages tout aussi truculents que drôles. Re-bref, on se régale.
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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris2920 décembre 2016
Un petit mot trônait sur mon pare-brise . Mazette , c'était la journée des petits mots . Le mien venait de la police de Baltimore . Elle n'aimait pas l'endroit où j'avais décidé de garer ma voiture . Pour quatre-vingt-cinq dollars, cependant, elle se ferait une joie de tout oublier .
J'entrai dans ma voiture et essayai de m'arracher . Les Chevrolet Quedalle ne s'arrachent pas . Je grillai deux feux rouges et tournai à gauche depuis la file de droite . Autant en avoir pour mon argent .
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iris29iris2927 décembre 2016
Le journal couvrait une visite de candidat l'après-midi dans un foyer d'accueil pour femmes des minorités sans -abri qui ont des enfants malade du SIDA et atteints de troubles de l'apprentissage dus à des fuites toxiques dans la plomberie de leur centre de méthadone dont la fermeture subséquente n'avait fait qu'augmenter le nombre de chômeurs ...ou quelque chose comme ça .
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iris29iris2920 décembre 2016
- Et tu t'es marié , non ? [...]
- Elle s'appelle Christy . Elle m'a mise à sa botte , Hitch , et j'adore ça . Un emprunt immobilier , deux voitures , deux virgule cinq enfants et un golden retriever nommé Max . C'est Bonne-journée-mon-chéri et Je-suis-rentré-ma-douce . La petite maison dans sa putain de prairie !
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iris29iris2919 décembre 2016
( Préface )
En écrivant ce livre , l'auteur a minutieusement effacé de sa mémoire tout ce qui pouvait concerner la moindre personne qu'il ait jamais connu ou rencontrée . Toute ressemblance avec quiconque foulant cette terre , ne la foulant pas , ou reposant inerte en-dessous est donc purement fortuite .
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iris29iris2922 décembre 2016
- Bon Dieu... les putains de bagages que je me trimbale ...[...]
- J'ai toujours pensé que quelqu'un qui n'a pas de bagages , ça veut dire qu'il est allé nulle part .
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