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Hélène Morand (Traducteur)
ISBN : 2258077966
Éditeur : Les Presses De La Cite (21/10/2010)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Chicago, 1893. Alors que la ville s'habille de lumières et vit au rythme des festivités de l'Exposition Universelle, des jeunes filles sans défense disparaissent mystérieusement et des corps apparaissent sur les rives boueuses du fleuve. Emily, jeune journaliste sans grande expérience mais pleine de fougue et de ressources, est bien décidée à prouver son talent au grand Joseph Pulitzer en levant le voile sur cet étrange affaire.
Derrière le clinquant et les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
fleurdusoleil
01 février 2011
Avant de commencer cette lecture, en partenariat avec LA CITE DE LA PRESSE et BABELIO, je suis passée sur le blog de mic1990 pour lire son avis. Une remarque attire mon attention : le résumé éditeur contient apparemment une incohérence.
Je commence dans ce roman et oui, je confirme il y a une erreur dans le résumé. Je me suis donc permise de changer un peu celui-ci afin de le rendre plus clair.
" Chicago, octobre 1893. Alors que l'Exposition universelle bat son plein, le cadavre d'une jeune fille est repêché dans le fleuve."
Voici la phrase accrocheuse. A part que dans le premier chapitre, nous découvrons rapidement que la jeune fille retrouvait dans la bouillonne ouvre grand les yeux !!!!! Et qu'on l'emmène à l'asile le temps de découvrir son identité. Pensez-vous que l'on se comporte ainsi avec une morte ?
C'est heureusement le seul bémol que je noterai sur ce roman policier.
D'abord, précisons que James Conan est un pseudonyme employé par un duo d'auteurs : Helen Rappaport et William Horwood. Ils sont respectivement historien et journaliste. Petit détail qui a son importance ici.
Le personnage principale est une jeune femme qui veut devenir un grand journaliste. Emily Strauss veut se faire une place dans ce monde réservé aux hommes. C'est monsieur Pulitzer qui lui donne sa chance en l'envoyant à Chicago où l'Exposition universelle se déroule. Il lui propose de faire un article sur les disparitions passées sous silence par le maire, afin d'éviter d'entacher la brillante réputation d'on la ville se pare lors de l'événement.
Les personnages sont mis en scène avec brio. Nous retrouvons des hommes puissants, mais trop imbus d'eux-même, des femmes ingénues, des femmes ambitieuses et courageuses et des allusions à des personnalités ayant réellement existé ( ex : lorsque le jeune homme à tout faire de l'hôtel, qui aide notre héroïne, croise le chemin d'un monsieur Ritz. Cet homme souhaite ouvrir un grand hôtel à Londres. Tiens, tiens, ce nom vous interpelle...). Tout ce petit monde s'agite dans un Chicago déjà très sombre et malsain, pour notre plaisir.
Faire de deux jeunes femmes courageuses, Emily qui mène son enquête et Anna Zemeckis qui lutte pour sauver sa vie, des héroïnes dans un siècle où les hommes ont le monopole et les femmes ne sont que des oies blanches, est très ingénieux. le lecteur est pris dans un tourbillon de jupons et suit avec plaisir le déroulement de cette chasse aux malfrats et aux tueurs.
Les dialogues très nombreux donnent du dynamisme à cette aventure. Nous ne sommes jamais laissés de côté, mais toujours au coeur de l'action.

En bref originalité, dynamisme et fluidité sont les ingrédients principaux de ce roman policier prometteur. C'est un moment de lecture plaisant et palpitant pour les amateurs du genre, mais aussi les autres.
Lien : http://lacaveauxlivres.blogs..
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Crazynath
18 avril 2014
La lecture de ce livre n'a pas été sans me rappeler celui de Erik Larson « le diable dans la ville blanche » L'histoire se passe elle aussi à Chicago à l'époque de l'exposition universelle qui a eu lieu dans cette ville. Un des personnages centraux de ce bon polar est une jeune journaliste, Emily Strauss qui va enquêter sur la disparition d'une autre femme Anna. Dans un monde d'hommes (nous sommes en 1893), ses recherches vont la mener aux abattoirs de la ville en passant par ce qui s'appelait encore un asile d'aliénés. Des personnages ayant réellement existé côtoient les protagonistes de ce roman assez dense mais qui se lit très vite. le contexte historique de l'époque est parfaitement bien restitué et l'intrigue, même si elle est assez prévisible, est très bien développée.
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mic1990
27 janvier 2011
Je vais vous parler d'un livre qui m'a à la fois fort plu et fort déçu : Dans l'ombre de la ville, de James Conan (qui est le pseudonyme de Helen Rappaport et William Horwood).
Avant de rentrer dans le livre en lui-même, je voudrais m'attarder sur le quatrième de couverture. C'est la première fois que cela m'arrive, mais oui, je vais donner un avis négatif sur un point avant même de rentrer dans le livre. En effet, il est marqué dans le quatrième de couverture qu'un corps est repêché dans le fleuve et qu'il s'agirait d'Anna Zemeckis. Ce n'est pas le cas, étant donné que le corps que l'on prend pour celui d'Anna est un corps écrasé par un tramway et que celui repêché dans le fleuve est la vraie Anna Zemeckis, mais bien vivante, et c'est comme ça que démarre l'histoire. Il y a donc une erreur au niveau du quatrième de couverture.
Un autre point qui me dérange à cet endroit est la révélation dans les grandes lignes de ce qui est arrivé à Anna dès le quatrième de couverture. Cela en dit de trop et permet facilement de comprendre toute l'histoire bien avant la moitié du livre (mais je parlerai de l'intrigue plus loin).
Il est temps d'ouvrir le livre et de rentrer dans l'histoire en elle-même :
Une jeune fille a disparu dans Chicago et un corps qui semble être le sien est retrouvé. le père de la fille envoie alors une lettre au World, les priant de mener une enquête sur le vrai visage de Chicago et le danger de cette ville pour les jeunes filles. Emily Strauss, désireuse de bien se faire voir de Mr Pulitzer, se lance dans ce sujet et se rend donc à Chicago, où elle va faire de bien sombres découvertes.
Nous suivons également une jeune fille, découverte presque morte au bord de l'un des fleuves de Chicago, qui se retrouve internée en hôpital psychiatrique car elle a perdu la mémoire. Nous comprenons bien vite que cette jeune fille n'est autre qu'Anna Zemeckis, la jeune disparue dont on aurait « retrouvé » le corps. Mais qu'a-t-il bien pu lui arriver pour qu'elle se retrouve là ? Et pourquoi tout le monde semble-t-il chercher sa mort ?
Bon, je vais directement dire le point qui m'a le plus ennuyé dans le récit, afin de passer ensuite à ses points positifs.
Ce qui m'a dérangé est l'intrigue. En effet, le livre prend vite une allure d'histoire un peu plus policière, et on s'attend donc à une intrigue assez bien ficelée qui nous tiendra en haleine jusqu'au bout. Eh ben non, l'intrigue n'est vraiment pas terrible (et encore plus gâchée par ce qui est dit dans le quatrième de couverture), et on devine ce qui se passe, qui est responsable de l'état d'Anna, avant la moitié du livre, et le reste se retrouve assez vidé de son intrigue.
Malgré ce point, je dois dire que le livre m'a quand même assez plu, et ce surtout grâce à l'ambiance de l'époque vraiment très bien faite, des descriptions complètes et intéressantes et des personnages hauts en couleurs. le contexte de Chicago dans le rôle de la plus belle ville du monde se retrouve petit à petit changé par l'image réelle de la ville, avec sa violence et sa déchéance.
J'ai eu un peu de mal à m'accroché aux personnages, mais cela n'est dû qu'au fait que la façon de penser à fort changé et que les moeurs de l'époque sont loin de me convenir (comme l'autorité abusive d'un père sur sa fille, l'histoire vielle comme le monde du « pas de sexe avant le mariage », ou encore le fait que le plaisir d'une femme dans le sexe relève d'une manifestation du Diable, car la femme ne doit pas prendre de plaisir pendant l'acte). Malgré cela, je me suis attendrit pour les personnages d'Anna et d'Emily, et j'ai vraiment aimé la façon d'être et de penser de celui que l'on appelle Monsieur Dingo et de Hans Darke.
Un dernier point que je souhaite ajouter en faveur du livre, c'est que, malgré que l'intrigue soit vite épuisée, le livre ne manque pas du tout d'action, et ce jusqu'au bout, et les auteurs ont vraiment un grand talent pour dépeindre tout un tas de situations, ce qui fait que le livre se lit quand même assez rapidement.
Voila donc un livre non exempt de défauts, mais qui m'a quand même assez bien plu malgré tout, et que je conseillerais à tout lecteur tenté par la découverte de la « mauvaise » facette de Chicago à la fin du 19ème siècle, mais que je déconseille si l'intérêt que vous recherchez est une intrigue approfondie.
Lien : http://les1001bouquins.over-..
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Joseph-Arthur
30 janvier 2011
Dans le cadre de la masse critique de décembre, j'ai eu la chance de recevoir ce polar qui se déroule dans le Chicago de l'Exposition Universelle de 1893. Il s'agit d'un roman passionnant, bien documenté, bien écrit ( et donc bien traduit) et très enlevé. Les chapitres courts permettent une visualisation très nette des scènes. Ce livre pourrait faire l'objet d'un film de part ses qualités scénaristiques évidentes. Certains passages m'ont donné la nausée et d'autres ont un peu malmené mes tripes. Ce qui pour moi est un gage de réussite en matière de polar. Les personnages légèrement caricaturaux dans leurs attitudes restent toutefois attachants et convaincants. L'histoire, portée par la Ville de Chicago, personnage principal de ce roman, m'a passionné, surpris et souvent mis mal à l'aise. En résumé, L'Ombre de la ville est un polar efficace, haletant et marquant. Je le recommande chaudement. Merci à Babelio et aux éditions des Presses de la Cité de m'avoir permis de découvrir ce livre.
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Evilysangel
02 janvier 2010
Je me suis très vite laissée prendre à l'ambiance de cette histoire dont le personnage ( une fois n'est pas coutume!...) est une femme!...
Elle a un culot monstre cette petite nana!...Surtout pour l'époque!
Elle n'a peur de rien ( ou presque...), se lance à l'assaut d'une "mafia" des Bouchers très organisée et surtout très très violente!!!...
Elle n'hésite pas à se jeter dans la bataille pour l'amour de son métier :
le journalisme!...
Certes, elle n'est pas encore vraiment journaliste quand l'histoire commence, mais en tous les cas, elle en a la carrure, l'envie et le "nez"!!!...
Dans ce livre, la ville de Chicago y est décrite dans les moindres détails quasiment, on y "voit" les débuts du métro aérien ( celui-là même que l'on aperçoit parfois dans la série "Urgences" )...On y entrevoit les prémices de l'émancipation féminine ainsi que des Centres d'Aides aux femmes seules...
Cette histoire est, certes, pleine de bons sentiments, mais loin d'être édulcorée!...
Il y a des meurtres, des "accidents" horribles, des poursuites, des cavalcades, des révélations, des duels fratricides...Un vrai bon polar quoi!
Sans oublier quelques émois amoureux et de sincères complicités amicales...
De plus, la fin du récit laisse présager ( peut-être? ) une suite...
Lien : http://lepetitparadisdevilys..
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
missmolko1missmolko130 décembre 2015
Il ne fait pas toujours bon jeter un cadavre dans Bubbly Creek, la Bouillonne, appellation locale du bras inférieur de la Chicago River. L'hiver, les eaux gèlent, le corps demeure pile là où il est tombé. L'été ne vaut pas mieux : en l'absence de courant, les odeurs méphitiques vous découragent d'approcher. Celui qui s'y hasarde comprend vite à quoi les lieux doivent leur surnom : au bouillon de culture que forment les squelettes et autres rejets des abattoirs fermentant et pourrissant à l'envi sous la surface.
L'idéal, c'est le printemps et l'automne. Là, il y a du courant, surtout après la pluie. Un courant qui se charge d'entraîner lentement la preuve du crime loin des regards — et des préoccupations du meurtrier.
Enfin, s'il a de la chance.
Par un matin brumeux d'octobre 1893, un corps vint s'échouer devant la fabrique de colle Armour, au niveau de Benson Street, à deux cents mètres environ de la fourche où la Bouillonne rejoint le cours de la Chicago River. Ce corps s'y immobilisa, se recouvrant peu à peu de suie : celle des hauts fourneaux de l'Illinois Steel Company situés à l'autre bout de la rue.
À six heures, un immigré se dirigeant vers les abattoirs en quête d'embauche pour la journée remarqua le cadavre mais secoua la tête d'un air las en poursuivant son chemin. Son premier souci était de trouver du travail.
Finalement, un petit va-nu-pieds qui pataugeait dans la boue, cherchant des objets à récupérer parmi les détritus drossés le long de la berge, vint toucher le dos puis le visage de la morte du bout de son orteil.
Il la scruta de plus près, en retenant son souffle. Il se rapprochait encore, à l'affût de biens de valeur, quand soudain le cadavre ouvrit un œil.
— Bon sang, c'est vivant ! hurla le gosse en basculant les quatre fers en l'air dans la boue.
Plusieurs hommes accoururent pour hisser le corps sur la chaussée, mais ensuite ce furent des femmes qui prirent le relais. Elles chassèrent les représentants du sexe masculin, enfants comme adultes. Les demoiselles eurent le droit de rester si elles le voulaient, mais à distance.
Il s'agissait d'une jeune fille, couverte d'une couche de fange et vêtue d'une robe crasseuse, en lambeaux. Un bas déchiré s'enroulait autour de sa cheville, son autre jambe était nue. Ses cheveux sombres se réduisaient à un amas gluant de vase.
Nul besoin d'être médecin pour deviner qu'elle était plus morte que vive, ni riverain de longue date pour se douter qu'elle avait passé du temps dans ce cloaque, dont l'eau s'était infiltrée dans ses chairs : elle allait forcément attraper un mal qui la tuerait à petit feu, s'il ne la foudroyait pas séance tenante.
Rien dans son apparence ne fournissait le moindre indice quant à son identité, aux raisons de sa présence ni à ce qui lui valait d'être toujours en vie. Les femmes rassemblées autour d'elle ne parvinrent pas à lui soutirer une parole sensée. Le galimatias qu'elle leur servit en réponse à leurs questions relevait du délire.
Elles envoyèrent un enfant chercher un îlotier sur la 31e Rue. Lorsque le policier se présenta, il n'eut besoin que d'un regard en direction de la rescapée pour repartir au poste de police de Harrison Street et télégraphier qu'on envoie le fourgon.
Vers huit heures et quart, un véhicule noir surélevé à grosses roues fit son apparition. On aurait dit un panier à salade, mais c'était pire que ça, chacun le savait. Quelques mères firent rentrer leurs enfants en leur disant que croiser une telle voiture dans les parages constituait un mauvais présage.
Un homme en uniforme descendit du marchepied tandis que le conducteur – le chef – partait examiner la femme. La plupart des habitants des alentours connaissaient Padraic O'Banion, dit « Donko ». Il tenait le volant du fourgon dans la journée. Le soir, il travaillait dans un bouge du quartier de la Digue.
— Elle a dans les vingt ans, indiqua Donko. Et on l'a rouée de coups.
— Elle est allée faire trempette, commenta son acolyte.
— Tu parles. Sûrement un de ses michés qui aura voulu la trucider.
Avec son adresse habituelle, Donko manœuvra le fourgon, dirigeant l'avant du véhicule vers le carrefour de la 31e Rue et de Throop Street. Les badauds détournèrent les yeux puis repartirent à leurs affaires, tandis que le jeune garçon qui avait découvert la femme restait planté là, contemplant le fourgon et son inscription à demi effacée.
Il ne savait pas lire, mais il devinait. Asile d'aliénés du comté de Cook.
— C'est là qu'on l'emmène ? s'enquit l'homme qui avait été le premier à repérer la femme ce matin-là et qui rentrait à présent par le même chemin.
Il habitait depuis peu dans le quartier. Il avait la barbe hirsute, la tenue et l'accent des immigrés d'Europe de l'Est. Son regard trahissait les affres du tâcheron qui n'a pas trouvé le moyen de gagner sa pitance.
— Pas tout de suite, répondit Donko. Elle doit d'abord passer par l'infirmerie du dépôt.
— Oui, intervint une femme. Et là, si c'est une tentative de suicide, ce qui m'a l'air plus que probable, elle passera devant le juge.
— Alors, elle est bonne pour Dunning. On la reverra jamais, conclut le gosse en crachant sa chique de tabac sur le trottoir, à l'endroit précis où l'on avait déposé le corps plus tôt.
Ils restèrent là près d'une minute, à contempler en silence le fourgon noir. Chacun ici savait ce que cela signifiait d'être envoyé à Dunning - chez les fous. Après quoi l'homme partit de son côté, le jeune garçon de l'autre. Là où s'était échouée la femme anonyme, au bord de la Bouillonne, ne demeurait plus qu'une tache de sang virant au marron dans la boue.
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Gustave_le_chatGustave_le_chat20 janvier 2013
Peu après midi, un verre d’eau devant lui, des piles de livres et de papiers bien droites sur la table toute proche, Joseph Pulitzer faisait une pause avant de déjeuner.
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